Au quai ?

17/01/2007 00:01
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Sans doute moins connu que celui des Orfèvres, Orsay, Branly, ou ceux des bords de Seine, nous aussi notre quai réputé... Oui bon, même les Strasbourgeois ne le connaissent souvent pas : le quai Lezay Marlesia, qui va du pont de l'Opéra au lycée Pontonnier...

Ze plan vachement utile de Strasbourg...

http://kibitz.racingstub.com/blogs/k/kibitz/photos/19.10.2005-023...

"Né le 9 août 1769 à Moutonne (Jura) d'une ancienne famille noble d'extraction espagnole (son père est marquis), liée d'amitié avec les Beauharnais, le nouveau préfet fit ses études successivement à l'école du couvent de Belley, au «Collegium Carolinum» de Brunswick puis, sous l'émigration, à l'Université de Goettingen. Alors qu'il vivait caché à Forges-les-Eaux en Normandie sous la Terreur, Lezay y rencontra son épouse, la jolie et spirituelle veuve Françoise de Briqueville, de vieille noblesse normande. La chasse aux émigrés sous le Directoire l'obligea à s'expatrier en Suisse et ce n'est que le 27 mai 1801, après avoir été rayé de la liste des émigrés, qu'il put revenir en France. En avril 1802 le Premier Consul lui confia une mission diplomatique en Hongrie et le 14 mai 1803 il le nomma ministre de France à Salzbourg. Parfait bilingue, (il avait été étudiant à l'Université de Goettingen, près de Hanovre), Adrien de Lezay-Marnésia était chargé depuis le 15 mai 1806 de l'administration du nouveau département rhénan Rhin-et-Moselle, où il eut l'occasion d'apprécier Calmelet, et d'où il est muté à Strasbourg. Comme préfet du Bas-Rhin, il réussit à faire réaliser un travail de terrain à des sous-préfets paperassiers, il s'appuya sur des notables locaux, il fit la chasse à la corruption, fit protéger les houblonnières, introduisit la culture du tabac en Alsace, fit reconstruire des routes et installer des bancs tous les 500 m sur les routes. Il s'oposa courageusement aux "colonnes mobiles" qui donnaient la chasse aux jeunes gens réfractaires à la mobilisation obligatoire. Grand ami du pasteur Oberlin du Ban-de-la-Roche, il ouvrit des soupes populaires et réduisit la mendicité, et créa des classes et des écoles, notamment le lycée impérial Fustel de Coulanges à Strasbourg, et la première école normale. Il était obsédé par l'objectif de rendre les alsaciens bilingues, comme il l'était lui-même à la perfection." (source)

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