Citizen K ?

04/08/2008 00:01
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"L'avènement de la démocratie a marqué le passage d'un régime
monarchique régnant sur des sujets inégalement dotés de privilèges à
une société composée de citoyennes et de citoyens qui tous jouissent
des mêmes droits et qui, selon la belle expression d'Alexis de
Tocqueville, « regardent la loi comme leur ouvrage ». Les temps
présents exigent un nouvel affranchissement pour les gens rabaissés au
rang de consommateurs et de contribuables passifs recouvrent leur
statut de citoyens.

Le citoyen est celui qui participe à la définition de ses droits dans
la cité, se donne les moyens de les défendre et prend part, suivant
ses talents et ses moyens, à l'effort commun de promouvoir, l'un par
l'autre, l'épanouissement de l'individu et l'avenir de la communauté.
Il se sent coresponsable du bien commun et de la société dans laquelle
il vit et contribue à lui donner un sens. Le citoyen n'abandonne
jamais sa souveraineté aux autorités en place ni aux experts."


Mouaif...

http://kibitz.racingstub.com/blogs/k/kibitz/photos/10.05.2008-013...

"Seuls l'amour et l'amitié comblent la solitude de nos jours. Le bonheur n'est pas le droit de chacun, c'est un combat de tous les jours. Je crois qu'il faut savoir le vivre lorsqu'il se présente à nous." (Orson Welles ?)

Commentaires (2)

Flux RSS 2 messages · 135 lectures · Premier message par zottel · Dernier message par kibitz

  • "un nouvel affranchissement"
    "Le citoyen est celui qui participe à la définition de ses droits"
    "Le citoyen n'abandonne jamais sa souveraineté aux autorités en place ni aux experts"

    Ca illustre très bien les rapports du droit et de la liberté, tels qu'on les conçoit. Le principe de liberté incite à définir toujours plus précisément le droit de chacun - ce qui à terme, conduit à définir un droit particulier pour chaque individu (untel est fumeur, bigame, ne mange pas de poulet : il en a - forcément ! - le droit ; tel autre est n'écoute la musique que très fort, roule en 4X4 et est strictement végétarien, il ne peut que en avoir le droit, etc etc) - et donc à supprimer toute loi commune.
    L'expansion de l'individu tue la communauté, qui est par définition la mise en commun - l'inverse étant vrai aussi - : et pourtant, au prix d'un discret glissement de sens, la somme des bonheurs (?) égoïstes devient étrangement "l'épanouissement de la communauté"...
  • Effectivement, je ne l'avais pas envisagé sous cet angle communautariste... Je tiquais surtout sur une vision d'un citoyen volontaire, sans doute lucide et surtout désireux de participer au façonnement de la vie collective.

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