Eurock is not dead !

05/07/2007 14:03
1.576 lectures
Date incontournable dans MON planning, les Eurockéennes de Belfort. Dans le précédent billet (que vous avez tous dévoré, je le sais - ahem), je maudissais matteo de me faire manquer une affiche du tonnerre le samedi (grrrr, je te hais !)

Rendez-vous est donc donné dimanche à 14h30. Le temps de paumer le chat ('tain, va pas me gâcher mon plaisir non ?! déjà qu'il est pas à moi !), d'éviter 2 accidents de voiture, de déposer Zoé chez sa mère-grand, on a le K-way, le gilet, les bottes, des clopes, c'est bon, on peut y aller ?

Ils (mes amis, enfin ceux qui font office de :D) sont là à m'attendre, déjà j'me fais enguirlander parce qu'il pleut. Visiblement ils ont convoqué une réunion avant mon arrivée, et décidé que je m'en prendrais (gentiment) plein la tronche toute la journée. A moi donc les 'tites claques, les taquets, les prises de kung-fu, les giclées de sable, les quolibets et j'en passe. "Bon Maud cet aprèm tu gardes les sacs ?" :))

Apanage indispensable du festivalier belfortain, j'exhibe fièrement mon t-shirt wak-and-woll, une bière la main, un bédo dans l'autre, sans oublier d'arborer la cooly attitude...

Bon, on entame cette après-midi avec les Bikini Machine, de joyeux drilles en costard, frenchy et adeptes d'un rock psyché à la Philippe Katerine, et qui auront le mérite de nous filer une bonne patate. (A noter une excellente reprise de Dutronc, "La fille du Père Noël").

Dernier jour oblige, le site ressemble à une marée humaine géante crapahutant sur un tas de détritus plus ou moins descriptibles, dont les déplacements sont bercés par le doux parfum des cabines de toilettes mobiles. Histoire d'en rajouter, les jeunes hommes exhibent leurs appendices dès qu'une haie s'offre à eux, n'omettant pas d'accompagner leur geste d'un déhanchement provoqué par la mélopée émanant de l'enceinte voisine...

Sur la Plage nous attendent les Loney, Dear qui, comme tout groupe de pop qui se respecte, nous rappelle que le "la-la-la" est de rigueur :D ('commence à venir du bon son de Suède ces derniers temps (+) )

On fera l'impasse sur TV on the radio, qui s'annonce mou...

Direction la Grande Scène, pour écouter "The Good, The Bad & The Queen", enfin ce sera plutôt "The Bad, The Bad & The Depressive", tellement Damon Albarn nous apparaît aviné, bouffi, une bouteille de sky sur le piano, et un show mollasson berk.

Pas grave, on se magne, y'a les pouet-pouet a.k.a "The Klaxons" qui se préparent sous le chapiteau. Même claque que l'année précédente avec les Arctic Monkeys, même scène, même horaire, mêmes jeunes et beaux protagonistes qui nous offrent un set festif et maîtrisé. Coup de coeur pour James Righton, qui en plus d'être terriblement séduisant, passe des claviers au chant ou à la guitare avec une aisance impressionnante pour son jeune âge... rrrr...

(pendant ce temps, je continue à subir les taquineries de mes potes qui me miment quand je danse - oui je danse -, se foutent de ma poire, "Maud va chercher des bières, rends-toi utile au moins !" :p)

Un coup d'oeil sur le programme, y'a quoi là ? Laurent Garnier ou Tryo ? Ah par pitié, pas Tryo !!! Bon ben on va danser un peu, faut pas oublier que ça fait de 15 ans qu'il sévit le petit frenchy, et il arrive encore à mettre le feu. Chapeau. Franchement.

Un dernier 'ti tour à la plage pour découvrir "Chin Chin", un truc bizarre avec des chinois (sur le flyer y'a écrit : US - disco funk). mouais...

Demi-tour, on retourne au Chapiteau, y'a AIR qui brasse du vent :D

(Entre temps, les averses fines mais nombreuses seront parvenues à pourrir le sol, la vision "Woodstock" se précise, et atteindra son apogée en fin de soirée, au point de faire réagir le chanteur d'Arcade Fire : "Shitty rain !!")

On refait demi-tour, pour aller écouter Goose, qui nous abreuvera d'une électro à la sauce belge comme on l'aime. Et pour paraphraser kellermann, "qui n'saute pas n'aime pas l'électro !"

Je commence à avoir sérieusement mal aux pieds, mais il n'est pas question que je pose mon cul dans la boue. J'suis roots, mais y'a des limites hein...

A noter cette année que les groupes sont ponctuels, quasiment aucune attente, ce qui avait le don les années précédentes de me rendre PARTICULIEREMENT AGRESSIVE !! (et sinon, pour patienter, on nous diffuse le trailer de "Control", film retraçant le destin tragique d'Ian Curtis, leader de Joy Division... ben voyons, un pti coup de rappel hein ;) )


Apogée donc, avec Arcade Fire qui clôt cette prog 2007 de main de maître. Le son est parfait, les 11 membres (enfin je crois, mais il était tard et j'avais largement abusé de tout) passent tous d'un instrument à l'autre avec une dextérité étonnante. Merci à eux pour ce grand moment...

01h00 : les Eurockéennes ferment leurs portes, nous laissant éreintés, mais éblouis... J'ai froid, je veux rentrer, vite, il me faut un sourire...

(L'année prochaine je vous ferai un compte-rendu chiffré : kilomètres parcourus, litres absorbés, légalité enfreinte, argent dépensé, fous-rires, beaux gosses croisés - qui n'ont pas manqué cette année, rrr... - décibels, tabac ingurgité, etc... )

Petit panel de ce qui m'a vraiment plu...

Bikini Machine, Bum Bum Boogie


Loney, Dear, I am John


The Klaxons, Two receivers

Impossible d'afficher la vidéo Youtube AJ6a3GJUnk0 via l'API



Goose, British Mode


Arcade Fire, Rebellion (on s'y croirait là...)

Impossible d'afficher la vidéo Youtube 6V41qkhU-98 via l'API


Commentaires (10)

Flux RSS 10 messages · 216 lectures · Premier message par rico · Dernier message par playlikebeckham

Commenter

Flux RSS Le stublog de playlikebeckham : billets, photos, souvenirs, activité racingstub.com, livre d'or...
playlikebeckham1399669215.jpg

playlikebeckham

Voir son profil complet

Archives

2013

2012

2011

2010

2009

2008

2007

2006