Déplacé en Hongrie, à cause de la situation au Proche-Orient, le match s'esst tenu dans une ambiance proche d'un match d'équipe 3 un dimanche matin. La pluie en prime. Mbappé et Griezman en moins.
1ere mi-temps - un air de déjà-vu
Les bleus débutent le match comme les précédents : en pressant et en récupérant très haut des ballons. Dembélé en hérite parfois, élimine un ou plusieurs joueurs superbement, mon coeur s'emballe et s'arrête immédiatement lorsqu'il manque la passe, le centre, le tir (supprimez la mention inutile) qui suit.Finalement, sur un tir apparement anodin de Camavinga, le gardien israëlien est trompé par un rebond tout aussi anodin et ça fait but (0-1, 7e). Je me dis que le match va être plié vite fait.
Les bleus continuent le match comme les précédents quand ils mènent : en reculant ou en jouant à la baballe, comme si se mettre à l'abri trop tôt ou trop vite serait mauvais pour l'audimat.
Finalement, sur une magnifique ouverture, Saliba se fait suprendre et le milieu israëlien Gandelman égalise d'une belle tête (1-1, 24e). Je me dis que le match va ressembler à celui de 1993 et qu'on va se faire défoncer à la dernière seconde par Kostadinov au prochain match.
Les bleus décident de repartir de l'avant et contrairement aux matches précédents (au moins depuis que Giroud n'est plus titulaire), on a un attaquant, en l'occurence N'Kunku, capable de jouer et resister en pivot.
Finalement, alliant un poil de chance et de technique, Christopher marque un joli pion alors qu'il était plus entouré qu'une étudiante à une soirée d'élèves ingénieurs informaticiens (1-2, 28e).
Et c'est sur un faux rythme et sous une pluie battante que la mi-temps est sifflé.
2eme mi-temps - du déjà vu dans l'air
C'est sur un faux rythme et sous une pluie battante que la seconde mi-temps débute. Les bleus font tourner la balle sans pousser très fort et sans se mettre en péril au vu de l'opposition du soir. Une jolie action à une touche de balle se termine par un centre à ras de terre, mais ni N'Kunku ni Kolo Muani ni qui que ce soit (quelle alitération !) ne pousse la balle au fond.62e minute: Dembélé cadre une frappe. Et c'est ça qu'on veut !
L'entrée de Barcola et de Fofana en lieu et place d'Olise et de Camavingua ne rendent pas le jeu plus fluide et plus intéressant (70e).
Alors pour dynamiser le tout, Deschamps sort N'Kunku et fait rentrer Guendouzi. Enfin je crois, mes paupières étaient lourdes...
Un duel perdu par Kolo Muani après un beau une-deux avec Hernandez me fait rouvrir un oeil.
Un débordement de Barcola, qui centre pour Hernandez (qu'est ce qu'il cavale quand même lui) qui donne en retrait à Guendouzi (quel coaching Dédé !) me fait ouvrir le second oeil (1-3, 86e)
2 minutes plus tard, Guendouzi rend la pareille à Barcola (quel coaching Dédé !) qui donne plus d'ampleur au score (1-4, 88e).
L'analyse technico-ricardo-technique.
Premier match post-Grizou (le joueur pas le coup), avec un MBappé absent pour cause de euh... flemme (?), Deschamps a donné le rôle d'Antoine à Olise qui a fait un match moyen. Le poids de l'étiquette "nouveau Griezman". Espérons qu'on aura pas droit à des trajectoires en étoiles filantes comme celles qu'on a vu avec les "nouveau Zidane".Une défense solide mais l'adversaire du jour était d'un calibre bien moindre que ceux qui vont nous attendre en contrées outre-quiévraine et transalpine pour les prochaines rencontres. Le but encaissé est d'ailleurs le point très négatif de la soirée.
Le milieu a été lui aussi solide mais l'adversaire du jour etc etc.
Moins phagocyté par MBappé, l'attaque a ronronné, faisant le minimum. De beaux mouvements par moment, qui nous laissent un peu sur notre faim.
Le match de TF1:
"Dembélé est l'attaquant le plus dangereux" (B. Lizarazu). La ligue protectrice des oiseaux approuve ce message."Cette deuxième période on est vraiment descendu d'un cran en terme d'intensité" (B. Lizarazu). Non, une intensité négative ça n'existe pas.
Prochain match: Belgique - France
Pronostic: 2-0 (sur un malentendu... R.I.P. Michel)