"Ce n'est pas moi qu'il faut féliciter"

29/03/2006 08:26
1.140 lectures
Voici un petit copier/coller d'un avis sur Alex Vencel, que j'avais rédigé le 26 septembre 2001 sur le site d'avis de consommateurs Ciao

Le footballeur dont je souhaite vous parler ici n'est pas une star de dimension internationale, mais il a apporté beaucoup de satisfaction aux divers clubs qu'il a fréquentés, autant en Slovaquie qu'en France. Vous l'avez évidemment deviné (ne serait-ce que par le titre lol), c'est mon idole à moi, Alexander Vencel.

Ce grand Monsieur (et pas que par la taille) a vu le jour le 2 mars 1967 à Bratislava, et a vite, à l'instar de son malheureux frère Stanislas (lequel a dû cesser la compétition suite à une blessure sérieuse), fréquenté l'élite nationale du football, tout en poursuivant de brillantes études, obtenant le titre d'ingénieur.

Puis en 1994, le recruteur du Racing Club de Strasbourg, Max Hild, le repère alors qu'il joue au Slovan Bratislava. Le gardien slovaque rejoint alors le club alsacien. Au début, il a beaucoup de mal à percer et offre des prestations mi-figue mi-raisin. C'est alors que le staff technique strasbourgeois souhaite s'en débarrasser. Mais Alex Vencel refuse de quitter le club, pour la simple et bonne raison qu'il est en train de construire, ici en Alsace, et qu'il souhaite s'installer de façon solide dans notre région. Il propose plutôt de revoir son salaire (je cite: "baissé de moitié"). Je vous laisse méditer sur la valeur de cet homme... (*)

Par la suite, alors que Strasbourg constitue, sur le papier, l'une des grosses cylindrées du championnat français (notamment en 1995-1996), Alexander Vencel parvient enfin à une sorte de niveau de croisière. Mais il connaît, au début de la saison 1996-1997, une nouvelle période de doute et de flottement, jusqu'à ce que Bruno Rodriguez parte pour le F.C. Metz, en échange de quelques pièces et de Michel Ettore, l'entraîneur des gardiens du club mosellan.

A partir de là, Alexander Vencel a fait preuve d'un net regain de confiance, et a fait obtenir (presque à lui seul), bien des résultats positifs à Strasbourg et est devenu, avec David Zitelli, le chouchou des supporters. Lors de la saison 1997-1998, en match retour des 8èmes de finale de la Coupe de l'UEFA, il a même eu le culot d'arrêter un pénalty tiré par... Ronaldo. A son désavantage, on peut citer aussi une tentative de dribble sur un joueur cannois en Coupe de la Ligue, la même saison, conduisant à un but en faveur de l'équipe azuréenne. Néanmoins depuis son avant-dernière année au sein du club alsacien, Alexander Vencel a été à chaque fois élu gardien de l'année en D1 par France Football.

Mais bon, Alexander Vencel n'a plus été contesté en tant que gardien indiscutablement titulaire du club alsacien jusqu'au soir d'un Strasbourg-Metz en Coupe de la Ligue (saison 1999-2000) où Thierry Debes, sa doublure, arrête 4 tirs au but. Stupide coup du sort, en effet (et c'est légitime), cette belle performance a offert au gardien alsacien une place de titulaire, relégant Dieu (alias Vencel, c'est un délire avec un pote...) au banc de touche.

A l'inter-saison suivante, le néo-français (eh oui, 5 ans de travail sur le territoire français = obtention de la nattionalité française), en désaccord avec les dirigeants alsaciens qui lui proposent un contrat revu à la baisse, quitte l'Alsace pour le club normand alors relégué en D2, Le Havre A.C. et laisse alors des centaines de supporters strasbourgeois orphelins (moi en tout cas j'ai été atterré par le départ de mon éternelle idole). M'enfin, les supporters havrais ne doivent pas regretter l'arrivée du portier franco-slovaque, puisque depuis son transfert il est toujours le meilleur gardien du championnat français, selon France Football, mais en D2, lol. Rien qu'en ce début de saison, il a de nouveau obtenu bien des matchs nuls à lui seul pour son club. Rien que contre Strasbourg lors de la première journée de championnat cette saison, il a réalisé quelques exploits personnels, notamment en arrêtant en tir bien en coin, puis la reprise consécutive, qui sans son intervention, finissait en pleine lucarne.

C'est clair, pour la 38ème journée de championnat (= la venue du Havre à la Meinau), j'annule tout; rendez-vous coquins, fin du monde éventuelle... J'irai à la Meinau, je déroulerai mon tapis, et je prierai mon seul et unique Dieu (lol).

N'allez surtout jamais lui dire qu'il est trop fort et trop gentil, vous le mettriez dans l'embarras. "Je ne fais que mon travail", vous rétorquera-t-il.

Moi, quand je serai grand, je veux ressembler à Alex Vencel.

(*) J'ai perdu la source de cette info...

Lien de cet article : ici

A recouper avec la fiche "légende" d'Alex Vencel

Commentaires (0)

Flux RSS
  • Aucun message pour l'instant.

Commenter

Archives

2006