SR Colmar

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  • conan a écrit, le 2010-09-04 20:17:00 :
    Hihihi! :) :D/

    barbare que tu est... :)) :D/
  • Ils devaient digérer

    Les Colmariens se sont inclinés samedi face à Bayonne au terme d'un match qu'ils ne sont pas parvenus à maîtriser. La faute à un « coup de mou » légitime au terme de trois semaines de travail physique intense. Quatre-vingt dix minutes après le coup de sifflet final, Damien Ott et Dédé Hermann, son préparateur physique, discutent de la manière idéale de procéder pour redonner rapidement de l'énergie à leurs troupes.
    L'entraîneur envisage de faire « sauter » une séance cette semaine, voire de la consacrer à un travail entièrement individualisé autour de la récupération. Les Colmariens seront finalement laissé au repos ce matin, la séance de ce soir étant comme souvent « à la carte ».


    Les semaines anglaises

    Les deux techniciens partagent l'analyse résumée d'une phrase par Doumé Lihrmann, le directeur technique, pendant le décrassage d'après-match : « On a manqué de fraîcheur ».
    Une absence de jus en réalité parfaitement logique. « On a remis une grosse charge de travail depuis trois semaines, une charge nécessaire pour nous permettre d'assimiler les semaines "anglaises" qui se profilent, rappelle Dédé Hermann. Quand on consulte le calendrier, on constate que c'était là ou jamais ».

    Samedi, Colmar se rend à Strasbourg avant de recevoir Cannes quatre jours plus tard puis de se rendre à Guingamp le 18 septembre.
    Dans tous les cas, « récupération » aurait été le maître-mot des prochains jours. « Après une période très intense, il y a une phase d'assimilation, de récupération. Alors oui, l'équipe n'avait pas sa vivacité habituelle, mais est-ce qu'on s'attarderait sur ce point si on avait gagné ? Parce que finalement, ça se joue sur des détails ».

    Un penalty arrêté par Aupic, deux autres non sifflés pour Colmar, un dernier stoppé par le gardien basque, une perte de balle convertie en but par Elouarri de l'autre côté et enfin un arrêt réflexe de Duhour à la derrière seconde sur une frappe à bout portant de Tighazoui : la somme de coups de dés a finalement souri aux visiteurs.

    « L'an dernier, on avait gagné combien de matchs de cette manière ?, soulignait d'ailleurs Damien Ott dès la fin du match. Une fois ça tourne dans le bon sens, une autre fois non... »
    « Cette fois, on a pas eu ce brin de réussite », estime également Dédé Hermann, désireux également de replacer cette rencontre dans son contexte, celui d'un long marathon ponctué de quarante étapes.

    « Regardez les grandes équipes professionnelles. Elles connaissent elles aussi des matchs plus difficiles, car elles ont des charges de travail à assimiler... sauf qu'elles parviennent à gérer une rencontre, ce qu'on a plus de mal à faire cette saison. »
    Cette défaite, même face à un adversaire qui évolue dans le même championnat que les SRC - celui des équipes qui visent le maintien - ne suffira pas à remettre en cause le plan de marche des Verts. « Je reste serein, conclut Dédé Hermann, parce que ce qu'on fait est cohérent.

    DNA
  • fuchsi1292012727.jpg
    Modifié par fuchsi ·
    fuchsi • 20 ans
    Citation:
    Avant le derby...

    Les SRC organisent un déplacement en bus pour le derby à la Meinau face au Racing. Tarif (déplacement+billet) : 20 €. Renseignements : Bertrand Chevassu (Tél: 06 58 41 07 63). S'ils n'étaient qu'une trentaine à avoir déjà pris leur ticket, hier après-midi, nul doute que les supporteurs haut-rhinois seront bien plus nombreux samedi à la Meinau. Le club colmarien demande d'ailleurs à tous ses suiveurs de s'habiller en vert, la couleur du club.

    DNA


    Précision utile pour les footix néo-colmariens. (+)
  • En tout cas avec la trentaine d'inscrits on est encore loin de la "marée verte"...
  • Qui s'inscrirait pour un déplacement pareil ? Ils vont tous venir en bagnole, pas besoin d'un bus Kunegel.

    Transhumance de sixty-eight sur l'A35 en perspective... :|s
  • matteo a écrit, le 2010-09-07 12:57:19 :
    Qui s'inscrirait pour un déplacement pareil ? Ils vont tous venir en bagnole, pas besoin d'un bus Kunegel.

    Transhumance de sixty-eight sur l'A35 en perspective... :|s


    Ceux qui n'ont pas le permis et personne pour les amener peut être :-'
  • fuchsi a écrit, le 2010-09-07 12:32:18 :
    Citation:
    Avant le derby...

    Les SRC organisent un déplacement en bus pour le derby à la Meinau face au Racing. Tarif (déplacement+billet) : 20 €. Renseignements : Bertrand Chevassu (Tél: 06 58 41 07 63). S'ils n'étaient qu'une trentaine à avoir déjà pris leur ticket, hier après-midi, nul doute que les supporteurs haut-rhinois seront bien plus nombreux samedi à la Meinau. Le club colmarien demande d'ailleurs à tous ses suiveurs de s'habiller en vert, la couleur du club.

    DNA


    Précision utile pour les footix néo-colmariens. (+)


    Vive le foot,Vive les couleurs,Vive les trompettes :o)
  • matteo a écrit, le 2010-09-07 12:57:19 :
    Transhumance de sixty-eight sur l'A35 en perspective... :|s


    Tiens ça nous rappelleras le retour de matchs en L1...c'était toujours sympa de voir que les norinois se déplaçaient pour le club...
  • ça fait un bail qu'il n'y a plus de bouchon sur l'A35 pour les matchs à la Meinau :(
  • Heureusement que la SNCF et Vinci sont là pour rattrapper.
  • Un petit pronostique sur le nombre de Colmariens présents samedi à la Meinau que ce soit dans le parcage ou partout dans le stade ?
  • 1/3 du stade, soit à peu près 1000 spectateurs....
  • ça veut dire qu'il y aura 3 000 spectateurs :-/
    Sachant qu'il y a 3 000 abonnés, 1000 enfants invités par la LAFA, plus toutes les équipes de jeunes qui peuvent bénéficier de tarifs réduits si leur match est reporté ...
  • On aura un parcage bien remplis quand même je pense non?
  • puertobanus a écrit, le 2010-09-07 13:47:57 :
    matteo a écrit, le 2010-09-07 12:57:19 :
    Transhumance de sixty-eight sur l'A35 en perspective... :|s


    Tiens ça nous rappelleras le retour de matchs en L1...c'était toujours sympa de voir que les norinois se déplaçaient pour le club...


    Certains le font encore coute que coute ! O:)
  • Un très bon article historique :

    Du paradis à l'enfer

    Maintenus sportivement lors de leur première saison parmi l'élite du football français, les SR Colmar disparaissent de la carte professionnelle après le décès de Joseph Lehmann, leur président-mécène. Cette tragédie permet au RC Strasbourg, 17e (ou 16e voir dans le texte) et relégué, de sauver sa place.
    Dans les Dernières Nouvelles, au lendemain du derby de mars 1949 à la Meinau. L'unique précédent en championnat avant celui de samedi. (Archives DNA)

    http://www.dna.fr/fr/images/1aa4c6a3-5aae-426d-9dac-451ef3e4cea7/...

    1948/49. Saison à la fois glorieuse et maudite pour les SR Colmar. Glorieuse car les Haut-Rhinois, promus en division 1 l'été précédent, gagnent leur maintien de haute lutte sur le plan sportif. Onzièmes avec 31 points, les hommes de Charles Nicolas, l'entraîneur de l'époque, tiennent le choc dans un championnat remporté par le Stade de Reims.
    Parmi les équipes figurant au tableau de chasse des Colmariens, le Racing Paris, vainqueur de la Coupe cette année-là et battu (3-0) en Alsace. Le Racing Strasbourg tombe lui aussi sur la pelouse du Stade des Francs. Devant 11 990 personnes (un record), les Haut-Rhinois battent le grand rival régional 2-1 lors du cycle aller.

    Les obsèques du « bon papa Lehmann » se déroulent devant des milliers de Colmariens

    Au match retour, à cinq journées du terme, Colmar obtient le nul (0-0) et fait un petit pas vers le maintien (lire ci-contre). La rencontre, le 21 mars 1949, se dispute devant 21 419 spectateurs, record de l'exercice à la Meinau. Deuxième plus forte affluence depuis la construction du stade, 16 ans plus tôt.
    Ce point perdu face aux rivaux régionaux coûte cher aux Strasbourgeois puisqu'ils terminent la saison au 16e rang et sont finalement relégués à la différence de buts, au profit du FC Metz.
    Relégués en D2, jusqu'à ce terrible coup du sort qui survient le 17 mai 1949. Président et mécène des SR Colmar, Joseph Lehmann décède d'une maladie. C'est lui qui avait porté à bout de bras - et de portefeuille - la section professionnelle depuis 1937.
    Son décès, à l'âge de 63 ans, en sonne le glas. Son fils décide d'arrêter de mettre « au pot ». Les obsèques du « bon papa Lehmann » se déroulent devant des milliers de Colmariens venus lui rendre un dernier hommage. Ils suivent le cortège dans les rues de la capitale des vins d'Alsace, jusqu'à la pelouse du Stade des Francs, qui sera rebaptisé Stade Joseph-Lehmann.

    Une petite phrase qui provoque un tollé

    Loin de ces considérations, un journaliste bas-rhinois ose l'impensable quelques jours plus tard. Il écrit « la mort de Lehmann est un bienfait du ciel ». Une petite phrase qui provoque un tollé et quelques échanges musclés Haut-Rhin - Bas-Rhin, par voie de presse (*).
    Mais s'il est inconcevable de qualifier de « bienfait » cet événement tragique, il faut bien reconnaître que le Racing va en profiter à plusieurs niveaux. Directement, puisqu'il permet au club de la capitale régionale de conserver son rang parmi l'élite du football français.
    Indirectement, également, avec l'arrivée de nouvelles têtes qui ont fait les beaux jours des « Vert et Blanc ». Charles Nicolas devient l'entraîneur du Racing et arrive avec deux joueurs dans ses bagages (Michel Wawrzyniak et Marcel Perruchoud). Ensemble, ils gagnent la coupe de France. Gardien des SRC lors du derby, Pierre Angel signe lui aussi au Racing après un intermède de deux ans à Lille.

    Le montant de l'héritage se limite à 100 francs


    Les SRC, de leur côté, évoluent la saison suivante en CFA (3e division), avec l'élite des amateurs. Aucune section professionnelle ne reverra le jour, malgré plusieurs tentatives ; celle de Marguerite Bauer restant la plus célèbre, en 1967.
    Henri, son mari, est vice-président du club et veut relancer les SRC avec un vrai-faux héritage d'un parent américain : il parle de 100 millions de francs. Pendant des semaines, la ville est en émoi, jusqu'à ce qu'on apprenne que le montant de l'héritage en question se limite à une somme de... 100 francs tout rond.

    (*) Dans son ouvrage datant de 1969 « Parlez-moi du football alsacien », Francis Braesch revient longuement sur cet épisode.

    DNA
  • Tiens puis un témoignage d'Yves Muller :

    « En D1, ce n'était pas viable »

    Président de la ligue d'Alsace (Lafa) de 1972 à 1992, Yves Muller avait 21 ans en 1948. Attaquant avec l'équipe amateur des SR Colmar qui évolue en DH, il a vécu de l'intérieur l'épopée du professionnalisme aux SRC.

    - Quels souvenirs gardez-vous de ces années de foot professionnel à Colmar ?

    - Ces joueurs étaient des icônes pour nous. Je me souviens de la première fois où j'ai vu arriver Larbi Ben Barek ou le Lillois Baratte, c'était quelque chose ! Nous, joueurs amateurs, juniors, on n'était pas jaloux des pros, on les admirait.

    « Jerusalem, technicien hors-pair »

    - Quel joueur colmarien vous a le plus marqué ?
    - Camillo Jerusalem, sans hésitation. Il était membre de la Wunderteam (*) et avait la classe. C'était un technicien hors-pair qui jouissait d'une condition physique parfaite. Il avait un ou des appareils pour se traiter musculairement, à une époque où on ne se préoccupait pas encore beaucoup de récupération. Avec son accent autrichien inimitable, il répétait toujours « le ballon va plus vite que l'homme ». Son leitmotiv. C'était grâce à sa femme basketteuse qu'il était venu aux SRC.
    - Aviez-vous des contacts réguliers avec les pros ?
    - Peu. Hormis avec René Linkenheld, parce qu'il jouait aussi avec les juniors. Il était ailier gauche chez nous et arrière gauche avec les pros. C'est avec Linkenheld qu'on était devenu champions d'Alsace juniors en battant notamment le Racing 4-4 puis 4-1...
    - Que représentait le Racing pour Colmar ? L'équipe à battre ?
    - C'est sûr que si Colmar pouvait mettre une « tôle » au Racing, tout le monde était content. Il y avait cette vieille rivalité Haut-Rhin - Bas-Rhin mais on savait que le Racing était pensionnaire à part entière de la D1. Colmar était un Phoenix...

    « Engagement et souffrance »

    - Comment qualifier le football pratiqué par les SRC à l'époque ?
    - Charles Nicolas était un entraîneur qui appréciait que son équipe soit organisée et volontaire. Colmar était une équipe qui avait peut-être moins de talent que celle d'en face mais qui se battait. A l'image des Polonais de l'équipe, Wawrzyniak, Marjewski, Kryske. Ils savaient souffrir. Ils collaient bien à notre mentalité alsacienne, faite d'engagement et de souffrance. Ils étaient conscients qu'il valait mieux être footballeur en surface que mineur, comme pas mal de leurs compatriotes !
    - Après une seule saison de D1, le football professionnel a disparu de la carte colmarienne. Pour vous, était-ce inévitable ?
    - Je ne pense pas que la D1 était viable à Colmar. Même en D2, il aurait fallu, il faudrait, une adhésion municipale, industrielle. Cela coûtait énormément d'argent (Colmar a alors la réputation d'être le club qui paie le mieux ses joueurs, ndlr). Rétrospectivement, même si Joseph Lehmann n'était pas décédé si rapidement - notre Superga (**) à nous - je pense que la section se serait arrêtée.
    - 62 ans plus tard, SRC et Racing se retrouvent au même niveau. Qu'est-ce que cela vous inspire.
    - Colmar a du mérite de s'être extrait de la gangue. Les SRC peuvent s'enorgueillir de cette spirale positive. Pour Strasbourg, il faut avoir commis une sacrée série de bêtises pour en arriver là où il en est. Le Racing, c'est l'ex-Phoenix descendu aux enfers... :(

    Recueilli par C.T.

    (*) L'équipe nationale d'Autriche, la plus belle de l'histoire, dissoute en 1937 après l'Anschluss. (**) Le 4 mai 1949, sur la colline de Superga, l'avion transportant l'équipe du Torino, championne d'Italie en titre, s'est écrasé. Les 31 personnes à bord (joueurs, entraîneurs...) sont décédés.

    DNA
  • Hier et demain

    RÉGNIER. - L'attaquant des SR Colmar ne s'est pas entraîné hier soir. Il souffrait encore d'un coup au pied reçu la veille. « On l'a simplement ménagé avant samedi. Ce n'est rien d'inquiétant », affirme Damien Ott, l'entraîneur des Verts.

    SHAÏEK. - Le milieu de terrain défensif qui n'était pas sur la feuille de match face à Bayonne a effectué une bonne sortie avec l'équipe deux, dimanche devant Geispolsheim. Il retrouve du coup sa place dans le groupe des seize qui ira à la Meinau.

    KERSSANE. - Khalid Kerssane devrait également être dans le coup pour le match face à Strasbourg, même si le défenseur central colmarien était du déplacement à Obernai, hier soir, avec l'équipe deux. « Il revient de blessure, il a besoin de jouer », estime son coach.

    PRÉCÉDENTS. - Le nul décroché par les SRC lors du précédent (voir notre édition d'hier) à la Meinau n'est pas la seule échéance positive face au Racing. En effet, il vient s'ajouter à deux victoires décrochées précédemment par des Colmariens qui n'ont jamais perdu contre les professionnels strasbourgeois en match officiel. En 1946-47, Colmar a éliminé son grand voisin (3-2) en Coupe de France. En 1948-49, victoire des Colmariens lors du premier match de D1 entre les deux clubs.

    COULEURS. - Les SR Colmar n'ont pas toujours évolué dans leurs actuelles couleurs vertes. Le choix du vert (associé à l'époque au blanc) remonte à la constitution de la section professionnelle, en 1937. Auparavant, les SRC jouaient en orange.

    DNA
  • Laurent Weber : « On ne vit pas dans le même monde »

    Comme Thomas Zerbini, Jérémy Grimm ou encore Khalid Kerssane, aujourd'hui Colmariens, Laurent Weber a fait sa formation au Racing Strasbourg au temps de sa grandeur. Le nouvel entraîneur adjoint des SRC est étonné de retrouver la Meinau à l'occasion de ce derby du National.

    « À l'époque, on n'aurait pas pu imaginer cela. Les deux équipes évoluaient dans deux mondes totalement différents. » Laurent Weber se souvient de son passage au centre de formation du Racing Strasbourg puis de sa présence sur le banc de l'équipe pro qui évoluait en division 1 lors de la saison 1994-95. « Quand j'ai quitté les SR Colmar, à 16 ans, j'ai effectué mes deux années d'aspirants et mes trois ans de stagiaires. Le Racing m'a ensuite prêté durant une saison à Louhans puis je suis revenu comme doublure d'Alexander Vencel sous les ordres de Gilbert Gress. Cette saison-là, j'ai disputé un match en équipe fanion, c'était à Bastia. »

    Un match qui aura marqué les dirigeants corses puisque deux années plus tard, après un passage à Valenciennes, Laurent Weber est retourné sur l'Île de beauté pour une saison en division 1.

    La boucle est bouclée

    Depuis, le gardien de but a fait son bonhomme de chemin de Troyes à Istres en passant par Beauvais, Nancy ou encore le Stade de Reims avant d'arrêter sa carrière de joueur en 2008 et poser ses valises à Colmar. La boucle est peut-être bouclée.

    À l'heure des contacts avec le club colmarien, Laurent Weber ne se doutait sans doute pas encore que sa future équipe allait rencontrer son club de formation en championnat. « Le Racing était aux portes de la Ligue 1 lors de la dernière journée de championnat, il y a un peu plus d'un an, et il se retrouve aujourd'hui en National. Franchement, personne ne s'y attendait. Malheureusement, tout ne s'est pas joué sur le terrain. Par rapport à ce que ce club véhicule en Alsace, c'est désolant. »

    « Particulier pour les deux formations »

    En revanche, l'entraîneur adjoint de Damien Ott ne tarit pas d'éloges quant à sa nouvelle formation. « Ce qui est arrivé aux SR Colmar est formidable et ce n'est pas dû au hasard. Le club est dans une dynamique positive et tout le monde tire dans le même sens. »

    Mais Laurent Weber n'ira pas jusqu'à faire un amalgame avant ce derby.

    « Le National est un championnat à deux vitesses avec les équipes du haut et les autres. On ne vit pas dans le même monde. Nous, on a un objectif National avec le maintien en point de mire tandis que le Racing Strasbourg vise la Ligue 2. Il reste qu'il y a un match qui sera particulier pour les deux formations et qu'il y a trois points à prendre. »

    Trois points que les Colmariens n'ont pas pu engranger samedi dernier face à Bayonne et qui manquent dans le décompte de l'équipe, qui compte plus que jamais sur ses performances au Stadium. « On était plutôt bien partis sur notre terrain avec deux victoires contre Orléans et Rodez avant de rater le coche contre les Basques, note Weber. C'était un peu plus dur hors de nos bases. Mais il ne faut oublier que la plupart des joueurs viennent de CFA et qu'ils apprennent tous les week-ends. Damien s'évertue à corriger les erreurs pour avancer au mieux. Et comme tous les joueurs sont réceptifs, on devrait encore connaître de bons moments. »

    Dès demain à la Meinau, les Verts poursuivront leur apprentissage avec, pour Laurent Weber, l'espoir de jouer un mauvais tour à son club formateur.

    L'Alsace
  • Colmar reste hors de la zone rouge pour l'instant (16ème) mais attention car le club alsacien s'est incliné lors de ses 3 dernières rencontres et va affronter des équipes comme Cannes,Guingamp,Bastia ou le Paris FC lors des prochaines semaines.
  • Victoire 3-0 de l'AS Cannes avec un triplé de Jan Koller. Les Cannois nettement supérieurs dans tous les domaines face à des Colmariens trop respectueux et brouillons. Une bonne note pour Thomas Zerbini qui ne devrait plus tarder a être titulaire d'entrée.
  • mine de rien il aura planté 5 buts en alsace le Koller #-o
  • Défaite logique néanmoins. Il faut qu'ils laissent passer l'orage avec ce calendrier pas évident. En espérant que le moral ne prenne pas un coup.
  • Quatre défaites de suite,trois rencontres sans avoir marqué,cinq buts encaissés en moins d'une semaine.
    Il faudra essayer de réagir rapidement car à ce rythme les joueurs risquent de se mettre à douter,la confiance étant quelque chose fragile dans une équipe.
  • Impuissants face au géant Koller

    Les Colmariens ont été impuissants hier soir face à une formation de Cannes qui a réalisé un vrai festival. En marquant les trois buts, Jan Koller, le géant des Blancs, a été le bourreau des Verts.

    L'AS Cannes qui a pris la tête du National, hier soir, en battant les SRC, a laissé une sacrée impression au Stadium. La formation d'Albert Emon a dominé son sujet dans tous les compartiments de jeu et dans toutes les lignes. « Quand une équipe se fait aplatir à l'extérieur, ça veut dire quelque chose, remarquait Damien Ott, assommé à la fin du match. Cette équipe nous a pris au sérieux, c'est magnifique. » Il est vrai que Régis Kittler et ses camarades n'ont pratiquement pas vu le jour face à des adversaires sérieux et complémentaires qui n'ont jamais rien lâché malgré une domination de tous les instants et qui ont une nouvelle fois profité de la présence de Jan Koller dans la surface renvoyer les Alsaciens à leurs chères études.

    Comme il l'avait annoncé, Damien Ott a apporté quelques changements par rapport à l'équipe qui avait débuté à Strasbourg samedi dernier. L'entraîneur des Verts a ainsi opté pour un inhabituel 4-4-2, Loïc Fortuna laissant sa place à Meslien qui lui a été remplacé par Khalid Kerssane en défense centrale. En attaque, Yohann Rangdet a retrouvé sa place au détriment de Thomas Régnier. Pape Dieye, incertain la veille en raison d'une douleur à la cheville, a finalement tenu sa place en attaque aux côtés de Tighazoui.

    Malheureusement les changements du coach colmarien n'ont pas forcément été heureux hier soir. Ni en attaque où Rangdet a pratiquement raté tout ce qu'il a entrepris et en défense centrale où Holbein et Kerssane n'ont pas été à leur affaire sur les trois buts de Koller.

    Dans une formation cannoise largement supérieure aux SRC, c'est très rapidement que l'ancien international tchèque parvient à inscrire le premier but. Bien servi par Di Bartolomeo dans le dos des défenseurs verts, le géant blanc ne se fait pas prier pour battre Aupic en coin.

    Jusque-là, les hommes d'Albert Emon ont largement dominé les débats et n'ont été inquiétés qu'à une seule reprise sur un tir de Tighazoui qui passe juste à côté (9 e).

    Forts de leur avantage, les Cannois ont ensuite laissé venir, comme l'avaient fait les Strasbourgeois quatre jours plus tôt. Fidèles à leur jeu, les Colmariens se sont portés vers l'attaque, mais leurs velléités n'ont pas mis à défaut l'arrière-garde des Méridionaux. « Nos frappes ont été symboliques de notre impuissance, dira Damien Ott. Gavanon n'a jamais été mis en danger. »

    Au contraire de Thomas Aupic qui a dû sortir le grand jeu en allant chercher le ballon dans les pieds de Koller (30 e), lequel profite dans la foulée d'un centre de Raddas pour reprendre du gauche et doubler la mise entre deux défenseurs. Comme à l'entraînement.

    Le rouleau compresseur cannois ne permet pas aux Colmariens de développer leur jeu et on assiste à un nombre incalculable de balles perdues. En fin de mi-temps, Tighazoui (44 e) et Mezriche (45 e) parviennent à tenter leur chance, mais Gavanon et Di Bartoloméo écartent le danger.

    Comme en première mi-temps, les Cannois ont la main mise sur le match. Certes, Grimm, le meilleur Colmarien hier soir, obtient la première occasion (55 e), mais son tir passe largement à côté. Masson lui répond immédiatement et Aupic est à la parade. Les Cannois n'allaient pas en rester là et sur un centre de Leroy, Koller, un défenseur dans le dos s'offre une amortie de la poitrine suivie d'une reprise qui ne laisse aucune chance au gardien colmarien (0-3, 67 e).

    La rencontre est bien sûr pliée et l'écart aurait pu prendre des proportions plus grandes sans la sortie d'Aupic dans les pieds de Lopez (86 e), même si la frappe de Zerbini en pivot passe à côté des buts de Gavanon (88 e).

    Aujourd'hui Cannes caracole en tête du National et les SRC doivent commencer à se faire du souci. « Je suis évidemment inquiet, avoue Damien Ott, mais je préfère rester motivé. »

    L'Alsace
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