Le Racing des années 40

Flux RSS 155 messages · 9.032 lectures · Premier message par schlesier · Dernier message par athor

  • J'éspère que le club lui rendra un hommage plus digne que pour Stojaspal... :(
  • L'une des plus grandes stars du club qui disparaît...

    RIP
  • R.I.P. Oscar :(

    Et merci encore pour tout ce que tu as rapporté au Racing Club de Strasbourg
  • les-aventures-de-tintin_84456_1.jpg
    Modifié par rachmaninov ·
    rachmaninov • 21 ans
    un grand monsieur s'en va... :(
    Il faut modifier la fin de la légende maintenant...
  • J'allais justement vous inviter à (re)découvrir le portrait de Heisserer : Oscar Heisserer, légende du Racing
  • RIP.

    De son temps au moins, on ne parlait pas de malédiction du numéro 9.
  • Oscar Heisserer restera à jamais dans notre mémoire. Servus Oscar. [-o
  • Salut l'artiste...

    http://www.alsapresse.com/aujourdhui/IS/photo_609334.gif
  • En hommage à Oscar Heisserer, résistant du football et de la liberté...

    LE RACING ET LE FOOTBALL ALSACIEN EN 1942

    Le 20 janvier 1942, les Alsaciens peuvent obtenir le passeport Allemand. Ils trouvent que leur vie est presque normale cette année là. Les Strasbourgeois vont aux concerts, l'activité rurale est normale. Les restrictions et l 'annexion ne sont pas encore tout à fait insupportables. Et la guerre semble lointaine.

    Quant au football, il reste populaire, même si le NSRL vient de décider que le passage d'un club à un autre est désormais interdit à tout joueur.

    En 1942, le duel est intense entre le Sportgemeinschaft SS et le Racing Strasbourg

    Ø C'est le Sportgemeinschaft SS des frères Waechter & Keller et de Hans Schöne qui devient champion avec deux petits points d'avance sur le Racing. La formation d'Oscar Heisserer termine pourtant meilleure attaque avec 78 buts, soit dix de plus que les SG, les deux équipes finissant avec le même nombre de buts encaissés.

    Ø Les SR Colmar finissent à dix points du champion, mais devancent leurs rivaux du FC Mulhouse d'une unité.

    Ø Le championnat d'Allemagne se joue maintenant par élimination directe, économie d'essence oblige. En seizièmes de finale, le Sportgemeinschaft reçoit les Kickers de Stuttgart, non pas dans son stade du « Wasserturm », trop petit pour l'occasion, mais au « Tivoli », antre de l'AS Strasbourg. « Ce jour là, se souvient Ernest Waechter, on avait toute l'Alsace derrière nous. On les avait contre nous dans les autres matches, derrière nous quand on jouait contre une équipe allemande. On a gagné 2-0 parce-qu'en fait c'était contre eux que l'on pouvait s'exprimer vraiment. »

    Ø En huitièmes de finale, le Sportgemeinschaft continue en battant le champion de Bavière Schweinfurt – et ses deux internationaux Kitzinger & Kupfer – 2-1 au Tivoli. Mais en quart de finale, sans son attaquant Hans Schöne, blessé au bras, plus dur est la chute à Gelsenkirchen : 0-6 face au Schalke 04, le vice-champion et futur champion.

    Ø Stationné par la Wehrmacht à Strasbourg, Hans Schöne était un renfort de poids pour l'attaque du Sportgemeinschaft. Né à Essen, dans la Ruhr, il avait fait ses premiers pas de footballeur à Eindhoven, où son père était souffleur de verre, puis à Weisswasser, en Basse-Silésie. Rattrapé par la guerre, il est tour à tour stationné à Görlitz, Strasbourg et Breslau, et réussit à jouer régulièrement jusqu'en 1943, avant que le conflit ne s'intensifie. Il devint donc « Elsassmeister » en 1942 et prit une part active aux victoires sur Stuttgart et Schweinfurt. La guerre empêcha ce talent d'être appelé en équipe d'Allemagne par Sepp Herberger.

    Ø De l'autre côté de la frontière, le 8 mars 1942, la France rencontre la Suisse à Marseille, un mois après un certain Suisse-Allemagne. Dans ses rangs, un... Alsacien, Henri Roessler, du Red Star parisien, qui jouera de nouveau en bleu le 15 mars 1942 contre l'Espagne à Séville. Curieusement, les autorités allemandes n'empêchèrent finalement pas Roessler de jouer pour la France... D'ailleurs, le 15 mai 1942, il peut aussi disputer et remporter la finale de la coupe de France devant Sète à Colombes, accompagné du Lorrain Gaby Braun.

    Ø Lors du premier tour de la coupe d'Allemagne, Mulhouse élimine le Racing (2-1) et le SG s'impose à Neunkirchen, en Sarre, lors d'un festival de buts (4-5). Si, au deuxième tour, les Mulhousiens baissent pavillon devant le VfB Stuttgart (0-2, un but par mi-temps) au Bourtzwiller, le 9 août 1942, le SG poursuit sa route : victoire et nouveau festival devant le Waldhof Mannheim à Strasbourg (5-4). Pourtant, le 30 août 1942, en huitièmes de finale, le SG est ridiculisé en Bavière par le Munich 1860, futur vainqueur de la coupe, sur le score décalé de 15-1.

    Ø La « Gauliga » est réduite à dix équipes en fin de saison, occasionnant quatre descentes. Sélestat et La Walck s'extraient de « Bezirskliga » pour monter au plus haut niveau alsacien.

    Ø La « Kreisliga » est la troisième division alsacienne. Dans celle de Molsheim, notamment, en Basse-Alsace, le Cercle Wolxheim, un club de village, termine premier et devient de fait champion de son arrondissement 1942. Par contre à Altkirch, en Haute-Alsace, le terrain de football local est... labouré par la Wehrmacht, ce qui provoque l'indignation des jeunes footballeurs, qui vont jusqu'à se coucher sous les roues du tracteur, en vain.

    Ø En mars 1942, tous les clubs Alsaciens qui ne sont pas encore affiliés au NSRL sont maintenant dans l'obligation de le faire. Par exemple, le FC Wittisheim le refuse, par la voix de son président Alfred Schauner. Alors, pour sauver son club, un certain Léon Angst prendra le relais jusqu'en 1945. De nombreux clubs de « Kreisliga » et de « Bezirksliga » sont dans l'obligation d'arrêter leurs activités à la fin du championnat 1942 à cause des incorporations dans la Wehrmacht.

    Ø De plus, le règlement du NSRL contraint tout club cessant ses activités à lui céder son avoir en caisse. Ne voulant pas abandonner cet argent, le président du Sport Verein Roeschwoog, Frédéric Boos, organise pour tous les membres actifs et passifs du club une sortie gratuite. Après avoir établi de fausses factures d'achat d'équipements de football, au cas où, il reverse les 3.95 marks restant au NSRL...

    Dans la vie civile, le Gauleiter Robert Wagner obtient finalement l'accord de Hitler lui-même de mobiliser et d'incorporer de force les jeunes Alsaciens dans la Wehrmacht, mais aussi les hommes de 32 à 34 ans d'âge dans la Waffen SS. Pourtant, ces décrets du 25 août 1942 n'affolent pas tout de suite la population, qui ne se sent pas vraiment concernée. Mais la réalité va rattraper les Alsaciens avec les premiers conseils de révision puis la répression. Dès lors, la vie normale n'existera plus en Alsace.

    Le service militaire devient obligatoire pour les hommes nés entre 1922 et 1924 et ayant accompli le RAD, le service du travail. Dix-neuf classes d'âges en Alsace, de 1908 à 1926, parfois 1927, sont mobilisées, soit 65.000 Bas-Rhénans et 40.000 Haut-Rhénans. La majorité des « Malgré nous » sont envoyés sur le front de l'est, et dispersés dans les unités allemandes ; certains s'évadent, d'autres rejoignent les lignes soviétiques.

    Des représailles de toutes sortes sont ensuite à l'ordre du jour. Les premières recrues qui refusent de porter l'uniforme sont envoyées à Schirmeck, camp de redressement non loin de celui de Struthof, avant d'être néanmoins expédiés sur le front de l'est. Certains croiseront même l'ex-international Norvégien Asbjörn Halvorsen dans ce dernier camp d'extermination... Les familles sont envoyées à Schelklingen, près de Ulm , camp créé tout spécialement pour les Alsaciens.

    Pourtant, la « Gauliga Elsass », qui venait de boucler sa deuxième année, continua d'exister, malgré tout cela, et la concurrence d'un nombre d'équipes de soldats allemands stationnés un peu partout sur le continent. Les gradés des différentes armes, surtout de la Luftwaffe, font tout leur possible pour faire jouer leur influence et obtenir, ici un jeune prometteur, là un joueur confirmé.

    La FIFA quant à elle, trois ans après avoir donné l'organisation du Mondial 42 au DFB, fait un ahurissant volte-face et expulse l'Allemagne de ses rangs pour cause d'agression militaire.

    De plus, le 18 février 1943, après la défaite allemande de Stalingrad, le ministre de la propagande du Reich, Josef Goebbels, déclare la « guerre totale ».

    Les matches de l'équipe d'Allemagne sont suspendus. De facto, la totalité des internationaux sont maintenant mobilisables. Le championnat et la coupe se poursuivront tant bien que mal.
  • Il y a une nouvelle fiche sur un joueur de cette époque, Robert Schneider, consultable sur la Stub en cliquant

    www.racingstub.com/page.php?page=joueur&id=609
  • Le football en Alsace durant la 2e GM : un long fleuve "tranquille comparé à ça?

    Histoire du "Match de la mort"
    Dynamo Kiev - Ukraine - 9 Août 1942


    Dans les années qui ont précédé la guerre, le Dynamo était considéré comme l'une des meilleures équipes de football d'Europe. Et lorsqu'en été 1941, se termine la plus grande bataille de mouvement de l'Histoire (665.000 prisonniers), les joueurs se retrouvent eux aussi encerclés dans la poche.

    Une première équipe de l'armée de terre allemande fut battu le 12 juillet 1942. Les allemands furent très désappointés mais aucune arrestation n'eut alors lieu. Ils choisirent d'organiser un autre match avec une équipe plus forte. Le 17 juillet, le Dynamo remporta ce match 6-0 !

    Les allemands choisirent alors une équipe hongroise, alors réputée pour son jeu, pour jouer le 19 juillet. Elle perdit ce match 5-1. A noter une ligne du rapport de ce match : "Malgré le score, les équipes peuvent être considérées de force égales" ... Un match retour organisé par les hongrois termina par une nouvelle victoire du Dynamo 3-2 le 26 juillet 1942.

    Le 6 Août 1942, était organisé un match contre l'équipe de la Luftwaffe. C'est ce match qui est entré dans la légende. Mais sans pour autant se terminer par l'exécution des joueurs de l'équipe ukrainienne.

    Le jour arriva, la moitié du stade occupée par les officiels allemands , dont le commandant de la place en personne, le Général Major Eberhardt, les places secondaires étant laissées pour la population locale.

    La match débuta avec une équipe soviétique timorée et hésitante face à une équipe allemande agressive et rapidement le premier but allemand fut inscrit. Le public ukrainien supporta cela dans un silence fataliste mais cela galvanisa l'équipe du Dynamo qui inscrit deux buts avant la fin de la mi-temps.

    Le public allemand commençait alors à injurier l'équipe locale et même à tirer des coups de feux en l'air, demandant l'arrêt du match.

    Durant la pause, le commandant de la place vint dans le vestiaire de l'équipe de Kiev et annonça : "Bien, vous avez pratiqué un excellent jeu et nous avons apprécié. Seulement maintenant, durant la seconde mi-temps, vous devrez perdre. Vous le devez ! L'équipe des forces armées allemandes n'a jamais perdu, spécialement en territoires occupés. C'est un ordre, si vous ne perdez pas, vous serez abattus ..."

    Les joueurs du Dynamo écoutèrent en silence et reprirent le jeu en ... inscrivant un nouveau but. Au 4èmebut, les gardes se placèrent autour de la pelouse et forma un cordon de sécurité. Au cinquième et dernier but, cela en était de trop, la délégation officielle quitta le stade et l'arbitre arrêta la rencontre avant son terme.

    Un autre jour de l'été 1942, apparurent des affiches dans les rues de Kiev, affiches annonçant :

    Dimanche 9 Août
    STADE « ZENITH », rue kerossinna, 24
    FOOTBALL - REVANCHE - START c.FLAKELF
    début du match à 5 h - prix du billet : 5 roubles

    Il fallut une nouvelle victoire en ce 9 Août sur cette même équipe et une dernière humiliation allemande (8-0 !) le 16 Août 1942 pour que cette équipe... entre dans l'Histoire.

    Car en guise de prime de match, les joueurs de Kiev furent "enfin" arrêtés, enfermés dans un camp de concentration puis finalement quatre furent exécutés :
    Ivan Kuzmenko, Mykola Trusevich, Olexiy Klimenko and Mykola Korotkikh. Un seul survécu après la guerre : Makar Goncharenko.

    Sources :
    www.junik.lv/~dynkiev
    Livre bestseller de Andy Dougan 'Defending the honour of Kiev, Dynamo', éditions Fourth Estate.
  • Incroyable... :O
  • interessent comme article.
  • Le froid dans le dos tout de même... A côté de cela, en Alsace, c'était légèrement plus simple. Pas drôle, mais tout de même plus simple. Non? Après il y a eu les décrets du 25 août 1942 et tout s'est emballé...

    Votre avis, vous vous voulez?
  • Même s'il y a de l'anti-Lorrain pour x raisons, il ne faut pas oublier ce qu'ont aussi vécus les adversaires d'un soir durant la même sinistre époque...

    Entre 1941 et 1944, Le FC Metz, Sarreguemines et Merlebach jouèrent en «Gauliga Westmark» avec les clubs de Sarre-Palatinat. Le FC Metz, barré par Sarrebruck ou Kaiserslautern, doit se contenter de quatre places de dauphin en quatre saisons de «Gauliga Westmark»... En 1943, suite aux décrets d'incorporation d'août 1942 dans la Wehrmacht, les Messins Gorius, Hibst et Lauer passent la frontière du «Reich» en Lorraine et se cachent à Saint-Etienne, l'international Veinante à Paris. Mais Charles Zehren, un autre international Lorrain, et son coéquipier Henri Nock, ne peuvent échapper au front de l'est. L'étau se ressere... Pendant ce temps, l'allemand Fritz Walter (champion du monde 1954) joue au FC Thionville et son compatriote international Edmund Malecki au FC Metz. C'est dans un triste état que Nock et Zehren reviendront du camp de Tambov.
  • schlesier a écrit :
    Pendant ce temps, l'allemand Fritz Walter (champion du monde 1954) joue au FC Thionville


    :O
  • Quand on connait la ville de Thionville ça fout un choc :O
  • C'est l'une de ces "hallucinations" de l'histoire du football... Pourtant, le FC Thionville n'était même pas au plus haut niveau régional de l'époque, mais "le" Walter était stationné là bas avec la Luftwaffe. Après, le FC Thionville, ce fut la D2 dans les années 80 (Bernard Tischner et Jean-Paul Pfertzel après Fritz Walter), et aujourd'hui, c'est la DH...
  • A noter aujourd'hui un article sur cette dure période dans le France Football (Titre de l'article: "Quand Strasbourg et Metz étaient Allemands").

    Et bravo à l'auteur de cet article, éminent membre du stub, il est remarquable =D (+)
  • tu peux scanner l'article stp ? [-o
  • J'ai pas de scanner :(

    Si quelqu'un d'autre peut le faire [-o

    Ou mieux, si l'auteur veut nous le diffuser O:)
  • Voici la version originale de l'article, avant qu'il ne paraisse dans France Football. Son titre est différent et il est légèrement plus long mais aussi plus précis.
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    Le football alsacien-lorrain résiste à la dictature nazie

    Juin 1940. Conquises militairement par l'armée allemande, abandonnées par la France du gouvernement de Vichy, l'Alsace et la Moselle sont annexées au Reich allemand. Hitler entend les vassaliser à jamais. Tout est re-germanisé de force et la langue française bannie. Les nazis y installent leur dictature, la délation, l'incorporation de force dans l'armée allemande, la répression sur les familles de réfractaires, un camp de «rééducation» et un autre d'extermination... Pourtant Alsaciens & Lorrains vont résister, footballeurs compris. Mais clubs et arbitres doivent maintenant participer à des championnats régionaux qualificatifs pour les très redoutables compétitions allemandes. Le cauchemar durera cinq ans.

    Dès son arrivée, l'administration allemande dissout la Ligue d'Alsace (LAFA) et la remplace par le «Gaufachwart Fussball», sa propre section football. Le District mosellan subit le même sort. A l'instar de l'Allemagne, le professionnalisme est interdit. Les clubs pros alsaciens – Racing Strasbourg, FC Mulhouse et SR Colmar – doivent disputer le championnat d'Alsace, appelé «Gauliga Elsass». Le FC Metz, Sarreguemines et Merlebach jouent en «Gauliga Westmark» avec les clubs de Sarre-Palatinat. Comble de la soumission, comme en Allemagne, tout joueur doit faire le salut hitlérien à chaque match, sous peine de suspension ou de radiation, voire pire. Toute rencontre de championnat d'Allemagne devient un outil de propagande pour le pouvoir. La plupart des 600.000 Alsaciens et Mosellans évacués par les autorités françaises vers le sud-ouest de la France en septembre 1939, lors du déclenchement de la guerre, puis en mai-juin 1940, et ceux faits prisonniers sous l'uniforme français, reviennent dans leur pays, devenu allemand, entre août et décembre 1940. De très nombreux footballeurs finissent eux aussi par rentrer chez eux. Oskar Rohr, le buteur allemand du RCS, après s'être engagé dans la légion étrangère française, atterit dans un camp de travail allemand...

    UN CLUB SS A STRASBOURG

    L'organisation paramilitaire et policière «SS» contraint un club de Strasbourg à devenir la «Sportgemeinschaft SS Strassburg», comme il en existe à Berlin, Lublin, Nuremberg, Posen, Salzbourg... «A l'origine, c'était le Red Star, explique Ernest Waechter, joueur du Racing de Strasbourg, 24 ans en 1939. Lorsque je suis revenu de captivité en septembre 1940, poursuit-il, il a repris le nom qu'il avait avant 1918, le FC Franconia. Moi, j'avais signé pour le Red Star, étant donné qu'il n'y avait plus de professionnalisme en Alsace et que tous mes copains y étaient. Mais une fois contrôlé par les nazis, il n'y eut plus moyen de quitter le club pour un autre.» Et il n'est pas facile de résister à la pression de cette association sportive «SS», qui essaye de convaincre les joueurs... du Racing de la rejoindre, avec des moyens assez colossaux. La liste comprend des incitations matérielles... mais aussi une menace d'emprisonnement, voire d'enrôlement dans la «Wehrmacht», l'armée allemande.

    La SG va donc «saigner» le Racing pour récupérer l'international français Fritz Keller, mais aussi Hoffmann, Hummel, Lang, Oesch et Rieth, en plus des frères Waechter. «C'était une période très difficile, nous étions mal vus» témoigne Ernest Waechter. Car cette formation, incarnant le régime de l'occupant honni, sera détestée comme rarement une équipe a pu l'être dans l'histoire. «On m'a offert d'aller à la SG SS, ce que j'ai refusé» explique quant à lui le déjà fameux international français Oscar Heisserer, 26 ans, qui indique par ailleurs : «J'aurais pu «tout» obtenir des SS si j'avais accepté de signer pour leur SG». Au lieu de cela, il est interrogé par la «Gestapo» pendant des heures. «Des menaces furent proférées contre moi, mais ils n'osèrent jamais aller plus loin» conclue celui qui s'était vu interdire un retour au RC Paris. «Heureusement on avait des copains dehors, ceux que j'avais du Racing. On arrivait à se voir après les matches...» confesse Ernest Waechter. «Oui, au bistro de notre coéquipier Emile Harthong, ou Place du Marché» ajoute Robert Schneider, 17 ans en 1940 et footballeur au Racing.

    LE STADE DE MULHOUSE CACHE LE DRAPEAU TRICOLORE

    Le FC Mulhouse, rebaptisé «Fussball Club Mülhausen 1893», remporte la première «Gauliga Elsass», en 1940-41, se qualifiant donc pour la phase finale du championnat d'Allemagne. Avec un match nul et cinq défaites, il est renvoyé à ses chères études, malgré ses deux internationaux français, les alsaciens Kauffmann et Korb.

    «Mais le football, à tous les niveaux, était d'abord source de survie et un moyen de revivre» révèle le gardien de Mulhouse René Heitz, que le sélectionneur allemand Sepp Herberger considère rapidement comme un prodige, avec ses 16 ans et ses étonnants réflexes. «Tu es l'un des cinq meilleurs gardiens d'Europe» lui dira Herberger... ce qui flatte le joueur mais rebute le patriote français qu'est René Heitz. C'est d'abord Oscar Heisserer que veut le sélectionneur Allemand qui connaît sa réputation depuis le Mondial 1938 avec l'équipe de France. Mais l'Alsacien repoussera les offres du «Chef» de la «Nationalmannschaft», lors de la visite de ce dernier en Alsace en 1941.

    Officiellement, les Mulhousiens jouent le jeu. Officieusement, notamment le président Waechter et le défenseur Paul Heinrich, ils résistent dans l'ombre. «Un drapeau tricolore était caché sous la toiture de la tribune de Bourtzwiller... poursuit René Heitz. Nous le savions mais personne n'en parlait. Les dirigeants du FCM étaient plus que formidables. René Waechter a bien rempli son rôle de président en évitant les problèmes politiques et les incursions des nazis. Il était également le relais de la résistance alsacienne et a beaucoup aidé les joueurs en leur trouvant un emploi. Traqué par la Gestapo, Heinrich a vite rejoint Londres.» Pour la population, la vie est presque normale. En cette année 1942, Alsaciens et Lorrains se sont adaptés, sortent, vont aux concerts. L'activité rurale est régulière. Les restrictions et l'annexion ne sont pas encore tout à fait insupportables. Le football et son sacro-saint match du dimanche reste populaire. La guerre semble lointaine. «Nous laissions libre court à notre joie de vivre... sans penser que la guerre serait si longue» concède Pierre Heintz, 19 ans, footballeur au Racing.

    UN RACING STRASBOURG EN BLEU-BLANC-ROUGE CONTRE LES SS

    Le Racing, ou plutôt le «Rasensport Club Strassburg», emmené par Oscar Heisserer, incarne alors la résistance passive du football strasbourgeois face au club «SS». «C'était le match de l'année, et, même s'ils étaient meilleurs sur le papier, nous n'avons jamais perdu contre eux en huit rencontres» se souvient Oscar Heisserer. A la Meinau, cette année là, devant 15.000 spectateurs remplis de haine pour l'équipe des SS, le Racing fait un match étourdissant et s'impose 3-0. «Les relations étaient très mauvaises entre les deux clubs. C'était très tendu...» poursuit Oscar Heisserer. Ce jour là, le Racing joue en maillot bleu, short blanc et chaussettes... rouges ! Un vrai France-Allemagne... «L'exploit» est attribué au président Joseph Heintz... «Ce fut un concours de circonstances plus qu'un acte de résistance délibéré. Il aurait été très dangereux de provoquer ce genre de chose» explique Pierre Heintz, dont le président de père, sermonné par les autorités, évite au bénéfice du doute de se retrouver au Camp de Rééducation alsacien de Schirmeck... La légende n'est donc pas tout à fait celle que l'on croit. Acte délibéré ou non, Herbert Kraft, le «Sportgauführer» nazi (Chef des sports d'Alsace) n'est pas dupe : «Les Alsaciens se servent de leur football comme d'un bouclier, pour garder en main leur jeunesse et nous ridiculiser» écrira t-il. «Un nouveau décret nazi limitera alors à deux le nombre de couleurs portables en match...» précise Robert Schneider.

    «Les gens étaient surexités lors des matches contre la SG SS, c'était leur seul moyen d'extérioriser leurs sentiments et après certains matches il y eu des arrestations» reprend Heisserer. Car des spectateurs, hurlant désespoir et espoir à la fois, sont alors embarqués manu militari par la «Gestapo» et finissent à Schirmeck... «Certains joueurs du Racing se retrouvèrent mobilisés de force pour avoir chanté des chants français, interdits par les nazis, après un match. Ce fut mon cas» se souvient Emile Stahl (Ndlr. aujourd'hui Président d'honneur de Vauban Strasbourg), expédié vers la Prusse orientale. Pourtant, c'est la «Sportgemeinschaft SS» qui devient championne d'Alsace 1941-42. «Nous avions tout de même quelques satisfactions, par exemple de battre des équipes allemandes» rappelle Ernest Waechter. En 1/16e de finale, la Sportgemeinschaft reçoit les Kickers Stuttgart au stade du Tivoli, le 10 mai 1942. «Ce jour là, se souvient Ernest Waechter, on avait toute l'Alsace derrière nous. On les avait contre nous dans les autres matches, derrière nous quand on jouait contre une équipe allemande. On a gagné 2-0 (Ndlr. deux buts de son frère Pierre) parce-qu'en fait c'était contre eux que l'on pouvait s'exprimer vraiment.» En 1/8e de finale, le 24 mai, la Sportgemeinschaft continue en battant le champion de Bavière Schweinfurt 2-1, à La Meinau cette fois-ci, toujours devant 12.000 personnes, sur un but décisif de Fritz Keller. Mais, le 7 juin 1942, en 1/4 de finale, plus dure est la chute, un 0-6 face à Schalke 04, le futur champion.

    LES NAZIS TRANSFORMENT L'ALSACE ET LA MOSELLE EN CASERNE

    Arrive alors la fin d'une époque lorsque le cauchemar vire à l'horreur. Le 23 août 1942, les nazis prennent l'ordonnance qui confère la nationalité allemande aux Alsaciens et Mosellans. Les «Gauleiter» Wagner et Bürckel obtiennent l'accord de Hitler de mobiliser et d'incorporer de force les jeunes Alsaciens-Lorrains dans la «Wehrmacht» ou dans la «Waffen SS» : les décrets des 25 & 29 août 1942 viennent de les jeter dans la guerre. De nombreux clubs de 2e et 3e division alsaciennes sont dans l'obligation d'arrêter leurs activités avant la reprise du championnat 1942-43 à cause de ces incorporations. Voilà comment Alphonse Wenger (Ndlr. père d'Arsène), modeste amateur du FC Duttlenheim, est enrôlé de force en octobre 1944, à l'âge de 24 ans. Certains joueurs vont jusqu'à s'auto-mutiler pour échapper au triste sort de leurs compatriotes.

    En championnat d'Allemagne 1942-43, le champion d'Alsace Mulhouse sombre d'entrée en 1/16e de finale, le 7 mai 1943 à Sarrebruck (1-5). Mais la résistance, même symbolique, se poursuit au FC Mulhouse : «Notre manière, à nous joueurs, de manifester notre révolte était de parler français dans les vestiaires et sur le terrain» révèle René Heitz. En mars 1943, Oscar Heisserer avait fuit l'incorporation de force, se réfugiant en Suisse, après avoir contribué à aider nombre de Juifs à passer discrètement la frontière. Les Messins Gorius, Hibst et Lauer passent la frontière du «Reich» en Lorraine et se cachent à Saint-Etienne, l'international Veinante à Paris. Mais Charles Zehren, un autre international Lorrain, et son coéquipier Henri Nock, ne peuvent échapper au front de l'est. L'étau se ressere... Pendant ce temps, l'allemand Fritz Walter (champion du monde 1954) joue au FC Thionville, son compatriote international Edmund Malecki au FC Metz.

    Lors de la saison 1943-44, alors que de plus en plus d'Alsaciens-Lorrains sont jetés dans la guerre sur le front russe après Stalingrad, des joueurs de la SG SS Strasbourg sont mis aux arrêts la veille d'un match contre Mulhouse à cause du refus de certains de s'engager dans la «Waffen SS». Même dans l'antre de la «bête», des Alsaciens résistent... «Heureusement, le médecin de notre club était un gars formidable, il a évité à certains d'être incorporés» précise Ernest Waechter. Renforcée par deux internationaux allemands – le génial buteur Edmund Conen, héro du Mondial 1934, anti nazi, et le surdoué August Klingler, habile comme un Kopa, mais 100% nazi – Mulhouse remporte sa troisième «Gauliga Elsass». Le FC Metz, barré par Sarrebruck ou Kaiserslautern, doit se contenter de sa quatrième place de dauphin en quatre saisons de «Gauliga Westmark»...

    LA PRIME D'UN « MALGRE NOUS» ? LA VICTOIRE OU LE FRONT RUSSE...

    Le 16 avril 1944, les Mulhousiens, avec probablement la meilleure équipe de leur histoire, défient les Kickers Offenbach au stade de Bourtzwiller. Ce 1/16e de finale de championnat d'Allemagne est d'une intensité extraordinaire. Les Alsaciens ne se laissent pas impressionner. 3-2 pour Mulhouse à la mi-temps. Les Allemands obtiennent un penalty pour revenir à égalité. Alors, dans une détente insensée, un jeune homme de 18 ans, René Heitz, gardien du FC Mulhouse, va chercher la lourde frappe dans la lucarne... avant que Eugène Hartmann n'achève Offenbach suite à un phénoménal travail de Klingler. 4-2. Mulhouse et toute l'Alsace explosent de joie. «Nous sommes assez forts pour devenir champion d'Allemagne !» se disent alors René Heitz et les Mulhousiens. Bravant l'interdit, les «Allez Mulhouse» sont autant de cris qui fleurissent, en écho à la souffrance de ces milliers de soldats qui se surnomment les «Malgré Nous» et meurent sur le front russe. Un cri de liberté. En 1/8e de finale, le 7 mai 1944, Mulhouse retrouve Sarrebruck. La prime de match ? Se qualifier pour les 1/4 de finale ou... être expédié sur le front russe, tout au moins pour les Allemands Klingler et Bitzer et l'Alsacien Heitz. Paralysant et Effroyable.

    Après une partie épique, Mulhouse est finalement éliminée 5-3 en Sarre. La finale du... 18 juin 1944 à Berlin restera un rêve aussi paradoxal qu'inachevé. Direction le front de l'est. Klingler y sera porté disparu fin 1944. René Heitz réussira l'invraissemblable. Il s'évadera de l'enfer ukrainien, à grand coup d'ingéniosité, de culot et de courage. Mais les Racingmen Gruber, Schaaf et le Mulhousien Boehler tomberont au combat. Presque chaque club de football d'Alsace-Moselle de tout niveau dénombrera, à la fin de la guerre, des effectifs réduits de moitié. La libération de l'Alsace et de la Moselle, à laquelle participera Oscar Heisserer, interviendra entre septembre 1944 et mars 1945. Dès lors, Heisserer retournera au Racing de Paris avec lequel il gagnera la coupe de France 45. «La guerre m'a volé mes meilleures années. C'est mon grand regret» avoura Heisserer, amer. Prisonniers au camp russe de Tambov, les Messins Nock, Zehren et le Strasbourgeois Stahl parviendront à s'en sortir.

    Sur les 100.000 Alsaciens et les 30.000 Mosellans «Malgré nous» incorporés de force durant le conflit, 42.500 moureront, ou disparaîtront sur le front de l'est, ou comme prisonniers sous l'uniforme allemand dans les camps soviétiques. 30.000 reviendront invalides. Le dernier «Malgré Nous» ne rentrera en Alsace qu'en 1955... Beaucoup d'Alsaciens-Lorrains portent encore aujourd'hui les stigmates d'un héritage très lourd à assumer à travers les générations. Ils auront pourtant défendu leur patrie avec une ferveur extraordinaire.
  • Même sujet, mais diffusion en Allemagne par l'agence de presse sportive n°1, le SID.

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    Sport-Informations-Dienst (Sid) – 18. Juli 2005

    Fritz Walter in Thionville

    Als das Elsass in die Gauliga gezwungen wurde...
    Arbeitslager, Zwangsdeportation, fünf Jahre symbolischer Widerstand

    von Fanch Gaume und Rainer Kalb


    Paris (sid) Als vor 60 Jahren Frankreich von der deutschen Besatzung befreit wurde, kehrten auch die Fußballvereine von Elsass, Lothringen und der Mosel wieder in den französischen Verband zurück. Fünf Jahre lang hatten sie zwangsweise im deutschen Fußballbetrieb mitspielen müssen.

    Direkt nach der Besetzung 1940 hatte die deutsche Verwaltung die elsässische Liga LAFA aufgelöst und angeordnet, dass die Klubs sich der `Gauliga Elsass´ anzuschließen haben. Das war besonders hart für Racing Straßburg, den FC Mülhausen und SR Colmar, die schon Profivereine waren; das Profiwesen aber war in Deutschland bis 1963, der Einführung der Bundesliga, verboten. Der FC Metz, Sarreguemines und Merlebach wurden der Gauliga Westmark zugeteilt und mussten sich mit rheinland-pfälzischen Mannschaften messen. Das Schlimmste aber war, dass unter Androhung einer Sperre oder weiterer Konsequenzen vor jedem Spiel der Hitlergruß zu leisten war. Oskar Rohr, der Onkel des heutigen Trainers Gernot Rohr und Spieler in Straßburg, wurde, weil er sich der französischen Fremdenlegion angeschlossen hatte, in ein Arbeitslager gesteckt.

    Die SS zwang einen kleineren Fußballverein in Straßburg, zur `Sportgemeinschaft SS Straßburg´ zu werden - und blutete, da es offiziell kein Profitum mehr gab, mit materiellen und immateriellen Vorteilen für abwanderungswillige Spieler Racing aus. Der im Oktober 2004 verstorbene französische Nationalspieler Oscar Heisserer hat erzählt: `Als ich mich weigerte, zu unterschreiben, wurde ich mehrere Stunden von der Gestapo verhört, aber mehr zu tun, als wüste Drohungen auszustoßen, haben sie nicht gewagt.´ Die SG SS entpuppte sich als Falle: ein Vereinswechsel war nicht mehr möglich. Erster Titelträger in der Gauliga Elsass wurde 40/41 der FC Mülhausen. In den Spielen um die deutsche Meisterschaften gab es dann trotz zweier Nationalspieler nur ein Unentschieden und fünf
    Niederlagen. Reichstrainer Sepp Herberger fühlte bei Rene Heitz vor, den er zu den fünf besten Torhütern Europas zählte, und bei Oscar Heisserer, den er schon bei der WM 1938 gesehen hatte. Beide lehnten dankend ab; sie blieben lieber Patrioten.

    Bei einem Lokalderby zwischen der SG SS und Racing Straßburg - umgetauft in Rasensport Club - kam es vor 15.000 Zuschauern zu einem Eklat: Racing trat in blauen Trikots, weißen Hosen und roten
    Stutzen an. Sportgauführer Herbert Kraft sah darin eine politische Demonstration und Provokation: `Die Elsässer bedienen sich ihres Fußballs als trojanisches Pferd, um ihre Jugend in der Hand zu behalten und uns lächerlich zu machen´, meldete er. Danach durften elsässische Mannschaften nur noch zwei Farben tragen. Die Sitten wurden rauer; einige Spieler wurden wegen angeblichen Singens französischer Lieder zwangseingezogen.

    Am 23. August 1942 wurde den Elsässern und Lothringern die deutsche Staatsbürgerschaft aufgezwungen, was bedeutete, dass die Einwohner zur Wehrmacht eingezogen werden konnten. Viele Klubs der zweiten und dritten Liga mussten den Spielbetrieb einstellen. Alphonse Wenger, Vater des heutigen Arsenal-Trainers Arsene, wurde 1944 mit 24 an die Front geschickt. Einige Spieler verstümmelten sich, um dem deutschen Militärdienst zu entgehen. Der spätere Weltmeister Fritz Walter spielte für den FC Thionville, Nationalspieler Edmund Malecki für den FC Metz. 1944 schlug der FC Mülhausen, verstärkt mit Torjäger Edmund Conen und dem Ausnahmespieler August Klingler, im Sechzehntel-Finale um die deutsche Meisterschaft Kickers Offenbach mit 4:2. Das Achtelfinale gegen den FC Saarbrücken ging 3:5 verloren. Die `Prämie´ für die meisten Spieler war die Deportation.

    Fast jeder Fußballklub in Elsass-Lothringen verlor die Hälfte seiner Spieler. Insgesamt wurden 130.000 `Deutsche wider Willen´ eingezogen. 42.500 starben oder verschwanden in sowjetischen Kriegsgefangenenlagern. 30.000 kehrten mit bleibenden Verletzungen zurück. Der letzte `Deutsche´ aus dem Elsass sah seine Heimat erst 1955 wieder.
  • schlesier a écrit :
    vincenzo a écrit :
    1940, c'est l'année où mon grand-père a joué dans l'attaque du stade Rennais... avant de partir en Algérie. Saleté de guerre!


    Il y avait deux joueurs d'origine Tchèque au Stade Rennais, les frères Rabstejnek. Qui était ton grand-père? Tu veux dire émigrer vers l'Algérie? Intéressant.

    Mon grand père s'appelait André Cueff. Il ne figure dans l'effectif rennais que lors de la saison 1939-1940. A l'époque, Rennes n'a joué qu'un championnat régional et n'a fait jouer que les juniors du stade de la saison précédente. Il a joué la coupe de France (la coupe Charles Simon , pendant la guerre), mais a perdu dès le premier tour conte Cholet.

    Ensuite il a changé de club, mais a vite rejoint l'Afrique du Nord.
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