Supertramp : band of the century (6/15)

06/01/2009 23:55
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1979 : Breakfast in America
Voici LA réussite commerciale du groupe. Le sixième album de Supertramp sera celui de la consécration, une consécration calculée tant cet opus est soigné dans ses pistes comme dans son packaging. Une jaquette terrible, un groupe stable qui sort son quatrième album avec la même composition, et surtout dix chansons radiogénique à souhait.

En effet, la majorité des pistes font entre trois et six minutes (toutes sauf une en fait). De même, pas d'introduction lente, ici on rentre directement dans les rythmes directeurs de chaque chanson. Les voix se font plus fluides, plus claires, moins « travaillées » et donc plus abordables pour l'auditeur profane.


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On peut donc en conclure qu'après la réaffirmation de Supertramp comme un véritable groupe de rock progressif dans le dernier album Even in the Quietest Moments, nos cinq compères ce sont laissés aller ici à un exercice certes carrément collé au style Supertramp, mais pourtant beaucoup plus « pop ».

Beaucoup de pistes passeront logiquement à la postérité. Parmi celles-ci on citera la chanson éponyme breakfast in america, mais aussi goodbye stranger, the logical song ou encore take the long way home. Le groupe enchaîne les n°1 mais pourtant reste sur ses convictions originelles en terme musical, ce qui promettra d'inoubliables concerts l'année suivante comme le retrace l'album Paris.


10 titres à succès donc pour cet opus :

GONE HOLLYWOOD : mon péché mignon, surtout dû à un couplet très prenant de Rick Davies accompagnant à merveille la partition saxo. Les voix aiguës mêlées des autres membres sont assez surprenantes sans être transcendantes. Une fin intéressante, au saxophone encore une fois.

THE LOGICAL SONG : inénarrable chef d'oeuvre de Roger Hodgson, encore et toujours grâce à sa manière si particulière de toucher le clavier et de jouer les métronomes humains. John Helliwell n'est pas en reste et s'éclate sur un solo de saxophone connu de tous.

GOODBYE STRANGER : magnifique tour de maître de Rick Davies cette fois-ci. Comme les titres signés Roger Hodgson ont souvent mieux marché que ceux de notre deuxième leader, je me suis souvent demandé quel serait dans l'inconscient populaire le pendant à breakfast in america signé Rick Davies. Le « big hit daviessien ». Je crois que c'est sans conteste celui-là. On retiendra surtout un choeur entêtant, un très bon morceau de guitare final., mais surtout un thème introductif qui fait tout de suite « tilt ».

BREAKFAST IN AMERICA : le pur big hit commercial de la mort qui tue la vie et qui la rend jamais (expression souvenir de collège) par Roger Hodgson. Bon, si le tout est très agréable, avec un bout de cuivres qui sonne un peu Beatles, je ne pense pas pour autant qu'il surpasse les autres titres de l'album. On dira juste, trop court et grand public.

OH DARLING : exactement la même suite instrumentale que goodbye stranger pour cet autre titre de Rick Davies. On prend les même et on recommence, c'est donc du déjà entendu. Malgré tout, j'aime bien.

TAKE THE LONG WAY HOME : comme vous aurez le temps de vous en apercevoir quand je commenterai les réalisations de Roger Hodgson dans ses albums solo, je suis un gros gros fan d'harmonica. Il est donc bien normal que l'introduction de cette piste me mette le sourire aux lèvres. Maintenant que le plus dur est fait, reste une mélodie agréable et une chanson bien menée par le chanteur, le batteur, le saxophoniste et l'harmonica pour que je me trimballe cette bonne humeur jusqu'au bout. Très bon morceau. Et pour les connaisseurs, le seul morceau assez bon de Supertramp pour avoir « l'honneur » de passer dans un épisode d'Un, Dos, Tres (que les fans de ladite série me contredisent en cas d'erreur)... lol !

LORD IS IT MINE : un bon petit slow interprété par Roger Hodgson. Rien d'autre à dire sur cette chanson assez commode, même si on sent bien la patte de l'auteur dans la façon dont le texte s'impose aux musiques.

JUST ANOTHER NERVOUS WRECK : un Rick Davies qui retrouve un peu sa voix enrouée et une batterie particulièrement présente, voilà ce qui ressort sur ce titre par rapport au reste de l'album. Là encore bonne piste, rien à dire.

CASUAL CONVERSATIONS : un titre un peu bizarre, surtout vu l'album dans lequel il est parachuté. Il aurait mieux correspondu au prochain album studio du groupe, peut-être en était-il précurseur. Un peu lent et monotone pour moi.

CHILD OF VISION : « tututu tututu tututu »... ah, ça sent Roger Hodgson encore une fois. Il ne va pas nous ressortir son piano parkinson encore ? Et si, et encore une fois on retombera dedans. C'est beau, ça se marie à merveille avec l'autre clavier de Rick Davies et avec la voix de son auteur. Y'a pas à dire, il sait y faire pour imposer sa patte le petit Roger.

Simon_

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