Supertramp : band of the century (15/15)

16/01/2009 23:55
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2002 : Slow Motion
Fin de notre saga avec le dernier album en date signé Supertramp, nommé Slow Motion, qui renoue avec clairement avec les ficelles progressives qui ont fait le succès du groupe. Sorti 5 ans après Some Things Never Change, mais toujours avec les mêmes membres constituant le groupe, il permet à ce dernier de retrouver une qualité qui lui faisait défaut depuis le départ de Roger Hodgson : la stabilité.

C'est donc un groupe soudé, qui a appris à se connaître et à jouer ensemble grâce aux tournées One More for the Road de la fin du millénaire, qui nous livre ce dernier bijou. Il mélange assidûment les nouveaux outils musicaux et les sonorités plus anciennes. Décalé par rapport aux réalisations contemporaines, Supertramp semble pleinement assumé cette différence et enfoncer le clou pour notre plus grand bonheur.


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Globalement bon, voire très bon, l'album nous représente les différentes facettes du groupe avec des titres assez expérimentaux comme bee in your bonnet, assez pop avec slow motion, assez country avec goldrush ou des beaux morceaux de blues-rock avec dead man's blues. Mais aussi et surtout, c'est le retour des grandes pièces de progressive avec le merveilleux tenth avenue breakdown de près de neuf minutes.

Les chansons qui complètent cet album sont également toutes d'un genre assez différent, ce qui nous donne au final une réalisation très hétéroclite et agréable. Tous les titres, ou presque, d'un très bon niveau. Dommage alors que l'album renoue avec le minime défaut de ses illustres prédécesseurs, celui d'être trop court !


9 titres uniquement pour ce beau temoignage au passé du groupe :

SLOW MOTION : titre phare de l'album puisque c'est lui qui lui donne son nom, et son premier single. On réentend les sonorités mythiques du clavier Supertramp des années 70 grâce à Rick Davies, qui n'a pas hésité à voler les mélodies spécifique à Roger Hodgson pour les rappeler à notre bon souvenir. Vous l'aurez donc compris, c'est une mélodie épileptique qui accompagne un très bon saxophone et un chant assez atemporel.

LITTLE BY LITTLE : petite déception pour moi à l'égard de ce titre un peu trop commercial et ancré dans les exigences musicales du moment. Même s'il swingue bien, même si la partie instrumentale est très belle, quelque chose ne passe pas pour moi.

BROKEN HEART : piste inégale. Le chant signé Rick Davies est très convaincant, ainsi que le toujours superbe saxophone de John Helliwell, mais la mayonnaise ne prend pas véritablement. Ceci est certainement dû au manque d'identité de la chanson. Le titre ne ressort pas, on l'oublie une fois écoutée. Beau gâchis mais chanson à potentiel.

OVER YOU : un slow qui se mort un peu la queue. Même la partie instrumentale n'est pas très belle et ne m'attire pas le moins du monde. A ce niveau-là de l'album, on se dit qu'on a peut-être fait une erreur...

TENTH AVENUE BREAKDOWN : c'est le moment qu'a choisi Rick Davies pour nous livrer sa nouvelle fresque musicale. Cette fois-ci, les sonorités sont assez dures dès le début, mais l'esprit un peu « China Town » des percussions est très prenant. Le deuxième tableau, très porté sur les vents, est une véritable merveille, et superbement accompagné par le piano de l'auteur. Tout le reste s'enchaîne logiquement et ne nous lasse jamais tant les mélodies se succèdent avec un grand génie.

A STING IN THE TAIL : si la mélodie piano et le chant ne sont pas très entraînants ni du reste intéressants, l'harmonica et les cuivres relèvent l'intérêt du titre. Malheureusement ici, cela nous rappelle un peu trop les premiers albums du groupe, dans le sens où si de bonnes choses nous reste, d'autres énervantes les cachent.

BEE IN YOUR BONNET : une guitare aux accents Red Hot Chili Peppers, un rythme bien imprimé par la batterie comme par le chanteur, en forme. Le changement de tempo en deuxième partie donne vraiment tout son intérêt à cette chanson, surtout l'envol lyrique précédant les quelques accords de guitare et le retour du chanteur d'une voix plus grave. C'est dur à expliquer, mais simple à écouter. Un conseil, faites-le ! Vraiment magnifique comme tout.

GOLDRUSH : superbe morceau de country aux multiples thèmes et tableaux. Seulement trois minutes, mais vraiment rythmées et pleines d'énergie. Très agréable à écouter, comme à jouer je suppose. La voix souriante de Rick Davies est en parfait accord avec les paroles et la musique. Un final terriblement étonnant.

DEAD MAN'S BLUES : grosse pièce de blues, de rock et de jazz, indescriptible et prenante. Là encore de multiples tableaux, une présence indispensable et émouvante des saxophones de bout en bout. Peu de paroles, et à ce niveau-là ça n'a pas vraiment d'importance. J'ai peur de vulgariser ce chef d'oeuvre en disant cela mais... vous voyez les magnifiques musiques jazzy de Sim City 3000 ? Les blues authentiques de Railroad Tycoon II ? Et bien c'est un concentré reposant de toutes ces pièces maîtresses.

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