Seul en salle (without Accompagnaman)

30/08/2006 11:21
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Une nouvelle lettre a échu dans la boîte à lettre électronique de notre accompagnateur, appellé Accompagnaman, l'unique.
Un téléviseur a été déposé sur ma table de chevet, c'est une nouveauté dans la mesure où je m'étais promis de ne pas loger un peu de temps de cerveau disponible dans la petite lucarne. Il m'arrive à mon grand désarroi de parcourir les canaux et regretter l'absence de maître accompagnateur qui m'aurait apporté sa sagesse et son expérience. Dernièrement, j'ai atterri devant une émission vedette de la première chaîne, la roue de la fortune, qui m'a désarçonné. Faisant appel aux plus bas instincts du plus "blaireau" des "beaufs", je ne savais pas comment réagir. Une demi-playmate à trois-quart dévêtue, s'exprimant par quelques barbarismes que d'aucuns, conciliants, interprêtent comme du suédois (son pays paraît-il natal), retourne des cases, pendant qu'un nain accompagné de son chien fait de l'humour devant un public professionel de télévision en distribuant de l'argent à des personnes qui font montre de connaître un peu l'alphabet. Cette éprouvante épreuve m'a sali.

Défaisant mes promesses, je suis allé voir un film dans l'entreprise bien aimée de notre accompagnateur, qui parrainait une opération bienvenue de tarifs unique à 25 francs. L'accompagnateur local a fait une boulette lorsqu'il nous a indiqués la salle 30 au rez-de-chaussée, alors qu'il n'y avait aucun moyen d'y parvenir sans franchir des escaliers. Je crois que c'est un accompagnateur stagiaire qui m'a fait regretter le sens du professionnalisme, la grande maîtrise et le talent de mon Accompagnateur.
En dépit de ce très fâcheux incident auquel je n'étais plus accoutumé (et de la demi-heure de promotion), la salle très spacieuse et propre nous a offert un film de très bonne facture, Lady in the Water, que j'ai trouvé très réussi. Les critiques toujours aussi bêtes ont tourné en dérision ce conte, peut-être parce qu'ils ont mal pris le clin d'oeil acide qui leur était adressé. Je pense que Accompagnaman aurait loué la richesse de l'histoire, l'imagination déployée pour inventer des personnages, les différents niveaux de narration (émotion, fantastique, humour et horreur) et le sens de l'anecdote qui n'aurait pas échappé à notre prescripteur dont on le sait friand. Par exemple, un des personnages mineures explique qu'il procède à une expérience scientifique en ne musclant obsessionnellement qu'un seul bras pour comparer avec l'autre bien plus frêle.


Par ailleurs, je sursois le rôle d'Accompagnateur en rédigeant une note sur un film que j'ai vu récemment et qui m'a ben ben déçu.

http://www.allocine.fr/film/critiquepublic_gen_cfilm=34437¬e=1.html
almendralejo - le 31/08/2006
Membre depuis 1 jours
1 critique postée
Le réalisateur de collateral déçoit avec ce film très moyen, qui se met à la hauteur de fast and furious, avec débauche d'effets qui feront plaisir certes aux adeptes de la moquette sur le volant, le seul tour de force étant de faire passer une chinoise fragile pour une cubaine affairée.

Commentaires (1)

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