La jurisprudence Z

Le capitaine de l'équipe de France a craqué dans les dernières minutes d'un événement de la plus haute importance. Comme tout le monde mais mieux que quiconque (pas le gorille), Jules Deschanels, l'antique et respecté entraîneur, souhaitait s'exprimer.
Le capitaine de l'équipe de France a craqué dans les dernières minutes d'un événement de la plus haute importance. Que Kevin L. cède mentalement sous la pression d'une demi-finale de tournoi inter-universitaire en arrachant la jambe d'un parisien, soit, il ne dispose pas en effet –malgré son talent, je tiens à le préciser- de toute la panoplie d'un « professionnel ». Comme faire une passe dans les pieds ou faire une touche correcte, sans les pieds décollés, ne pas répondre à la provocation est une composante élémentaire de la panoplie d'un footballeur. Prendre un rouge est une faute professionnelle, n'importe quel entraîneur vous le dirait (à part peut-être Jc Suaudeau à Jl Lima). Mais il semble que par une ivresse débilitante, Zidane soit absous et même vanté. On pourra parler dans les prochains mois sur les pelouses, les synthétiques, les dunes de sable froid et les stabilisés de jurisprudence Zinedine.

Je viens de penser que le mot "enc..." est un mot "très dur", car c'est un appel au viol doublé d'une injure homophobe, je crois que les coups de tête vont pleuvoir sur les terrains de district et de Navarre et même dans les gradins et même dans les prétoires dès la saison prochaine. Je m'inquiète également pour mes joueurs tels que Kevin love Lamour, le stoppeur qui parlait à l'oreille des avant-centre ou Julien C., le nerveux qui avait toujours des paroles acides qui dépassaient ses pensées, car ils risquent de voir le plexus refaçonné par des coups de tête de « dieu(x) redevenu(s) humain(s) ».

Par ailleurs, j'ai reçu ce petit sms de Zidane, en personne :
Hier, j'ai voulu dire ceci, mais j'ai oublié, j'avais le trac devant les caméras.
"J'ai failli dans mon rôle de joueur, dans mon rôle de capitaine, dans mon rôle d'exemple, je m'en excuse devant mon pays, devant la nation à qui je dois beaucoup. Puissent les enfants comprendre que ce Zidane-là est un tocard, comme le sont toutes les personnes qui ont manqué dans les règles de la civilité, de la maîtrise de soi, du respect du jeu, je regrette et je ne suis pas fier de celui qui a sali le modeste et heureux joueur de football que je suis. Puissent les enfants ne s'inspirer que de celui-ci".
Humblement, merci."

Jules Deschanels

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