Special Mondial.










Equipe de France

08/09/2009 07:02
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Mondial 1950: Impitoyable barrage


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Tout débute lors des éliminatoires du Mondial Bresilien. En octobre 1949, l'équipe de France, malgré des conditions de voyage démentielles (deux jours pour rejoindre la capitale slave) et un ballon sous-gonflé, parvient à arracher un prometteur face à ce qui était encore la Yougoslavie unifiée du Maréchal Tito (1-1 avec une égalisation de l'aillier messin Henri Baillot).

Trois semaines plus tard à Colombes, Baillot, encore lui ouvre la marque. Mais, juste avant la pause, au sein d'une défense tricolore fébrile Sjepan Bobek egalise (1-1). Tout s'achève lors d'un crucial match de barrage, en décembre sur le terrain neutre de Florence. Les bleus menaient 2-1 à la 83' minute grâce au Lillois Marius Walter et au Niçois Jean Luciano. Hélas les Yougoslaves reviennent à hauteur des Français dans la minute suivante, avant de l'emporter au cours de la prolongation (3-2).

Mondiaux 1954 et 1958: Croche-pieds Slaves

Lors des deux phases finales suivantes en 1954 puis en 1958, l'équipe de France retrouve sur sa route sa "bête noire". D'abord à Lausanne, lors du premier tour de l'édition suisse, malgré la 14e sélection d'un Raymond Kopa déjà patron des Bleus, la Yougoslavie finit par s'imposer (1-0). Quatre ans plus tard sur la pelouse de Västeras, au cours du Mondial suédois, les Slaves surprennent de nouveau des Bleus toujours complexés (3-2 malgré un doublé de Just Fontaine). Un accroc sans conséquence puisque les hommes de Paul Nicolas finiront troisièmes de cette mémorable Coupe du Monde.

Mondial 1966: Signe Indien vaincu
Pour les éliminatoires de l'édition anglaise, les Bleus tremblent de nouveau face à leurs vieux démons. En avril 1965, une équipe de France fort défensive se présente sur la pelouse du "Marakana". Seulement, à l'heure de jeu, à la suite d'un centre du futur marseillais Josip Skoblar, Milan Galic reprend de plein fouet et trompe le gardien Lyonnais Marcel Aubour (1-0)Six mois plus tard à Paris, les joueurs d'Henri Guérin n'ont d'autres choix que de dominer ces "Yougos" pour espérer franchir la Manche en juillet 1966. Pour la première fois, dans un contexte tendu, le vent tourne en faveur des Bleus. Les Français patientent jusqu'à la 77' minute pour trouver l'ouverture. Servi par le Valenciennois Joseph Bonnel, le Nantais Philippe Gondet (pour sa première cape) déclenche une frappe du gauche (photo 1) qui finit dans les filets Slaves (1-0). La malédiction est enfin vaincue.

Mondial 2010: La mort aux trousses

Dernier chapitre de ce classique bras de fer face à cette sélection rebaptisée Serbie en 2006 depuis la désintégration de l'Empire slave: Il remonte à tout juste un an et à comme théâtre le Stade de France. Quatre jours après un départ catastrophique en Autriche (1-3), les Bleus jouent déjà leur avenir face au groupe enmmené par Dejan Stankovic. Les Tricolores débutent timidement cette rencontre. La première période démontre toute leur impuissance à proposer un jeu séduisant. Pourtant, à la reprise, avec l'entrée d'Anelka à la place de Benzema, la France monte en puissance. Bien servi par Sidney Govou, Thierry Henry déclenche une frappe de l'extérieur du droit qui trompe Vladimir Stojkovic. Dix minutes plus tard, lancé par Yoann Gourcuff, Nicolas Anelka se joue de la défense serbe, et d'une frappe, double la mise (photo 2). Et puis tout se grippe: la défense tricolore se lézarde et, à la suite d'un corner, Branislav Ivanovic réduit le score d'un coup de tête puissant à un quart d'heure de la fin (2-1). Jambes flageolantes, les Français accusent le coup mais parviennent tout de même à préserver un court succès et à engranger trois points capitaux. Domenech lâche:"On est en progrès. A Vienne, on a pris trois buts sur des coups de pied arrêtés. Ce soir on en a pris qu'un!" Pour la revanche à Belgrade, l'heure sera vraiment plus à la plaisanterie.

Onze Mondial (Septembre 2009)

Mondial 1986: Platini qui rit...

Vingt ans plus tard les deux sélections se retrouvent dans la course au Mexique. Les Bleus, champions d'Europe en titre, ont laissé leurs complexes au vestiaire. A l'aller à Sarajevo, en avril 1985, la bande à Henri Michel tient tête à la formation des Sliskovic, Halilhodzic, Bazdarevic...(0-0)Sept mois plus tard, au Parc des Princes, un homme réalise une prestation d'anthologie: Michel Platini. Un coup franc direct dont il a le secret suivi d'un tir chirurgical de 20 mètres permettant au stratège de la Juventus d'inscrire un doublé décisif (2-0).

Mondial 1990: Platini qui pleure.

Pour l'édiion suivante, ce n'est plus la même musique pour esperer se qualifier. Les Bleus ont perdu de leur superbe, notamment depuis la retraite de Michel Platini...devenu sélectionneur. Comme un symbole, il vient tout juste de succéder à Henri Michel, démis de ses fonctions après le piètre match nul à Chypre (1-1), lorsqu'en novembre 1988 il faut effectuer le périlleux déplacement à Belgrade. Après l'heure de jeu, grâce au Parisien Christian Perez et au Marseillais Franck Sauzée, les Français mènent alors 2-1. Simple feu de paille, car dans le dernier quart d'heure, sur des exploits signés par les "faux-frères" Safet Susic (PSG) et Dragan Stojkovic (OM), la Yougoslavie reprend un avantage décisif (3-2). Cinq mois plus tard au Parc, malgré la première sélection de Didier Deschamps, l'équipe de France bafouille son football face à la bande à Katanec et ne prend qu'un point aux Serbes (0-0). Une contre-performance qui coutera, en bout de course, la qualification aux Bleus de Platini pour l'Italie.



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