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Dernier article du blog « FLUCTUAT NEC MERGITUR » :

Krimmeri et châtiments-Episode 1

16/07/2009 21:18
775 lectures
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...Où comment extérioriser plus de 20 ans de pleurs (souvent) et de joies (moins souvent) sur les bords du Krimmeri...

C'est à la fois ma femme, ma maîtresse, ma confidente, ma meilleure amie (tous droits réservés, LORIE inc. )... Sous ses allures keupons, elle dissimule une évidente envie d'aristocratie que son présent lui interdit, mais que son passé (putain! 30 ans... ) ravive. Capable de figurer dans des clips de rap miteux, mais incapable de tirer l'oreille d'un de ses petits derniers, le petit Grégory? Dommage que la vologne soit si loin... Elle habite une demeure hantée, paraît-il, par d'étranges fantômes. "Champion de France", "Coupe des clubs champions", "Coupe de l'UEFA"... Tels sont leurs noms. Mon paternel m'en parlait souvent quand j'étais môme. Il prétend même les avoir vus le bougre. Syndrôme David Vincent, que ça s'appelle. Moi? Que dalle... Pourquoi suis-je né en 1978?

Mai 1988. Mon père m'annonce que je suis prêt. Prêt à voir cette demeure étrange, qui avait eu droit à un ravalement de façade 4 ans plus tôt. Elle avait bien vécu la garce, osant même des délires orgiaques en 79. Mais tout excès se paye cash comme on dit aujourd'hui dans le monde du football professionnel, et il fallait bien enlever ces rides, ces signes de fatigue, un bon lifting en somme. Alors, on lui a tiré la peau, mon père m'a dit que ça s'appelait un quart de virage. On lui a fait des implants capillaires, à ce qui paraît, ça s'appelle un toit, avec ces arches qui font bien. D'ailleurs, depuis, je lui trouve un air de ressemblance avec cette autre garce, au passé triomphant, qui se trouve porte d'Auteuil à Paname. Mais en plus modeste, province oblige. Je crois qu'elles ont le même papa en fait...

En tous cas, elle me faisait de l'oeil depuis quelques temps et l'annonce de mon père tombait à pic. Je me souviens de ce samedi comme si c'était hier. Une superbe journée de printemps, plein soleil et chaleur. Je ne pensais qu'à ça. Si on m'avait dit que j'allais prendre perpèt'... Bref, toute cette journée, je m'amusais à fantasmer sur cette demeure et sa propriétaire. Vous savez ce que c'est, à 10 ans les premiers émois, l'éveil à la sexualité, les oiseaux qui gazouillent, les catalogues "Beate Uhse" que l'on chaparde... En fait, je n'avais pas besoin de ces derniers. Enfin... Si! Mais un peu plus tard et pour d'autres raisons... Moi, je crois que ma première véritable excitation provenait de ce carton d'invitation, "le billet du match" comme l'appelait très trivialement mon paternel. Il y avait le nom de la proprio' écrit dessus, et ça mettait déjà tous mes sens en éveil maximum, ça me faisait rêver R.A.C.I.N.G... Je trouvais ça exotique et très attirant pour tout dire.

Samedi soir, soir de gala, le match des champions. Mon Racing, chef de sa caste, affronte Sochaux, chef de l'autre caste. Sochaux... J'allais vite comprendre que derrière ce nom se cachait une fille facile, aux moeurs douteuses, bien loin de la classe naturelle de ma favorite. D'ailleurs, tout est dit SO... CHAUX. Quelle vulgarité! Comme sa cousine que j'allais apprendre à connaître plus tard, une "Nelly" de la "petite maison dans la prairie" à la puissance 10, au nom de béni oui-oui METZ. Y paraît que même les curés s'en méfiaient. On disait qu'à l'époque, ils devenaient fous entre deux METZ.

Nous voici arrivés. Je la vois au loin. J'ai les jambes en coton, la gorge sèche. Mon père me tient la main. Nous approchons. J'ai l'impression que je vais tourner de l'oeil. Et... Enfin! Ca y est! Je suis en face de cette demeure. Mon père aurait dû me prévenir que ça n'était pas une simple bicoque ouverte aux quatre vents, au style dépareillé comme celle que j'avais vu le long d'une autoroute, dans une contrée hostile. Il m'avait dit "Regarde Fiston!Voici la demeure d'une autre proprio'. Ca te permettra de te faire une idée et de juger sur pièce. ". En effet, je crois que mon père voulait me préparer à ce jour et m'avait emmené dans cette région inhospitalière pour entamer mon initiation. Ca n'est que plus tard que j'ai compris que cette maison MIKIT était celle de cette catin de Metz! Well done Daddy! J'ai compris le message, à retardement certes, mais c'est ce qu'il voulait le Grand Est est définitivement Bleu et Blanc!

Assertion confirmée ce fameux samedi soir victoire 1-0 sur cette fille facile venue du Doubs. Un but inscrit par cet attaquant d'outre-rhin, aux cheveux longs mais seulement sur la nuque, et à la moustache toute teutonne. Peter Reichert, le seul et l'unique. Je me souviens aussi de la petite "sauterie" de la mi-temps, aux airs de samba. On y présentait le futur coloc' de ma préférée qui avait, lui aussi, un nom exotique Pita. L'avenir, brisé comme son tibia, sera moins radieux que prévu pour lui. Je le revois encore aux infos régionales, sur son lit d'hôpital, qu'il aura finalement plus fréquenté que la pelouse de la demeure de ma bien-aimé. Aux dernières nouvelles, il va bien. Son fils aurait trouvé un job en France, il s'appelle Rômulo je crois...

En tous cas, impossible d'oublier cette première soirée. Je n'en ai pas dormi de la nuit. Mais j'étais loin de me douter que bon nombre d'autres nuits blanches m'attendaient, pour des raisons bien souvent diamétralement opposées. Et que j'en finirai parfois à me dire que oui, j'ai la Rage de Continuer à les Soutenir...