Et trois qui font L1

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Par luyindula
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Le bonheur c'est simple comme une lettre et un chiffre : L1 © kibitz

La Metz est dite, le Racing remonte en première division un an après l'avoir quittée grâce à une victoire face à son meilleur ennemi dans une Meinau en folie. Détail également de la performance de chacun des héros.

Comme annoncé, c'est dans un Stade de la Meinau archi comble qu'a débuté ce derby tant attendu. Et d'entrée de jeu, les Messins mordaient dans le ballon, acculant quelque peu des Strasbourgeois qui semblaient partis pour retomber dans leur travers, à savoir des entames de match fantômatiques. Et dix minutes plus tard les craintes se confirmaient lorsque Cissé se retrouva face à Cassard, suite à une erreur de Strasser, mais heureusement le nominé au titre de meilleur gardien de L2 fit parler son talent. Son seul véritable arrêt de la soirée...
En effet quelques instant plus tard, c'était au tour de Mouloungui d'aller défier Marichez, sans plus de réussite, sa frappe passant à côté. La délivrance vint de Cohade (qui deux minutes auparavant avait déjà tenté sa chance), mister penalty himself, qui d'une frappe croisée de 25 mètres trouva le petit filet intérieur des cages messines. Racing : 1, Metz : 0. Las, les Grenats égalisaient pratiquement dans la foulée, Bassong trompant Cassard avec la complicité involonaire de Tum sur un coup-franc aux abords de la surface, faisant retomber l'ambiance dans les travées du stade. Racing : 1, Metz : 1. On se dit alors que Metz comme à son habitude arrive à concrétiser des demi-occasions et que la tâche s'annonce vraiment ardue. Tum ne l'entendit pas de cette oreille, et cinq minutes plus tard, certainement frustré de sa déviation malheureuse, s'en alla enrhumer son vis à vis d'une accélération non foudroyante, mais suffisante pour donner une merveille de passe à un Mouloungui qui confirmait ainsi son statut de buteur providentiel cette saison. Racing : 2, Metz : 1.
Ouf... En effet, après ces 25 premières minutes de folie, le match prit ensuite une allure plus conventionnelle, avec un Racing appliqué mais pas dangeureux. Les Messins se contentant eux essentiellement des coups de pied arrêtés pour essayer d'inquiéter les Strasbourgeois.
En deuxième période c'est surtout le stress qui se fit sentir au fil des minutes, et encore plus lorsque ce cher Hervé Tum préféra nous garder un final hitchcockien en tirant à côté des buts alors qu'il se présentait seul face au gardien. Une énorme balle de break gâchée, mais pour le plus grand bonheur du peuple alsacien, ça ne prêta pas à conséquence. La dernière frayeur se limita à un coup-franc de Cardy dans les arrêts de jeu qui se transforma en offrande pour Cassard.
Une minute plus tard monsieur Duhamel sifflait la fin de la rencontre et 27 100 spectateurs chaviraient de bonheur, direction Ligue 1.


Performance des joueurs

Stéphane Cassard (6.5) : d'entrée de match il sauve les siens en un contre un avec Papiss Cissé, trois minutes avant l'ouverture du score du Racing... Pris à contre-pied par la déviation de Tum sur le coup-franc de Bassong, il a par la suite rassuré les siens en s'imposant dans les airs, notamment en fin de rencontre sur les coups de pied arrêtés messins. Un grand gardien, assurément.

Yacine Abdessadki (8) : JPP avait dit qu'il ne réitèrerait pas l'expérience du Marocain en tant qu'arrière droit, et pourtant c'est bien à ce poste qu'on a retrouvé le numéro 10 strasbourgeois, certainement en raison de l'ènième passe décisive de Deroff à Furiani la semaine dernière. Et grand bien lui en a pris. Yacine a été omniprésent, protégeant son couloir avec à propos, tout en offrant constamment une solution sur l'aile droite lorsque Cohade repiquait dans l'axe. Il a également fait admirer à plusieurs reprises son excellent bagage technique, permettant ainsi au Racing de relancer proprement. Mention très bien, même si la saison prochaine on espère ne pas avoir besoin de lui en tant que latéral...

Habib Bellaïd (6.5) : L'international Espoir tricolore a été très costaud, se trouvant souvent au bon endroit pour intercepter les passes messines, ou pour couvrir les quelques approximations de son coéquipier luxembourgeois. Si on a peu vu le terrible duo d'attaquants grenat, c'est en grande partie grâce à sa bonne couverture et sa puissance physique. LE patron de la défense, heureux comme un gamin après la rencontre. Il aime son club et ça se sent.

Jeff Strasser (5.5) : S'il a mal débuté la partie en se trouant sur la première grosse occasion messine (même s'il se rattrappe quelque peu juste après), il a ensuite plus ou moins géré, faisant parler le métier. Des relances pas géniales et une vitesse toujours au point mort, mais malgré cela il reste l'aboyeur nécessaire à l'équipe. En Ligue 2...

Jean-Christophe Vergerolle (5) : Pas d'erreur particulière à signaler, mais rien de bien transcendant non plus, hormis un bon centre pour Mouloungui. JC a été sérieux et appliqué, mais reste assez clairement limité lorsqu'il a le ballon.

Guillaume Lacour (6.5) : Comme d'habitude, le capitaine a été exemplaire et a montré la voie à suivre, ne lâchant rien et récupérant avec brio pas mal de ballons. Offensivement il n'a guère pris de risques, préférant faire la passe à son partenaire le plus proche. Ce n'est pas le meilleur joueur du monde, mais il nous est indispensable.

Pascal Camadini (5.5) : Il devait encore avoir un peu la tête chez lui après son retour sur l'ïle de Beauté la semaine dernière, car le vétéran du milieu de terrain strasbourgeois a joué à une allure très... corse. Non pas qu'il ait traîné la jambe, mais il s'est contenté de faire son boulot, ni plus ni moins. Un travail de l'ombre néanmoins important.

Renaud Cohade (8) : Il est de retour ! Notre tireur attitré de Panenka a retrouvé son niveau de début de saison. Souvenez-vous de ce joueur qui était arrivé incognito, et qui s'est révélé immédiatement comme un maillon essentiel de l'entrejeu alsacien, tant par sa hargne que sa vision du jeu et sa technique appréciable. Et bien ce Renaud qui s'était un peu éteint depuis la trève a fait sa réapparition, et ça change tout. En effet, et en dépit de son poste de milieu droit qui ne lui convient peut-être pas à 100%, l'ancien girondin était partout. Mis en confiance par un joli sombrero suivi d'une frappe cadrée, il a retenté sa chance quelques instant plus tard, trouvant cette fois le petit filet de Marichez, faisant ainsi exulter la Meinau une première fois. Ce but l'a certainement motivé, et il a ensuite été dans tous les bons coups du RCS, sans pour autant négliger ses tâches défensives. Copie presque parfaite.

Pascal Johansen (7) : Auteur d'une très bonne première période où on l'a vu éliminer plusieurs fois de suite son vis-à-vis en faisant un double contact (à l'image de son but la saison passée), il a tout de suite donné le ton, montrant qu'il évolue actuellement à son meilleur niveau. Il a en plus bloqué son couloir aisément, et bien aidé le duo Camadini-Lacour à la récupération. Son envie de retrouver la L1 était grande, et on l'a bien resenti. Une petite baisse de régime après le repos, où il s'est plutôt attelé à défendre, mais pas de quoi râler, bien au contraire.

Hervé Tum (6) : Toujours aussi précieux comme point d'appui, le Camerounais a en plus pour une fois réussi la plupart de ses contrôles, et a su faire parler sa puissance, comme sur cette accélération avant de servir admirablement Mouloungui. En deuxième mi-temps on l'a un peu moins vu, sauf lorsqu'il manque la balle de 3-1, qui aurait pu nous coûter cher... Il est également revenu défendre à plusieurs reprises et n'a jamais abdiqué.

Eric Mouloungui (6) : La gazelle gabonnaise a d'abord manqué de réussite, soit par maladresse (face à face manqué), soit par manque de chance, comme cette tête qui frôle le poteau de Marichez... Pour autant il ne s'est pas démobilisé, et a réussi à se faufiler entre les défenseurs lorrains pour reprendre l'avantage et nous emmener en Ligue 1. Voilà bien l'essentiel. On notera aussi quelques accélérations intéressantes.
Le meilleur buteur du club a ensuite cédé sa place à un quart d'heure de la fin à Kevin Gameiro, avec le sentiment du devoir accompli.

luyindula

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