Vignettes Papini


Vignette Papini #11 : Chahir Belghazouani

08/11/2008 00:02
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Porto-Vecchio-Grenoble-Kiev-Strasbourg : c'est le curieux itinéraire de Chahir Belghazouani. De la Corse orientale à l'Alsace en passant par le Dauphiné et la Ruthénie, ce joueur n'aura jamais laissé indifférent – aussi talentueux qu'irritant, jusqu'au clash final qu'on connaît. Son style de jeu romantico-portnawak ainsi que les conditions rocambolesques de son départ resteront dans les mémoires. Passé tel une étoile filante (sur le point de s'éteindre ?) dans le ciel ménauvien, Chahir mérite, lui aussi, d'être papinisé et de rejoindre les légendes du RCS ayant déjà subi ce traitement. Dont acte.


Qualités : adepte des chevauchées waddliennes, habitué aux « nuits bleues », technique de velours.

Défauts : pratique un marquage individuel strict sur le ballon, capable de tout pour passer dans M6 Music Hits, perd facilement ses clés de voiture, licencié en histoire (pas claire).

Signe particulier : a été engagé pour assurer le quota réglementaire de joueur corse, diminué de 100% après le départ de Camadini. Son départ entraînera de facto le recrutement d'un nouveau joueur de nationalité insulaire (Camadini ?).

Geste technique maîtrisé : le dribble la tête baissée de la ligne médiane jusqu'au panneaux publicitaires nichés le long de la tribune est.

Autre geste technique maîtrisé : dodeliner nonchalamment de la tête au son des ghetto-blasta de Neuhof-City en souriant à la caméra.

Geste technique non maîtrisé : l'une de ces trois définitions du mot « passe » n'est pas connue de Chahir, sauras-tu retrouver laquelle ?
- action de passer le ballon à un coéquipier dans un sport collectif
- passage étroit pour les navires
- (trivialement) transaction tarifée avec une dame de vertu douteuse

Autre geste technique non maîtrisé : donner des explications intelligibles.

Son match référence : face à Châteauroux (2-1), il ridiculise son adversaire direct pendant toute la première mi-temps, marque un but décisif sur une inspiration géniale et parvient dans un coup de folie à dribbler la tribune est (seul le Krimmeri parviendra à stopper sa folle échappée).

Son match catastrophe : face à Troyes (0-0), Chahir s'emmêle les pinceaux, et sort la tête basse après 71 minutes de jeu en laissant la place à un autre intermittent du spectacle, Emil Gargorov. Personne ne sait alors que c'est son dernier match sous le maillot strasbourgeois.

Surnoms ridicules : FLNC ("File La Nous Cette balle") canaille historique, Ukraine de vaurien, Belgazou-gazou

Expressions idiotes :
- Chahira mieux demain
- Fumer des Belga, za nouit à la zanté (ne pas confondre avec « Belghazouani à la Santé »)
- Chahir, zut ! (ne pas confondre avec "matou ébouriffé")

Occupation favorite : regarder des films d'animation de Disney dans un célèbre lieu de perdition de la nuit strasbourgeoise (d'où la chanson : « Ah Chahir voit, Chahir voit, Chahir voit les Aristochats à la Lanterne »).

L'anecdote : son licenciement faisant suite au départ de Johansen quelques semaines plus tôt, Vivelle Dop annonce une chute de 50% de la vente de ses produits dans le Bas-Rhin.

La citation du Troyen Jean-Marc Furlan : « Je l'ai trop aimé pour ne point le Chahir ».

Son remix des Beastie Boys : « Licencié To Ill ».

Sur l'album de la comtesse : ce Chahir avec sa tête dans le clip, quel son !

Avenir possible : licencié par le RCS, il rejoint l'AS Elsau qu'il quitte rapidement pour l'AS Fresnes puis le FC Baumettes où sa technique d'évitement fait merveille. Ses qualités lui valent de rejoindre l'Allemagne (FC Spandau) puis l'Italie (Scampia Calcio, FC Mess(r)ine) où il évoluera avec Lionel Cappone et Antonio Ferrara. Mais c'est en rejoignant les Red Devils de Strangeways United qu'il se révèle aux yeux du monde, avant de finir sa carrière sous le beau maillot rayé de la Juventus de Turin.

Avenir probable : après avoir écumé tous les clubs glauques de France, d'outre-Rhin et d'outre-Quiévrain (Strasbourg, Metz, Troyes, Istres, Amiens, Wasquehal, Kickers Stuttgart, Waldhof Mannheim, Chemnitzer FC, Sporting Charleroi, Tubize, Roulers, Union Royale Namur, Zulte-Waregem), Chahir finit comme il se doit à Bolton où il compose une attaque de feu avec Matt Moussilou et Toifilou Maoulida. Chelsea le recrute alors pour son équipe 6, mais il finira licencié pour avoir participé à un clip d'Elton John.

Avenir certain : futur champion d'Evad'Sport.

Exclusif ! Les lyrics non retenus pour le morceau du Cartel 67 :

J'veux ta Cayenne-yenne-yenne
Dans mon clip-clip-clip
Chahir quand j'vois ta caisse
Ca m'rend dingue-dingue-dingue
Chahir t'es gentil, viens voir Neuhof-City
On fait un clip dans la ville de Strôssburi
Dribble dribble et move ton body...

Vignette Papini #10 : Emil Gargorov

25/01/2008 23:01
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Adieu l'Emil, on t'aimait bien...

Un joueur légendaire vient de quitter le club et bien peu s'en sont émus...
L'incroyable Emil a pourtant explosé tous les temps de passage de Pita, lequel est considéré depuis toujours comme le mètre-étalon du joueur plus talentueux à l'infirmerie que sur le terrain.

A situation exceptionnelle, décision exceptionnelle.

Réunie en assemblée extraordinaire, l'académie des Vignettes Papini a, fait sans précédent, autorisé la publication d'une vignette consacrée à un joueur ne jouant plus à Strasbourg !

Mimil papinisé à titre posthume ! C'est bien le moins que l'on pouvait faire pour lui rendre hommage, lui dont le nom scintille désormais au firmament des joueurs d'exception ayant évolué au Racing.

Bravo, Emil, et merci pour tout !


Allez hop, c'est parti :


Digest :
On en sait peu sur Mimil le Mymystérieux. Il naît le lendemain de la Saint-Valentin 1982 à Sofia, Bulgarie (et non pas à Sofia, Lorraine). Il se murmure qu'il aurait été un jour footballeur international bulgare. Nous ne disposons d'aucune autre information.

Résumé de sa carrière :
1999-2002 : SNCF Sofia
2002-2006 : CSKA Sofia
2006-2007 : CHU Strasbourg

Palmarès :
Prix de la meilleure rupture du tendon rotulien 2005
Vainqueur de la Coupe Elastoplast 2006
Champion de Bulgarie de course en déambulateur 2007

Qualités : bonne technique (excellente maîtrise de la ménisectomie), jeu très varié (sait alterner à merveille les élongations et les tendinites), bon jeu de tête (céphalées fréquentes), très créatif (inventeur de la fracture de fatigue sans fatigue)

Défauts : trop petit pour souffrir de lombalgies, trop jeune pour avoir de l'arthrose, trop bulgare pour jouer en équipe de France handisport, perd trop de ballon car il adore qu'on presse.

Signe particulier : plus souvent arrêté avec un bout de pied à tirer qu'en train de tirer un coup de pied arrêté.

Geste technique maîtrisé : le créneau les yeux fermés sur le parking du cabinet de radiologie de l'Hôpital Civil.

Geste technique non maîtrisé : passer plus de 56 minutes sur un terrain en un an et demi à Strasbourg.

Son match référence : la finale de la Coupe de l'Amicale des kinés d'Alsace 2007 au cours de laquelle il inscrit 3 buts, dont une magnifique reprise de la béquille gauche.

Son match catastrophe : il est aligné pendant 56 minutes le 18 août 2006 contre Guingamp (2-0) – il mettra 8 mois à s'en remettre.

Le sponsor maudit : c'est la première fois depuis sa création que l'ES entend parler d'une fracture d'électricité.

Surnoms ridicules : Emil et Imagerie à Résonance Magnétique, Strapping Club de Strasbourg.

Sa blague préférée : « Salut les gars, y a-t-il un Yachirurgien dans le vestiaire ? »

Son expression française favorite : rupture transfixiante du tendon du muscle supra-épineux (à prononcer en roulant les « r »)

Son film préféré : La Déchirure (inter-costale)

Son chanteur français préféré : CharlElie Suture

Son humoriste (?) français préféré : Jean-Marie Billard

Ses groupes préférés : The Cramps, Clinic

Ses groupes détestés : Placebo, Dr Feelgood

Sa cuisine préférée : la cuisine a-sciatique

Ses hobbies : se faire des entorses du ligament externe de la cheville entre deux claquages, peindre des aquarelles sur des cataplasmes, collectionner les autographes de footballeurs sur ses plâtres, battre Gameiro à Docteur Maboul.

La rumeur : il serait venu à Strasbourg uniquement parce qu'il rêvait depuis tout petit de vivre à proximité de la Clinique de la Forêt-Noire.

Le conseil du pro : en cas de mal de gorge, mais aussi de laryngite, pharyngite, rhino-pharyngite, amygdalite ou végétations adénoïdes, il n'hésite pas à pratiquer des gargarismes.

Avenir possible : un transfert en Suisse où il ne parviendra pas à s'imposer et où il restera remplaçant de luxe à Sion.

http://solere.blogs.com/photos/uncategorized/pharmacie.jpg

Vignette Papini #9 : Edgar Gnoleba Loué

15/12/2006 22:24
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Ne serait la frénésie morbide de consommation de nos contemporains, l'approche de Noël est une période propice à la paix intérieure et à l'introspection.
Tout à mes douces méditations, je n'ai pas vu les jours défiler et la date du début du mercato de janvier approcher. Quoi, le mercato commence dans quinze jours ? Je risque donc de perdre bientôt un bon client pour mes (désormais fameuses de par le monde) Vignettes Papini : notre ami Edgar Gnoleba Loué, dont le départ courant janvier est probable sinon acquis.
Vite, à mon clavier !


Digest

Rappelons tout d'abord les circonstances de l'arrivée de Loulou à Strasbourg : en janvier 2006, le Racing est (pour changer) en très mauvaise posture. L'absence de Sidi Keita (vous vous souvenez ?), gravement blessé, se fait durement ressentir.
C'est alors qu'on annonce l'arrivée d'un milieu de terrain ivoirien du Raja Casablanca répondant au doux nom d'Edgar Gnoleba Loué.
Un Ivoirien venu du Maroc : la mâchoire des plus fidèles supporters du Racing manque de se décrocher. Et pourquoi pas un Ouzbek de Chypre-Nord ou un Djiboutien de Tasmanie tant qu'on y est ? Ou pire encore, un Slovaque de Middlesbrough, voire un Bulgare de Bulgarie ?
Son patronyme laisse également perplexe : « Gnoleba » est-il son nom et « Loué » son statut contractuel ?
Le jour de son premier entraînement, tout le monde comprend la méprise : il y a eu un malentendu, ce joueur ne vient pas renforcer le RC Strasbourg mais l'AS Antillais de Strasbourg ; il aura probablement confondu la Meinau et la Musau.
Technique statique de vedette du dimanche, embonpoint sympathique et goût immodéré pour le ti-ponch : avec lui, l'AS Antillais peut viser le titre de champion d'Alsace des 3ème mi-temps.
C'est donc avec stupeur qu'on le retrouve à Monaco pour son premier match sous le maillot du Racing, au poste de milieu défense-if (défense, ivoire, ah ah ah).
Il va tout d'abord enchanter le public de la Meinau avec son style éléphantesque et ses cuisses grosses comme trois Ricardo Faty. Puis il va peu à peu disparaître de la circulation avant de se blesser, puis de devenir un spécialiste des « nuits de Stras » avec son acolyte Boka.
Ce joueur-culte a réussi l'exploit de faire plus fort que Bigard : grâce à une action dont il a le secret (voir « le geste mythique »), il a réussi à faire se plier de rire tout un stade qui n'était pas venu pour ça.
Rien que pour ça, Edgar Gnoleba Loué restera dans toutes les mémoires : quand on l'a vu jouer, on ne peut pas l'oublier.

Définitivement culte.



Qualités : physique à faire peur à un troisième ligne et à une armoire normande, spécialiste des entrechats intérieur-extérieur du pied, roi du karaoké

Défauts : allergique au Slim Fast, volume de jeu limité au rond central, footballeur professionnel

Signe particulier : Ivoirien pendant les matches, Iboibien après

Autre signe particulier : porte le seul short de taille XXXXL au Racing (et en France)

Geste mythique : le 26 février 2006, le Racing reçoit Troyes pour le duel des desperados. Les Strasbourgeois obtiennent un coup-franc bien placé à 25 mètres des buts troyens, face à la tribune Ouest. Le stade retient son souffle. Edgar Gnoleba Loué s'élance, frappe de toute ses forces... et nous sort un pauvre spitz à moitié dévissé qui va finir sa course à mi-chemin de la ligne des 16 mètres et du poteau de corner. N'ayant jamais vu à ce niveau un coup-franc autant raté, l'ensemble des spectateurs du Stade de la Meinau part dans un fou-rire inextinguible qui vaut à lui tout seul le prix de l'abonnement et le cortège de matches sinistres qui va avec. Ce geste technique restera dans les annales sous le nom de « Boulet de Loué ».

Geste technique maîtrisé : le déhanchement au son du coupé-décalé sur la piste du Nil's le dimanche matin au petit jour

Geste technique non maîtrisés : réussir à tenir 55 minutes sans crampes

Son match référence : son premier match à la Meinau face à Metz (2006), où il manque de tuer 3 pères de famille en tribune Est par une des ces frappes qui ont fait sa légende

Son match catastrophe : à peu près tous les autres

Surnoms ridicules : Edgar de l'Est, T'as d'la gnôle eh ba ?, Boka Junior

La chanson ridicule chantée par ses adversaires au poker : Ah, Loué, je te plumerai

L'expression ridicule après une soirée arrosée qui finit mal : un Loué pour un rendu

Avenir possible : reprend le rôle de Barracuda dans le remake de « L'Agence Tous Risques » réalisé par Bulle Caisson (avec José Mourinho en Hannibal, Gad Elmaleh en Fûté et Philippe Douste-Blazy en Looping).


http://www.sponsorshop.fr/images/foot/partenaires-foot/loue.bmp

http://www.ducdemayenne.fr/images/volailles/poulet_noir/poulet_no...

Vignette Papini #8 : Eric Mouloungui

21/11/2006 16:16
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L'instant Wikipedia : le moulounguisme.

Moulounguisme : courant religieux monothéiste apparu au début du XXIème siècle dans la région du Rhin supérieur. Le foyer le plus important connu est situé à Strasbourg, mais différents écrits témoignent de l'existence de communautés vivaces réparties dans toute l'Alsace.
Le moulounguisme trouve son origine dans les personnes d'Eric Mouloungui, messie et prédicateur originaire de la province de l'Ogooué-Maritime en Afrique, et de ses 10 apôtres (reconnaissables à leur tunique blanche barrée de l'inscription « Eric-tricité de Strasbourg »).

Il était écrit que le salut de l'humanité ne pourrait venir que d'un homme né à Port-Gentil.

Venu en Basse-Alsace pour évangéliser les Occidentaux, et plus particulièrement les païens adeptes de la secte racingmanne et de ses rites masochistes, Saint-Eric prêche tout d'abord pour une petite paroisse locale signalée sous le nom de Vauban. Convaincus par son enseignement, les membres de la secte racingmanne l'invitent alors à prier pour eux en leur cathédrale de Notre-Dame-de-la-Meinau. Après des débuts encourageants, Saint-Eric, tourmenté par le Malin et par ses démons, décline au point d'être aux Gabonnais absents. Le voilà chassé à coups de pierres de Notre-Dame-de-la-Meinau par ceux-là même qui l'adoraient et qui sont désormais convertis au nianguisme, au ljubojisme ou au pagisme.
Il envisage même d'intégrer l'ordre cistercien en se retirant en Bourgogne, à Gueugnon.
En l'An de Grâce 2006 après Jésus-Christ (considéré comme l'An Zéro pour les moulounguistes intégristes), Saint-Eric effectue un pèlerinage qui va changer sa vie – et la face du monde libre : parti à Odense au Danemark, Eric y entend la voix de Dieu qui lui intime l'ordre de revenir à Strasbourg.
Selon l'évangile de Saint-Renaud, Dieu lui aurait dit en substance : « Euh allo Eric, c'est Jean-Pierre, euh, reviens à Strasbourg, euh, je vais te relancer, bah absolument, et en plus je t'offre double ration de Cacolac, allez reviens, moi avec les danseuses bulgares j'y arrive plus. »
Saint-Eric revient à Strasbourg et déclenche la folie des adeptes de la secte racingmanne en accomplissant miracle sur miracle.

Ses miracles les plus connus sont :
- la multiplication des buts
- la transformation de la Tourtel des buvettes de la Meinau en Petrus 1961
- il marche sur l'eau de la piscine dans les vestiaires
- il dit à Saint-Kevin, immobilisé depuis 8 mois : « lève-toi et marque, je te fais la passe »
- il dit à Saint-Yves : « lève-toi et tacle »
- il dit à Saint-Jean-Christophe : "cours".

Au sommet de sa gloire, Saint-Eric sera capturé par les Romains (de la Lazio) et finira sa carrière de messie crucifié sur le banc de touche de l'Olympique de Marseille, comme tant d'autres avant lui.



Qualités : belle technique, revanchard, moins tatoué que Cissé, a abandonné sa couleur de cheveux douteuse, fils de Dieu.

Défauts : irrégulier, genou en plastique, trop brillant pour rester longtemps au Racing, compatriote de Cousin, admirateur de Maoulida.

Signe particulier : lors des apéros, il distribue les gâteaux apéritifs en disant : « ceci est mon corps ».

Geste technique maîtrisé : la résurrection.

Gestes techniques non maîtrisés : se faire élire joueur du mois en Ligue 2, se faire transférer au pays de la Carlsberg et du Stimorol triomphants (peur de Stig Töfting ?).

Son match référence : face à Istres en 2006, Saint-Eric multiplie les dribbles et marque dans un angle impossible avant de faire une offrande à Saint-Kevin pour le deuxième but.

Son match catastrophe : Eric touche le fond en rentrant 19 minutes face aux Norvégiens de Tromsö en 2005 sans parvenir à inscrire le moindre but.

Surnoms ridicules : Mouloungod, Guy Mouloun, Gabonnais-M, Eric The King.

Dommage : ses cheveux décolorés en blond platine seraient tellement bien allés avec ses chaussures rouges carmin.

La remarque qui tue : s'il s'était teint les cheveux en roux plutôt qu'en blond, il aurait été transféré à Auxerre (ben oui, Mouloungui roux, ça le fait).

Avenir possible : au choix
- s'il fait remonter le Racing : ouvre un restaurant africain sur la Grand'Rue
- s'il fait remporter la Ligue 1 au Racing : Président de la République du Gabon
- s'il fait remporter la Ligue des Champions au Racing : jeté vivant dans un chaudron de bronze en fusion, sa statue remplace celle de JBK sur la place Kléber rebaptisée place Mouloungui.
- s'il part à l'OM : crucifié sur la place de l'Homme-de-Fer par la secte des gargorovistes en colère.


http://www.tlfq.ulaval.ca/AXL/images/gabon.gif

Vignette Papini #7 : Jean-Christophe Devaux

09/11/2006 10:42
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Né en 1975 à Lyon, le petit Jean-Christophe est élevé comme tous les petits Gones à la rosette, aux quenelles et au pot beaujolais.
Ses pieds carrés l'amènent tout naturellement à intégrer le centre de formation de l'Olympique Lyonnais, à une époque où celui-ci n'est encore qu'un obscur club de la banlieue de Saint-Etienne.
Il débutera donc à l'OL, aux côtés de joueurs aussi mythiques qu'Eric Assadourian, Florent Laville ou Jean-Luc Sassus.
Après des débuts prometteurs où il sera présenté comme le digne successeur d'Yvon Le Roux, JCD se blesse et aura du mal à retrouver tous ses talents de bûcheron.
Il est alors prêté au club préféré de Grégory Coupet : le Serretête de Genève.
Effaré de constater que sa 306 GTI se fait gratter par tout le monde sur la voie rapide des bords du lac, Jean-Christophe ne reste que 6 mois en Suisse et décide par pur esprit anti-helvétique de rejoindre le club de la capitale de l'Union Européenne : le Racing Club de Strasbourg.
Il rit, Devaux.
Mais le pauvre Jeannot a le malheur de débarquer au Racing au début de la saison 2000-01, annus horribilis s'il en est.
Rien ne lui sera épargné : défaites humiliantes, prestations affligeantes frisant le ridicule, arrivée d'un gardien de but pesant 123 kg, victoire en Coupe de France aux tirs au but face à un redoutable équipe de troisième division, et pour couronner le tout, une relégation en Deuxième Division (déjà).
Malgré tout, Jean-Cricri se tape l'incruste en Alsace, remonte immédiatement, devient (à défaut du nouveau Beckenbauer) un solide défenseur de Ligue 1.
Il est aujourd'hui (mine de rien) le joueur le plus ancien au club (avec Captain Yass).
La calamiteuse gestion de l'après-Coupe de la Ligue par les dirigeants strasbourgeois lui permettra même de réaliser l'exploit de connaître une deuxième relégation en L2 en l'espace de 5 ans.
Les puristes du calembour pourront lui reprocher de ne pas être arrivé au club cinq ans plus tôt, afin de constituer une saignante charnière centrale Leboeuf-Devaux.
A la réflexion, non, car il convient de ne pas mettre la charrue avant Leboeuf.


Qualités : joueur de devoir, tireur de coup-franc providentiel, tacles nets et sans bavures, fidèle au club

Défauts : homme-tronc, colosse aux pieds d'argile, technique babyfootesque, relance à l'emporte-pièce.

Signe particulier : il a failli devenir international polonais. A finalement renoncé, car il n'arrivait pas à écrire correctement son nouveau nom : Jan-Krzsystof Devoszczowskiewescky.

Geste technique maîtrisé : la vérification du bon accrochage des filets des buts du Stade de France devant 80.000 témoins par envoi d'une praline pleine lucarne.

Geste technique non maîtrisé : courir en bougeant les épaules et en pliant les genoux.

Son match référence : restera à jamais la finale de la Coupe de la Ligue 2005. A part ça, difficile de sortir un match en particulier de sa monolithique carrière de racingman (où il n'a jamais eu plus de 6 dans L'Equipe).

Son match catastrophe : lors du match contre Nancy (1-3) en 2006 qui scelle définitivement la relégation du Racing, il prépare très professionnellement la nouvelle saison en se mettant au niveau Ligue 2 et en laissant Kroupi scorer 3 fois.

Surnoms ridicules : Robocop, Jean-Cricri d'amour, Sydney Polak, De-che-vaux.

Ne pas confondre : JC Decaux, c'est celui qui fait les abribus et les banquettes – JC Devaux, c'est celui qui s'assied dessus.

A noter : 16.748 personnes en France portent le nom de Devaux. Devaux figure au 205ème rang des noms les plus portés en France.

Etonnant, non ? Le nombre de matches disputés (à ce jour) cette saison par Jean-Christophe Devaux est approximativement égal au nombre de buts marqués par Haykel Gmamdia sous les couleurs du Racing.

Son disque préféré : « Q : Are We Not Men ? A : We Are Devaux “ (si quelqu'un la comprend celle-là, qu'il m'écrive, je me sentirai moins seul)

Anecdote authentique : en avril 2005, je l'ai croisé faisant ses courses avec sa femme à Cora Mundolsheim. Une semaine plus tard, il offrait la Coupe de la Ligue au Racing. L'effet Matteo ?

Avenir probable : son compère Emil Gargorov, devenu patron du Club Med Bulgarie, l'embauche comme G.O. au village-vacances de Varna at the Black Sea.

Erratum : le surnom suivant a été oublié dans la Vignette Papini # 5 consacrée à Pagalou : « Starlette Johansen ».



http://www.maxi-scooter.fr/images/maxi-scooter-entete.gif

http://pub.pagesjaunes.fr/nsapi/pmicro/AAAKBEORIMVV/101/x.gif

Vignette Papini #6 : Jean-Pierre Papin

24/10/2006 21:15
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Digest :

« Je m'appelle JPP / je suis né à Valenciennes / un jour j'ai eu un beau ballon / pour mon Noël... »

Tordons le cou à la légendaire chanson des Guignols : JPP n'est pas né à Valenciennes, mais à Boulogne-sur-Mer, patrie de Franck Ribéry – avec lequel il partage un sens subtil de l'approximation syntaxique et de l'acrobatie verbale.

L'énumération des étapes de sa carrière de joueur ressemble à un crescendo à la Bach (Jean-Sébastien, pas Jacek) : INF Vichy, Valenciennes, FC Bruges, Marseille, Milan AC, Bayern Munich.
La suite ressemble plutôt à du Obispo (oui, oui, Pascal) : Bordeaux, Guingamp, FC Bassin d'Arcachon-Cap-Ferret.

Revenons dans le détail sur cette extraordinaire carrière qui va faire de notre JPP l'un des plus grands footballeurs français de tous les temps.

Bien que formé à l'INF Vichy, il ne rejoint pas Laval mais Valenciennes, qui n'est pas sa ville natale (je le rappelle pour les distraits) mais celle où il va enquiller les buts en 2 saisons de D2 face à des formations aussi redoutables qu'Abbeville, Quimper ou Orléans, et où il va se faire remarquer par le prestigieux FC Bruges et son légendaire maillot bleu ciel – bleu nuit.
Dans la Venise du Nord, JPP ne fait pas dans la dentelle et offre aux Flamands tout sauf une saison blanche (de Bruges – ah ah) : il marque but sur but, y compris en Coupe d'Europe (à une époque où c'est encore une tradition française que de se faire éliminer par le Valur Reykjavik), et gagne le droit de participer à l'été 1986 à un stage de coiffure d'un mois au Mexique offert par Henri Michel.

A son retour du pays des sombreros et de la turista, on se l'arrache : c'est finalement l'Olympique de Marseille, sur lequel Nanard T. vient de faire main basse, qui emporte le morceau en l'extirpant in extremis des griffes monégasques.
Et c'est bien sûr au Vélodrome qu'il va devenir la star incontestée du football français : il alignera cahouètes, pralines et autres amuses bouches avec une régularité de métronome.
L'hégémonie de l'OM sur le foot français est totale, et le Cacolac coule à flot.
Il sera 5 fois de suite meilleur buteur du Championnat de France et remportera même le prestigieux Ballon d'Or européen en 1991. Il aura enfin l'immense talent de s'éclipser juste avant la fameuse saison 1992-93, et ne sera jamais rattrapé par les relents méphitiques de victoires entachées de soupçons ad eternam et d'enveloppes enterrées dans la cabane au fond du jardin.

Car en 1992, c'est un défi d'une toute autre nature qui l'attend : s'imposer au sein de la meilleure équipe du monde, le Milan AC, aux côtés du joueur le plus classieux de l'histoire du football, Marco van Basten.
JPP passe deux saisons étranges : la moitié du temps sur le banc, l'autre moitié sur le terrain à marquer des buts de folie.
Les Italiens se demandent s'il ne confond pas les mots « cannonieri » et « canelonni ».
Diminué par une bronchite qui durera deux ans et qu'il ne voudra pas soigner (je joue San Siro, qu'ils ont dit), Papin quitte le Milan AC et rejoint le Bayern de Munich.

En Bavière, JPP ne goûte guère le régime Spaten-Löwenbräu-Paulaner ; son Cacolac lui manque.
Au bout de 2 saisons ratées, il retourne en France, et c'est avec stupéfaction qu'on le découvre peroxydé sous l'immonde maillot Waïtiti des Girondins de Bordeaux.
Il reste deux ans, le temps de s'attacher à cette région, fait un dernier tour de piste sous les couleurs de Guingamp et décide qu'il est temps de se Rippozer : à 35 ans, JPP met un terme à sa carrière de footballeur professionnel.

Certains chiffres laissent rêveurs quand on les compare : Jean-Pierre Papin : 50 sélections – Frank Leboeuf : 50 sélections...

Quant à sa carrière d'entraîneur professionnel, nous pourrons tous dire avec émotion que c'est au Racing que nous l'avons vu naître.
Grâce au banco de Ginestet, qui a décidé de ne pas faire appel à l'un des habituels mercenaires qui font le tour de France des bancs de touche, mais plutôt à un jeune coach inexpérimenté à ce niveau.
On peut d'ailleurs constater que JPP n'ayant pas eu une réputation d'« entraîneur né » comme d'autres ont pu l'avoir, il n'a pas immédiatement commencé sa carrière d'entraîneur dans un club prestigieux.
Il a au moins eu le mérite de commencer par la base, en n'hésitant pas à mettre les mains dans le cambouis du monde amateur (on attend toujours que certains « entraîneurs nés » en face autant, comme par exemple un certain Laurent B. du côté de l'Olympique d'Alès...).

Vous trouverez peut-être que je n'ai pas été très « mordant » avec JPP ; mais il faut quand même rappeler que c'est le footballeur le plus prestigieux qui soit jamais passé par notre club (n'en déplaise à un certain Gilbert G. de Neudorf). Ca impressionne...

Bon, assez ciré les pompes comme ça, l'heure est venue de le tailler un peu quand même...



Qualités de joueur : seul joueur au monde à comprendre ce langage particulier qu'est le «Krissouadeule».

Défauts de joueur : a préféré faire la bise à Mitterrand plutôt que de lui rouler une pelle comme l'aurait fait Canto.

Qualités d'entraîneur : a tout de suite vu ce que Gmamdia apporterait à l'équipe professionnelle cette saison.

Défauts d'entraîneur : n'a pas tout de suite vu ce que De Gea n'apporterait pas à l'équipe professionnelle cette saison.

Signe particulier : a longtemps porté le brassard de capitaine le plus laid du football français (un genre d'immonde foulard Hermès offert par sa rombière).

Geste technique de joueur maîtrisé : s'il est un geste qu'il a maîtrisé, c'est bien celui qu'il a inventé et qui porte son nom : la papinade. Rappelons aux plus jeunes que ce geste consiste à frapper la sphère dans les positions les plus improbables et au défi de toutes les lois physiques connues à ce jour pour l'envoyer finir sa course à l'endroit exact où se rejoignent la barre transversale et le montant vertical du but.

Geste technique de joueur non maîtrisé : l'amorti de la tête de la canette vide suivi d'une reprise de volée l'envoyant directement dans le conteneur à verre (ou dans la gueule de l'envoyeur).

Geste technique d'entraîneur maîtrisé : renvoyer ses hommes à leur nullité crasse de joueurs de Ligue 2 en frappant des Exocets avec ses mocassins sous les clameurs du public de la Meinau lors des séances d'échauffement d'avant-match.

Geste technique d'entraîneur non maîtrisé : l'accroupissage dans la zone technique pour se mettre à la hauteur de son duo de catcheurs Lacour-Cohade.

Son match référence (joueur) : France-Canada (Coupe du Monde 1986) où il préserve la qualité des relations diplomatiques franco-canadiennes en évitant au match de se terminer sur un score de 8 à 0 pour la France.

Son match catastrophe (joueur) : on hésite entre la finale OM-Milan qu'il commencera sur le banc et le France-Bulgarie de sinistre mémoire qui le privera de la virée au Nouveau Monde avec Picasso et son équipe de peintres.

Son match référence (entraîneur) : en 8ème de finale de la Coupe du Sud-Médoc, la victoire en 3ème mi-temps contre le FC Surfeurs-Lacanau-Océan par 27 bouteilles d'Entre-Deux-Mers à 26.

Son match catastrophe (entraîneur) : en ¼ de finale de la Coupe du Sud-Médoc, la défaite contre l'AS Ostréiculteurs-Andernos suite à l'ingestion par ses joueurs d'huîtres pas fraîches.

Surnoms ridicules : les Guignols l'ont fait avant moi... Allez, pour le plaisir : Patator, P-A-P-1, STO, J'en Peux Plus

Avenir probable : en 2012, il dirige toujours le Racing qui reste sur sa 3ème victoire d'affilée en Ligue des Champions sous ses ordres. Son entente avec le manager général Arsène Wenger est excellente. Il refuse les offres du Bwin-Milan, du Siemens-Real et du Smirnoff-Chelsea parce qu'il « adore les bradwurcht ».



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Vignette Papini #5 : Pascal Johansen

10/10/2006 13:22
1.050 lectures
Digest :

Né en 1979 dans notre bonne ville de Kôlm'r, le jeune Pascal commence comme tous les petits Alsaciens au FC Krummschuss.

Il est vite remarqué par les SRC locaux, puis par le RCS (heureusement pour lui, il n'embrassera pas la carrière de CRS).

Sur les bords du Krimmeri, Pagalou joue bien au ballon, et le tandem mafieux Proisy-Le Roy tente de le transférer à Bolton via Jersey sans réussite.

Il est toutefois remarqué par l'OM qui le recrute (Christophe Bouchet le présentera comme un « international danois venu d'un club allemand »).

Sur la Cane-Bière, Pascal nous fait un pastis. Harcelé par Alain Perrin (surnommé « le Vieux Porc »), il se démène sur le terrain pour échapper aux avances de son entraîneur.

L'arrivée d'Anigo (le « a » n'étant pas privatif dans ce cas précis) lui sera fatale et Pascal échappe ainsi au destin de proto-Ribéry qui lui tendait pourtant les bras.

La garantie de 2 ans étant échue, l'OM renvoie le colis au Racing.

De retour dans la capitale alsacienne, le Colmarois alterne le (très) bon et le (très très) mauvais.

Le Racing dégringole en Ligue 2 ; Pagalou rêve d'un départ et est contacté par les prestigieux clubs de la Jeunesse d'Esch, des Hamrun Spartans et du SV Linx.

Grognon, notre Pascal contractera une blessure sérieuse (entorse de l'ongle de l'auriculaire gauche) qui se révélera très douloureuse jusqu'au 31 août à 23 h 59 et qui disparaîtra comme par miracle le 1er septembre à 0 h 01.


Qualités : Alsacien, technique au-dessus de celle de Deroff et de Loué réunis, boute-en-train, rapatrié de la Commanderie

Défauts : Colmarien, grognon, soupe-au-lait, impact physique digne d'un pupille asthmatique, coiffure de kackes de sous-préfecture

Signe particulier : pareil à la ligne médiane, il divise les tribunes du stade de la Meinau.

Geste technique maîtrisé : la lippe boudeuse à la Jack Malone de « FBI Portés Disparus ».

Geste technique non maîtrisé : le transfert à Guingamp (retentera ce geste difficile au prochain mercato).

Son match référence : Pagalou demande à être rebaptisé officiellement « Johaninho » après son but « do Braziou » contre Metz (2-1) en 2006 (la préfecture du Haut-Rhin s'y opposera sagement).

Son match catastrophe : sachant son transfert à l'OM imminent, il se présente en tongs et caleçon de bain Snoopy sur la pelouse du stade du Ray en 2002 (défaite 0-4).

Surnoms ridicules : l'irritable d'Issenheim, Johansen et Pirlouit, Pagalou-lé-lé.

Expression adaptée : « Nul n'est prophète en son pays » (Saint-Luc). Dans la synagogue de Nazareth, Jésus est d'abord bien accueilli : c'est un enfant du pays, il est des nôtres ! Mais la prédication se termine mal, au point que l'auditoire envisage sa mise à mort. Ne pas confondre avec « Johansen est nul en son pays ».

Avenir probable : en 2027, Pascal (128 kg), devenu président des SRC, inaugure la Wolfberger-Arena, stade ultramoderne de 120.000 places destiné à recevoir les matches de Promotion d'Excellence contre Artzenheim, Guémar et l'Entente Hirtzfelden-Obersaasheim.



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Vignette Papini #4 : Yacine Abdessadki

27/09/2006 20:48
950 lectures
Digest :

Né à Nice un 1er janvier, Yacine intègre le centre de déformation du mythique et voisin Sporting Club de Toulon et du Var (le club qui a éveillé Rolland Courbis aux subtilités de l'administration fiscale).

Vite surnommé « le Zidane de la rade », il est alors un joueur plein d'avenir (et en tout cas pas un joueur d'Hyères).

La 4.283ème faillite du SCTV l'oblige à quitter son cocon douillet : le voilà qui débarque à Strasbourg avec parka, moufles, passe-montagne et raquettes (pas idiot, il s'était renseigné sur le climat alsacien auprès du Cannois Mickaël Marsiglia).

Malheureusement, les premières apparitions de Yacine en équipe pro ne sont pas convaincantes. Le club, voulant lui signifier qu'il devait arrêter de faire le crétin, l'envoie dans les Alpes. A Grenoble, Yacine prouve qu'il n'est pas un joueur à la noix.

De retour en Alsace, Yacine s'impose enfin. A la fin de son contrat, il souhaite monnayer ses talents et s'exile à Toulouse.

Mais, 6 mois après son arrivé, Yacine, traumatisé par les maillots roses de son nouveau club et par la coiffure de Mansaré, fait des pieds et des mains pour revenir au Racing.

Le voici de retour dans un club qui a plus changé en 6 mois que l'AJ Auxerre en 30 ans. Courageux, Yacine, tel un Commandant Cousteau, décide de rester sur le navire qui s'enfonce dans les eaux fangeuses de la Ligue 2.



Qualités : teigneux, hyperactif, roi des ailes de pigeon, port altier du brassard de capitaine, look glamourous

Défauts : fashion victim, pigeon des ailes, tendance naturelle des chevilles et du melon à un gonflage excessif, collectionneur de cartons jaunes idiots, adepte de la Dhorasoo-attitude

Signe particulier : pensait jusqu'en 2004 que l'expression « Lions de l'Atlas » désignait les barres chocolatées provenant du distributeur de friandises d'un magasin de meubles de la zone commerciale de Vendenheim.

Geste technique maîtrisé : le remontage de chaussettes avant la frappe d'un corner.

Geste technique non maîtrisé : la frappe du corner faisant suite au remontage de chaussettes sus-mentionné.

Son match référence : sa prestation énorme ponctuée d'un but fantastique contre le Paris-SG (3-1) en 2005 (bon, OK, c'était Letizi, Mendy et Pierre-Fanfan en face).

Son match catastrophe : il démontre d'une manière prémonitoire son incompatibilité avec le TFC par sa performance affligeante contre Toulouse (1-4) en 2004.

Surnoms ridicules : Abdekassi de Dijon, Chèque Yacine, Abdekassine c'est ma cousine.

Avenir probable : pour conjurer le mauvais oeil toulousain, il ouvre un bar-karaoké spécialisé dans les reprises de Nougaro sur la place du Marché-Gayot et il reforme Zebda avec les membres originaux, Fodé Mansaré et Christophe Revault.

Vignette Papini #3 : Guillaume Lacour

18/09/2006 18:26
913 lectures
Digest :

Il court, il court, le Lacour.
Né en 1980 à Courbevoie (mais ç'eut pu être à La Courneuve ou à Courcouronnes), le petit Guillaume en culottes courtes court.
Il court si bien que l'Olympique Lyonnais (qui présente en ces temps préhistoriques un palmarès bien moins fourni que celui du Racing) le remarque et le fait venir du côté de la place Bellecour.
Guillaume suit son parcours, mais l'OL le juge un peu court pour la cour des grands.
Pris de cours, Guillaume appelle au secours. Le Racing entend ce cri sourd, et voici Lacour qui accourt du côté de Strasbourg.
Depuis, c'est à la Meinau qu'il court. Le « Gattuso français » est devenu un élément inamovible de l'équipe professionnelle. Sa devise pourrait être : « Les entraîneurs passent, Guillaume reste ».
Car tel est Guillaume : hors concours.


Qualités : sobriété, abnégation, polyvalence, rescapé de l'OL-Academy, éternel absent des rubriques « rumeurs de transferts ».

Défauts : technique gmamdiesque, frappe de minime, jeu aussi sexy qu'un film estonien en noir et blanc, fils spirituel de Vincent Cobos.

Signe particulier : recordman du monde du nombre de notes 5,5 obtenues dans L'Equipe.

Geste technique maîtrisé : le ratissage de ballons dans le rond central avec passe à Cassard dans la foulée.

Geste technique non maîtrisé : le sprint sur 20 mètres en moins de 47 secondes.

Son match référence : lors de la victoire à Graz (2-0) en 2005, l'air du pays de Mario Haas inspire Guillaume qui inscrit en hommage au goléador autrichien ce qui est son seul but à ce jour.

Son match catastrophe : lors du match perdu à Rennes (1-2) en 2006, il est tellement transparent que le journaliste des DNA oublie de le citer dans le compte-rendu du match.

Surnoms ridicules : Lacour de Honau, Lacour des miracles, Lacour-jet, Olivier Lacour.

Expressions idiotes :
« Faire Lacour sans tête » : signifie que le jeu de tête de Guillaume n'est pas son point fort ; peut également s'appliquer au parcours de l'Olympique Lyonnais.
« Lacour-roi de transmission » : signifie que Guillaume excelle dans le domaine de la transmission du ballon des lignes arrières aux lignes avant.
« Lacour-tisane » : je crois que je vais m'arrêter là et en prendre une, de tisane.

Avenir probable : après sa carrière de footballeur, le gentil Guillaume retrouvera ses ex-coéquipiers les gentils Alex et Pontus pour former un boys band nommé les 2-B-sounours spécialisé dans les reprises d'Abba.



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Vignette Papini #2 : Yves Deroff

08/09/2006 15:30
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Digest :

Bien que né dans une banlieue parisienne défavorisée et miséreuse (Maisons-Laffitte, au bord de la forêt de Saint-Germain), le petit Yves est doté d'un patronyme à consonance bretonne.

Et c'est donc tout à fait logiquement qu'il fait ses débuts de footballeur dans le club de la ville des Ducs de Bretagne, le FC Nantes.

Le jeune Yves a soif d'apprendre ; lors de son premier match contre l'OM, il demande à son modèle de l'époque au poste d'arrière droit de lui montrer toutes les ficelles du métier.
Résultat, Patrick Blondeau lui réduit le tibia en mille morceaux pendant la leçon n° 12 (« comment se faire respecter sur un terrain de football »).

Après une longue convalescence, Yves revient mais ne parvient plus à gagner une place de titulaire ; le Canari s'est transformé en moineau.

Le Racing, en bon pigeon, l'accueille alors à bras ouverts et Yves laboure de long en large les lignes de touches du terrain de La Meinau.
Il fait aujourd'hui partie des joueurs les plus anciens au club et est en passe de devenir un véritable joueur culte.
La Deroff attitude fait en effet des ravages dans les travées du stade auprès des jeunes filles, et même plus loin, puisque selon le journal News Of The World les Clash l'auraient contacté pour remplacer Joe Strummer et Sir Paul McCartney aurait composé en son honneur la chanson « There is only one Yves Deroff ».


Qualités : joue des deux pieds, aime tacler, adepte du jeu à la nantaise.

Défauts : mauvais des deux pieds, aime tacler la pelouse, adepte du jeu à la nantaise 2005-2006.

Geste technique maîtrisé : le centre directement sur le siège n° 6 – rang I – secteur G de la tribune ouest.

Geste technique non maîtrisé : la relance à l'aveugle par une chandelle qui s'élève à 80 mètres de haut pour retomber 6 mètres plus loin sur un joueur adverse.

Son match référence : contre Nice (3-1) en 2004, où son but digne d'un attaquant coincide avec la première victoire de la saison du Racing.

Son match catastrophe : à Sochaux (0-3) en 2003, où par solidarité confraternelle il se met au diapason de son coéquipier Dorsin.

Surnoms ridicules : Deroff de Roscoff, NoumaDeroff, Yves Kougloff.

Avenir probable : participer à l'émission « La Ferme Célébrités » n° 23 en même temps que Jean-Pierre François, Alain Tirloit et Jean-Pierre Mader.

Vignette Papini #1 : Stéphane Cassard

02/09/2006 21:15
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Digest :
Né au pays du comté et de la Peugeot triomphante, le petit Stéphane débute bien évidemment le football au sein du mythique club régional, le Football Club Sochaux-Montbéliard.
Il est tout d'abord la doublure du clown blanc Gilles Rousset, avant de former avec Stéphane Ferrand le fameux duo de comiques Ferrand et Cassard (dont s'inspireront plus tard les duos Bataille et Fontaine, Eric et Ramzy, et Alex et Pontus).

La relégation en D2 des Lionceaux l'ayant poussé à partir au Havre, Stéphane, ayant du mal à se faire au concept du maillot bicolore, évoluera pendant 2 ans à la manière d'un J.-J. Goldman « entre bleu clair et bleu foncé ».

Après cette expérience traumatisante, il signe à Montpellier où il est victime d'un nouveau malentendu : apercevant Louis Nicollin, il se fâche tout rouge en s'exclamant : « Les salauds ! Ils ont engagé Chilavert et ils ne m'ont rien dit ! ».

Vexé, il part pendant un an à Créteil et s'abonne à Eurodisney. Puis il rejoint Troyes où il s'attend à rencontrer Priam, Hector et Andromaque, mais où il ne trouve que Perrin, Bonnnevay et Hadzibegic.

C'est donc quasiment un préretraité qui se présente à la Meinau à l'été 2004, prêt à chauffer le banc et à regarder jouer l'autre petit nouveau, Rémi Vercoutre (qui remplace Dutruel qui a remplacé Fernandez qui a remplacé Chilavert qui a remplacé Debes qui a remplacé Vencel).
Mais suite à la blessure de Vercoutre (Aulas exigera 1.000.000 € de dommages et intérêts), Stéphane devient titulaire dans le but strasbourgeois, et, ô ! miracle, retrouve ses jambes de 20 ans.
Malgré une saison 2005-06 plus difficile, le Steph' semble bien calé dans les buts du Racing et son talent et sa légendaire exubérance en font l'un des joueurs les plus appréciés du public.


Qualités : sa sobriété vestimentaire, son répertoire de chansons paillardes, son âge.

Défauts : son goût pour le death-metal, son pied droit en carton, son âge.

Geste technique maîtrisé : l'arrêtage de penalties par imposition des mains sur le haut de ses cuisses.

Geste technique non maîtrisé : la sortie olmetesque à 50 mètres de ses buts devant un minime rennais.

Son match référence : contre Lyon en 2005, il empêche à lui tout seul l'armada lyonnaise de l'emporter 8 à 0.

Son match catastrophe : contre Rennes en 2005, suite à sa prestation tous les sites internet annoncent son transfert à Rennes lors du mercato.

Surnoms ridicules : Stéphane Poissard, Steph' la Cass', le Yachine de race montbéliarde.

Avenir probable : devenir l'indéboulonnable entraîneur des gardiens du Racing – ou alors si Vencel s'incruste : producteur de comté sur les hauts plateaux jurassiens.
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