ericcantona

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Dernier article du blog « Le stublog de ericcantona » :

A méditer pour beaucoup!

01/10/2013 19:47
1.516 lectures
4.0 / 5 (2 notes)
Cette évidence ne saute pas aux yeux de tous. Aimer un club c'est, toute proportion gardée (90,60,90 ?) aimer sa femme. Vous n'êtes pas très certain que c'est vous qui l'avait choisie. Elle était là. Que ce soit elle fut juste une évidence. Mais si parfaitement admise que vous vivez désormais avec. Et avec sa sculpturale silhouette certains jours. Et avec une gueule qu'elle vous fait pour un "oui" ou un "non" mal assorti mais qui vous prend au dépourvu comme un journal météo en grève le jour de l'arrivée de l'ouragan.

Il y a les jours sans (passion) et les jours avec (précisions). Il en va de même pour le Racing : on remplace jours par joueurs. Mais le samedi matin, en vous levant, en lisant le journal, après une nuit désoeuvrée ou vous consommâtes l'étroitesse du canapé plutôt que les hanches d'harmonie de votre épuisante compagne, vous découvrez que le Racing a (encore) perdu...

Putain de week-end ! Faut virer quelqu'un de votre vie. Oui mais qui ? Dans les deux cas, vous êtes tombé "dedans" (ceci n'est pas qu'une figure de style... tant pis si ça fait pas joli joli, mais c'est réel réel) quand vous étiez petit. Petit homme ou petit garçon. Petite insignifiance tant elle et lui vous ont fait grandir. Et bordel-à-cul-de-merde-de-Dieu-encore-une-fois : il n'y a qu'elle et lui qui vous font vibrer, gueuler, détester, maudire, ré accueillir, redoubler, espérer, hurler, prier, vous agenouiller, mais passionnément aimer. Aimer sans savoir pourquoi. Sans en connaitre les causes ou les raisons. Aimer à perdre la raison. A n'en savoir que faire. A n'avoir d'horizon (merci Aragon...) que le vendredi ou le samedi soir c'est selon... (la division) le droit ou l'espoir de vous émanciper de tout le reste qui ressemble tout de même souvent à de la merde, parce que ce n'est pas elle et parce que ce n'est pas lui...

J'aime pas le nabot politique bravache et bientôt revanchard qui trouva sain d'admonester cons et citoyens en leur jetant : "Si vous ne l'aimez pas, quittez là !".

Ben non. Dans la peau. A la vie, à la mort...

Et pourtant, sur ce forum rencontré tous les jours que le soleil fait, parfois ils y en a qui devraient se poser la question : "si je ne l'aime pas, je la quitte".
La ? Elle.
La passion immodérée d'un club de 107 saisons. A ceux qui depuis plusieurs années trouvent toujours à redire au nom de la sacro sainte Liberté d'expression. A toujours trouver à médire les soirs de défaite : "je vous l'avez bien dit". A ceux qui ont l'outrecuidance d'en rajouter les soirs de victoire : "je vous l'avez bien dit".

Et bien moi je vous le dis : et je vais pas me faire quelques amis. A ceux là : "Aimez là ou quittez là, votre passion du Racing". Le débat est roi. Chacun voit midi à sa porte d'autant que nous sommes affamés de moelleux résultats. Mais Diable. Positivez de temps en temps. Aimez de temps en temps. Pardonnez de temps en temps. Élaguez de temps en temps. Raisonnez de temps en temps. Bref. A l'instar de François Keller : construisez même mal, même bancal, mais touillez, de votre côté et à votre manière, pierre et cendres confondues le ciment de ce socle sans lequel le Racing n'ira guère haut, mais à l'eau, allo quoi ! Échafaudez des possibles plutôt que des critiques aussi instables que peu argumentées, iconoclastes, insensibles, aperçues du mauvais côté de la lorgnette, aveugles au nom d'une passion non maîtrise, incomprise, mais aveugle surtout, par absence d'empathie, de patience, d'abandon de ses intimes certitudes en regard de la raison d'état, c'est-à-dire de l'état d'abandon où se trouva ce club, hors quelques admirables supporters et quelques politiques malins.

Soyez amoureux comme aux plus beaux jours et aveuglés, cette fois par l'immensité de l'espoir qui nous habite : vivre toujours au côté de ce club tellement à part, tellement incompris mais tellement estimable.

Allez les bleus. Les miens sont parfois à l'âme. Ou parfois à double tranchants !