La grande séduction

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Par conan
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Victorieux 2-0 de Châteauroux, le Racing s'est montré conquérant comme rarement et a parfaitement négocié le premier gros tournant de la saison. Pour le plus grand plaisir d'une Meinau sous le charme

Pour tous ceux qui suivent la Ligue 2 de près et qui ont pu apprécier cette rencontre diffusée à la télévision sur Eurosport, le message passé hier soir à la Meinau est limpide. Le Racing Club de Strasbourg est un prétendant tout ce qu'il y a de plus légitime à la remontée en Ligue 1. Oubliées les rencontres laborieuses du début de saison, place aux choses sérieuses. Et les joueurs de Châteauroux, 5e du classement avant le match, ont dû par moment se demander ce que le Racing faisait en L2 tant sa domination a paru évidente.

Difficile de reprocher grand-chose au Racing sur cette prestation. La défense a parfaitement digérée l'intégration de deux nouveaux éléments qui effectuaient leur grande première sous le maillot bleu et blanc. Jeff Strasser s'est montré solide et tout à fait capable d'apporter une certaine sérénité à cette arrière garde qui en manquait tant. Quant à Jean-Christophe Vergerolle, bien qu'il fut un peu fébrile en début de rencontre, il a parfaitement rempli son rôle et montré qu'il pouvait tout à fait prétendre à une place au plus haut niveau. Et vu que Yves Deroff confirme de match en match sa belle forme et que Habib Bellaïd s'est montré tout simplement impérial, on peut penser que l'invincibilité à domicile (aucun but encaissé depuis le début de saison) a de beaux jours devant elle. On en oublierait presque que Arthur Boka n'est plus là...

Au milieu de terrain la paire Renaud Cohade - Guillaume Lacour est toujours aussi complémentaire, l'ancien Bordelais auteur une fois de plus d'une excellente prestation, se montrant toujours aussi propre et sérieux dans son travail. Yacine Abdessadki et Romain Gasmi ont beaucoup provoqué et parfois tenté des gestes techniques étonnants, avec un certain déchet certes, mais ils ont bien semé le trouble dans la défense Castelroussine. Et enfin l'attaque fut représentée par un Hervé Tum monstrueux d'activité et un Jeremy Perbet malin qui s'est affirmé au fil de la rencontre.

Et étant donné que cet ensemble séduisant est doté d'un coeur gros comme ça et d'un culot monstre, la belle soirée vécue était finalement prévisible.

Rapidement, la défense de Châteauroux se montre dépassée par les événements et Hervé Tum crucifie Vincent Fernandez en remportant son face à face. 1-0 au bout de 9 minutes. Le but du jeu est alors de mettre les Castelroussins définitivement KO et concrétiser au tableau d'affichage une domination évidente et un jeu bien léché. Et là le Racing pêche encore au niveau de l'efficacité, mais bon, nul n'est parfait en ce bas monde... Il parait vain d'énumérer une liste exhaustive des occasions manquées. On notera simplement en vrac une belle frappe de Vergerolle, un drôle de gri-gri de Perbet qui tourne en bourrique Vincent Fernandez, un face à face manqué par Tum, un arrêt réflexe de Fernandez sur une reprise acrobatique de Perbet, ou bien une énorme occasion de Mouloungui, entré en cours de jeu, qui vient mourir à 8 centimètres du poteau. Le tout sans compter la tonne de belles actions collectives qui enthousiasme la Meinau.

Tout cela est bien beau, mais le score est toujours à 1-0 et le Racing n'est nullement à l'abri d'un coup de poignard de Châteauroux. Même si Cassard n'est sollicité pour la première fois seulement bien après l'heure de jeu, les « oranges » n'ont jamais abdiqué et se créent quelques situations délicates, notamment sur corner. Cette angoisse et ce suspens ajoutent du piment à cette très belle rencontre.

Mais finalement, la Meinau a droit à un joli happy end, grâce à Dimitar Rangelov, peut être le plus brave parmi les braves et équipier exemplaire qui accepte sans broncher son rôle de joker de luxe. Entré une nouvelle fois au coeur de la seconde période, il chipe un ballon à Vincent Fernandez parti à l'aventure loin de sa surface et d'une petite frappe à raz de terre parvient à libérer son équipe qui peut définitivement exprimer sa liesse devant un Kop aux anges.

« C'est avec le coeur que nous gagnerons » proclamait la campagne de publicité pour les abonnements. Cette rencontre illustre parfaitement la volonté de l'équipe dirigeante : un Racing vaillant pratiquant un jeu bien léché. Pourvu que cela dure, mais des soirées telles que celle là, on ne demande que cela !

conan

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