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Bon gré, Congré

01/07/2021 23:00
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Confronté à un beau chantier pour reconstruire son secteur défensif, le Racing a fait le choix de l'expérience en attirant Daniel Congré, 36 ans et plus de 500 matchs professionnels au compteur.
L'été 2021 est placé sous le signe du grand chambardement au Racing. Après avoir tourné la (belle) page Thierry Laurey pour entamer un nouveau chapitre sous la plume de Julien Stéphan, le club doit aussi rebâtir un effectif après le départ de nombreux joueurs et surtout, la volonté de l'ancien coach rennais de disposer d'éléments capables d'appliquer ses principes. Si le secteur offensif paraît plutôt bien garni, bien que l'un ou l'autre renfort permettrait d'apporter un peu plus de variété, la défense paraît aujourd'hui être le chantier majeur. Après avoir vendu Mohamed Simakan, laisser partir Lamine Koné, Ismaïl Aaneba, Duplexe Tchamba et Lionel Carole, Strasbourg a aussi ouvert la porte à son capitaine Stefan Mitrovic, qui a mis les voiles direction Getafe, en Espagne. Pour accompagner les "survivants" Anthony Caci et Alexander Djiku, outre les jeunes Marvin Senaya et Marvin Elimbi (Maxime Bastian étant lui déjà parti en prêt à Annecy), le RCS a déjà misé sur le jeune latéral droit Karol Fila. Mais dans toute construction, il faut un élément porteur, solide, sur lequel peut se reposer le reste de l'équipe. Et pour cela, quoi de mieux qu'un joueur qui pèse 17 saisons professionnelles et plus de 500 matchs ? Libre de tout contrat à 36 ans, après un bail de neuf saisons à Montpellier, Daniel Congré sera donc chargé d'accompagner ses coéquipiers de l'arrière garde, que ce soit dans le onze de départ, depuis le banc ou tout simplement au quotidien.

Forcément, pour relater une telle carrière en Ligue 1, il faut se replonger dans un temps où Istres et son attaque Saïfi-Bakayoko affrontait l'AC Ajaccio, Bastia, Sochaux ou encore Auxerre en première division, où Lyon marchait sur la France et l'Europe (même s'il n'y avait pas penalty sur Nilmar) et où le PSG plafonnait à seulement deux titres de champion de France. En ce temps là, le duo Niang-Pagis enchantait le public de la Meinau. Bref, un temps que la génération Racing n'a pas vraiment connu, mais c'est dans ce contexte que Daniel Congré a fait ses premiers pas dans le monde professionnel. Né à Toulouse et élevé dans le quartier de la Terrasse, il début le football à Quint-Fonsegrives, où son père est entraîneur, avant de rejoindre le centre de formation du TFC dès l'âge de dix ans, en benjamins. Le pitchoune y trouve rapidement sa place puisque ses entraîneurs lui confient le brassard de capitaine dès sa première année U14. Grande promesse du club, qui se recontruit autour de sa formation après son redressement judiciaire de 2001, Congré intègre l'équipe réserve dès l'âge de 17 ans, tout en poursuivant ses études en parallèle, qui le mèneront jusqu'à un DEUG en économie et gestion. A l'automne 2004, il fait ses premières apparitions en L1 sur une feuille de match, avant d'entrer en jeu face à Rennes, en remplacement de François Clerc. Des débuts à droite, lui le défenseur central de formation, « mais j'ai déjà joué latéral, y compris chez les jeunes. Ma polyvalence me sert. Les automatismes reviennent facilement. ça ne me dérange pas. Je ne suis pas en position d'exiger un poste précis, mon poste est celui où le coach me met. J'aurai ma chance dans l'axe à un moment ou à un autre. » Ce ne sera pas pour cette première saison, mais Daniel Congré l'achève tout de même avec 23 matchs de L1 et une place de titulaire validé, même si ce fut au sein d'une équipe en grande difficultés lors de la fin d'exercice (huit défaites lors des huit derniers matchs). En parallèle, il a également découvert l'équipe de France espoirs, remportant même le tournoi de Toulon face au Portugal, en compagnie notamment de Steve Mandanda et de Nicolas Fauvergue.

Les trois saisons suivantes sont moins prometteuses, la faute à de nombreuses blessures, alors même que Toulouse connait une période d'euphorie, avec une troisième place en championnat en 2007, épopée à laquelle contribue tout de même Congré lors de la seconde partie de saison. Il faut attendre l'été 2008 pour voir le joueur à 100% physiquement, laissant derrière lui tous ses pépins de santé. Dès lors, celui qui alterne toujours entre le poste de latéral droit et la défense centrale s'impose définitivement comme un cadre, mieux, comme une valeur sûre de L1. En 2011, Alain Casanova le nomme même capitaine et l'installe définitivement dans l'axe, après le départ de Mauro Cetto. Congré confirme qu'à 27 ans, il a désormais atteint sa pleine mesure, lui qui chiffre déjà 200 matchs au haut niveau. Le moment idéal donc pour franchir un cap, et c'est Montpellier, tout juste champion de France, qui va lui offrir ce nouveau défi.

Après 17 ans passés sous le maillot violet, le défenseur assume son choix : « je considère que c’était le moment de partir pour moi. C’est une très grande joie de connaître autre chose, un autre challenge. Je suis très content de ce que j’ai accompli avec le Téfécé, mais aujourd’hui, ça y est, la page est tournée. Montpellier est apparu comme une évidence. Quand le champion de France en titre te témoigne de l’intérêt, c’est difficile de rester insensible. Et l’opportunité de disputer la Ligue des champions… Comment passer à côté ? » Plus gros transfert de l'histoire de Montpellier à ce moment-là (environ 5M€), Daniel Congré arrive avec une certaine pression et ne parvient pas à l'assumer lors de ses premiers mois. Baladé entre les deux côtés de la défense et l'axe par un René Girard à la recherche de la bonne formule avec Hilton, Yanga-Mbiwa et El Kaoutari, le Toulousain est parfois raillé par ses nouveaux supporters. Il parvient tout de même par retrouver la confiance, en enchaînant les titularisations.

Et comme à Toulouse, Daniel Congré s'installe, sans faire de bruit, et enchaîne les saisons pleines, échappant aux blessures, mis à part lors de la saison 2016/2017 où il a été victime d'une élongation puis d'une entorse à la cheville. En compagnie de son inusable coéquipier Hilton, il forme la charnière la plus expérimentée du championnat, puisque constituée des deux joueurs les plus capés de L1. Un vécu qui lui permet bien appréhender l'évolution du niveau du championnat : « la L1 de quand j'ai commencé est très différente de celle d'aujourd'hui, ce changement est flagrant. De temps en temps, je m'amuse même à regarder certains matchs du début de ma carrière et le ryhtme de jeu n'est pas du tout le même. Aujourd'hui, tout va beaucoup plus vite, il y a toujours plus d'impact. » Si la vitesse de ses 20 ans lui a permis de s'imposer sur le flanc droit, le poids des années l'a obligé à adapter son jeu, en développant d'autres qualités comme « le sens de l'anticipation et la vision du jeu, qui sont des éléments importants, surtout en phase défensive. Se retrouver face à des attaquants qui vont à 10 000 à l'heure oblige à trouver des parades et l'anticipation et le placement en font partie. » Daniel Congré est donc aujourd'hui un défenseur plus sobre, jouant sur son placement, et privilégiant l'interception (près de deux par match la saison passée) au duel, le dégagement à l'ancienne à la relance courte sous pression. En lui offrant un contrat d'une saison, le Racing a clairement voulu disposer d'un élément fiable, qui ne fera pas de vagues, et qui saura être un leader, voire un guide, pour les nombreux jeunes de l'effectif, dont certains étaient à peine à l'école maternelle lorsqu'il a débuté en L1.

Citations issues de La Dépêche, So Foot et du site officiel du MHSC.