RCS - Lorient, côté tribunes

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Côté tribunes
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Par guigues
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© chrisneudorf

Parce que les générations futures voudront comprendre comment le Racing a pu être relégable à la trêve en plein mois de novembre, il fallait un côté tribunes de ce match face à Lorient.

Sans jeu avec maux


Lorient, c’est l’un des adversaires préférés des cruciverbistes, personnes aimant les mots croisés mais aussi les jeux de mots. Tant avant qu’après le match, le cœur n’y est pas, c’est donc un résumé froid et efficace qui s’annonce. Tout le contraire de ce Racing 2022. Il fait d’ailleurs plutôt froid en ce dimanche après-midi qui clôture la 15ème journée du championnat de France. Comme de nombreux fans du Racing, je me rends à la Meinau par acquit de conscience et sans grand enthousiasme, les quatorze premières ont été, dans leur ensemble, pénibles et si l’horaire quoiqu’anodin est plus pratique, il me tarde de refermer la page RCS 2022 des DNA en attendant des jours meilleurs. Il y a tout de même du monde devant les portes du stade. J’entre assez tôt pour faire un petit tour et découvrir que le parvis derrière la tribune Nord dispose désormais de nombreux stands et animations qui m’avaient jusque-là échappé. Un célèbre stubiste se faire d’ailleurs tirer le portrait devant la tribune par la presse écrite mais chut ! Je n’en dirais pas plus.

Après l’infamie vécue en première période en Corse, tout le monde s’attend à ce que la Meinau retrouve son côté frondeur et siffleur. Certains l’ont oublié, d’autres pas, mais elle en a toujours été capable pour le meilleur comme pour le pire. Surtout le pire. Il n’en sera rien même si le message des UB90 est clair à l’échauffement : « Fini les blablas, on veut des résultats ». Écriture rouge sur fond blanc, fini de rigoler. Pas d’applaudissement ni d’encouragements pendant que les joueurs se préparent.

Au coup d’envoi, un superbe voile plastique recouvre la tribune Ouest avec une impression « Ultra Boys 90 Strasbourg ». Le championnat continue malgré la position de relégable, les chants reprennent, il y a trois points à aller chercher. C’est en substance le message des capos qui demande à la tribune la même chose qui est demandée aux joueurs : sortir le Racing de là. 10 minutes de jeu, de chants et un but plus tard une seconde banderole apparait : « Joueurs, staff, dirigeants, sortez-nous de ce merdier ». Le kop continue toujours et encore de pousser les siens et même si la première mi-temps est médiocre, la bronca annoncée n’a pas lieu. Tout juste des sifflets plus que normaux lorsque l’arbitre renvoie les 22 joueurs aux vestiaires.

Des espoirs ?


La seconde période part sur de meilleure base même si certains fidèles préfèrent déguster une tarte flambée devant l’écran géant sur le parvis. La Meinau pousse jusqu’à la miraculeuse égalisation et comme tant de fois cette année elle se prend à rêver à une fin de match ou les Bleus accrocheraient ces trois points qui nous font tellement défaut. Malgré un public au niveau, c’est encore une fois un match nul qui ne fait pas nos affaires au classement et qui sanctionne l’indigence dominante sur l’ensemble de la partie.

Faut-il voir le verre à moitié plein ou celui à moitié vide ? En tout cas les supporteurs alsaciens devront attendre la nouvelle année pour enfin pouvoir sabrer le champagne pour une victoire à domicile. Une banderole fait d’ailleurs référence aux matchs programmés pour la reprise du championnat : « Programmation du 01/02 janvier : les supporters français ont déjà la gueule de bois. ». Cette programmation éclatée allant jusqu’à proposer des matchs le lundi 2 janvier à 15h démontre une fois de plus le mépris des instances et des diffuseurs pour les spectateurs allant au stade. A l’heure d’une pseudo coupe du monde en décembre, des scandales à répétitions à la FFF, d’une direction de la LFP sans boussole, il est vraiment temps que le football français se remette en question. Il n’est pas le seul.

guigues

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