Piégés !

Note
0.0 / 5 (0 note)
Date
Catégorie
Après-match
Lectures
Lu 1.853 fois
Auteur(s)
Par strohteam
Commentaires
2 comm.
a-0021.jpg
Loïc Damour © denisub90

Coup d'arrêt à domicile pour le Racing, tombé sur un équipe amiénoise nettement plus vicieuse.

Premier match dans un temps vraiment hivernal de la saison, avec le retour de la neige qui tombe drue lors de l'échauffement mais cessera peu avant le début de la rencontre. Au coup d'envoi, les Ultra Boys 90 déploient un très beau voile mettant en valeur l'architecture strasbourgeoise pour célébrer leurs vingt ans.

Le match débute sur un bon rythme et se révèle plutôt plaisant compte tenu des conditions. Les deux équipes se donnent, le ballon circule assez rapidement d'un camp à l'autre et on constate d'emblée que les hommes de Ludovic Batelli sont très agressifs, ce qui contraste avec l'attitude plutôt bonhomme des équipes entrevues dernièrement à la Meinau. Le coach amiénois n'aime pas le RCS, c'est un euphémisme, et a sans doute chauffé ses troupes au préalable. Les Blancs ne rechignent en tous cas pas au contact, et prennent un premier jaune dès la 17'.

Une partie vivante donc mais il manque, comme d'habitude en National, les occasions franches puisque les deux équipes ne cadrent quasiment aucun tir. Il faut attendre un beau débordement de Loïc Damour, stoppé irrégulièrement, pour que la rencontre se débride vraiment. Ali-Azouz Mathlouthi transforme le penalty et le Racing mène 1-0 (41').

Le passage aux vestiaires ne change globalement pas la physionomie de la rencontre, que les Strasbourgeois semblent contrôler. Pourtant, sur une action anodine au départ, Lamine Djaballah enrhume la défense strasbourgeoise et remet pour Belkacem Zobiri qui n'a aucun mal à marquer au milieu d'une arrière garde alsacienne subitement prise de panique.

Le partage des points semble satisfaire Amiens qui va très vite sombrer dans un anti-jeu des plus primaires. Les joueurs de touche refusent les ballons offerts par les ramasseurs de balle, Landry Bonnefoy nettoie ses chaussures à chaque dégagement et le moindre contact provoque le sketch habituel de l'agonie d'Harpagon. Les Strasbourgeois ont le très grand tort de céder aux provocations, multipliant les gestes d'énervement et les contestations en tous genre. Visiblement moins concentrés, il ne parviennent pas à tirer avantage des multiples corners et coup-francs qu'ils se procurent. Parfois débordé, les Picards compensent par une agressivité redoublée, et souvent à la la limite. Les remplacements n'apportent pas le déclic escompté par Laurent Fournier et même l'expulsion d'Abdellah Kharbouchi ne change pas radicalement la donne. Le match se conclut, de façon très hachée, sur un nul.

Le scénario de la rencontre est forcément frustrant pour les Strasbourgeois, qui n'ont pas mégoté leurs efforts et ont été auteurs d'une sortie honorable. Mais ce match face à Amiens était aussi l'occasion de constater une fois de plus, s'il en était besoin, les limites de l'effectif strasbourgeois version 2010/2011. Sans gaucher hormis Sikimic sur le terrain au coup d'envoi et sans spécialiste des coups de pied arrêtés, le Racing a manqué de solutions, et ce d'autant plus que quelques blessures suffisent à réduire à peu de chose sa profondeur de banc. Les rencontres comme celle du jour se gagnent avec un peu de vice et de vista, les Bleus manquent des deux. Et le black-out complet observé par le club à propos de la décision de la DNCG n'incite pas à l'optimisme quant à la possibilité de renforcer un effectif bien mal taillé pour jouer la montée en Ligue 2.

strohteam

Commentaires (2)

Flux RSS 2 messages · 609 lectures · Premier message par zottel · Dernier message par fuchsi

Commenter