Enfin des buts !

Note
0.0 / 5 (0 note)
Date
Catégorie
Après-match
Lectures
Lu 1.454 fois
Auteur(s)
Par fremen-bleu
Commentaires
0 comm.
StrasL1-0035.jpg
Alex Farnerud héros d'un soir, confirmation en championnat ? © Karim Chergui

C'est dans une Meinau quasi déserte que le Racing s'est débarrassé en fin d'après-midi de Nancy sur le score sans appel de 4 à 0. Le début d'une belle aventure ?

La température glaciale, le classement en championnat, la douche froide de ce mercredi, la concurrence de la retransmission à la radio ou encore le prix des places, on pourrait trouver de nombreuses explications au désintérêt du public pour ce 32ème de finale de coupe de France. On annoncera finalement une affluence de 4190 courageux pour cette revanche de la 18ème journée de championnat. Une fois n'est pas coutume les absents auront eu tort...

Stéphane Cassard retrouve, au moins l'espace d'une partie, sa place dans les buts, tandis qu'Habib Bellaïd remplace Haggui parti à la CAN. L'animation offensive est largement remaniée par rapport au match de Lyon, Ulrich Le Pen et Amara Diané étant placés en soutien du jeune Kévin Gameiro lancé en pointe. Une composition sans grande surprise, Jacky Duguépéroux devant composer avec les absences et la succession de matchs cruciaux à venir. De son côté, Pablo Correa a profité de cette rencontre sans enjeu capital pour faire une revue d'effectif.

Si l'on n'entend que les supporters nancéens dans une Meinau qui sonne creux (les associations de supporters du kop ayant décidé de ne pas animer les tribunes), ce sont bien les Strasbourgeois qui prennent le match à leur compte dans les premières minutes de jeu. Il parviennent même à se montrer dangereux à plusieurs reprises. A l'image d'un Le Pen remuant, le Racing semble plein de bonnes intentions sans toutefois arriver à concrétiser ses opportunités et à tromper Sorin. La partie devient plus équilibrée par la suite, les Nancéens réussissant à faire frissonner le maigre public. La faute à des Alsaciens capables de quelques jolis enchaînements, de belles récupérations de balles, vites effacés par de trop nombreuses pertes de balles, contrôles ratés... Ce sont donc une fois de plus les sifflets qui raccompagnent les Strasbourgeois aux vestiaires au terme d'une première mi-temps loin d'être palpitante, les deux équipes hésitant visiblement à trop se livrer.

Pontus Farnerud est remplacé par son frère Alex dès le retour des vestiaires, changement révélateur de la volonté de débloquer enfin la situation. Pas évident pour une équipe qui reste en championnat sur près de 600 minutes sans inscrire le moindre but devant son public. Si le match semble enfin se débrider, il faudra attendre la 60ème minute pour voir Gameiro ouvrir la marque sur une belle frappe après un une-deux avec Diané. Un but qui se traduit par une explosion de joie des joueurs venant se jeter devant le virage, image des plus rares cette saison. Nancy aura par deux fois l'occasion de revenir au score sur un face à face manqué de Chouleur face à Cassard puis sur coup-franc. Mais ce sont les Strasbourgeois désormais plus libérés qui se montrent de plus en plus pressants. Les occasions de tuer le match s'enchaînent jusqu'à ce qu'Alex, esseulé sur le côté gauche, ne trompe le portier lorrain d'une petite balle piquée (75ème). Il ne peut désormais plus rien arriver à une équipe qui semble même avoir retrouvé quelques faveurs auprès du public. Les bleus déroulent et Gameiro opportuniste inscrit d'une tête à bout portant son quatrième but sous le maillot du Racing (80ème). Enfin, à la 87ème minute, Alexander Farnerud, lancé dans la profondeur, réalise lui aussi le doublé en fusillant le gardien adverse. 4-0 au coup de sifflet final, mission accomplie, le début d'une belle aventure ? Les Strasbourgeois connaîtront mercredi leur adversaire des 16èmes de finale. Le Racing est à seulement quatre match d'une nouvelle finale au stade de France, et en coupe rien n'est impossible pour cette équipe là...

Appliqué et solide en défense, le Racing a, sans forcément réaliser le match parfait, rendue sa meilleure copie depuis bien longtemps. Dans les circonstances actuelles (« affaire » Pagis, absence de Gmamdia, etc.) Gameiro, qui a une nouvelle fois fait étalage de ses qualités de buteur, devrait se voir offrir un temps de jeu plus conséquent en championnat. Le Racing, Alex Farnerud en tête, a une fois de plus fait honneur à sa réputation d'équipe de coupe (même s'il passe le premier tour de coupe de France pour la première fois depuis la saison 2001-2002). L'urgence est pourtant ailleurs, dans un championnat où l'on ne sait plus trop s'il on a encore le droit d'y croire. Quoi qu'il en soit, déclic ou simple feu de paille, les coéquipiers de Gameiro ne pouvaient rêver meilleure manière de préparer une semaine décisive avec un déplacement mercredi à Monaco et la réception du rival Messin trois jours plus tard.

fremen-bleu

Commentaires (0)

Flux RSS
  • Aucun message pour l'instant.

Commenter