Economie


Disque-Les téléchargements illégaux à nouveau dénoncés

23/01/2007 19:57
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Alors que les producteurs avaient cru à une quasi stabilisation en 2005, la crise du disque à pris une nouvelle ampleur en 2006, avec un marché français en chute libre.

En 2005, le marché de gros des ventes physiques (CD, DVD,etc) n'avait baissé "que" de 3%, baisse quasiment compensée par le numérique (internet et téléphonie mobile). Mais les résultats de 2006 ont très désagréablement surpris la filière. En valeur, les ventes physiques ont perdu 12,4%, pour représenter 819,2 millions d'euros (-116 millions de chiffres d'affaires).

Parallèlement le marché numérique est en hausse de 42% et se monte à 43,5 millions d'euros (+13 millions de chiffres d'affaires), mais il est loin de compenser la crise des ventes physiques.

Depuis 2002, le marché à perdu 34% de sa valeur, soit 440 millions d'euros. Et cette chute se ressent du point de vue social: selon le Snep, les effectifs des maisons de disques ont baissés de 30% depuis 2002, passant de 3300 à 2000 personnes. Au total, les producteurs estiment que la filière musicale a perdu 30 000 emplois en quatre ans (de 100 000 à 70 000) et risque de souffrir encore plus si la crise se poursuit.

Dans ce marasme, la production francophone a mieux résisté que la production internationale. Entre 2002 et 2006, sa part est passée de 62 à 67% dans les ventes de disques de variété et de 17 à 33% dans les ventes d'albums en général.

Comme c'est le cas depuis qu'elle a commencé, les producteurs imputent cette crise à "la concurrence déloyale des échanges illégaux de titres en P2P", et le Snep a souligné que "seulement 5% de la consommation de musique en ligne est acquise légalement".

Les producteurs veulent cependant voir quelques signes encourageants. D'abord le développement du téléchargement légal sur internet, même si la France est en retard par rapport a d'autres marchés. Ensuite la multiplication par quatre des revenus de la téléphonie mobile en deux ans (6,6 millions d'euros en 2004, 26,4 millions en 2006. Enfin le dynamisme de la production francophone: les dix meilleures ventes d'albums de l'année 2006 sont francophones, un classement dominé par la rappeuse Diam's.

Pour tenter de redresser la barre en 2007, les producteurs ont établi des priorités: parmi les plus spectaculaires, ils veulent que les quotas de musique française à la radio soient augmentés de 40 à 60% et réclament un moratoire sur l'application de la TVA à 19,6% sur la musique numérique.

Hier, les casseurs aussi étaient de sortie.

24/03/2006 07:19
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"Normalement, une manifestation est censée être pacifique..." La fonctionnaire de police qui recueille ma plainte, semble désolée. Hier, la manifestation anti-CPE qui a reuni à Paris des dizaines de milliers de Lycéens et d'étudiants n'a rien eu de "normal". Des magasins ont été pillés, des voitures cassées, une porte d'immeuble près de l'Esplanade des Invalides, la ou s'est achevé le défilé, a été incendiée et les pompiers ont été pris à partie. Et tout le long du cortège, les agressions se sont multipliées.

Les personnes isolées en danger.

De témoin, j'ai été victime. Sans grand dommage. Je téléphonais, puis plus rien. Un coup de poing venait de faire voler mon portable dans les airs. Je n'ai rien vu venir. Le puncheur, un jeune noir d'à peine 14 ans est arrivé dans mon dos. L'un de ses acolytes, guère plus âgé, m'a poussé contre un mur et deux autres se sont précipités sur le téléphone pour le ramasser. Ils sont repartis se fondre dans la masse comme ils étaient venus, en courant, sous le regard mi-inquiet, mi-dubitatif des manifestants. Difficile de les poursuivre, impossible de les identifier. Une certitude: contrairement à la quasi-totalité des jeunes venus crier leur opposition au CPE sans violence, ceux-ci étaient là pour casser et voler. Dès 13h30 sur la place d'Italie, ou avait lieu le départ de la manifestation, ces évenements étaient prévisibles. Capuche sur le crâne, echarpe au tour du visage et bâtons à la main, des bandes attendaient l'occasion pour en découdre. Telles des volées de rapaces, elles se sont ensuite abattues sur les personnes plus ou moins isolées. Conscientes du danger, les délégations de Lycéens et d'Etudiants ont tenté de s'organiser: des chaînes humaines encadraient le cortège. Mais cela n'a pas toujours suffi. Les voyous très mobiles et diablement organisés, se sont faufilés. Au beau milieu du cortège, l'un d'eux tente ainsi d'arracher le sac d'un adulte. L'homme ne se laisse pas faire, des coups de poing sont échangés. Voyant que l'affaire s'annonce mal engagée, l'agresseur sort de sa poche une lame. Des policiers en civils, infiltrés dans la foule, s'en aperçoivent. Manu militari, l'un d'eux se jette sur lui et le désarme, tandis que ses collègues maintiennent un périmètre de sécurité a l'aide de matraques téléscopiques. Mais les forces de l'ordre n'ont pu être partout en même temps. Dans la salle d'attente de "mon" commissariat, un jeune homme avec un gros pansement sur le front raconte: "Je me dirigeais vers une bouche de métro, ils me sont tombés dessus à une vingtaine, m'ont frappé et fait les poches..."Hier 420 personnes ont été interpellées en France en marge des manifestations, dont 141 après les violents heurts entre forces de l'ordre et casseurs sur l'Esplanade des Invalides.

Source: L'Alsace.

Le contrat première embauche dans le détail.

13/03/2006 09:30
304 lectures
Le contrat première embauche, dont Dominique de Villepin a affirmé hier qi'il s'appliquerait, est un CDI débutant par une période de deux ans au cours de laquelle le salarié peut être licensié sans justification. Le CPE, définitivement adopté jeudi par le parlement, mais sur lequel le Conseil Constitutionnel doit encore se prononcer, sera ouvert à tous les jeunes de moins de 26 ans embauchés dans une entreprise de plus de 20 salariés, quel que soit leur niveau de qualification. Il s'agit d'un contrat a durée indéterminée, mais comme le contrat nouvelles embauches(CNE, crée en Aout 2005 et réservé aux entreprises de 20 salariés maximum, sans critères d'âge,) il débutera par une période de consolidation de l'emploi au cours de laquelle l'employeur pourra à tout moment licencier son salarié sans avoir à justifier sa décision. Cette période sera d'une durée maximale de deux ans, mais les stages, les contrats à durée déterminée et les périodes de formation en alternance(apprentissage
contrats de professionnalisation...) qui auront auparavant été effectués dans l'entreprise en seront décomptés. En cas de licenciement, le salarié présent depuis au moins un mois dans l'entreprise, bénéficiera
d'un préavis de deux semaines pour un contrat conclu depuis moins de six mois et d'un mois pour un contrat conclu depuis au moins six mois. L'employeur versera une indemnité égale à 8% de sa rémunération brute au salarié licencié et une contribution egale à 2% de la rémunération brute aux ASSEDIC. En cas de rupture du CPE après quatre mois de travail, le jeune,
s'il n'a pas suffisament cotisé pour bénéficier d'une allocation chômage, aura droit pendant deux mois a une allocation forfaitaire de 16,40 euro par jour(460 euros par mois). en cas de licenciement durant ces deux premières années, un nouveau CPE entre le même employeur et le même salarié pourra être conclu après un délai de carence de trois mois. Dans le cadre du CPE, le droit individuel a la formation s'ouvrira dès la fin du premier mois, au lieu d'un an pour les autres contrats. Enfin, pour faciliter l'accès au logement des salariés en CPE, le dispositif du Locapass, qui offre un étalement du paiement de la caution, leur sera proposé systématiquement dès la signature du contrat.

Source: L'Alsace.
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