Ensemble, parlons mieux la France
Flux RSS 59 messages · 1.882 lectures · Premier message par marc · Dernier message par paplo
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conanJe le concéde, je suis parfois un peu jocrisse et ca me joue des tours... -
Mais je ne te reproche rien et tu gardes mon estime car le jocrisse est débonnaire et est incapable de jeanfoutreries...
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Je suis on ne peut plus d'accord avec toi! J'apprécie l'initiative mais n'ai pas dit que la sauvegarde de chacun des mots cités devait devenir grande cause nationale...il semble clair que "fla fla" est devenu quelque peu désuet...Par contre, j'étais assez étonné de voir, par exemple, que "clampin" avait été sorti des dictionnaires. C'est en effet un mot que j'utilise parfois et que j'entends également autour de moi. Ce qui m'ennerve, c'est l'adoption de pseudo nouveaux mots qui n'ont aucune place dans la langue française, par exemple: "kiffer". On a déjà quelques termes qui retranscrivent très bien l'idée que ce mot entend porter. Une langue évolue, des mots disparaissent, d'autres apparaissent ( par formation de néologismes ou emprunt à des langues étrangères) et c'est très bien! C'est très mauvais quand cette évolution est synonyme d'appauvrissement par une réduction des termes utilisés par les individus car cela veut dire que la langue se meurt...et je crains que c'est dans cette voie que nous soyons actuellement! J'avais d'ailleurs vu une étude en ce sens (je ne me souviens malheureusement plus qui l'avait faite) qui soulignait cette réduction du lexique courant des personnes parlant le français. Donc, si cette initiative permet d'accroitre le lexique de tout à chacun, je trouve cela original et intéressant car c'est cela même qui fait vivre notre belle langue. Reste, comme tu l'as souligné, la question du choix des mots à retenir ou pas...romeocrepe a écrit : Murmeltier: j'ai vu ce numéro de Lire, et si je puis me permettre de lancer un petit débat: certains mots ne méritent pas d'être sauvés!!!!! Autres temps autres moeurs, certains mots n'ont plus rien à faire dans la langue française (qui est une langue VIVANTE) de 2004, même à l'écrit.
Bon, d'accord, qui est en mesure de dire ce qui a sa place et ce qui ne l'a pas? Certainement pas moi. Mais que celui qui trouve intelligent de parler de fla-fla me jette la première pierre. -
Je te lis avec plaisir...
Quand j'affirme que le français est une langue vivante, c'est dans la limite où l'évolution et le modernisme constituent de réels progrès... Le langage "djeune" malencontreusement relayé par les média, fait des ravages, à telle enseigne que celui qui, par nature ou par envie, fait en sorte de parler un français correct fait aujourd'hui figure de précieux ridicule... Ce n'est pas acceptable.
Par contre, force est de reconnaître que les défenseurs patentés de la langue française desservent souvent la cause qu'ils prétendent défendre... Tout le monde doit ici se souvenir que l'extraordinaire (au sens premier du mot) loi Toubon de 1994, qui nous obligerait à parler de "balle au pied" entre autres aberrations, est officiellement en vigueur!
Tout le problème est là: beaucoup, y compris Pivot -et Dieu sait que je respecte Pivot- dans le magazine Lire dont nous parlons n'ont pas compris que le combat pour la défense d'une langue ne doit pas être un combat d'arrière-garde, quand la guerre est finie et que la messe est dite, mais une lutte prospective, d'anticipation pour imposer les nouveaux mots créés pour les besoins de la technique ou par l'évolution de la société, et une opposition immédiate de volontés lorsque le risque de nivellement par le bas ("kiffer") apparaît.
Je prendrai deux exemples avant d'en finir avec ma logorrhée
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1. Les Canadiens parlent de courriel pour dire "email". Choix judicieux, tiré de "courrier" avec le suffixe de "logiciel". Le mot est élégant et clair, il a été adopté immédiatement. En France, après des années de sodomisation de diptères où l'on a obligé les fonctionnaires à parler de "mèl" et que la population, face à cette horreur sortie du cerveau cryogénisé de quelque tête d'oeuf travaillant en milieu Tetra Pak, a adopté l'email anglo-saxon. Enfin on revient au courriel... mais trop tard, l'usage courant, pour un terme emblématique de l'accélération des communication, n'a pas attendu...
2. Moi je trouve que le mot "haut-parleur" est très bien. Tout comme "le savoir-faire". Pourquoi ces mots se laissent-ils grignoter par les "baffles" et le "know-how", hérésies complètes et, pour le second, imprononçables en français? Il y a là un combat à mener, combat qui passe par le bannissement des flux de communication (média, commerce, ECOLES DE COMMERCE) de ce type de termes qui n'apportent rien sinon la confusion.
Voilà! -
On est sur la même longueur d'ondes (+) Je n'ai rien à rajoutter :)
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Je te confirme que, dans mon vocabulaire, le mot "clampin" a aussi toute sa place. Chez moi, c'est la version atténuée, avec une pointe de sympathie, du colérique "pauvre imbécile" ou, pire d'un glacial "pauvre type".
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On ne dit pas "comme même" mais "quand même" (une faute que l'on peut souvent retrouver chez moi donc je le marque !)
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Ah, ça me rassure de voir qu'on est plusieurs à l'utiliser, je commençais à avoir peur :))romeocrepe a écrit : Je te confirme que, dans mon vocabulaire, le mot "clampin" a aussi toute sa place. Chez moi, c'est la version atténuée, avec une pointe de sympathie, du colérique "pauvre imbécile" ou, pire d'un glacial "pauvre type". -
murmeltier a écrit : On est sur la même longueur d'ondes (+) Je n'ai rien à rajoutter :)
Moi non plus (+) (+) (+) -
hans a écrit : murmeltier a écrit : On est sur la même longueur d'ondes (+) Je n'ai rien à rajoutter :)
Moi non plus (+) (+) (+)
Bon ben moi non plus à ce compte là (+) :p -
hans a écrit : murmeltier a écrit : On est sur la même longueur d'ondes (+) Je n'ai rien à rajoutter :)
Moi non plus (+) (+) (+)
Enfin, à ceci près, que l'idée de lutte prospective,d'avant-garde,n'est pas suffisante pour prendre en compte les modes de langage, les sous-cultures... le mot kiffer par exemple n'avait pas besoin d'être inventé, loin de là... c'est une façon pour certains de s'inventer une "culture" commune, de se distinguer et de se donner une certaine identité. Langage ensuite véhiculé par les médias,comme cela a été dit.
Le verlan non plus ne répond pas à un souci de trouver des mots adaptés, au risque qu'il y ait un nivellement par le bas... c'est une toute autre logique. -
Ah ! Jocrisse, çà me rappelle des souvenirs. Mon ex me le balançait quelquefois... je me demande encore pourquoi !
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hans a écrit : hans a écrit :
Moi non plus (+) (+) (+)murmeltier a écrit : On est sur la même longueur d'ondes (+) Je n'ai rien à rajouter :)
Enfin, à ceci près, que l'idée de lutte prospective, d'avant-garde, n'est pas suffisante pour prendre en compte les modes de langage, les sous-cultures... le mot kiffer par exemple n'avait pas besoin d'être inventé, loin de là... c'est une façon pour certains de s'inventer une "culture" commune, de se distinguer et de se donner une certaine identité. Langage ensuite véhiculé par les médias,comme cela a été dit. Le verlan non plus ne répond pas à un souci de trouver des mots adaptés, au risque qu'il y ait un nivellement par le bas... c'est une toute autre logique.
Si la langue est regardée pragmatiquement comme un outil (de communication notamment) il est normal qu'on l'envisage aussi selon une série d'indices, indice de facilité d'utilisation, indice d'efficacité, de simplicité, de vitesse d'apprentissage ... et qu'on en tire qqu'autres réalités.
L'angloricain me semble de ce point de vue s'être mieux adapté au fil des temps, avec un peu plus de concision (au total, phrases très souvent moins longues pour dire la même chose)
La vie allant plus vite au gré de la vitesse des échanges, sera-ce la langue la plus descriptive parce que la plus déliée qui aura les faveurs ? Ce ne semble pas.
Avez-vous noté qu'à l'occasion de la mouture 1997, Microsoft a abandonné la version française du langage de programmation VB en arrière-plan de sa suite Office ?
Personne n'en a fait des gorges chaudes chez nous et d'une manière générale, toute la sphère informatique, y compris la nôtre, utilise l'angloricain comme base de langage. Est-ce vraiment un bon signe pour notre langue ?
A se demander si nous ne sommes pas trop compliqués ou insuffisamment efficaces avec notre conservatisme, notre goût pour le doublement des consonnes ou pour l'accord du participe passé quand le sujet est placé avant le verbe...
Nous aurions pu accepter que notre langue vive sur plusieurs niveaux, dont un inférieur, simplifié dans sa grammaire, sa syntaxe et son vocabulaire, véhiculaire du quotidien
Au moins aurions-nous pu espérer que notre langue perdure alors qu'il semble bien que nous ayons raté le coche et qu'il n'y aura pas de session de rattrapage ...
Mais qui sait ? -
Je sais que, pour les étrangers, le français est une langue très difficile à apprendre. Pour autant, je ne vois pas comment instituer un double niveau de grammaire...
Le français peut lutter en recherchant la cohérence lors de l'apparition d'un nouveau mot, voire d'un nouveau champ lexical, en ne recherchant pas la construction baroque. Exemple de l'informatique: logiciel-progiciel-didacticiel-courriel etc... Contre-exemple à ne pas suivre: le langage potager retenu pour les jeunes entreprises innovantes (loi de 2003): on parle de "jeunes pousses", de "pépinières d'entreprises" etc... Ce langage ne signifie rien pour un investisseur étranger, si au moins on utilisait un langage économique, moins bucolique mais directement compréhensible à la traduction! La défense de la langue française ne doit pas tourner à Fort Alamo, mais doit tenir compte du monde extérieur... -
je regarde l'angloricain comme un langage plus facile, structuré plus simplement que le français
je me dis qu'on peut accepter que notre langue se simplifie, et même devienne encore plus simple que l'angloricain, pourquoi pas en se rapprochant de la structure des langages de programmation mais avec des mots de consonnance française
s'il faut faire simple pour exister demain, assayons de faire simple et relevons le défi à partir de ce qui nous est cher plutôt que de tout abandonner par dépît -
Non, je ne te suis pas sur ce terrain. Deux raisons à cela:
- l'anglais est de toute façon trop diffusé actuellement, même avec une novlangue française que même les Français ne maîtriseraient pas avant une ou deux générations nous ne rattraperons jamais ce retard.
- Je ne puis me résoudre à une langue appauvrie, et préfère encore utiliser l'anglais comme langue du "vulgum pecus" et le français comme "langue savante".
Je me trompe peut-être, ma position peut être critiquée, mais c'est ainsi que je vois les choses, question de convictions personnelles... -
je te suis bien
c'était juste une tentative dérisoire pour dire qu'en ne prenant pas les devants, on finit par subir une situation dont on sera obligé de s'accommoder
cela dit, je parle l'angloricain et programme en angloricain sans y prêter particulière attention -
Pas vraiment un mot à vous faire découvrir, mais plutôt une question d'ordre grammatical :
Quand on parle d'une ville en utilisant son nom (Strasbourg, Paris, Nantes, ...), doit-on parler au masculin ou au féminin ? -
J'utilise en fonction du référent. Quand je parle de la ville > masculin, quand je parle de l'équipe de foot > pluriel, etc...
Et plus généralement, mon ancienne prof d'anglais, un peu folle mais avant tout agrégée de grammaire ou truc du genre, nous affirmait la justesse de cette phrase:
Le premier ministre, Indira Gandhi, était présente pendant la cérémonie...
Ici on voit bien que c'est le référent qui compte, pas le nom qui lui est masculin... :) -
Euh... oui, et ?
"Strasbourg est illuminée" ou "Strasbourg est illuminé" ? -
je dirais Strasbourg est illuminée parce que "Strasbourg a été prise par les Allemands en 1940"
Désolé mais j'avais pas d'autre exemple plus gai -
Strasbourg est illuminée car le référant est "la ville de Strasbourg" ! :)
Enfin, c'est comme ça que je l'entend...
C'est vrai qu'avec "Paris est magique", ils ne se posent pas la question ! :D -
garkham a écrit : Quand je parle de la ville > masculin
Ah oki l'incompréhension vient de là, je voulais dire ville > feminin !
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garkham a écrit : Strasbourg est illuminée car le référant est "la ville de Strasbourg" ! :)
Enfin, c'est comme ça que je l'entend...
C'est vrai qu'avec "Paris est magique", ils ne se posent pas la question ! :D
et pourtant on dit "LE VIEUX STRASBOURG" -
Peut-être car le référant est "un quartier" ! :-B
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