Saison 2025/2026
Racing Club de Strasbourg

Jacky Duguépéroux

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Flux RSS 2445 messages · 326.752 lectures · Premier message par benji1 · Dernier message par ninion

  • Sondage pour le retour de Dugueperoux!
    Pour ou contre
    Esperons que nos dirigeants en prennent part ..
  • Pour cela, il faudrait diriger!! :)) :))
  • Faudrait refaire le même bordel qu'en début de saison avec le fameux maillot Carré-blanc,histoire que nos dirigeants se bougent le CUL!
    Allez Racing,bougez vous le cul!Mercenaires foutez le camp!
  • kev6736 a écrit, le 2008-05-11 10:04:30 :
    Sondage pour le retour de Dugueperoux!
    Pour ou contre
    Esperons que nos dirigeants en prennent part ..


    C'est bon, j'ai voté pour ;)
  • Contre, définitivement contre ...
  • Pourquoi ça lenain? :-/
  • > lenain
    Ben c'est Chacky quand même non ?
  • J'aime bien le chaky, mais les come back, nan merci.

    Puis lors de son dernier passage il n'avait plus aucune emprise sur son groupe et , alors nan merci.
  • C'est clair......... il se faisait marcher dessus par les cadres.
  • Les cadres actuels risquent d'être pas mal renouvelés. Plus de Rodrigo et Johansen, sans compter ceux qui vont être vendus. A part Lacour et Cassard...
    Ce pourrait être l'occasion d'en prendre à sa main (je le verrais bien nous ramener quelque gonzes de Tunisie).
    Maintenant, sa dernière saison s'est vraiment terminée en roue libre, et lui au bord de la déprime : peut-être a-t-il fait son temps dans le contexte du championnat de France (car des starlettes il y en aura...).
  • il est peut ètre bien là ou il est, pourquoi revenir?
  • Je suis totalement pas contre , mais j'ai vraiment du mal à croire cette rumeur :-s
    Je vois pas pourquoi il viendrait enfin bon
  • Ce n'est même pas une rumeur, c'est une proposition de kev6736
  • Un retour de Dugueperoux ,pourquoi pas.Et pourquoi pas avec Cobos comme adjoint ?
  • Bon c'est pas neuf, mais une interview de Dugué sur uefa.com c'est toujours bon =P~
  • L'ancien entraîneur du Racing débarqué en mai 2006 au soir d'un OM-Strasbourg a rebondi pendant deux saison en Tunisie. A l'Espérance Tunis, puis à l'Etoile du Sahel. Il est aujourd'hui libre de tout engagement. Pour le blogfoot dna, il a accepté d'ouvrir son album photos.

    - Jacky, en mai 2006, vous quittez contraint et forcé le Racing. Et cinq mois plus tard, c'est une nouvelle aventure qui commence en Tunisie.

    - Mon départ à Tunis s'est fait très rapidement. En un week-end. Le temps de rencontrer le président après son coup de téléphone, de visiter les installations. L'Espérance dispose d'un très bon terrain, mais le reste des structures a du mal à suivre, que ce soit l'exiguïté des vestiaires, le manque d'espace des bureaux, le corps médical qu'il faut structurer... Mais les conditions de jeu, et c'est quand même cela le plus important.
    On fait 0-0, on tire deux fois sur les poteaux et tout se précipite

    - Votre premier match, c'était un peu le quitte ou double.

    - Au bout de cinq journées, l'Espérance a fait cinq fois match nul et l'entraîneur a été remercié. On joue contre l'Étoile du Sahel, le club de Sousse alors 2e du classement. En cas de défaite, on est relégués à 11 points, soit on revient à 5 points si on gagne. C'est ce qui est arrivé. Et finalement, l'Espérance Tunis termine le championnat 2e ex-aequo, battu au goal-average pour la qualification directe à la Ligue des Champions du continent africain. Et puis à l'issue de cette première saison, on gagne aussi la Coupe de Tunisie.

    - Décidément, Jacky Duguépéroux c'est l'homme Coupe.

    - Ca restera un souvenir mémorable et inoubliable. 60.000 spectateurs qui encouragent, qui chantent. Un stade tout en couleurs. Et une équipe de Bizerte pas facile à manoeuvrer, mais l'Espérance s'impose finalement 2-1.
    Jacky Duguépéroux sur le banc de l'Espérance.

    - Et puis patatras, tout s'écroule...

    - Lors des préliminaires, l'Espérance réussit un sans faute : 5 victoires et un nul face à des clubs du Tchad, de Tanzanie ou de Zambie. Ensuite, la Ligue des Champions est calquée sur le modèle européen. Dans notre groupe figurent l'ASEC Mimosas, où a été formé Boka, Hilal Soudan et Al Ahly d'Égypte. Le 23 juin 2007, pour notre premier match, on manque le coche contre Mimosas. 0-0 et deux poteaux. Et à partir de là, tout se précipite...
    Des passions, des tensions, des manipulations...

    - Que s'est-il passé ?

    - Pendant 48 heures, un groupe de supporters influent réclame ma tête. Un vrai lynchage médiatique. Alors que tout au long de la saison, je n'ai perdu que trois matches. Je sais que le président M. Zouhir n'a guère le choix. Là-bas, la pression de la rue est terrible. Rien à voir avec ce qui se passe chez nous. J'ai encore en tête les mots du président : Jacky, je dois me séparer de vous, mais dans quinze jours, je ne serai plus là non plus. A travers moi, c'est lui aussi que l'on visait.

    - Une grosse déception, non ?

    - J'avais signé à Tunis pour deux ans, sachant que les deux parties pouvaient rompre le contrat au bout d'une saison. Une victoire en Coupe, une 2e place en championnat et une qualification en Champion's League d'Afrique, le bilan était nettement positif et avec le président Zouhir, nous avions décidé de poursuivre l'aventure ensemble. Franchement, je pensais rester là-bas beaucoup plus longtemps. Mais le contexte dans ce pays est un peu spécial.

    - C'est-à-dire ?

    - Il existe quatre grands clubs dans ce championnat : Sfax, le Club Africain, l'Étoile du Sahel et l'Espérance de Tunis. Et là-bas, tout le monde supporte une équipe, y compris les arbitres et les journalistes. Donc forcément, cela donne lieu à des passions, mais aussi des tensions et des manipulations.

    Sousse ou le retour aux sources
    par Patrick Schwertz
    Edition du 11 août 2008

    Suite du carnet de voyages de Jacky Duguépéroux. Aujourd'hui, l'ancien entraîneur du Racing évoque son départ de Tunis, mais aussi son arrivée à l'Etoile du Sahel, où il a carte blanche pour structurer et développer la formation. Un retour aux sources à Sousse.

    - Quel est le niveau du football tunisien ?

    - Quand je suis arrivé à l'Espérance sportive de Tunis, il y avait 42 joueurs professionnels dans le groupe ! Le football tunisien possède beaucoup de qualités, mais tout est sacrifié sur l'autel des résultats. Là-bas, tu joues tous les matches pour les gagner. Moi je veux bien, mais sans un minimum de rigueur, ce n'est pas possible. Or, en Tunisie, les joueurs ont des lacunes sur le plan physique où ils manquent de puissance, sur le plan tactique et sur le plan mental, car ils ne sont pas toujours prêts à faire les efforts nécessaires. A titre de comparaison, il y a plus de Gmamdia que de Haggui...
    Sur les 14 clubs du championnat, 12 ont changé d'entraîneur...

    - On sent que vous en avez encore gros sur la patate après ce départ précipité de l'Espérance Tunis.

    - C'est comme si j'avais été KO debout. Ma femme et mes enfants sont rentrés le 30 juin et moi je suis parti une semaine après par le premier bateau. Ca fait tout drôle de se retrouver à Marseille au volant de sa voiture chargée à bloc et de reprendre la route vers Strasbourg... C'était beaucoup de souvenirs pendant le trajet et ce stade très chaud où l'on jouait devant 25 à 30.000 spectateurs. Mais ça reste une belle expérience et je me console en me disant que la valse des entraîneurs est un sport national en Tunisie. Cette année-là sur les 14 clubs du championnat, 12 ont changé de coach.
    Espérance sportive de Tunis : 25 à 30.000 supporters et un stade chaud.

    - Et après, on attend que le téléphone sonne à nouveau.

    - Des managers m'ont fait miroiter des pistes dans les Pays du Golfe, mais j'attends encore aujourd'hui leur réponse... A l'époque, j'ai aussi failli signer au WAC Casablanca. Mais au dernier moment, je ne l'ai pas fait. Je ne le sentais pas et finalement j'ai fait le bon choix. Jusqu'à ce coup de téléphone de Moez Driss, le président de l'Étoile du Sahel, le club de Sousse...

    - Il vous propose de revenir à la formation et de prendre en main la direction du centre.

    - Je connaissais déjà Sousse pour y avoir été en stage à deux reprises avec le Racing. Et puis l'entraîneur de l'Étoile du Sahel n'est autre que Bertrand Marchand qui était la saison d'avant au Club Africain de Tunis et qui a coaché Guingamp. On est Bretons tous les deux et nous sommes nés à 80 km de distance...
    Pour les parents, je n'étais qu'un coupeur de têtes

    - Et vous foncez, alors ?

    - Le 28 août, je me renseigne pour savoir s'il y a encore de la place à l'école française pour mes deux enfants de 8 ans et 5 ans et demi. Et le surlendemain, on est partis à Sousse... Le président m'avait donné carte blanche. En Tunisie, les clubs n'exploitent qu'à 20% la richesse de leur formation.
    L'un des terrains du centre de formation de l'Etoile du Sahel.

    - Je suppose que tout n'est pas aussi structuré qu'en France.

    - Le centre de formation ne manquait de rien : deux terrains synthétiques, un autre sur gazon, chambres, restaurant. Il était également jouxté à un complexe hôtelier. Mais l'ennui, c'est que lorsque des équipes venaient en stage à Sousse, je ne pouvais pas toujours disposer de tous les terrains... J'avais à disposition cinq équipes : deux en minimes, deux chez les cadets et une en juniors. Mais à ma grosse surprise chaque catégorie comprenait plus de 50 joueurs ! Et pendant les trois premiers mois, j'ai dû me consacrer à un audit notamment sur le plan sportif et beaucoup, notamment les parents, n'ont vu en qu'un coupeur de têtes.

    A suivre


    BlogfootDna
  • guigues a écrit, le 2008-08-11 20:43:36 :
    Or, en Tunisie, les joueurs ont des lacunes sur le plan physique où ils manquent de puissance, sur le plan tactique et sur le plan mental, car ils ne sont pas toujours prêts à faire les efforts nécessaires. A titre de comparaison, il y a plus de Gmamdia que de Haggui...
    BlogfootDna

    J'adore :))
  • Il ne tarissait pourtant pas d'éloges sur Gmom quand il l'a fait venir ...
  • C'est vrai.

    Mais il est le premier à admettre qu'il s'est planté ;)
  • Duguépéroux, toujours en selle

    De retour en Alsace après deux saisons en Tunisie, Jacky Duguépéroux, l'homme le plus titré de l'histoire du Racing Strasbourg, goûte aux joies de la retraite et partage son temps entre sa famille et sa première passion, l'équitation.

    Il a fêté ses 60 ans le 2 janvier. Et depuis son retour le 10 juillet à Kertzfeld, où il avait gardé sa maison après son départ en Tunisie à l'automne 2006, Jacky Duguépéroux est un coach retraité doublé d'un papa poule fier de l'être. L'homme le plus titré de l'histoire du Racing Strasbourg s'est tout de même inscrit sur la liste des entraîneurs libres de l'UNECATEF (1) . Mais il ne se fait pas d'illusions, ni ne tire de plans sur la comète. « Sauf challenge vraiment intéressant, la boucle est bouclée. J'ai fait mon temps. Je veux m'arrêter tant que je suis bien, pour ne pas devenir un ancien joueur et un vieil entraîneur aigri. »
    En plus de quarante ans sur les terrains de football et autour, « Dugué » a – dit-il – tout vécu. Particulièrement au RCS. Éloigné du milieu pro de 1979 à 1992, il a défendu les couleurs strasbourgeoises pendant six ans comme joueur (de 1973 au titre de champion de France), avant d'en être technicien pendant quatorze années, comme coach de la réserve, des moins de 17 ans, des pros (en deux périodes), recruteur des jeunes, puis de l'effectif professionnel. On en passe et on en oublie sans doute. Quarante années au service du foot qu'il a reléguées au rayon des souvenirs depuis trois mois, profitant du bonheur simple de la vie de famille. De la joie d'emmener ses fils, Gaël (8 ans et demi) et Noé (6 ans), au tennis à Westhouse, au foot à Kertzfeld et à l'équitation.

    « Il y a trente ans, tout n'était pas rose »

    Jacky, fils de jockey, croque de nouveau dans la passion qui était la sienne avant qu'il ne s'entiche d'un ballon rond à l'âge de onze ans : les chevaux. « Depuis 1965, je n'ai fait que quitter la maison pour le foot. Et j'ai toujours agi à l'instinct. En 1979, l'année du titre, le Racing voulait me faire resigner un an. J'en demandais deux. J'ai arrêté ma carrière pro à 31 ans. En quarante années, j'ai fait le tour. J'ai gagné la Coupe du Centre Alsace comme entraîneur de Benfeld – eh oui ! -, deux Coupes de la Ligue comme coach du Racing, participé à trois superbes campagnes de Coupe UEFA en 1995-1996 (élimination contre le Milan AC en 16es), en 1997-1998 (sorti en 8es par l'Inter Milan de Ronaldo et Djorkaeff, futur lauréat, après avoir fait chuter les Glasgow Rangers et Liverpool) et en 2005-2006 (jusqu'en 8es face au FC Bâle). J'ai eu la chance d'avoir sous ma coupe des duos offensifs exceptionnels, David Zitelli et Pascal Nouma (44 buts officiels en 1996-1997), mais aussi Mickaël Pagis et Mamadou Niang (31 buts en 2004-2005), avec, autour, tout le matériel qu'il fallait. Mon seul regret est de n'avoir pas amené le Racing plus haut en L1 (9e en 1996-1997 avec... 60 points, à quatre longueurs du podium). J'ai aussi en travers de la gorge notre relégation en 2005-2006, quelques mois après le sacre en Coupe de la Ligue. Le soir même où nous avons remporté le trophée, j'ai rappelé qu'à chaque fois que le Racing avait gagné quelque chose, il avait tout gâché. Ça s'est encore vérifié. En cinq mois, j'ai connu trois présidents : Egon Gindorf, Alain Afflelou et Philippe Ginestet. Difficile pour un entraîneur d'avancer avec ses joueurs dans ces conditions. J'avais sûrement ma part de responsabilités. Sans doute, d'une certaine façon, méritions-nous cette relégation. Il fallait en tirer les conclusions. »

    « En six ans, j'ai connu huit entraîneurs »

    Jacky Duguépéroux pointe là la maladie chronique du RCS : des luttes de pouvoir qui ont souvent davantage servi les intérêts particuliers que le club. « On me dit parfois qu'à l'époque où j'étais joueur, c'était mieux. Ça me fait doucement rigoler. En six ans, de 1973 à 1979, j'ai connu huit entraîneurs, mais aussi les mois où il fallait aller frapper aux portes des dirigeants pour être payé. Ce n'était pas aussi rose que beaucoup de gens le croient. En 1997, alors que le président Roland Weller avait réussi à bâtir sur la durée, la Ville a vendu le club aux Américains d'IMG/Mc Cormack, en pensant mettre un terme aux éternelles querelles alsaco-alsaciennes. On a vu le résultat. »
    Jacky Duguépéroux ne crache pourtant pas dans la soupe. Il sait ce qu'il doit au football en général et au Racing en particulier. « Je ne pleure pas sur mon sort. J'ai vécu une vie de privilégié. Le foot, c'est ça : être privilégié. Souvent, on ne s'en rend compte qu'après. Parce que quand on est dedans, il est difficile de relativiser. Comme représentant au Coq Sportif, puis aux Grands Moulins de Strasbourg, j'ai côtoyé des gens formidables. Grâce à eux, j'ai compris que le foot permet d'avoir une vie que je n'aurais jamais connue comme salarié "normal". D'un autre côté, il bouffe tout. Il te porte quand tout va bien. Mais quand ça va mal, toute la famille en pâtit. J'ai connu en 1997 une période de harcèlement moral, de la part de quelqu'un que je ne citerai pas, que je n'ai surmontée que grâce à une grande force de caractère. »

    « Je vis juste normalement »

    Trois mois après avoir coupé le cordon, Jacky Duguépéroux n'a toujours pas remis les pieds dans un stade. Sauf pour aller soutenir son fils Gaël et les poussins de Kertzfeld. La Meinau ? « Depuis mon départ, je n'y suis jamais revenu. Je regarde quelques matches à la télé, mais je ne suis pas en manque. Ce sont mes garçons qui m'y ramèneront, sans doute pour la venue de Lens et Metz, de vrais matches de L1. Depuis trois mois, je fais avec eux des choses que je n'avais jamais faites. Je vis juste normalement. »

    source : l'Alsace
  • Jacky DUGUÉPÉROUX
    Né le 2 janvier 1948 à Saint-Malo.
    International espoirs.
    Joueur professionnel de 1965 à 1973 à Valenciennes et de 1973 à 1979 à Strasbourg.
    Palmarès : champion de France de Division 2 en 1972 avec Valenciennes et en 1977 avec Strasbourg, puis de Division 1 en 1979 avec le Racing. 295 matches de Ligue 1, 6 buts. 55 matches de Ligue 2. Champion de France de D 3 avec les Pierrots Vauban en 1981 et 1982.
    Entraîneur : vainqueur de la Coupe de la Ligue en 1997 et 2005 et finaliste de la Coupe de France 1995 avec Strasbourg. Vainqueur de la Coupe de Tunisie 2007 avec l'Espérance de Tunis. Trois campagnes de Coupe d'Europe (deux fois huitième de finaliste de la Coupe UEFA en 1997-1998 et 2005-2006).







    Jacky l'Africain

    23 juin 2007. Jacky Duguépéroux remporte la Coupe de Tunisie avec l'Espérance de Tunis. Retour sur son expérience de deux ans au Maghreb.

    Octobre 2006. Parti du Racing en juin après avoir négocié sa dernière année de contrat avec le président Philippe Ginestet, Jacky Duguépéroux reçoit un appel du président de l'Espérance de Tunis. « L'Espérance venait de débuter sa saison par cinq nuls et pointait très loin du premier. Ses dirigeants ont limogé l'entraîneur qui avait réalisé le doublé Coupe – championnat en 2005-2006. Quand j'étais joueur, j'avais disputé avec Valenciennes un match amical à l'Espérance. C'est un grand club, qui accueille 25 000 spectateurs de moyenne. »
    « Dugué » n'hésite pas longtemps. Avec femme et enfants, il pose ses valises à Tunis. « Nous avons battu l'Étoile du Sahel 1-0 pour notre premier match et fini le championnat troisièmes, à quatre points justement de l'Étoile du Sahel et à égalité avec le Club Africain qui ne nous a devancés qu'au goal-average. Le 23 juin, devant 60 000 personnes, nous avons remporté la Coupe face à Bizerte (2-1). Le 25, j'ai resigné. Nous avons alors disputé notre premier match de Ligue des Champions contre l'ASEC Mimosas Abidjan (le club formateur de l'ex-Racingman Arthur Boka) et été tenus en échec 0-0. 48 heures plus tard, j'ai été viré. Je suis tombé sur le c... À l'Espérance comme un peu partout en Tunisie, il y avait de grosses luttes d'influence. J'en ai été la victime. Le président est venu me dire qu'il n'avait pas le choix. J'ai fini là-bas le 30 juin. Début juillet, j'étais rentré à Kertzfeld. J'ai vécu une superbe année à l'Espérance, même si ça s'est un peu fini en queue de poisson. En Tunisie, le foot est une deuxième religion. »

    « J'ai préféré rentrer »
    L'expérience de Jacky Duguépéroux dans le Maghreb aurait pu s'arrêter là. Mais mi-août, le président de l'Étoile du Sahel de Sousse appelle à Kertzfeld. « Il voulait me confier la direction du centre de formation. Bertrand Marchand (l'ex-entraîneur de Guingamp) était coach des pros. J'ai signé trois ans, en me disant que j'allais me donner un premier challenge d'une année. L'Étoile du Sahel a des moyens en infrastructures, moins en hommes. Le chantier était énorme. J'ai tout révolutionné. En avril, j'avais bouclé le recrutement du centre. Il m'a fallu changer les mentalités. Ça n'avançait pas aussi vite que je voulais. Je suis parti en ayant accompli 20 % du travail. Ma femme et mes enfants, qui s'étaient bien adaptés à Tunis, ont peiné à s'intégrer à Sousse, même si pour moi, ça s'est vraiment très bien passé avec le président Moez Driss. J'ai bossé sept jours sur sept. À un moment, l'équation était simple : ou je restais et je risquais de déglinguer ma vie familiale, ou j'arrêtais et je rentrais en Alsace. Le choix a été vite fait. »


    http://www.alsapresse.com/jdj/do/imageThumb?name=20081009%2FIS%2F...


    Dénicheur de talents
    Marc Keller et Jacky Duguépéroux ont parfois eu des rapports difficiles quand le premier était joueur et le second, entraîneur du Racing. En 1996, l'international a quitté Strasbourg pour Karlsruhe en partie à cause de ses relations délicates avec son coach. Mais quelques années plus tard, les deux hommes ont appris à collaborer dans le club de leur coeur et à s'apprécier. Revenu comme directeur général, « Marco » a confié à Dugué le recrutement des jeunes.
    Avec un réseau qu'il avait en partie constitué lui-même, Jacky Duguépéroux a débusqué ceux qui, depuis, ont fait les beaux jours du club bas-rhinois. « A la formation et au recrutement des jeunes, je me suis éclaté », confie-t-il volontiers. « Marc, qui savait ce qu'il voulait faire, m'a laissé carte blanche. J'ai travaillé avec des recruteurs que personne ne connaît dans le milieu, mais en qui j'avais toute confiance. Quentin Othon, Kevin Gameiro et Loïc Damour viennent tous de Chantilly, le club où je jouais quand j'étais gamin. C'est extraordinaire, non ? Ils étaient très sollicités et il a fallu les convaincre. Ricardo Faty, même s'il a quitté le club pour la Roma (Ndlr : il est aujourd'hui à Nantes), a été recruté de la même façon. Si on doit rendre grâce de quelque chose aux Américains de Mac Cormack, c'est bien de la construction du centre de formation. Nous avons bien sûr connu des échecs, mais on sait, quand on recrute des jeunes, que même pas cinq sur dix passeront pros. Aujourd'hui, je vois arriver doucement Magaye Gueye, le jeune attaquant de la réserve, avec d'autant plus de plaisir que je l'ai connu lorsqu'il avait douze ans. J'ai toujours régulièrement son père au téléphone. À cette époque, nous avons vraiment travaillé comme un grand club. »


    source : l'Alsace
  • je l'aime. :'> :'>
  • "A cette époque, nous avons vraiment travaillé comme un grand club."
    Petite vacherie en passant, probablement fondée (moins d'investissement dans le centre depuis Ginestet).
  • claude33 a écrit, le 2008-10-09 08:57:04 :
    je l'aime. :'> :'>


    tu n'es pas le seul :*
  • ajax.fan a écrit, le 2008-10-09 09:44:45 :
    claude33 a écrit, le 2008-10-09 08:57:04 :
    je l'aime. :'> :'>


    tu n'es pas le seul :*


    non, vraiment pas le seul :x
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