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Réponses aux questions du patron
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Sur Sitterlé: un premier bilan -axisFrédéric Sitterlé, l'éternel rejeté qui rappelons le, souhaitait déjà acquérir le club en 2009 à Philippe Ginestet - ce dernier a choisi Roman Loban, Alain Fontenla et "Monsieur Jaffar" parce eux avaient de meilleures garanties en la personne de Julien Fournier - avant de se heurter à plusieurs reprises au mur londonien. Alain Fontenla, tout d'abord, avec son "je vends, je vends pas". Jafar Hilali ensuite. A maintes reprises, l'homme d'affaire parisien originaire de Blodelsheim aura tenté de mettre la main sur le club.
N'oublions pas qu'à une époque pas si lointaine, tous, je dis bien tous, actionnaires minoritaires comme politiques, pronaient l'union sacrée autour du vaillant Frédéric. Autour ? ou plutôt "Vas-y Fred, sors le chéquier, on te regarde". Il y a bien eu des Graeff pour tenter le rachat, mais le jeu en valait-t-il seulement la chandelle ?
Après moins de 2 ans à la tête du club, et un bilan catastrophique à tel point que Proisy passe pour un ange à côté, la parenthèse londonienne se refermait sur des derniers soubresauts (Match à huis clos, dépose en hélico, prime aux Rouennais...). Le club appartenait enfin à ses supporters. Enfin, à SON supporter qui l'aura acheté pour 1€ symbolique mais que personne n'écoutera, la liquidation étant déjà lancée.
Liquidé, le Racing Club de Strasbourg ? fini ? plus d'espoir ?
Si, justement. Alors même que le club semble promis à un avenir des plus sombre, un homme se présente. Frédéric Sitterlé, toujours pas dégouté de s'en être pris plein la gueule avec Jafar, souhaite relancer la machine Racing. Il rachètera la marque RCS et entrera rapidement en contact avec l'association pour se pencher sur la question que tout le monde se pose : Comment se redresser ?
Rapidement, Frédéric Sitterlé sera nommé président de l'association. On apprendra plus tard que c'était pour réduire le déficit, qu'il s'engage à combler dans le cas où la convention est signée. Suite à ce passage éclair, le public continuera de l'appeler sympathiquement "Président". C'est quand même mieux que "Casquette".
Mais là, on se dit "trop cool, enfin un mec bien qui va filer du pognon et redresser le club ! en plus il est Alsacien, passionné par le Racing, il veut pas faire du bénéf !". Ben non, Président n'est pas philanthrope. L'association, quant à elle, n'est toujours pas contente. Il paraitrait que Sitterlé aurait placé ses copains à des postes au club et en profiterait pour les faire rémunérer par l'association. Il paraît aussi que sa convention, c'est tout pour entuber l'association. Puis quand même, tout ces prestataires qui se nourrissaient grassement sur le dos du Racing pendant toutes ces années, elles étaient pas très d'accord qu'un jeune businessman débarque et dise "bon les mecs, en CFA2 on peut pas se permettre de payer autant qu'en L1 alors on va renégocier les contrats". Et tout ça, ça excite les politiques qui à quelques semaines des élections se mettraient bien en avant.
Quelles sont ses réelles motivations ? nul ne le sait vraiment. Je ne crois pas à la théorie du sauveur, passionné ne signifie pas désintéressé. Il y a du fric à se faire au Racing, c'est indéniable. C'était forcément intéressant en L2, un peu moins en National, ça devenait risqué vers la fin, mais Sitterlé a toujours répondu présent. Aurait-on pu éviter ce dépôt de bilan ?
Aujourd'hui, en CFA2, n'est-ce pas le moment idéal pour prendre les commandes ? Plus de dettes, plus de vieux croutons qui gravitent dans l'organigramme, moins de dépenses. Une ferveur à retrouver, mais quand on a réussi dans les métiers de la communication ça ne pose pas grand problème (et c'est même plutôt une réussite pour l'instant). En plus, la ville et la région ne peuvent pas concevoir que le Racing disparaisse, du coup les aides affluent. Au final, entre le trésor de guerre de l'association, les aides publiques, la billeterie et le merchandising, Sitterlé n'aura qu'un déficit de 400000€ environ à combler grâce aux renégociations de contrat.
Ok, c'est bien de parler des dépenses, mais ce qui nous intéresse c'est ses gains. Sitterlé l'a dit lui même, il n'a pas vocation à devenir l'actionnaire majoritaire sur le long terme. Il n'en a pas les moyens. Ses moyens semblent correspondre à un parcours amateur. La SASP ne deviendra importante qu'une fois le monde pro rejoint. Je le vois bien vendre la majorité de ses actions une fois en L2. Pourquoi ? tout d'abord, le budget devra être revu à la hausse. Sitterlé n'aura pas les moyens de rester patron. Du moins selon ses paroles. D'autre part, ce sera le moment le plus intéressant pour vendre ! Très peu de risques puisque théoriquement les finances suffiront jusque là, et une multitude d'acheteurs potentiels qui verront une magnifique opportunité : un club financièrement saint avec une histoire et un public, donc un potentiel important.
En gros, en dépensant "peu", on peut revendre un max ! l'année suivante sera plus complexe, puisque le retour au monde professionnel risque d'être compliqué. Un risque important de se casser la gueule. Et si on se casse la gueule, faut de nouveau mettre la main au portefeuille.
On veut parler de son bilan ? parlons en. Il y a ce qui est à mettre à son crédit, et ce qui ne l'est pas. La réussite sportive ? pas vraiment, c'est plutôt aux joueurs et à F. Keller qu'il faut dire merci. La stabilité ? heu, si quelqu'un me montre à quel endroit il se situe dans l'organigramme, on pourra en rediscuter. Les partenaires ? oui c'est pas mal. La baisse des coûts de fonctionnement ? très bon coup de pied dans la fourmilière, certaines habitudes ont changé grâce à cela. La ferveur ? c'est indéniable, son sens de la communication y est pour quelque chose. Pour le reste, il faudra attendre de le voir réellement diriger le club pour savoir.