rubels
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Dans [Traduction] Version alsacienne -rubelsSalut bisamme,
Pour les accros de l'Alsace et les novices, le vrai drapeau alsacien n'est sûremment pas cette ersatz créé de toute pièce par le conseil général d'Alsace (qui n'est pas en odeur de saintété par rapport à la défence de notre Muttersproche...!)
Rendez-vous sur ces deux sites qui font référence en la matière...de notre diffèrence régionale !
www.fers-elsass.org
http://rotunwiss.free.fr
NB: le vrai drapeau alsacien est rouge et blanc. -
Comme un malaise...Acte II
Pour nourrir les révoltes, l'injustice ne suffit plus. Aucun octroi supplèmentaire, aucune pénurie, aucune peur, ne parvient jamais à expliquer les grandes cassures de l'histoire de France. Il y faut toujours ce zeste de mépris d'où nait l'humiliation. Et de ce côté là,
on peut dire que la France <<d'en bas>>, comme l'appelle Alain Touraine, sociologue, a été servie au cours de ces dernières semaines. Les élites politiques, économiques et médiatiques n'ont jamais manqué une occasion d'ajouter aux difficultés objectives la morgue de leur discours aristocratique. Le point culminant ayant été atteint le 29 mai 2005. A force de ce gloser sur le <<mal français>>, et de réduire les crises à des <<déficits de communication>>, les petits marquis de la modernité ont fini par produire un discours dominant que les citoyens lambda ressentent comme doublement illégitime, d'une part parce qu'il ne correspond pas à la réalité vécu par des millions de précaires et de démunis, et d'autre part parce qu'il est prononcé par les vrais privilégiés, les nantis d'une société de plus en plus inégalitaire.
Et ce n'est pas la peine de chercher plus loin la cause d'un conflit qui menace de tourner au cataclysme social.
Retour en arrière. C'était en décembre 1981. Les premiers incidents venaient de se produire dans le quartier des Minguettes à Vénissieux, à Vaux-en-Velin et à Villeurbanne. La France venait de découvrir ses banlieues.
Avouons tout de même qu'il n'est pas facile de parler de la banlieue. Tous les pièges vous guettent. On recense deux attitudes symétriquement détestables : la criminalisation qui monte en épingle le moindre bris de carreau, transformant les jeunes en hordes barbares ; et son pendant démago et populiste, genre <<elle est belle ma banlieue, moi je l'aime bien>>. Comme tout n'est pas rose dans les tours en béton, on admet qu'il serait raisonnable de badigeonner les cités de couleurs pastels et d'y distribuer quelques ballons en guise de politique culturelle.
En vérité, le problème, c'est que le malaise de la banlieue ne peut être isolé du reste de la crise sociale française. Parce que la <<racaille>> ne sont pas nos nouveaux Wisigoths. Avant tout le monde, ils en expriment le malaise avec une violence inouï.
Toutes les mesurettes du monde risquent, au mieux, de demeurer vaines, et au pire, d'être dévoyées dans un contexte général de chômage, de démantèlement du service public, de spéculation immobilière et de déséquilibre accru entre villes tentaculaires et campagnes désertées. Les banlieues ne vivent pas un malaise à part, elles vivent de façon paroxystique tous les ombres et travers de notres société libérale.
Hanstrapp
Banlieue en difficulté : la rélégation, rapport de Jean-Marie Delarue, édition Syros Alternative, collection Ten, 220 p., 24,39 euros.
Banlieue... intégration ou explosion ?,
Panoramiques, édition Arléa-Corlet, 216 p., 11,59 euros.
Génération courage, Michel Fize, édition Julliard, 320 p., 15,09 euros -
Le contrôle social en société dite démocratique
Aucune société, pour s'inscrire dans la durée, ne peut faire l'économie d'une morale. La nécessité, pour seulement survivre, d'une organisation collective, impose des compromis entre les libertés individuelles, en limitant l'agressivité humaine, en privilégiant les comportements de coopération, pour assurer la satisfaction des besoins humains. L'individu ne se construit que dans sa relation aux autres. Ces contraintes sociales, ces valeurs et ces interdits, plus ou moins bien acceptés, contribuent à intégrer l'individu à la société. Nul, pas même les anarchistes, ne peut nier le caractère d'homogénéité dont à besoin une société pour se développer. Proudhon lui-même écrivait : << L'homme le plus libre est celui qui a le plus besoin de relations avec ses semblables >>.
Mais on passe très vite de la morale à l'ordre morale. Un groupe dominant peut tenter d'instaurer la stabilité, le respect de ses propres valeurs ; celles-ci se transforment en normes et en moeurs, s'organiseront en << idéal >>. Rapidement, ce groupe dominant ne tolérera plus l'existence de valeurs qui menacent son pouvoir, et se forgera des instruments pour contraindre les individus à partager ses valeurs, à remplir des rôles sociaux attendus, à adopter la conformité et l'obéissance, à adhérer à un consensus mou. Créer de la ressemblance pour intégrer : l'institutionnalisation des normes se réalise soit par l'intériorisation, soit par l'établissement d'un système de sanctions.
De la morale à l'ordre morale. De l'ordre morale à la perpétuation de l'ordre morale. Pour sa part, François Bourricaud, sociologue, définit le contrôle social, comme un << ensemble de ressources matérielles et symboliques dont dispose une société pour s'assurer de la conformité du comportement de ses membres à un ensemble de règles et de principes prescrits et sanctionnés >> (Encyclopaedia Universalis, volume 17, 1995). L'auteur nous rappelle que le contrôle social, notion malaisé à définir, apparaît dans la sociologie américaine dans les années 1920, principalement dans les deux domaines, la déviance et la criminalité, garants de l'unité du groupe social.
Ayant parfaitement compris que la stabilité politique assure la stabilité économique, et donc la prospérité des affaires, la société capitaliste qui a aujourd'hui envahi la planète, non seulement n'échappe pas à la règle, mais accentue cette empreinte, cette pression sur les individus qui la composent. Fondamentalement inégalitaire, elle est divisée en classes sociales, selon différentes formes de domination et de subordination. D'un côté, ceux qui dirigent ; de l'autre, ceux qui n'ont que leur force de travail à vendre. Cet ordre social existant, toujours fondée sur la force, avec ses codes d'accès à la réussite, peut-être contesté, remis en cause. Gare à la marginalité, à la déviance, à la rébellion ! C'est ce risque d'instabilité qui conduit les détenteurs du pouvoir et des richesses, les castes régnantes à exercer un contrôle social pour assurer le maintien des hiérarchies établies, la garantie des privilèges, la continuité des structures sociales. Pour cela, plusieurs niveaux de contrôle sont employés : un contrôle idéologique en toile de fond, une surveillance au quotidien pour déceler la moindre tentative d'opposition ou velléité de contestation.
source : Union Locale La Commune - Rennes
Editions du Monde Libertaire Paris, mai 2003.
Pourquoi VGE ne s'est-il pas inspiré de cette source, tout le TCE en compilé. Quand on a lu cette source on comprend pourquoi avec quelle empressement, ils voulaient qu'on vote OUI..., nos élites !
à bientôt. -
Tant pis pour Giscard !
« Il est inutile de lire la partie III ». C'est le conseil, admirablement démocratique, que Valéry Giscard d'Estaing a répété tout au long de cette campagne devant des auditoires pas toujours incrédules.
L'étrange recommandation de VGE est bien la première et la hallucinante des arnaques dans un débat qui en comporte beaucoup. Comment peut-on souhaiter que les citoyens n'aient pas à connaître les trois quarts du texte sur lequel ils ont à se prononcer ?
Face au OUI presque unanime des médias (les DNA ne sont pas en reste), ce débat européen exhale comme un parfum de lutte de classes. Toutes les études sociologiques à partir des intentions de vote le confirment. Ce sont les ouvriers et les employés qui rejettent le plus massivement le projet de traité constitutionnel, et ce sont les cadres supérieurs qui l'approuvent le plus nettement. Les premiers reçoivent l'appoint des agriculteurs, et les seconds le renforts des chefs d'entreprise.
Nous voudrions bien rêver avec VGE. Mais nous lui disons qu'une Europe socialement plus injuste, comme celle que nous prépare le traité, produira d'autres conflits qui engendreront les pires replis identitaires. Peut-être pas autour de cette « merde d'Etat-nation », mais autour de repères ethniques, religieux et racistes.
Mais le NON aussi a des arguments solides.
Voter OUI, c'est pour la première fois légitimer par le suffrage populaire les politiques néolibérales en tant que telles, détaillées jusqu'à l'absurde tout au long de la partie III , et leur donner un statut constitutionnel. C'est admettre que la Banque centrale n'a pas à se préoccuper du chômage, que l'harmonisation fiscale et sociale demeure interdite, que la logique de la guerre économique doit prévaloir au sein même de l'Union.
C'est notre Johnny national qui a le mieux résumé le sens du vote OUI : « Je suis européen parce que je me sens bien partout où je voyage comme par exemple en Italie, en Espagne où au Maroc... ». Au fond voter OUI, c'est dire merci à la mondialisation et à l'Europe libérale. C'est aussi dire m.... à tous ceux qui ne se sentent pas bien partout, même pas ceux , soumis qu'ils sont aux impératifs de l'économie sociale de marché hautement compétitive, aux salaires et aux droits en baisse, à la précarisation, aux licenciements.
Voter NON, c'est exiger que la construction européenne soit désormais axée sur le progrès social et l'écologie, pas sur cette concurrence libre et non faussée où seules les élites (corrompus...) et les nantis tirent leur épingle du jeu.
Pour le gouvernement français et tous les partisans du TCE, celui-ci serait tantôt un texte social, tantôt un texte ni libéral, ni social. Le citoyen comprendra qu'il y a là de l'empressement, manoeuvre, manipulation, pour dissimuler son caractère profondément libéral.
Elle est, enfin, politiquement dangereuse car, en ravivant la concurrence entre les hommes et les nations qui la composent, l'Union réunit les conditions d'une guerre sociale et écologique dévastatrice pour tous. Mais aussi pour l'idéal européen...
Tant pis pour Giscard !
Rubels, Offendorf
« Il est écrit qu'on peut tromper une partie du peuple tout le temps, qu'on peut tromper une partie du peuple un certain temps, mais qu'on ne peut jamais tromper tout le peuple, tout le temps. »
Voici le courriel envoyé au DNA avant la date faditique du 29 mai et, où les médias (tous acquis au OUI) et les milieux autorisées nous promettent Charybde en Scylla après le 29 mai...
Bonne lecture