Amical, à mi-bancal, mais la victoire à Fribourg

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Après-match
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Par sa3ntiago
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6 comm.

Au terme d’une rencontre plus expérimentale qu’on l’attendait, Strasbourg remporte avec patience et un brin de chance, une rencontre pour du beurre. Mais en période de disette, le beurre dans les épinards de nos espoirs, ça ne se refuse pas…

Avant match


C’est au centre d’entrainement du SC Freiburg que Thierry Laurey et Christian Streich nous ont convié en ce début de long week-end de trêve internationale, à un match international de non-internationaux : le (premier) match pour la suprématie de l’espace rhénan ! Ou plus prosaïquement à un goûter + goals entre voisins, à l'heure du thé et de douter, puisque le 17ème de Ligue Meuble française et le 15ème de Bundesliga s'affrontaient. Le premier étant privé des sélectionnés Martin Terrier et Bingourou Kamara (France espoirs), Bakary Koné (Burkina-Faso) et Kader Mangane (Bourdisthan) – Da Costa ayant quant à lui décliné sa sélection pour le Cap Vert et est du (court) voyage en Allemagne. De son côté le SC Freiburg est aligné sans Philipp Lienhart retourné provisoirement dans l’équipe d’Autriche, ni Çağlar Söyüncü avec celle de la Turquie, quand Bartosz Kapustka et Pascal Stenzel sont allés rejoindre leur sélection U21 respectivement polonaise et allemande.

Pour les présents le RCS enregistre le retour de blessure de Bahoken et celui, sur la feuille de match, de l’énigme Nogueira.

1ère mi-temps


Le RCS se présente sur le terrain avec l’équipe suivante :
Equipe


Les premières minutes se déroulent sur un petit rythme, les Fribourgeois semblant attendre des Bleus peu fringants. Ils se ragaillardissent peu à peu, et les joueurs qui évoluent dans ce qui ressemble grosso modo à un 4-1-4-1 montrent le bout de leurs pieds. C’est ainsi qu’à la 10’, les Rouges s’avèrent dangereux en attaquant du côté droit, poussant Lala à commettre des erreurs qu’on ne lui a pas souvent vu faire, et mettant en avant leur n°14, Ryan Kent, qui gratifiera le public local de quelques chevauchées éclairs au milieu d’une défense malmenée par sa vivacité.
L’essentiel des attaques fribourgeoises passant par leur droite et l’ensemble des nôtres par notre gauche via un Lala n’hésitant pas à monter, le match penche d’un côté et Seka, sur son côté droit où il paraît vouloir faire le minimum syndical, passe un début de mi-temps sans faire de zèle. Comme sont tranquilles les gardiens, puisque le premier tir a lieu à la 21’, sur un corner en faveur des joueurs locaux.

Puis, sur une des rares attaques venues du flanc gauche des Allemands, Seka commet une petite faute, qui offre néanmoins une sorte de corner ouvert, transformé en but par un joueur allemand esseulé au deuxième poteau. 1-0 et cette impression que le Racing, sans être mis particulièrement en danger, peut prendre un but sur n’importe quelle action suite à des mauvais placements.

Le reste de la première mi-temps se déroulera à un rythme peu soutenu, sans qu’aucune se révèle dangereuse, notamment parce que les déviations de Blayac ne trouvant pas un Sacko fantomatique et un Saadi trop loin de son collègue, les attaques bleues ont la pâle figure d’une équipe malade. Hormis quelques tirs de loin des Fribourgeois, rien à se mettre sous la dent non plus de l’autre côté et ce n’est qu’à la 41ème minute que Blayac, profitant d’une mauvaise prise de balle du gardien adverse, se retrouve avec une occasion dans les pieds qu’il ne peut concrétiser. Encore une occasion rouge d’un attaquant, juste avant la mi-temps, butant face à un Martinez qui ne rassurera, à son poste de prédilection, que les plus optimistes, et s’il ne faisait pas un temps très agréable, on dirait presque qu’on s’ennuie. Ce que comprend l’arbitre. Si bien qu’il siffle la mi-temps.

2ème mi-temps


Pour la deuxième mi-temps l’arbitre pose le ballon de la L1 sur le centre (pour l’équité, on jouait avec celui de la Bundesliga en première) et Strasbourg présente un nouveau visage :
Equipe


Et il saute de suite aux yeux que cette équipe est partie sur un rythme bien plus rapide que la première. En effet, si le temps s’est assombri et qu'il commence à faire froid dans les tribunes, le jeu s’est éclairci, les trois milieux de terrain, plus techniques, pouvant enchainer quelques passes qui bougent la faible équipe qui leur est opposée. A la 50’, Blayac a encore le temps de se faire remarquer par un dangereux tir de la tête sur corner, avant d’être remplacé un peu plus tard par Da Costa. Les rouges n’ont qu’un tir de loin à répondre à des Strasbourgeois qui prennent le contrôle du match et finissent logiquement par égaliser sur un centre de Corgnet venu de l’aile droite où il avait débordé son ailier, Blayac attirant à lui les défenseurs centraux et laissant seul Stéphane Bahoken qui marque son retour d’une reprise de volée sans hésiter. 1-1, le score est plus juste car, sans être enthousiasmants, les Bleus ne méritaient pas d’être menés sur l’ensemble des prestations des deux équipes.

La partie continue sur sa lancée. Seka sort de sa léthargie, Grimm et Gonçalves font le boulot dans un poste peu habituel (mais où ils ne sont pas non plus vraiment bousculés), Nogueira réalise vingt minutes intéressantes quand il peut combiner avec Martin et Corgnet et que Bahoken les soutient avec son énergie. Seul Oukidja, sur quelques ballons anodins, montre comment on peut se mettre en danger tout seul sur des crochets aussi hasardeux qu’inutiles et des relances approximatives, bourdes heureusement sans conséquences. Pressant plus haut, capables de proposer quelques esquisses de séquences en attaque, le Racing est poussé vers l’avant et Oukidja sera heureusement très peu sollicité. Caci fera une entrée sans qu'il n'y ait rien de particulier à noter, et Da Costa semble à l’école de l’économie d’efforts initiée par Sacko en première mi-temps. Les supporters bleus ne trembleront qu’en fin de mi-temps, lorsqu’un joueur oublié aux six mètres par un Grimm assez loin de lui, rate le cadre et l’occasion de donner la victoire à Fribourg. La chance sourirait-elle aux visiteurs ? Non, se dit-on, quand Corgnet sort en grimaçant en se tenant le genou et rentre aux vestiaires de manière peu rassurante (remplacé par Zohi, qui n'aura pas d'autre mérite que d’avoir été le onzième homme alors). Et pourtant si, puisqu’alors qu’Oukidja aurait pu écoper d’un carton jaune sur une charge inutile sur un joueur allemand alors qu’il pouvait prendre le ballon sans problème et sans mettre le genou en avant, l’action se poursuit jusque dans l’autre côté du terrain où, Bahoken mettant sous pression le défenseur central en retard, obligeant son gardien à une sortie hasardeuse, laissant le but vide et libre pour que Da Costa y place le ballon d’une tête opportuniste, pour le 1-2. Et un vague petit air de famille avec une action récente face à une équipe elle aussi rouge, et dans les arrêts de jeu. C’est sur petit but d’avance arraché dans les ultimes secondes, que ce match d’équipes mal classées dans leur championnat, prend fin.

Réflexions sur le chemin du retour


Pas sûr qu’il rassure des faibles Fribourgeois, du moins avec les joueurs dont leur entraineur disposait ce jour-ci. Pas sûr qu’il rassure complètement les supporters strasbourgeois non plus, même s’il leur laisse au moins le souvenir de la deuxième mi-temps et ses joueurs capables d’élever le niveau du jeu produit, surtout quand Gonçalves réussit ce qu’il tente en supplément de la générosité qu’on lui connaît et que Bahoken est de nouveau sur le terrain.

On se souviendra que le premier de ces matchs – qu’on espère nombreux – face au voisin allemand, aurait pu avoir lieu dès l'été. Mais Fribourg cherchait une équipe de même calibre qu'elle et nous étions alors encore en L2. C’est chose faite, nous sommes désormais à leur niveau. Ce niveau n’est certes pas des meilleurs pour les deux équipes - et on souhaite bien du courage aux hommes de Christian Streich pour se maintenir - mais, enfin, on est désormais dans la cour des grands .

Pour y rester, si la technique ne fuit pas nos pieds (le résurrection de Nogueira peut-elle être espérée ?), si les blessures nous oublient un peu, temps que les joueurs réussiront ce qu’ils tentent et se concentreront, nous aurons encore quelques petits arguments à proposer à la L1, pour qu'elle nous accepte durablement en son sein.
Et depuis deux matchs, la chance semble avoir choisi de nous filer un coup de main : prenons et gardons-la à nos côtés. A la Meinau, la Bonne Mère, elle, sera trop loin pour l'OM…

sa3ntiago

Commentaires (6)

Flux RSS 6 messages · 972 lectures · Premier message par kitl · Dernier message par il-vecchio

  • Danke sehr!
  • Merci. Niveau supprématie de l'espace Rhenan y'a quand même un autre petit club qui met des roustes au Benfica en ce moment. Quand on battra lz FCB en amical c'est qu'un énorle pas de plus aura été franchis vers l'inévitable domination du football européen par le Racing!
  • Bourdisthan :)) J'ai vraiment googlé ce pays !
  • @aspi : L'ambassade du Bourdhistan a son siège dans le clocher de Notre-Dame de Paris, lorsque sonne le bourdon. Le consulat à Strasbourg est situé place de la cathédrale et est ouvert tous les soirs à 22h. Certes, le Zehnerglock n'est pas le bourdon mais on fait avec et l'hymne du Bourdhistan de Rimsky-Korsakhovest très connu.
  • sa3ntiago.png
    Modifié par sa3ntiago ·
    sa3ntiago • 38 ans
    @kitl : Seeeehrvice !
    @roquettesyntaxe : tout à fait. Ca serait d'ailleurs sympa un petit tournoi de préparation, annuel et estival, entre frontaliers des trois "régions" Alsace, Basel et Baden-Württemberg (Stuttgart et Freiburg). [Une ligue du Rhin, ce serait compliqué, car on aurait alors Köln, Mainz, Leverkusen, Duisburg…]
    @aspi et @il-vecchio : c'est le meilleur hommage qu'on puisse faire à une blagounette ! A l'heure où l'Equipe nous présente ce que serait une éventuelle sélection catalane, on pourrait aussi envisager de nommer un sélectionneur du Bourdhistan qui convoquerait (comme d'autres décernent des Gérards) les joueurs, à chaque trêve internationale, pour un match amical et drôle contre la Nawakie. Sélectionnable dans cette seconde équipe, Oukinindja pour son œuvre de bordélisation spontanée d'une relance quelconque… [Pour du vrai (?), l'absence de Mangane était dû à une 'tiote blessure]
  • Précision à tous les gogoleurs, la Nawakie n'est pas la Kanakie ce qui nous ferait remonter aux années 80. Mais en Nawakie on ne roule qu'en Kawasaki.

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