Le Racing tombe sur un os

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Par bluefever67
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© denisub90

Guingamp et Fréjus battus la veille, le Racing pouvait réaliser la bonne opération de la journée et se rapprocher un peu plus du podium en cas de victoire sur le Paris FC. En vain.

"Vous la sentez, la bonne affaire ?"



Le décor était planté. La veille de son affrontement avec les joueurs de la Capitale, le Racing voyait Guingamp continuer son « En Arrière », sèchement fessé par l'intraitable leader bastiais (2-5). Fréjus Saint-Raphaël, lui, ouvrait également les vannes, du côté des abeilles orléanaises (0-3), ces dernières ne cessant de s'élever dans ce championnat National.

Malgré la victoire amiénoise en début d'après-midi dans le derby de la Picardie face à Beauvais (2-0), le Racing, en cas de victoire face au Paris FC, pouvait revenir à un point du podium et de la troisième place occupée par Guingamp.

Pour cette rencontre face aux Franciliens, Laurent Fournier avait décidé d'emmener un groupe élargi de 22 joueurs pour que tout son effectif se sente concerné, et surtout, pour pallier les pépins défensifs qui ont contrarié le coach strasbourgeois durant la semaine : le mollet de Milovan Sikimic, la cuisse de Julien Outrebon et la suspension de Stéphane Pichot. Il récupérait néanmoins Loïc Damour, de retour de suspension, après avoir manqué les matches face à Guingamp et Colmar.

Le Paris FC, de son côté, arrivait en Alsace avec pour seul but de se rassurer après sa défaite face à Bayonne (0-2). Lâchés dans la course à la montée et trop bien calés dans le ventre mou pour être inquiétés par la zone rouge, les Parisiens faisaient figure de proie idéale pour un Racing restant sur cinq matches sans défaite et lancé à grand train dans la course au podium.

"Sikimic, il joue ?"



A 17h50, soit 10 minutes avant le match, les supporters pouvaient respirer : Captain Milo et Julien Outrebon étaient de la partie. Cependant, à l'entrée des joueurs, le speaker nous apprend que le serbe doit finalement renoncer, remplacé au pied levé par le Brésilien Marcio. Cette charnière new-look, avec sur les côtés Francisco Donzelot et Bill Tchato, était en charge d'orchestrer la défense.

Pour le reste, c'est du classique :

Equipe


Loïc Damour retrouvait Jocelyn Ahouéya dans l'entrejeu et Billy Ketkeophomphone était confirmé dans le onze de départ, après son doublé à Colmar.

Le Racing et le mur de l'armée rouge



Le match débute timidement avec pas mal de déchet technique de part et d'autre. Mais au vu de l'organisation parisienne en 4-5-1 avec pour seule pointe Youssouf Touré, on se rend très vite compte qu'il va s'agir d'une attaque-défense. Le premier (petit) frisson intervient vers le quart d'heure quand David Ledy, après une belle remise d'Ali Mathlouthi, se fait crocheter par le latéral Afougou à l'entrée de la surface. Le coup-franc de Noro passe néanmoins au-dessus de la cage de Demarconnay. La suite des débats n'est pas plus passionnante, le Racing, gêné par l'organisation ultra-défensive du Paris FC, semble emprunté et ne trouve pas les ressources et le coup de rein nécessaires pour faire la différence. On n'arrive pas à trouver Mathlouthi dans la profondeur, Ledy dézone, tandis que Ketkeo joue à nouveau les intermittents du spectacle. Le PFC, quant à lui, aura tout de même cadré une frappe par Touré lors de son unique incursion, qui avait pris Tchato à défaut. Le lion camerounais se prend les pieds dans le tapis tout seul comme un grand à la 39e et fait frémir le maigre public strasbourgeois, au moment même où une quinzaine de supporters parisiens investissent la tribune visiteurs. Par la suite, le public aura beau demander une main parisienne dans la surface après un contrôle de Ledy, c'est sur un triste 0-0 que les deux équipes rentrent aux vestiaires.

La deuxième période commençait sur un rythme un peu plus soutenu, ce qui n'était guère difficile au vu du spectacle proposé lors du premier acte. Le Racing s'efforce, de temps à autres, de garder le ballon à terre et d'étirer le bloc parisien, mais personne semble être en mesure de créer le bon décalage ou la bonne passe. Peu après l'heure de jeu, Belvito et Yenga remplacent Ketkeophomphone et Damour, peu à leurs avantage et le Racing propose une formation plus offensive en 4-4-2 avec un Noro qui descend d'un cran à la récupération avec Ahouéya, Yenga sur l'aile gauche et Belvito formant le duo d'attaque avec Mathlouthi.

L'ex-dijonnais, qui sur un service de Marcio, bute sur le gardien du PFC et, en déséquilibre, frappe à côté alors que la cage était vide. La domination du Racing se poursuit avec une frappe de Noro à l'entrée de la surface, repoussée par le portier sur Bill Tchato, dont la frappe rase le poteau gauche. Ce qui provoque l'ire de ses coéquipiers, Yenga et Mathlouthi en tête, qui étaient seuls aux 6 mètres et attendaient l'offrande. Et le Paris FC dans tout ça ? Le hold-up était proche sur un contre, où Touré obligeait Gurtner à une belle horizontale. La dernière occasion est strasbourgeoise, où sur un des nombreux corners de la fin de match, Julien Outrebon, sur un mauvais renvoi de la défense parisienne, oblige Demarconnay à se coucher sur une belle volée.

Fin de l'épisode 27

*

C'était écrit, le Racing ne gagnera pas ce soir. Manquant de liant entre les lignes et d'imagination dans les phases offensives, les Strasbourgeois n'auront jamais trouvé la clef pour percer le coffre-fort parisien, qui repartent avec le point qu'ils étaient venus chercher. Avec ce septième match nul à la maison, le Racing manque une belle occasion de revenir sur le podium et son troisième occupant Guingamp. Dès vendredi et en ouverture de la 28e journée, il s'agira de corriger le tir chez le promu gapençais, défait à Bayonne (0-3) et de tenter de mettre la pression sur les autres écuries en lutte pour la montée en Ligue 2.

(*Vous avez été dispensés du jeu de mots poussif qui pullulera dans la presse ces prochains jours, à l'orée du match à Gap. J'avais opté pour le "Glap de fin")

Bonus



Régis Gurtner (6) : Le portier strasbourgeois a eu deux arrêts à faire, et il les a fait. Le reste du temps, il était au chômage technique. Une soirée somme toute tranquille.

Francisco Donzelot (4) : De retour sur son couloir droit à la faveur de la suspension de Stéphane Pichot, le Franco-colombien ne s'est que trop peu montré. Très peu sollicité défensivement, il a rarement profité de l'espace qui lui était offert pour arpenter son couloir. Décevant.

Julien Outrebon (6) : Le capitaine d'un soir a, comme son habitude, été à son aise au niveau défensif et très bon sur le plan aérien, même si ses premières minutes ont été difficiles. Sa prestation a nouveau été ternie par des relances trop souvent hasardeuses.

Marcio (5) : Remplaçant au pied levé Milovan Sikimic, le Brésilien a eu beaucoup de mal à entrer dans la partie, donnant quelques frayeurs au public et à ses partenaires. S'est plutôt bien repris par la suite, bien aidé par une attaque parisienne plus que timide.

Bill Tchato (5) : Le lion indomptable est à créditer d'un match moyen. Plus présent offensivement que son collègue à droite, il a essayé de contribuer à sa manière à une attaque en échec. Aurait pu apporter la délivrance s'il avait choisi le centre au lieu de la frappe à un quart d'heure du terme.

Loïc Damour (4) : De retour de suspension, le jeune milieu de terrain s'est montré trop discret pour peser sur les débats. Logiquement remplacé par Nicolas Belvito (62e), qui loupera une belle occasion alors que la cage adverse était vide.

Jocelyn Ahouéya (5) : Tout comme son compère de l'entrejeu, le Béninois a été trop peu en vue. Malgré cela, il n'a pas lésiné sur ses efforts, encore un fois.

David Ledy (6,5) : Peut-être le meilleur strasbourgeois. Combatif comme à son habitude et bloquant son couloir, le Haut-Rhinois n'a eu de cesse d'être en mouvement afin d'offrir des solutions à ses coéquipiers.

Stéphane Noro (5,5) : Le maître à jouer du Racing a été moins en vue que ces derniers temps. Bien pris par le milieu parisien, il a eu plus de mal à s'exprimer, ce qui ne l'a pas empêché de lâcher une belle frappe, difficilement repoussée par le portier adverse.

Billy Ketkeophomphone (5) : Techniquement, il est au-dessus et on le sait. Une fulgurance, le défenseur est dans le vent et vient la mauvaise passe. Un refrain que l'on entend trop souvent et que l'on a entendu ce soir. Dommage. Remplacé par un Yannick Yenga (62e) plutôt en jambes, mais qui n'a pas réussi à se créer de réelle occasion, lui aussi pris dans la tenaille du PFC.

Ali Mathlouthi (5) : L'avant-centre du Racing n'a eu que très peu de ballons à se mettre sous la dent. Et quand il fut servi, il n'a pas eu le soutien escompté.

bluefever67

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