Pour vous, l'identité du Racing, c'est quoi ?
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chris68kitl a écrit, le 23/09/2025 12:44 :
Il en faut bien du maquillage, de la communication creuse et de la flatterie en tout genre. Pour faire oublier que le club n'est pas dirigé à Strasbourg et n'est plus souverain.
Il est devenu un dépôt. Une plate-forme. Un outil. Un objet. Un truc.
Difficile de se passionner pour une chose pareille.
Il était un truc assez moche aussi sous Hechter, peut-être déjà sous Bord, sous IMG, et n'était même plus un truc regardable sous Hilali. Il était même une simple porte d'accès à une potentielle gigantesque opération immobilière sous Ginestet.
Pourtant une majorité de personne a réussis à s'y passionner encore et encore, et encore aujourd'hui. Les décisions sont prises à Londres? boarf et alors, le jeu, les couleurs, le logo, le stade, tout se déroule encore et toujours comme avant, ça n'influence en rien l'atmosphère globale.
Admettons qu'il n'y ai pas eu de mouvement de contestation de la part des ultras, on aurait sans doute eu de très grosses ambiances étant donné les enjeux sportifs élevés, et on aurait eu une atmosphère générale qui n'aurait rien eu d'insultante envers notre identité bien au contraire.
BlueCo sera peut être la période la plus faste du Racing, un Racing qui a fini par épouser le "moule" du foot moderne, certains en dépriment, d'autre y voient juste enfin un moyen qui permet à leur Racing d'être dans les sphères où il aurait toujours du être, et avec un sacrifie relativement supportable, comparativement d'ailleurs à bien d'autres clubs.
On a pas changé de logo, de nom, de couleurs, de stade, on a même gardé tout un environnement club assez intact, ce qui est rarissime dans des rachats de clubs. BlueCo n'est pas venu jeter nos trophées à la poubelle, n'est pas venu bouleverser les relations du club avec l'environnement local etc. Bon ok, ils prennent les décisions à 2-3 à Londres pour le sportif et les grosses opérations financières, bon c'est si déprimant et anti passionnel que ça? vraiment?
Ca fait mal à l'égo de dire qu'on est le petit frère du plus grand club du monde, ça change quoi sur la réalité physique du Racing et de sa place en France ou même en Europe? rien du tout. Si ce n'est, que, depuis qu'on est le petit frère de quelqu'un, on commence à grappiller un certain nombre de places dans la hiérarchie nationale.
Je veux bien que le Racing soit plus qu'un club de foot (encore que, faut réussir à définir dans quelle mesure alors et quels sont les buts si ils ne sont pas sportifs?) mais franchement, à part ces quelques personnes (très présentes ici) qui se lamentent et sont prêtes à sacrifier les résultats pour juste retrouver une gouvernance à leur goût et en grande partie idéalisée/fantasmée, l'ultra majorité des amoureux du Racing se réjoui et se préoccupe des résultats. Ce n'est pas moins légitime bien au contraire.
Qui est le plus résilient? celui qui arrive à passer outre les quelques sacrifient de la multi pour se focus et réussir à vibrer sur des résultats inédits depuis 45 ans? ou ceux qui perdent déjà leur passion juste pour ces motifs d'indépendance et de gouvernance?
Que sont les papys supporters fidèles de 90 ans qu'on voit parfois faire l'objet d'article dans la presse aux yeux des blueco déprimés alors? ils auraient aussi du abandonner leur passion dans les années IMG? faire grève? ou alors ils ont une valeur inférieure en tant que suiveur amoureux du club?
Ce sont des vraies questions sérieuse, pas une volonté de provoquer.
J'en suis désolé pour ceux qui dépriment depuis 2 ans déjà, mais il faut qu'ils comprennent aussi qu'ils ne seront jamais une majorité et que plus le temps passera, et plus de nouveaux supporters viendront remplacer les quelques blueCo déprimés comme dans les années 2000 où plein de gamins comme nous ont remplacé les papys frondeurs nostalgiques encore de 1979. Et que le Racing, en multi ou pas, reste pour le moment toujours le Racing. On pourra en rediscuter si un jour on est délocalisé en franchise à Londres ou si on se met à jouer en orange. -
chris68 a écrit, le 23/09/2025 14:41 : On pourra en rediscuter si un jour on est délocalisé en franchise à Londres ou si on se met à jouer en orange.
Londres est une ville dynamique, on peut y parfaire son anglais (j'y pense, Mr. B., j'y pense !), ça ne sert à rien de continuer d'évoluer dans un championnat mal géré qui ne génère plus de revenus télévision, la France est une notion du passé et être dans l'aire* du temps c'est être mobile dans tout le continent tous les week-ends, on pourra être connu en Chine et en Amérique du Sud comme ça (qui n'a pas rêvé de voir des adolescents de Bamako, Beijing ou Buenos Aires porter des maillots du RCS plutôt que Barça, Real, PSG ou Chel… oups, Manchester ?), les avions pour aller au match sont confortables et on peut dormir dedans à l'aller comme au retour, Mme aime faire du shopping au Mark & Spencer (que Marcolexplubo aura racheté entre temps).
Et puis l'orange ça change et le bleu c'est vieux ! (j'ai le slogan pour l'équipe entu… com') On voit mieux les joueurs comme ça…
Je te prépare les arguments, hein, une fois que la grenouille est dans le bain, elle aime toujours le nouveau degré de l'eau.
* Oui, c'est fait exprès. -
Effectivement, j'admets mélanger un peu mes valeurs du sport avec ma façon de définir l'identité du Racing.
azzu a écrit, le 23/09/2025 14:20 : Je serai assez concis : pour moi l'identité est portée par les supporters. Rien d'autre. Le club loue la gentilé, leur nom, ça s'arrête là. L'image qu'on a de l'OM est celle des marseillais. Saint-Etienne c'est pareil, Paris c'est particulier car il y a Auteuil d'un côté et la Jetset de l'autre, mais c'est une identité en soit. Dans un autre registre, prenez l'EA Guingamp. C'est pas grand, il n'y a pas spécialement de grand golazo guingampais, c'est quoi l'identité mise à part celle de ses habitants ?
Pour résumer, c'est notre comportement qui défini l'identité de notre club
J'aime beaucoup le raisonnement, l'idée. Nous sommes les seuls acteurs de l'identité du club.
On pourrait aller plus loin en imaginant que l'imaginaire collectif des supporters crée cette identité, en déterminant notre façon de nous comporter, de réagir vis-à-vis du club.
Je trouve que ça a beaucoup de sens. Mais en même temps, ça peut faire peur quand on songe à la "crise" actuelle.
Je rêve de la Meinau que j'ai connu lors de mon tout premier match, un soir de l'an 2000, contre le Monaco de Barthez et Trézéguet... Ce soir-là, ils n'étaient vraiment pas onze... mais bien plus que des milliers.
Après, ce raisonnement reste valable tant que les propriétaires ne s'attaquent pas aux symboles du club, comme le logo ou le stade. -
@chris68
Ici c'est un topic où je crois les stubistes sont invités à exprimer leur ressentis et point de vue très personnel sur l'identité du Racing, quelque chose qui appartient à chacun et pourtant tu arrives encore à venir remettre en cause le témoignage de ceux que tu ne comprends pas.
Les interventions du genre "bon c'est si déprimant et anti passionnel que ça? vraiment?" alors que tu tapes complètement à coté du sujet, c'est déjà zéro de base sur le stub mais sur ce topic je dirais encore un peu plus.
Du coup je pensais y partager mon avis, mais je vais m'abstenir. A la longue je vais peut-être faire comme Athor tiens. Quant à la dépression, on verra d'ici quelques années comment ça aura évolué parmi les visiteurs de la Meinau. A ta place je me renseignerais sur ce qui se passe à Leipzig coté supporters, avant d'avoir tant de certitudes sur l'avenir. -
Ayant vécu la période du titre et celle-ci étant la référence pour moi concernant le Racing (qui a fait mieux?), ma réponse sera simple.
A cette époque, on pouvait facilement s'identifier à l'équipe et aux joueurs, majoritairement alsaciens, coachés par un entraîneur alsacien.
Né à Strasbourg et très attaché à ma ville et à ma région, quelle joie de pouvoir célébrer nos champions de France se nommant Wagner, Gemmrich, Deutschmann, Ehrlacher, Specht, Marx... Gress!
Roland Wagner s'était exclamé à Lyon: "Maintenant, les paysans d'Alsace ont montré qu'ils pouvaient aussi être champions de France!"
Voilà, pour moi, c'est ça l'identité du Racing.
Depuis, il y a eu l'arrêt Bosman, la mondialisation et ce n'est plus le même monde et le même Racing aujourd'hui. Il m'est difficile pour moi de m'y identifier, même si je continue à le suivre (notamment avec intérêt ici!) et à être heureux de ses succès.
Voilà la réponse d'un vieux du stub...
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yannickm a écrit, le 23/09/2025 16:26 : @chris68
Ici c'est un topic où je crois les stubistes sont invités à exprimer leur ressentis et point de vue très personnel sur l'identité du Racing, quelque chose qui appartient à chacun et pourtant tu arrives encore à venir remettre en cause le témoignage de ceux que tu ne comprends pas.
Les interventions du genre "bon c'est si déprimant et anti passionnel que ça? vraiment?" alors que tu tapes complètement à coté du sujet, c'est déjà zéro de base sur le stub mais sur ce topic je dirais encore un peu plus.
Du coup je pensais y partager mon avis, mais je vais m'abstenir. A la longue je vais peut-être faire comme Athor tiens. Quant à la dépression, on verra d'ici quelques années comment ça aura évolué parmi les visiteurs de la Meinau. A ta place je me renseignerais sur ce qui se passe à Leipzig coté supporters, avant d'avoir tant de certitudes sur l'avenir.
Pardon mais pour le coup les certitudes sur l'avenir c'est dans les deux camps...
- D'un côté ceux persuadés que le racing va progresser et se develloper sous Blueco, a tort ou a raison
- de l'autre ceux persuadés que le racing n'est plus qu'un outil de devellopement que Blueco larchera immanquablement comme une chaussette dans le futur. A tort ou a raison
Qui aura raison ? On sait pas
Quelqu'une aura-t-il raison car d'autres voir sont possibles ? On sait pas
Par contre les deux camps se ressemblent car les deux posent des éventualités comme des certitudes. -
yannickm a écrit, le 23/09/2025 16:26 : @chris68
Ici c'est un topic où je crois les stubistes sont invités à exprimer leur ressentis et point de vue très personnel sur l'identité du Racing, quelque chose qui appartient à chacun et pourtant tu arrives encore à venir remettre en cause le témoignage de ceux que tu ne comprends pas.
Les interventions du genre "bon c'est si déprimant et anti passionnel que ça? vraiment?" alors que tu tapes complètement à coté du sujet, c'est déjà zéro de base sur le stub mais sur ce topic je dirais encore un peu plus.
Du coup je pensais y partager mon avis, mais je vais m'abstenir. A la longue je vais peut-être faire comme Athor tiens. Quant à la dépression, on verra d'ici quelques années comment ça aura évolué parmi les visiteurs de la Meinau. A ta place je me renseignerais sur ce qui se passe à Leipzig coté supporters, avant d'avoir tant de certitudes sur l'avenir.
Tu atteints quand même des sommets de mauvaise foi jamais vus depuis la chaine Hercynienne du Permien.
Regarde la partie du post de Kitl que je cite... qui revient encore et encore sur le Racing actuel et BlueCo en le comparant à une maquillée??
Et je donne plein d'éléments qui entrent parfaitement dans le sujet de l'identité du club.
Je ne fais en plus que lui poser des questions pour mieux comprendre cet état de dépression. Franchement, c'est difficile de se contenir devant un tel harcèlement permanent. Ton but n'a jamais été de donner tes éléments sur l'identité (les mecs qui disent ce qu'ils ne vont pas faire sérieux c'est jamais spontané hein), juste d'en remettre une couche encore sur moi.
Quelle légitimité tu as pour dire que ce que j'écris "de base c'est déjà 0"
heureusement que je manque pas autant de respect envers vous.
Et c'est vrai que niveau certitudes, sur l'avenir, toi t'en as pas :)) -
"Je ne fais en plus que lui poser des questions pour mieux comprendre cet état de dépression"
Creuse encore va (+) -
On trouve plein de choses en creusant
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Je me reconnais tellement dans tes dires harry poter.
J'ai commencé à suivre le racing début des années 2000 avec ce logo complètement naze et une direction hors sujet total avec beaucoup de magouille et de faux espoirs.
Pour moi l'identité de notre club, c'est :
- Des joueurs comme Chilavert venu de nulle part, un Gnoleba loué XXL, un Bassila tellement critiqué mais fidèle au club. Quelques beaux joueurs tout de même comme Corentin Martins et de temps en temps des top players comme Niang, Pagis, Luyindula. Des fidèles comme Guillaume Lacour et plus récemment Dimitri Lienard. Beaucoup de joueurs dont on ne pouvais pas s'attacher qui faisaient au maximum une ou deux saisons avec des gros passages à vide pour tous.
- des 5-0 à la pelle pris par Monaco, Lyon, Nantes et Marseille.
- La folie Furlan !! passé de la 5ème place a 11 défaites consécutives et aucune remise en question.
- Des aller-retour en ligue 2 avec à chaque fois la folie et le bonheur de retrouver la division 1!
Mais qu'est ce que j'adorai venir à la meinau avec ce 1/4 de virage NO et ses UB complètement dinguo. C'était la honte de supporter le racing mais j'assumais cela pleinement.
Le racing c'est aussi les merguez infectes qui coutent un bras.
Roger et Bernard qui arrêtent pas de critiquer les joueurs tout le long du match mais qui sont au rendez-vous tout les week-ends à la meinau.
Je pense aussi a tout ses matchs volés contre les gros sans être conspirationniste(années 2000) Et pourtant on a gagné la coupe de france en 2001, la CDL en 2005 et 2019 avec un budget tout pourri. Je pense qu'on a de quoi être fier de notre histoire "récente".
BREF, avec un peu de recul on a effectivement le droit de kiffer le moment actuel car aucune époque n'était parfaite au racing. C'est juste nous supporter qui évoluons dans notre vie avec les études, les copines, les enfants etc... qui n'ont font voir le racing sous un autre angle. -
Excellente question!
Pour moi l'identité du Racing, c'est :
1. Son Nom!
Imaginez si BlueCo avait décidé de renommer le RCS en... FCSC , le fameux Football Club Strasbourg Cty ! :D Oh lalaaaa !! Oh mon Dieuuu!! Alors Là oui, ca hurlerait à mort (et a juste titre) à en faire fuir toutes les cignognes d'Alsace!
2. Ses couleurs et son maillot
3. Son Stade : Bientot il n'aura jamais été aussi beau!
4. Sa ville
5. Son histoire et son palmares
6. Ses joueurs
Et bien sûr le plus important: ses supporteurs!


Ce sont eux l'âme du club, ce sont eux qui font l'identité unique au Racing! Rien de mieux que déambuler le stade de la Meinau, sentir l'odeur de la tarte flambée et d'entendre les sempiternels meme raleurs encore à espérer (en Alsacien bien sur) le retour prochain de Shilles !
Bref, quand je regarde à tête reposée ma définition de l'identité du Racing, ben force est de constater que rien n'a profondément changé avec l'arrivée de Blueco, hormis pour les joueurs, qui sont certes moins locaux/français car plus de profil international. Au final, on est monté en gamme, on a changé de dimension, on a gagné en ambition et tout cela sans rien changer à notre forte, profonde et magnifique identité locale. -
chris68 a écrit, le 23/09/2025 14:41 : kitl a écrit, le 23/09/2025 12:44 :
Il en faut bien du maquillage, de la communication creuse et de la flatterie en tout genre. Pour faire oublier que le club n'est pas dirigé à Strasbourg et n'est plus souverain.
Il est devenu un dépôt. Une plate-forme. Un outil. Un objet. Un truc.
Difficile de se passionner pour une chose pareille.
Il était un truc assez moche aussi sous Hechter, peut-être déjà sous Bord, sous IMG, et n'était même plus un truc regardable sous Hilali. Il était même une simple porte d'accès à une potentielle gigantesque opération immobilière sous Ginestet.
Pourtant une majorité de personne a réussis à s'y passionner encore et encore, et encore aujourd'hui. Les décisions sont prises à Londres? boarf et alors, le jeu, les couleurs, le logo, le stade, tout se déroule encore et toujours comme avant, ça n'influence en rien l'atmosphère globale.
Admettons qu'il n'y ai pas eu de mouvement de contestation de la part des ultras, on aurait sans doute eu de très grosses ambiances étant donné les enjeux sportifs élevés, et on aurait eu une atmosphère générale qui n'aurait rien eu d'insultante envers notre identité bien au contraire.
BlueCo sera peut être la période la plus faste du Racing, un Racing qui a fini par épouser le "moule" du foot moderne, certains en dépriment, d'autre y voient juste enfin un moyen qui permet à leur Racing d'être dans les sphères où il aurait toujours du être, et avec un sacrifie relativement supportable, comparativement d'ailleurs à bien d'autres clubs.
On a pas changé de logo, de nom, de couleurs, de stade, on a même gardé tout un environnement club assez intact, ce qui est rarissime dans des rachats de clubs. BlueCo n'est pas venu jeter nos trophées à la poubelle, n'est pas venu bouleverser les relations du club avec l'environnement local etc. Bon ok, ils prennent les décisions à 2-3 à Londres pour le sportif et les grosses opérations financières, bon c'est si déprimant et anti passionnel que ça? vraiment?
Ca fait mal à l'égo de dire qu'on est le petit frère du plus grand club du monde, ça change quoi sur la réalité physique du Racing et de sa place en France ou même en Europe? rien du tout. Si ce n'est, que, depuis qu'on est le petit frère de quelqu'un, on commence à grappiller un certain nombre de places dans la hiérarchie nationale.
Je veux bien que le Racing soit plus qu'un club de foot (encore que, faut réussir à définir dans quelle mesure alors et quels sont les buts si ils ne sont pas sportifs?) mais franchement, à part ces quelques personnes (très présentes ici) qui se lamentent et sont prêtes à sacrifier les résultats pour juste retrouver une gouvernance à leur goût et en grande partie idéalisée/fantasmée, l'ultra majorité des amoureux du Racing se réjoui et se préoccupe des résultats. Ce n'est pas moins légitime bien au contraire.
Qui est le plus résilient? celui qui arrive à passer outre les quelques sacrifient de la multi pour se focus et réussir à vibrer sur des résultats inédits depuis 45 ans? ou ceux qui perdent déjà leur passion juste pour ces motifs d'indépendance et de gouvernance?
Que sont les papys supporters fidèles de 90 ans qu'on voit parfois faire l'objet d'article dans la presse aux yeux des blueco déprimés alors? ils auraient aussi du abandonner leur passion dans les années IMG? faire grève? ou alors ils ont une valeur inférieure en tant que suiveur amoureux du club?
Ce sont des vraies questions sérieuse, pas une volonté de provoquer.
J'en suis désolé pour ceux qui dépriment depuis 2 ans déjà, mais il faut qu'ils comprennent aussi qu'ils ne seront jamais une majorité et que plus le temps passera, et plus de nouveaux supporters viendront remplacer les quelques blueCo déprimés comme dans les années 2000 où plein de gamins comme nous ont remplacé les papys frondeurs nostalgiques encore de 1979. Et que le Racing, en multi ou pas, reste pour le moment toujours le Racing. On pourra en rediscuter si un jour on est délocalisé en franchise à Londres ou si on se met à jouer en orange.
Je voulais déjà préciser que ton écrit ne m’a pas offusqué, même si je ne partage pas tes opinions ni ressentis.
« On pourra en rediscuter si un jour on est délocalisé en franchises à Londres ou si on se met à jouer en orange". Je reprends ta phrase pour te répondre qu'on ne pourra justement pas en rediscuter, car il sera trop tard ! Qui s'intéresse un peu à l'histoire ou même au monde autour de nous peut en témoigner. Le grand croisement des chemins, c'est maintenant. Mais tu le laisses entendre toi-même, et pour te le faire ressentir je surenchéris sur ce que tu dis: Peut-être les gamins qui t'auront remplacé toi qui a remplacé les "papys frondeurs nostalgiques de 1979" ne trouveront même pas à redire si nous sommes délocalisés en franchise à Londres et si on joue en orange. Et ce sera alors toi qui t'offusqueras peut-être contre cette perte de tes valeurs, qui ne pourras plus t’identifier à ce maillot orange, prendre ton pied en regardant les matchs …
Tu as pris la peine de t'exprimer longuement et j'ai pris la peine de te lire attentivement. Je comprends un peu de tes ressentis et de tes arguments. Avec IMG puis Hilali nous touchions le fond. De la spéculation associée à de l'incompétence et une absence d'intérêt particulier pour le foot. Cela nous a d’ailleurs été fatal. Ne pouvons-nous pas apprendre de nos erreurs ? Alors oui, ce n'est pas tout-à-fait la même situation, Marc Keller a l'amour du club et s'y connait, il y a plus de compétences, mais la machinerie est la même et un jour Marc prendra sa retraite, qu'aura-t-il alors à transmettre et à qui ?
Tu poses la question pour en souligner une absurdité: "ils ( les papys fidèles ) auraient aussi dû abandonner leur passion dans les années IMG, faire grève ?". Et tu parles à leur propos de résilience. Je crois qu'il faut distinguer ici deux choses, deux choses qui sont constitutifs d’un lien: L'attachement et le désir. L'attachement pour un club est résumé dans la formule "Un club et pour toujours". C'est la formule de tout supporter quel que soit le club. C'est le propre des gens comme toi ou moi qui écrivons sur ce forum. Je parie que si tu faisais un sondage ici avec la question "Penses-tu un jour que tu supporteras avec autant de ferveur un autre club que le racing ?" les réponses iront toutes dans le même sens. L'attachement est ainsi, c'est une donnée de la nature que l'homme établit à l’aube de sa vie et qu’il peut parfois "rejouer" en le déplaçant sur une entité comme un club de foot, mais son schéma d'attachement ne variera que très peu, ou alors au bout d’un long chemin de thérapie. Après, l'attachement peut être problématique, en souffrance ou « évitant », « insécure » mais sur ce forum il y a de bonnes chances qu'il soit très prononcé pour la plupart d'entre-nous, pour des raisons positives ou défensives peu importe. Tout ce laïus - désolé je ne sais pas faire court - pour donner une explication à un des malentendus que je vois sans cesse ici: Oui, on peut protester de manière véhémente contre blueco et la perte de l’identité du club, on peut critiquer le choix des dirigeants ET en même-temps rester supporter, continuer à aller au stade et souhaiter que le club gagne ses matchs, tout en étant un peu triste. Oui, c’est possible quand on est attaché à un club. Cela me paraît facile à comprendre et je trouve presque suspect les réactions répétées de Keller ou de Liam qui restent sur leur argument centré sur la performance.
Après, il y a un autre moteur pourvoyeur d’émotions que je fais rentrer dans une toute autre catégorie, appelons-le de l’ordre du « désir ». Il est pourvoyeur de la part explosive et exubérante des émotions, il relève des identifications personnelles, souvent héroïques et en références à des idéaux projetés sur les acteurs que sont les joueurs, l’entraîneur, le président. Comme dans un bon film, ils nous permettent de nous mettre à la place du héros et nous donnent du rêve. C’est cette 2è catégorie qui est en berne chez certains d’entre nous. Et il faut pouvoir en tenir compte car nous ne sommes pas si peu nombreux comme tu veux bien le croire, tu as sûrement dû prendre connaissance du sondage de holicool.
En résumé, je m'érige contre ces simplifications qui apparaissent dans ton écrit; d'un côté il y aurait les "vrais" amoureux du racing qui seuls se réjouissent et se préoccupent des résultats et qui seraient "ultra" ( le mot est bien choisi ! ) majoritaires, et de l'autre des nostalgiques de l'ancien temps, déprimés et qui traînent leur spleen sur le forum.... Non, je vois plus de diversité dans les écrits des uns et des autres et je trouve intéressant que collectivement nous creusions la question de ce que nous entendons par "identité". -
L identité du racing, c est clairement pour moi Strasbourg, le bas rhin et l Alsace. La mulipro n effacera jamais l identité de Strasbourg. D avoir rajouté Alsace au nom du club fait totalement sens, tant il n y a aucune ville en Alsace capable de faire monter un club a un niveau professionnel.
le RCSA c est l Alsace :)
Si t es bas rhinois que t aime le foot ton club c est Strasbourg, que tu le veuille ou non :) -
mathieuhuston a écrit, le 23/09/2025 18:41 : L identité du racing, c est clairement pour moi Strasbourg, le bas rhin et l Alsace. La mulipro n effacera jamais l identité de Strasbourg. D avoir rajouté Alsace au nom du club fait totalement sens, tant il n y a aucune ville en Alsace capable de faire monter un club a un niveau professionnel.
le RCSA c est l Alsace :)
Si t es bas rhinois que t aime le foot ton club c est Strasbourg, que tu le veuille ou non :)
(Vraie question neutre)
C'est marrant, ça. Du coup, tu considères que les Haut-Rhinois ne devraient pas supporter le RCS ? Qu'ils devraient se trouver un club-phare (Colmar, Mulhouse, Basel, voire Sochaux pour le Sundgau) et se tourner vers leur département ?
Pour moi, Strasbourg a toujours été le club des gens vivant entre Wissembourg et Ferrette, un club régional. -
En quelques mots, l’identité du Racing pour moi : nos couleurs, le blason, la Meinau et les yeux qui brillent quand des supporters parlent de leur Racing, des joueurs, des matchs, des buts, bref quand ils sont intarissables sur le sujet !
Nous ne sommes pas 11 mais des milliers !! -
Le Racing, c'est le club d'une ville mais aussi celui de toute une région, le titre de 79 a été fêté de Ferrette à Wissembourg et beaucoup de Haut-Rhinois ont toujours fréquenté le stade, même quand Mulhouse ou Colmar pouvaient prétendre rivaliser.
Il y a d'ailleurs aussi des gens qu'y s'y retrouvent aux frontières de l'Alsace. J'ai pu lire au fil des années des articles de presse concernant des supporters de Sarrebourg, Bitche, Kehl, Offenbourg...
Une identité alsacienne faite de paradoxes, à la fois frondeur et légitimiste, attaché à se différences mais aussi à son appartenance à la France... Pas forcément bien compris "à l'intérieur" !
l' "OM" de l'Est, une comparaison parfois justifiée. Un club où décidément rien ne sera jamais tranquille, En haut de l'affiche un jour, au plus bas le lendemain.... Toujours des histoires, qui apparaissent surtout quand tout les voyants sont au vert !
Un club vivant qui déchaine les passions, c'est pour cela qu'on l'aime.
Un club qui a une histoire, un passé, un palmarès... Et un avenir, n'en doutons pas ! -
mathieuhuston a écrit, le 23/09/2025 18:41 : L identité du racing, c est clairement pour moi Strasbourg, le bas rhin et l Alsace. La mulipro n effacera jamais l identité de Strasbourg. D avoir rajouté Alsace au nom du club fait totalement sens, tant il n y a aucune ville en Alsace capable de faire monter un club a un niveau professionnel.
le RCSA c est l Alsace :)
Si t es bas rhinois que t aime le foot ton club c est Strasbourg, que tu le veuille ou non :)
Là je suis pas très d'accord. C'est pas très important en soi, mais si tu mets Alsace derrière, tu peux pas n'en faire qu'un truc de Bas-rhinois.
Quand j'étais ado il y avait plus de bas-rhinois qui préféraient l'OM au Racing. Un club ça se choisis pas. C'est lui qui te choisis.
Ce suffixe -Alsace était lié à une subvention de la Région à une époque ou faire la manche était de mise pour survivre, et ou le rajout de la mention Alsace s'apparentait davantage à une volonté politique locale (sans doute pour faire chier le bidule Grand Est qui nous sert de région désormais) en échange de subsides que d'une volonté du club de l'ancrer plus localement qu'il ne pouvait le faire en jouant en CFA.
Rien que pour continuer à faire chier le Grand Est, je suis assez pour que la mention Alsace perdure jusqu'à temps que nous soyons de nouveau en Alsace un jour, mais il me semble que ça fait un moment que cette redevance n'est plus versée.
Sorry j'ai digressé. On parlait de quoi déjà? -
Quelqu'un avait parlé d'odeur, les chocolats Suchard avant le pont, les saucisses, les néons du stade allumés au loin et comme point de cet horizon rêvé. La voix au loin du speaker et des chants des supporters. Disserter des heures sur la tactique et les prestations des joueurs. Écouter Eric Sold à la radio à l'extérieur avant la diffusion généralisée à la tv. Avoir une grosse collec de maillots du club. Mon club, ma ville. Bref sujet éternel.
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@talk, je confirme, en 2012, lorsque le club était en CFA, la région avait signé un accord pour l’aider pendant trois ans, avec une aide d’environ 600 000 euros par saison, dont une partie destinée au centre de formation et une autre au « partenariat autour de la marque Alsace
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@gogic Tout ça me parle tellement, et oui l'odeur du chocolat avant de descendre la rue de l'extenwoerth :)
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Pour moi, l’identité du Racing c’est :
- un club créé par une bande de jeunes au retour d’une excursion dans les Vosges et grâce l’aide d’un instituteur pour acheter un ballon,
- le club du jardin Hemmerle,
- un club créé dans un pays et qui joue aujourd’hui dans un autre pays,
- un club qui est celui de l’Alsace et des alsaciens et reflète son histoire comme en témoigne son titre de champion de Dordogne,
- un club qui est à l’image des alsaciens c’est à dire à la fierté mal placée,
- un club qui est encouragé par Jetz ghet’s los,
- un club qui a gagné son plus grand et plus beau titre avec des alsaciens,
- un club a ressuscité,
- un club bleu et blanc, ciel et blanc,
Etc -
Pour moi, le Racing c’est un grand sentiment de liberté et de transgression, lié à l’enfance. C’était se rendre au stade, au début des années 90, et pouvoir lâcher prise en gueulant le plus fort possible et en disant des conneries en Populaires. Balancer des confettis de papiers DN à chaque but, et pisser contre les murs internes de l’enceinte avec les messieurs à la fin des matchs.
C’était également un immense sentiment de fierté, en faisant signer les joueurs à la fin de l’entraînement sur leurs photos des DNA.
Le Racing est un club de coupe nationale, on en remportait tous les 4 ans de 1997 à 2005. Donc, des montées à Paris dans la liesse strasbourgeoise, des cortèges, des participations en coupe d’Europe. Des victoires de prestige. Surkiffer la Coupe Intertoto.
Donc, pour moi, le Racing est un club fier, indépendant, ancré dans sa ville et sa région. -
Mes débuts avec le RCS, c'est à la radio, RTL. Ca avait de la gueule aussi avec Sacomano. Puis ce fut Radio France Alsace avec Sold puis Dubrulle. Mythique. Suivre les résultats des coupes Intertoto en plein milieu de l'été comme si c'était Intervilles. Découverte.
Puis ce fut le temps de mon premier match à la Meinau. Match nul contre Bordeaux, 1-1 égalisation de Papin sur péno. Mais comme le rappelle Sebi, ce sentiment de trasngression, en voyant un Collet renvoyer un programme qui s'était perdu sur le terrain, après l'avoir transformer en avion de papier. Interaction.
Puis ce fut mes années étudiantes à Illkirch et venir voir tous les matchs. Découvrir les fosses, venir avec le tram, a pieds. "Déguster" la tarte flambée, les saucisses blanches et signer au KCB. Voir des matchs historiques, gagnés ou perdus avec ces écrans de scores des années 80. Battre Marseille, l'Étoile Rouge et après un départ en région parisienne, aller faire une sortie de finale de coupe au stade France .Victoire., match ou tous les joueurs avaient le même nom de famille "Enc...éééééé". Extra.
Puis un dernier match après un départ outre-Atlantique en batant un club de L1 de Bielsa. Émotions.
Ce fut vivre chaque match des populaires, en avant du Kop pour l'ambiance, les chants et le chambrage, (le son) et en bordure du terrain en ayant un faux espoir qu'en gueulant de plus proche, les joueurs nous écoutaient (l'image). Immersion.
C'est gagner contre le 1er pour ensuite perdre contre le dernier. C'est d'avoir des anciens joueurs toujours marquer contre nous. Ce fut le temps de vivre les poteaux de Nouma, les hors-jeu de Chapuis et la vitesse de Saadi. Punkattitude.
Voilà, je pense être arrivé à définir l'identité du RCSA selon mon référentiel. -
L'identité du club c'est factuellement son nom, son logo, son stade et ses couleurs.
Plus personnellement c'est les tribunes et ses supporters (et l'ambiance qui va avec).
Pendant longtemps ma relation au Racing n'était que "virtuelle" : à la radio les soirs de matches avec Eric Sold et le lendemain dans les DNA. Quand j'ai découvert la Meinau pour la 1ère fois à 11 ans j'étais comme un fou. Même si le stade sonnait bien creux ce soir-là (pas encore d'UB90). Habitant trop loin de Strasbourg je n'y allait qu'épisodiquement. Plus tard j'ai pu me payer un abonnement et là c'était le graal. Pouvoir assister à tous les matches (au prix de 250km à chaque fois) et assister à ce spectacle en tribunes avec des tifos incroyables c'était le summum. Je n'ai jamais franchi le cap de passer un match dans le kop et je pense que je le regretterai peut-être, mais je soutiens (moralement) leurs combats. -
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