Emmanuel Emegha
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innomineErf époque Weller évidemment, l'époque Wenger on l'attends encore ^^ -
innomine a écrit, le 29/11/2025 11:02 :
Pas d'accord avec ta projection. La NBA montre bien que ce n'est pas vrai. Avant la ligue fermée et les franchises toutes les vertus que tu mettais en avant étaient présentes dans le basket US. Est-ce qu'il y a plus de "supporters" (quelque soit le degré d'engagement) avec le RCS de maintenant ou avec le RCS d'avant (époque Wenger par exemple) ? Et si on devait se qualifier pour la CL ou gagner la Conférence League t'en auras 3 fois plus... je ne parle même pas de terminer champion.
Le foot reste avant tout un divertissement pour 99% des "supporters", ils veulent du spectacle, pas des valeurs. En tout cas pour les gros clubs pro.
Alors ce que tu évoques c'est au fond le propos d'Eghbali sur l'analogie entre franchise US et clubs européens et ça s'entend mais c'est là où réside, je pense, mon désaccord le plus fondamental. Je pense que les deux modèles sont liés à des caractéristiques spatio-culturelles très différentes et que croiser l'un et l'autre est vain et même violent.
Je m'explique. Notre structure de championnats nationaux et de clubs régionaux en myriade n'est au fond que le lointain héritage de l'effondrement de l'empire carolingien. Lui ont succédé un très grand nombre de structures autonomes qui ont accouché de la géographie urbaine et régionale telle que nous la connaissons en Europe continentale, fruit de rivalités militaires et religieuses très localisées qui n'ont été que péniblement réunifiées de façon plus ou moins précoce dans des Etats nations et dont la structuration reste très imparfaite. C'est ça qui a produit la mosaïque que nous connaissons bien, par exemple dans l'ancienne Lotharingie qui est une zone d'interface et à laquelle nous appartenons. Ce sont des siècles de structuration de l'espace géographique et mental qu'on efface pas d'un coup de baguette magique.
A contrario, les colons débarquants en Amérique du nord ont trouvé un terrain presque vierge (et ils se sont arrangés pour vite éradiquer les quelques natifs) qu'ils ont donc structuré de façon beaucoup plus utilitariste selon les besoins logistiques du moment. Boston, New York, Baltimore, Philadelphie sont d'honnête ports bien protégés des remous de l'Atlantique par des anses ou embouchures, Washington était un terrain vierge choisi de façon géométrique pour incarner un juste milieu au sein des 13 colonies, Chicago est un pratique noeud ferroviaire à la rencontre des plaines céréalières et des grands lacs, Houston un terminal pétrolier, etc.
Pour te donner un seul exemple de cette distinction, proche de chez nous : la rivalité Nancy-Metz serait impossible aux Etats-Unis. Quand nos amis lorrains se tapent dessus pour du football où une gare TGV ils ne font que rejouer indéfiniment la division entre la ville du duc et celle de l'évêque.
C'est foutraque, sous optimal mais beaucoup plus riche sur le plan culturel. Je ne dis pas qu'il n'y a pas d'attachement régional ou microlocal aux Etats-Unis mais c'est quand même nettement moins imprégné. La NBA est une très belle réussite en terme de spectacle et de valorisation d'un sport mais il n'y a que 30 franchises su un territoire immense qui doivent parfois faire des centaines de kilomètres pour rencontrer leur plus proche voisin. L'application d'un tel modèle chez nous se fera inévitablement aux dépends des clubs de villes moyennes et de la diversité qu'ils incarnent. Si l'UEFA étaient vraiment une organisation puissante et attaché à la pérénnité du football de club européen ce serait sa priorité numéro 1. -
En voyant les shorts officiels, je n'avais pas remarqué à chaud qu'il faisait encore des gestes limites envers le kop après son but (il se bouche les oreilles). C'est dingue il ne peut pas s'empêcher de vouloir se faire haïr même quand il fait un truc bien.
Un vrai pompier pyromane. -
strohteam a écrit, le 29/11/2025 09:56 : morphail a écrit, le 29/11/2025 08:14 :
Sur l'honnêteté des faits et leur reconnaissance, c'est l'hôpital qui se moque de la charité, j'attends alors de la part de la fédé un inventaire objectif de toutes les analyses sorties depuis l'arrivée de Blueco et la réalité d'aujourd'hui et SURTOUT sur les allégations comme quoi le sportif serait secondaire sur Blueco, ce qui un surlendemain de victoire contre la perfide Albion est assez succulent.
Je ne retirerais pas beaucoup de virgules aux posts de la fédé qui sont une lecture militante de faits. Que cette analyse déplaise, ça s'entend mais tu ne nous trouveras pas en défaut sur les faits. On a fait l'effort d'aller chercher des extraits de bilan, de se renseigner sur les règles comptables en vigueur pour les capitaux propres, de documenter le fonctionnement du 50+1, d'éclairer sur les relations club/collectivité y compris sur des sujets ardus type ZAN ou de traduire les propos d'Eghbali : "multi-club model as a pathway to develop players", ça existe, c'est pas nous qui l'avons inventé, et l'accélération dantesque de la pompe à joueurs va parfaitement dans ce sens.
Oui, nous en déduisons et nous maintenons que le projet sportif est secondaire et que le Racing club de Strasbourg n'est plus dirigé en tant que Racing club de Strasbourg pour les intérêts du Racing club de Strasbourg mais bien comme une enveloppe réglementaire permettant de stocker des joueurs (donc de l'argent) en contournant les règles du fair play financier de la Premier League au profit de la tête de pont qu'est Chelsea. En rigueur de termes, une fraction du déficit d'exploitation du RCS devrait être réintégré dans les comptes consolidés de Chelsea vu l'accès plus que privilégié à nos droits d'inscription de joueurs dans un championnat professionnel de bon niveau. Ingéniérie financière, c'est le boulot d'Eghbali je crois.
Que les résultats sportifs soient appréciables et le jeu pratiqué plaisant ne démontre en rien que c'est faux, on peut atteindre un objectif secondaire en poursuivant un autre but primaire. Et il reste permis de penser qu'ils pourraient être encore meilleurs vu l'argent dépensé si on amendait ne serait-ce que légèrement la politique de recrutement - par exemple pour pas se retrouver avec que des Marie-Louise type Amo Ameyaw en toute fin de saison pour jouer deux matches au couteau contre des morts de faim candidats au maintien.
Non vraiment, tu fais fausse route sur les posts Fédé, le seul qu'a posteriori on pourrait trouver excessivement apocalyptique c'est celui sur la division Boehly/Egbhali en septembre 2024 où nous n'avions rédigé que sur des sources secondaires - mais nous avions fait l'effort de tous les citer et c'étaient des médias anglophones respectés.
morphail a écrit, le 29/11/2025 08:14 :
Sinon pour en revenir à notre grand dadet, qu'il ait un melon et un calendrier perso, je ne l'ai jamais contesté et je reconnais sans aucun souci que je ne le pensais pas aussi bête.
Il serait de bon aloi de reconnaître aussi que ton analyse d'Emegha et de l'ensemble de son œuvre de maternelle est bien plus liée au symbole que tu en fais de Blueco que de Manu lui même.
Mais il faudrait débattre de tout ça autrement que par écrit parce que finalement tout ceci est question de symbole, de sa perception par chacun et SURTOUT de la subjectivité que l'on met chacun dans le club.
Le simple de faire de parler d'une entreprise comme d'une institution sort de toute analyse objective pour rentrer dans le subjectif ce qui n'en enlève en rien la sincérité d'un propos.
Mais parfaitement que les agissements Emegha sont lus au prisme de de ce qu'ils révèlent du fonctionnement de BlueCo, je ne le nie pas. Y a même un petit côté marxiste (l'autre, pas Jean-Jacques) : superstructure comme expression temporaire de la dynamique des rapports de classe.
Et la symbolique et la subjectivité c'est important, ce qui éclaire ton laïus sur le paradoxe que tu voudrais lire entre institution et entreprise. En vrai c'est la symbolique de l'institution qui fait que l'entreprise existe, et rien d'autre.
Le football occupe une place à part dans la grande famille des industries culturelles et de divertissement en ce sens qu'il n'a aucun intérêt formel. Il n'a pas la puissance évocatrice infinie et spontanée du cinéma. Il ne met pas les corps en mouvement comme la musique. Il n'a pas l'intimité que crée illico le récit radiophonique. Il a à peine l'adrénaline du direct que propose la télévision, sans le reste. Sa dramaturgie est d'une complexité médiocre par rapport à ce que peut proposer la littérature, à de rares exceptions près (Séville 82 ferait une très potable tragédie grecque, mais à part ça ?)
Le football est un jeu plaisant à pratiquer mais qui consiste néanmoins à contrôler une sphère avec ses pieds - ce qui est difficile et fondamentalement absurde. Même parmi la famille des sports de balle collectifs il est celui où l'on score le plus rarement et où 0-0 est un score parfaitement courant. S'il devait être consommé exclusivement en tant que sport il arriverait à peine au niveau de ses congénères hand/basket/volley. S'il domine autant culturellement, ce n'est pas en raison de ses qualités intrinsèques mais bien parce qu'il est l'objet de projections, au premier rang desquelles la représentation d'une communauté locale.
Dès lors considérer les émotions, la symbolique et la subjectivité de cette communauté locale comme futile est un non sens. Et c'est en cela que le modèle multi-club est même nocif pour le business in fine, parce qu'il scie la branche de long terme sur laquelle il est assis au profit d'intérêts spéculatifs de court terme.
Merci pour la qualité des arguments.
Je reformule sur la critique du sportif parce que tu tournes autour du pot pour ne pas reconnaître vos torts.
Le racing est une entreprise, rien de neuf donc le sportif n'a et ne sera jamais une finalité, c'est une partie prenante du projet. Sauf que vos positions au départ, c'était de dire qu'on allait devenir un modèle à la Troyes où le sportif n'est plus du tout un enjeu de résultat. Fort est de constater que vous avez eu tort sur toute la ligne ce qui n'enlève en rien la critique du modèle économique de Blueco.
D'ailleurs, tu sais très bien que je la partage et je vais même plus loin parce que je n'ai pas attendu Blueco pour critiquer tout cela, ce qui n'est loin pas le cas des assos qui n'étaient que très peu virulentes sur Marco le financier monégasque.
Après sur l'institution, là on est dans le déni, le racing a un Siret, un bilan comptable etc... ce n'est pas une institution mais une entreprise. C'est un fait non discutable.
Sur ta description du foot comme spécificité, je te rejoins mais la plupart des industries ont des spécificités, rien de neuf sous le soleil de la plage du Bagersee. Et au vu des montants que brassent le foot, ce n' est pas de l'ordre du résiduel. Le foot, comme tout sport pro, c'est avant tout la pub donc central aujourd'hui dans l'économie libérale.
Je te rejoins sur tout ce qu'il y a autour en termes d'identité.
Mais là où on s'éloigne, c'est que toi tu essaies d'articuler les deux alors qu'en réalité, ça coexiste sur deux voies parallèles mais sans interaction fondamentale.
Le film Looking for Eric que tu as certainement vu, relate totalement ça,ces postiers ont une passion commune, Manchester, ils vont se soutenir, traverser la dureté de la vie ensemble et leur passion y joue un rôle cruciale puisqu'elle leur permet de ne pas oublier leurs conditions de prolo mais le club, l'entreprise Manchester n'a rien à voir là dedans. Ce qui les unit, c'est ce qu'ils ont créé eux ensemble et ce que ça représente à leurs yeux, ils auraient pu faire de même autour des Lego ou du camembert Jhort mais là c'est un club de foot.
Mais l'entreprise capitaliste Manchester elle existe à côté de ces supporters et pas avec ces supporters.
En fait, ta vision du supportariat est sociale démocrate, tu crois que tu peux coexister avec les clubs mais la vérité c'est que les clubs ne coexistent avec les supporters que quand ça leur coûte rien de le faire, dès que ça ne joue plus en leur faveur, ils nous ejectent et s'en balek royalement.
C'est dur mais c'est la vérité.
Mais il en faudrait en parler de vives voix, compliqué de mettre toutes les nuances à l'écrit -
rubinsteiner a écrit, le 29/11/2025 11:15 : Parler de valeurs dans le foot pro, MP ou pas, c’est bulshit!
Cela m’avait marqué à l’époque. Avant la vente à la MP, Keller disait rechercher pour profil de joueurs des hommes mûrs, sans ego sur-dimensionné, et qui s’intégrerait dans l’effectif sans faire de vagues. Cela faisait partie intégrante des valeurs qu’il privilégiait au cours de ses recrutements.
Impossible de faire du 100%, mais c’était clairement un objectif.
Donc des conneries, non, mais aujourd’hui ce n’est plus vraiment d’actualité chez nous. -
morphail a écrit, le 29/11/2025 12:25 :
Je reformule sur la critique du sportif parce que tu tournes autour du pot pour ne pas reconnaître vos torts.
Le racing est une entreprise, rien de neuf donc le sportif n'a et ne sera jamais une finalité, c'est une partie prenante du projet. Sauf que vos positions au départ, c'était de dire qu'on allait devenir un modèle à la Troyes où le sportif n'est plus du tout un enjeu de résultat. Fort est de constater que vous avez eu tort sur toute la ligne ce qui n'enlève en rien la critique du modèle économique de Blueco.
Mais c'est faux, on a jamais dit que nous allions "devenir un modèle à la Troyes où le sportif n'est plus du tout un enjeu de résultat". Je ne vois pas où tu trouveras ça dans une communication siglée Fédé, j'ai réepluché tous les posts suite à ton message et le seul truc un peu approchant que je vois c'est un tweet du 3 décembre 2024 où il est écrit qu'une équipe de 21 ans moyenne d'âge ne peut pas performer. Ce point a en effet été grandement nuancé mais je n'en ferais pas un "tort" pour autant. Tous le reste des écrits porte sur des éléments structurels de dépendance économique, gouvernance du foot pro français, etc. Ce qui est beaucoup plus conforme à la vocation de l'asso dont l'expression n'a jamais été indexée sur les résultats du moment, en 2010 comme en 2025.
Pour le reste, Looking for Eric est à mon avis de loin le plus raté des films de Ken Loach que j'ai eu l'occasion de voir, effectivement viens au local demain et on en discute autour d'une bière :) -
Et profitez-en pour parler d'Emegha, ce sera raccord avec le topic.
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@moderateur : Tiens le rouge de ton texte est devenu moins agressif, le rose du fond aussi. Ce n'est pas plus mal.
Maintenant Emegha joue en bleu, jouera en bleu la saison suivante et a déclaré "une fois ma carrière terminée je me lancerai dans des études d'Histoire et soutiendrai une thèse sur les conséquences footballistiques de la chute de l'empire carolingien, ce cher Charlemagne ayant également régné sur la Batavie." -
On va parler d'Emegha, promis, je ne sais pas encore comment ni à quel moment à l'instant ou je commence la rédaction de ce post mais le message de @strohteam est trop intéressant pour ne pas vouloir y répondre.
strohteam a écrit, le 29/11/2025 09:56 :
Mais parfaitement que les agissements Emegha sont lus au prisme de de ce qu'ils révèlent du fonctionnement de BlueCo, je ne le nie pas. Y a même un petit côté marxiste (l'autre, pas Jean-Jacques) : superstructure comme expression temporaire de la dynamique des rapports de classe.
Et la symbolique et la subjectivité c'est important, ce qui éclaire ton laïus sur le paradoxe que tu voudrais lire entre institution et entreprise. En vrai c'est la symbolique de l'institution qui fait que l'entreprise existe, et rien d'autre.
Les agissements d'Emegha sont surtout lus à travers le prisme et l'importance symbolique qu'on leur accorde. Pour certains c'est la trahison ultime et la négation de son engagement avec le Racing, et au-delà de ça toute la logique de la vassalisation du club qu'on peut interpréter en prenant cette séquence comme une preuve supplémentaire de cette déliquescence continue.
On peut aussi juste considérer ça comme une maladresse, une grosse connerie de la part d'un joueur certes doué, mais un peu concon (on lui demande de mettre des buts, pas des leçons de civisme et de morales. Si vous comptez sur les footeux pour être des repères pour la jeunesse, y'avait peut-être des professions plus digne de faire figure d'exemple d'importance et de valeur sociale, genre les pompiers et les soignants). Permettez-moi d'avouer que ma réaction au vue des photos d'Emegha brandissant le maillot de Chelsea se situait entre "il allait bien finir par y signer un jour, ou dans un autre club" et "il est concon le garçon quand même". On a beau avoir tendance à préférer l'image d'un Panichelli dur au mal, humble et travailleur, il finira par se barrer à Chelsea ou ailleurs lui aussi. Il sera sans doute moins extravagant dans sa comm'. Normal que les gens préfèrent ça mais à l'arrivée le résultat reste le même : on vendra nos meilleurs joueurs. Je sais pas si c'est marxiste, j'ai pas trop l'impression. Le marxisme c'est une abstraction, ça n'a jamais été qu'un cache-sexe prétexte à l'instauration de dictatures. Mais entre la théorie et la pratique, s'il faut en conclure que BlueCo est un système marxiste, alors Emegha est notre Vladimir Maïakovski.
strohteam a écrit, le 29/11/2025 09:56 :
Le football occupe une place à part dans la grande famille des industries culturelles et de divertissement en ce sens qu'il n'a aucun intérêt formel. Il n'a pas la puissance évocatrice infinie et spontanée du cinéma. Il ne met pas les corps en mouvement comme la musique. Il n'a pas l'intimité que crée illico le récit radiophonique. Il a à peine l'adrénaline du direct que propose la télévision, sans le reste. Sa dramaturgie est d'une complexité médiocre par rapport à ce que peut proposer la littérature, à de rares exceptions près (Séville 82 ferait une très potable tragédie grecque, mais à part ça ?)
Le football est un jeu plaisant à pratiquer mais qui consiste néanmoins à contrôler une sphère avec ses pieds - ce qui est difficile et fondamentalement absurde. Même parmi la famille des sports de balle collectifs il est celui où l'on score le plus rarement et où 0-0 est un score parfaitement courant. S'il devait être consommé exclusivement en tant que sport il arriverait à peine au niveau de ses congénères hand/basket/volley. S'il domine autant culturellement, ce n'est pas en raison de ses qualités intrinsèques mais bien parce qu'il est l'objet de projections, au premier rang desquelles la représentation d'une communauté locale.
Dès lors considérer les émotions, la symbolique et la subjectivité de cette communauté locale comme futile est un non sens. Et c'est en cela que le modèle multi-club est même nocif pour le business in fine, parce qu'il scie la branche de long terme sur laquelle il est assis au profit d'intérêts spéculatifs de court terme.
Si on n'est pas d'accord avec l'assertion selon laquelle le football n'a pas la puissance évocatrices d'autres formes d'arts, la conclusion tombe à plat. Le foot est pour moi beaucoup plus stimulant comme spectacle que l'immense majorité des films, le cinéma peut consister à accepter des trucs aussi absurdes que des créatures extra-terrestres, des films français chiants ou il ne se passe rien, des séries B bizarres et du gore ou les gens meurent dans des souffrances horribles. Il y a évidemment de très bon films, mais c'est parfois aussi absurde que de maitriser une sphère et trouver des espaces ou la faire rouler pour la faire passer entre des lignes défensives. Et pour ce qui est de mettre les corps en mouvement, quand même c'est pas un truc statique, j'ajouterai même qu'en tant que Béotien concernant la danse, les mouvements de corps d'un Ronaldinho ou d'un Zidane me parlent plus que celles d'un danseur étoile dans un ballet.
Et concernant ton analyse sur la domination du foot sur les autres sports, s'il parvient à tant mobiliser et créer ce sentiment d'appartenance et de représentation à une communauté, c'est juste parce que c'est le meilleur des sports. C'est le sport que tout le monde peut pratiquer, il suffit d'avoir un truc qui ressemble à un ballon et c'est parti. Les autres sports demandent un équipement plus spécifique. Le vrai problème du sport-spectacle c'est qu'il y a de l'argent qui rentre en jeu. A partir de là le but du jeu est faussé d'entrée. Si on regarde du sport-spectacle il faut admettre ça d'entrée.
Emegha il fait plus de spectacle que de sport (il fallait que je cale une dose d'Emegha quelque part:) ) mais en sport il se démerde quand même pas trop mal. Je comprends qu'il soit clivant. De là à le siffler alors qu'il joue à fond ses matchs, quoiqu'on pense de lui au-delà du foot, je trouve ça mesquin. -
A participé au match RCS - Brest 1-2 (Ligue 1) le : remplaçant entré en jeu à la 69'
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SCANDÉ par une grande partie du public : quelle indignité, déshonneur et absence d’amour propre.
Honte d’être supporter aux cotés de ceux-là. -
Entrée en jeu catastrophique également, il ne s'est pas procuré la moindre occasion.
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Je sais même pas si il a touché 10 ballons. On dirait que quand les deux sont alignés, l'équipe essaye quand même de jouer vers Panichelli ou en tous cas, ne joue pas du tout la profondeur comme elle la jouait la saison dernière avec Emegha seul en pointe, du coup dans ce système d'attaque où il a plus de ballon aérien ou de passes en petits espaces, Emegha est totalement largué.
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Il s'est fait acclamer pour compenser les sifflets plus que par énorme amour pour lui. Mais c'est quand même très bête de siffler un joueur du Racing à son entrée non ? Moi il m'agace, mais je ne le siffle pas.
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Première fois de ma vie que je siffle un joueur du Racing. Il représente tout ce que je déteste dans son attitude et sa volonté de se placer au-dessus de ses coéquipiers mais surtout au-dessus du club.
Honte à Marc Keller de laisser faire ça sans réagir. Le public l’acclame après tout, pourquoi défendre ce qui ne ressemble plus à un club historique, populaire et indépendant ? -
J'ai pas écouté le match mais il a joué si j'ai bien compris.
Par contre, on est pas censés gagner quand il joue, de son propre aveux ? Ça se tient plus. -
Quand abruti entraineur fait entrer Zlatan seulement à 69e, quoi toi espérer?
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Et je concède le point à @rubinsteiner (je crois), LR a l'air visiblement convaincu que c'est une bonne idée d'aligner Emegha et Panichelli ensembles.
Sinon il ne l'aurait pas fait pour tenter de recoller au score.
Et concernant sa prestation du jour, on a plus vu Omega qu'Emegha. -
cinquefrondi a écrit, le 30/11/2025 17:07 : SCANDÉ par une grande partie du public : quelle indignité, déshonneur et absence d’amour propre.
Honte d’être supporter aux cotés de ceux-là.
Le même sentiment de honte de la part de ceux qui sifflent le joueur ....Et son nom a été scandé pour couvrir ces sifflets pour ceux qui se prennent pour des amoureux du club.... -
Siffler un joueur de son propre club, c’est innommable, indéfendable…qu’il soit bon ou mauvais.
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oles a écrit, le 30/11/2025 19:34 : cinquefrondi a écrit, le 30/11/2025 17:07 : SCANDÉ par une grande partie du public : quelle indignité, déshonneur et absence d’amour propre.
Honte d’être supporter aux cotés de ceux-là.
Le même sentiment de honte de la part de ceux qui sifflent le joueur ....Et son nom a été scandé pour couvrir ces sifflets pour ceux qui se prennent pour des amoureux du club....
@cinquefrondi tu éprouves de la honte que le public défende le joueur ? Tu joues un rôle ou t'es sérieux ? Irréel ce genre de com ! -
rubinsteiner a écrit, le 30/11/2025 19:37 : Siffler un joueur de son propre club, c’est innommable, indéfendable…qu’il soit bon ou mauvais.
C’est pas ce que pense Keller. -
rubinsteiner a écrit, le 30/11/2025 19:37 : Siffler un joueur de son propre club, c’est innommable, indéfendable…qu’il soit bon ou mauvais.
Et siffler ses propres supporters ? -
vostok a écrit, le 30/11/2025 19:47 : rubinsteiner a écrit, le 30/11/2025 19:37 : Siffler un joueur de son propre club, c’est innommable, indéfendable…qu’il soit bon ou mauvais.
C’est pas ce que pense Keller.
Si jamais certains doutent que MK ait dit ça.
S'il est pas bon, qu' il soit sifflé c'est la vie. -
C'est bien resté gravé dans ma tête ce moment et j'ai vraiment eu honte pour lui (Keller). C'est tout l'inverse pour moi, tu juges le comportement, pas les contre performances.
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Emegha n’est pas sifflé parce qu’il est mauvais, mais parce qu’il a posé avec le maillot de Chelsea, parce qu’il ne savait pas ou etait Strasbourg et parce qu’il porte l’image de Blueco à lui seul.
Les sifflets viennent de ou? Ils viennent des grévistes, des anti Blueco , c’est tout.
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