Saison 2025/2026
Racing Club de Strasbourg

BlueCo, un bienfait pour le Racing ?

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Flux RSS 1464 messages · 54.744 lectures · Premier message par raukoras · Dernier message par guigues

  • curieux a écrit, le 03/02/2026 10:15 :

    Je comprends, lorsqu'on est déçu on voit tout en noir. Sans défendre BlueCo, car oui on peut ne pas être anti- sans être pro- pour autant. Quelques remarques :

    - selon Alsasports, le club aurait refusé des offres colossales pour Panichelli, Doué et Moreira. C'est peut être de la com et rien ne dit que les transferts auraient eu lieu. Mais ce qui est certain c'est qu'ils sont toujours avec nous.

    S'il faut trembler à chaque période de mercato pour savoir si on se fera piller, ou pas, je ne vois pas le progrès par rapport à la situation "actionnariat local".
    C'est même une régression, car avant le club arrivait à conserver un joueur convoité lors du mercato d'hiver jusqu'à la fin de la saison.
    curieux a écrit, le 03/02/2026 10:15 :

    - oui un prêt peut être cassé et si celui de Luis l'avait été, qui aurait pleuré. Pourtant, même principe.

    En dehors de la sphère BlueCo, peux-tu me citer de tête deux autres exemples de prêt cassés ?

    curieux a écrit, le 03/02/2026 10:15 :
    - avec les précédents négatifs Chelsea - Strasbourg, toute opération qui ne plaît pas devient suspecte aux yeux de certains. Pour l'instant et objectivement, avons-nous été lésé qualitativement ?

    Poste de gardien en instabilité notoire, meilleur défenseur qui part le dernier jour du mercato vers le grand frère, pareil pour l'entraineur, et quelques merguez à mettre en valeur (Paez, Amougou, Wiley, Ângelo).
    En face, on a Petrovic et Andrey Santos.
    Structurellement, on est (et sera) déficitaire dans cette balance, car c'est le rôle du club de faire gare de triage et d'alimenter Chelsea.

    Citation:
    - traite des joueurs : pardon mais la relation entre joueurs et clubs est contractuelle. Vous savez à quoi vous en tenir. Jamais entendu parlé d'ailleurs, d'un joueur pro niveau ligue premium qui démissionne contrairement aux salariés dans de nombreux domaines.

    La grande nouveauté de BlueCo, c'est de contrôler quasiment toute la supply chain.
    Un jeune qui rentre chez BlueCo est coincé là, en raison des contrats longs. 5 ans, c'est une demi-carrière. Sa seule perspective d'évolution est de signer dans le club supérieur (Racing => Chelsea pour lemoment, on verra comment ce sera structuré si d'autres clubs sont rachetés). Sinon, il doit être suffisement décevant pour être éjecté (mais qui en voudra alors?), ou espérer que son agent trouve un club pigeon qui accepte d'allonger le blé s'il n'est pas trop pmauvais pour être éjecté, pou trop bon pour aller à Chelsea.
    A long terme, si le modèle BlueCo se généralise, il y aura une différentiation forte entre les clubs qui "possèdent" les joueurs en les enfermant dans leur galaxie de clubs, et les autres qui seront obligés de quémander des prêts.

    Citation:
    - propriété du club : un club est une entité privée qui n'appartient qu'à ses propriétaires. Historiquement, comme toutes les entreprises, il y avait logiquement une filiation locale. Souvent largement financée pour le foot par des subventions publiques. Au demeurant, cette manne publique servait les intérêts des seuls passionnés du ballon rond au détriment de ce qui n'avait rien à faire du foot. Je ne parle pas des petits arrangements douteux en sus. Cet argent était il bien alloué ? Au moins les capitaux privés annulent cette injustice.

    Tu vas au théatre, au cinéma ou à l'opéra ? Rends l'argent.

    Citation:
    - Morale : c'est une question philosophique et subjective à ce stade. Même sur un plan éthique ce n'est clairement mesurable aujourd'hui (je ne parle pas de la gestion financière du fond BlueCo).
    Visiblement, pour l'instant les seuls acteurs qui manifestent un mécontentement, ce sont les (certains) supporters, qui n'investissent que leur passion. Je rappelle à l'époque, ou Keller cherchait des fonds, les supporters ne se sont pas rués pour apporter leur soutien financier. Dés lors qu'il faut payer, la passion change de dimension pour la plupart. D'ailleurs par comparaison, tout marché de prédiction fiable, repose sur des contributions payantes, Sinon c'est du n'importe quoi.


    C'est parfaitement mesurable sur un plan éthique. Le concept de sport à l'européenne, c'est une multitude d'acteurs qui font de leur mieux. Au moment où tu commences à autoriser des concentrations d'acteurs, tu romps cette égalité.

    Quant à la question de l'apport financier, je te laisse nous expliquer combien MK a mis de sa poche, combien les autres actionnaires ont mis, combien les collectivités territoriales ont mis, et à combien tu évalues les prestations réalisées gratuitement par les supporters pour permettre au club de pouvoir rejouer des matchs avec des spectateurs (condition sine qua non pour que les collectvités mettent de l'argent).
  • @Raukoras
    En dehors de la sphère BlueCo, peux-tu me citer de tête deux autres exemples de prêt cassés ?
    O'Riley OM
    Jhon Duran FENER
    Gronbaeck Génoa
    ...


  • BlueCo c'est comme Dany BOON, tout va tellement bien ....
  • Ces cassages de prêts, c'est un phénomène nouveau mais global ou quelque chose de spécifique à BlueCo ? Dans le second cas, les clubs vont-ils encore faire confiance à de tels gorets ?
  • raukoras a écrit, le 03/02/2026 10:50 :

    S'il faut trembler à chaque période de mercato pour savoir si on se fera piller, ou pas, je ne vois pas le progrès par rapport à la situation "actionnariat local".
    C'est même une régression, car avant le club arrivait à conserver un joueur convoité lors du mercato d'hiver jusqu'à la fin de la saison.


    Une situation passée ne préfigure pas de l'évolution future. Une situation circonstancielle d'autant plus. Ce n'est pas parce qu'une météorite est visible dans le ciel, qu'elle va s'écraser sur Terre.
    Pillage suggère absence de contrepartie est ce vraiment le cas ?

    raukoras a écrit :
    Poste de gardien en instabilité notoire, meilleur défenseur qui part le dernier jour du mercato vers le grand frère, pareil pour l'entraineur, et quelques merguez à mettre en valeur (Paez, Amougou, Wiley, Ângelo).
    En face, on a Petrovic et Andrey Santos.
    Structurellement, on est (et sera) déficitaire dans cette balance, car c'est le rôle du club de faire gare de triage et d'alimenter Chelsea.


    On peut également y voir une complémentarité. Je ne dis pas égalité parce que c'est une vaste fumisterie intellectuelle d'une manière générale.

    raukoras a écrit :
    La grande nouveauté de BlueCo, c'est de contrôler quasiment toute la supply chain.
    Un jeune qui rentre chez BlueCo est coincé là, en raison des contrats longs. 5 ans, c'est une demi-carrière. Sa seule perspective d'évolution est de signer dans le club supérieur (Racing => Chelsea pour lemoment, on verra comment ce sera structuré si d'autres clubs sont rachetés). Sinon, il doit être suffisement décevant pour être éjecté (mais qui en voudra alors?), ou espérer que son agent trouve un club pigeon qui accepte d'allonger le blé s'il n'est pas trop pmauvais pour être éjecté, pou trop bon pour aller à Chelsea.


    Tu juges la méthode, c'est ton avis. Navré mais BlueCo gère ses actifs comme bon lui semble sous réserve de légalité. Chaque acteur est libre. Les joueurs se plaignent ils ?

    raukoras a écrit :
    A long terme, si le modèle BlueCo se généralise, il y aura une différentiation forte entre les clubs qui "possèdent" les joueurs en les enfermant dans leur galaxie de clubs, et les autres qui seront obligés de quémander des prêts.


    Mais le système existe qu'il soit formalisé par la multipropriété ou non. C'est juste se cacher derrière son petit doigt.

    raukoras a écrit :
    Tu vas au théatre, au cinéma ou à l'opéra ? Rends l'argent.


    Je n'aime pas les subventions qu'elles quelles soient. Elles sont toujours injustes et orientées politiquement.

    raukoras a écrit :
    C'est parfaitement mesurable sur un plan éthique. Le concept de sport à l'européenne, c'est une multitude d'acteurs qui font de leur mieux. Au moment où tu commences à autoriser des concentrations d'acteurs, tu romps cette égalité.


    Rien à voir avec l'éthique. C'était une façon de faire à une époque donnée. Egalité ben voyons..

    Il y a des avantages/inconvénients dans toute chose. Pour l'instant je vois pas la balance pencher d'un côté plutôt que de l'autre, même si sportivement ça tient la route. J'attends de voir..
  • Ah @curieux, le fameux "j'attends de voir". Parce quil n'y a rien eu voir depuis l'arrivée de Blueco ? Rien qui te choque ou au moins te fait t'interroger ?
    A croire que tu ne regardes pas alors ....
  • @raukoras a écrit :
    C'est même une régression, car avant le club arrivait à conserver un joueur convoité lors du mercato d'hiver jusqu'à la fin de la saison.
    Oui comme Fofana, Ajorque, Thomasson, rien que ça...
  • La situation de multipropriété de Strasbourg ne fait que refléter une évolution du football qui va s'amplifier et les ruptures de prêts en milieu de saison deviendront aussi banales que les achats de joueurs en milieu de saison lors d'un mercato d'hiver qui n'a pas toujours existé. Dans quelques années ce genre de situation seront fréquentes.
    On peut le déplorer - et c'est mon cas, j'insiste, c'est mon cas - mais c'est aux instances politiques et footballistiques de réguler cela.
  • echouafni a écrit, le 03/02/2026 16:06 :
    mais c'est aux instances politiques et footballistiques de réguler cela.

    Pareil, et je serais curieux de voir s'ils bougent à l'UEFA.

    Par exemple, il n'y a pas si longtemps ils ont expliqué ça devant la CJUE:
    Plus particulièrement, de l’avis de ces associations, à supposer même que ces règles [note : les règles sur les transferts]entravent la liberté de circulation des travailleurs ou la concurrence, elles seraient justifiées au regard des objectifs légitimes que sont, au premier chef, le maintien de la stabilité contractuelle ainsi que de la stabilité des équipes de football et, plus largement, la préservation de l’intégrité, de la régularité ainsi que du bon déroulement des compétitions sportives.
  • curieux a écrit, le 03/02/2026 10:15 :
    Je comprends, lorsqu'on est déçu on voit tout en noir. Sans défendre BlueCo, car oui on peut ne pas être anti- sans être pro- pour autant.
    Je suis sincèrement admiratif de cette position d'équilibriste ni-pro ni-anti, toujours sur le fil à guetter chaque jour de quel côté la pièce va tomber, alors qu'il y a largement de quoi se forger une opinion depuis presque 3 ans.
    Il y a une maxime politique, qui vaut ce qu'elle vaut, qui dit que ceux qui se prétendent ni de droite ni de gauche sont généralement de droite. Je pense que cette maxime peut s'appliquer à ceux qui se disent ni-pro ni-anti.

    curieux a écrit, le 03/02/2026 10:15 :
    selon Alsasports, le club aurait refusé des offres colossales pour Panichelli, Doué et Moreira. C'est peut être de la com et rien ne dit que les transferts auraient eu lieu. Mais ce qui est certain c'est qu'ils sont toujours avec nous.
    Donc, après nous avoir pris notre entraîneur dans les conditions qu'on sait et notre meilleur défenseur, il faudrait encore faire preuve de gratitude pour n'avoir pas vendu l'un de nos meilleurs joueurs. Avec cette logique, autant remercier le chauffard qui t'a renversé de t'avoir laissé unijambiste plutôt que cul-de-jatte.
    Pour les membres actifs du Relativisme FC pour qui le club est en situation de vassalisation de fait depuis longtemps, j'aimerais qu'ils m'indiquent des exemples où un club a déjà perdu son coach et son meilleur défenseur de cette manière. Et si on y ajoute un de nos meilleurs joueurs, on est sur un combo carrément inédit dans l'histoire du football pro. Mais bon, il n'y a pas de vassalisation, et il faut savoir gré à BlueCo de n'avoir pas vendu un des 3 joueurs cités. Dont acte.

    curieux a écrit, le 03/02/2026 10:15 :
    oui un prêt peut être cassé et si celui de Luis l'avait été, qui aurait pleuré. Pourtant, même principe.
    Là encore, la pertinence de mettre en parallèle deux situations différentes ne saute pas aux yeux. On parle de notre meilleur défenseur, récent champion d'Afrique, et d'un joueur en échec sportif qui dans l'absolu ne devrait même plus apparaître dans le groupe pro (on peut d'ailleurs se demander pour quelle raison on insiste autant avec ce joueur, comme avec d'autres). Etre scandalisé par le départ de Sarr et indifférent à l'éventuel départ de Luis ne paraît pas être une attitude dénuée de logique.

    curieux a écrit, le 03/02/2026 10:15 :
    Pour l'instant et objectivement, avons-nous été lésé qualitativement ?
    Non, et heureusement encore que sur les 524 joueurs arrivés et/ou repartis il y ait quelques très bons joueurs, le contraire serait désespérant. Le problème est plutôt de sacrifier l'ambition sportive du RCS qui n'a visiblement pas le droit d'avoir son propre destin sur la saison en cours. Ainsi, le départ de Sarr est pour le moins un signal très négatif et un véritable handicap en vue d'une épopée en Conference League qui devrait normalement être l'objectif logique de la saison.

    curieux a écrit, le 03/02/2026 10:15 :
    traite des joueurs : pardon mais la relation entre joueurs et clubs est contractuelle. Vous savez à quoi vous en tenir. Jamais entendu parlé d'ailleurs, d'un joueur pro niveau ligue premium qui démissionne contrairement aux salariés dans de nombreux domaines.
    Sur le fond je suis tout à fait d'accord, le football ne fait pas commerce d'êtres humains mais de droits sportifs liés aux contrats de travail avec des acteurs qui en sont informés. Là encore, ce qui interroge, c'est le volume des mouvements, assez inhabituel même dans le foot business.

    curieux a écrit, le 03/02/2026 10:15 :
    propriété du club : un club est une entité privée qui n'appartient qu'à ses propriétaires. Historiquement, comme toutes les entreprises, il y avait logiquement une filiation locale. Souvent largement financée pour le foot par des subventions publiques.
    Il y a bien plus qu'une filiation locale puisque jusqu'aux années 1980, le club avait un statut associatif comme tous les clubs pro. Ce qui explique son ancrage local et même son rôle social structurant à l'échelle de la ville. Parler d'"entreprise comme les autres", c'est nier ces spécificités.

    curieux a écrit, le 03/02/2026 10:15 :
    Morale : c'est une question philosophique et subjective à ce stade. Même sur un plan éthique ce n'est clairement mesurable aujourd'hui (je ne parle pas de la gestion financière du fond BlueCo).
    Visiblement, pour l'instant les seuls acteurs qui manifestent un mécontentement, ce sont les (certains) supporters, qui n'investissent que leur passion. Je rappelle à l'époque, ou Keller cherchait des fonds, les supporters ne se sont pas rués pour apporter leur soutien financier. Dés lors qu'il faut payer, la passion change de dimension pour la plupart. D'ailleurs par comparaison, tout marché de prédiction fiable, repose sur des contributions payantes, Sinon c'est du n'importe quoi.
    Je ne vois pas pourquoi les supporters auraient dû amener des fonds de quelque manière après la liquidation. Les supporters ont mis la main à la pâte, largement dans la mesure de leurs moyens, pour faire remonter ce club dans une synergie vertueuse avec la direction de l'époque. Ou alors, aucun supporter au monde n'a le droit de dire quoi que ce soit puisqu'il n'apporte pas les fonds. Pour rappel, le football est le domaine de l'affect, où il est autorisé (et même recommandé) d'aimer ou de ne pas aimer un club, un joueur, un entraîneur, un actionnaire sans avoir à justifier quoi que ce soit à qui que ce soit.

    Désolé pour le pavé !
  • Très belle argumentation matteo. Sincèrement !

    Comme tu le dis dans ta conclusion le foot est d'abord une question d'affect. Pas de souci c'est le but. Ce qui me gêne c'est le mélange des genres (affect + arguments) pour démolir quelque chose/quelqu'un, avec parfois un fond de prosélytisme. Je peux avoir des réactions pros juste contre cette mixture qui vassalise l'argument.

    Cette fausse idée de devoir choisir un camps, une position, un parti, etc me dépasse totalement. Dans un monde figé pourquoi pas ça se tient, mais dans un monde dynamique pardon, je m'ajuste au gré des informations. C'est moins confortable je te l'accorde mais plus proche de la réalité. L'affect je le garde pour moi (enfin j'essaie je ne suis pas une machine) dans une discussion ou alors j'annonce la couleur.

    Mon affect je le réserve pour les matches du l'équipe (voir des 2 équipes) et des joueurs.
  • echouafni a écrit, le 03/02/2026 16:06 :
    La situation de multipropriété de Strasbourg ne fait que refléter une évolution du football qui va s'amplifier et les ruptures de prêts en milieu de saison deviendront aussi banales que les achats de joueurs en milieu de saison lors d'un mercato d'hiver qui n'a pas toujours existé. Dans quelques années ce genre de situation seront fréquentes.
    On peut le déplorer - et c'est mon cas, j'insiste, c'est mon cas - mais c'est aux instances politiques et footballistiques de réguler cela.


    C’est tout à fait possible mais je ne comprends pas qu’on puisse accepter d’être les précurseurs du pire.
  • Mais ne pensez-vous pas que ces prêts cassés ne vont plus tenter les clubs receveurs à moins que le contrat ne stipule l’impossibilité de rompre le prêt ?
  • curieux a écrit, le 03/02/2026 10:15 :
    Visiblement, pour l'instant les seuls acteurs qui manifestent un mécontentement, ce sont les (certains) supporters, qui n'investissent que leur passion. Je rappelle à l'époque, ou Keller cherchait des fonds, les supporters ne se sont pas rués pour apporter leur soutien financier. Dés lors qu'il faut payer, la passion change de dimension pour la plupart. D'ailleurs par comparaison, tout marché de prédiction fiable, repose sur des contributions payantes, Sinon c'est du n'importe quoi.


    Tu as quand même, à mon sens, une vision tristement réductrice et caricaturale.
    Au motif que le supporter n'est pas un actionnaire, il ne pèserait rien et ne serait pas légitime.
    Sauf qu'avant que les investisseurs n'investissent, il faut donner l'envie de miser un capital sur un projet en attendant qu'il soit rentable.
    Or à l'époque, les cendres du Racing sentaient plus le lisier que le rosier et il n'y avait plus grand monde qui restait sans se pincer le nez, et on peut même dire qu'après Hilali et Moule Fritz, il n'y avait pratiquement plus personne. Ni Keller, ni les entrepreneurs locaux, ni la très grande majorité des politiques, ni même la plupart des supporters, même si après coup tout le monde a toujours prétendu en avoir été.
    Et l'étincelle pour se lancer en 5ème division, elle est venue d'où, des financiers actuels ?
    Non, de la passion pour ce club, symbolisée notamment par les associations de supporters qui ne voulaient pas se résigner et ont incarné collectivement ce refus de disparaître.
    Ces gens peut-être sans moyens financiers mais dont la présence a su semer le doute sur l'intérêt d'essayer.
    Ces anonymes non millionnaires dont l'engagement a poussé un Sitterlé à venir mettre la première pierre.
    Ces poignées de passionnés aussi approchés par la municipalité en place qui s'interrogeait alors sur la délocalisation du Racing à Molsheim en raison des frais de structure dans un grand stade vide.
    C'était Blueco ? C'était Keller ? C'était toi ? Non, c'était eux, juste la "fan base", les poches vides mais le cœur plein, qui ont craqué une allumette dans l'obscurité du quotidien pour montrer aux autres que la flamme brillait encore.

    Alors oui il faut des investisseurs, le football a besoin de moyens, d'accord, mais non un club de foot ne se résume pas qu'aux puissants dirigeants, et heureusement, et les supporters sont tout à fait légitimes, à un autre niveau.

    Au-delà des questions autour de Keller ou de la multipropriété, ou du foot moderne, il ne faut jamais oublier d'où on vient, qui était là et ce qu'on a fait, avec nos moyens, pendant que les autres eux, n'étaient pas encore là, même si certains essaient de réécrire l'histoire a posteriori.
    Et il ne faut jamais oublier que si les supporters n'étaient pas là, il n'y aurait pas de public, pas de consommateurs et donc pas d'argent dans le foot.
  • matteo a écrit, le 04/02/2026 12:05 :
    curieux a écrit, le 03/02/2026 10:15 :
    Morale : c'est une question philosophique et subjective à ce stade. Même sur un plan éthique ce n'est clairement mesurable aujourd'hui (je ne parle pas de la gestion financière du fond BlueCo).
    Visiblement, pour l'instant les seuls acteurs qui manifestent un mécontentement, ce sont les (certains) supporters, qui n'investissent que leur passion. Je rappelle à l'époque, ou Keller cherchait des fonds, les supporters ne se sont pas rués pour apporter leur soutien financier. Dés lors qu'il faut payer, la passion change de dimension pour la plupart. D'ailleurs par comparaison, tout marché de prédiction fiable, repose sur des contributions payantes, Sinon c'est du n'importe quoi.
    Je ne vois pas pourquoi les supporters auraient dû amener des fonds de quelque manière après la liquidation. Les supporters ont mis la main à la pâte, largement dans la mesure de leurs moyens, pour faire remonter ce club dans une synergie vertueuse avec la direction de l'époque. Ou alors, aucun supporter au monde n'a le droit de dire quoi que ce soit puisqu'il n'apporte pas les fonds.


    Ouf, merci (+)
  • A noter aussi que les précédents investisseurs n’ont pas investis non plus…
    Car quelques dizaines de milliers d’euros à leur échelle, c’est le même effort que pour un français moyen qui part une semaine en vacances…
  • kibitz a écrit, le 04/02/2026 22:02 :


    C'était Blueco ? C'était Keller ? C'était toi ? Non, c'était eux, juste la "fan base", les poches vides mais le cœur plein, qui ont craqué une allumette dans l'obscurité du quotidien pour montrer aux autres que la flamme brillait encore.

    Et il ne faut jamais oublier que si les supporters n'étaient pas là, il n'y aurait pas de public, pas de consommateurs et donc pas d'argent dans le foot.


    Pardon mais supporter c'est encourager, c'est montrer une attitude positive et constructive. On est bien d'accord on supporte joueurs, équipe et club pas BlueCo. Ne pas faire la distinction ça craint. Ceux-là qui critiquent beaucoup et tout sous couvert de passion authentique, sont des militants. Il faut choisir. Ce sont ces gens que je visais sans leur enlever la passion pour le club. Rendons à César ce qui est à César et mon propos dans le contexte anti-presquetout auquel je répondais.

    Alors oui j'ai sans doute une vision étriquée mais je ne suis pas le seul.

    Signé : un supporter, solitaire et discret, depuis +40 ans.
  • Donc on ne peut pas être supporter et militant, il faut vraiment choisir ?

    Bigre, il n'y a que les multipropriétaires qui ont le droit d'être multicasquettes, c'est bien dommage ;)
  • Curieux certains arguments des pro BlueCo :
    Vous n’avez pas investi, votre seul droit est de supporter l’équipe quelque soit les résultats et la situation du club (fais ce que je dis, pas ce que je fais).

    Du coup, je me demande ce que j’ai le droit de faire ou de penser dans ce stade, je n’ai jamais entraîné, jamais pratiqué le foot, jamais investi dans le capital d’un club et même jamais créé de buvettes. Il me reste bien peu de choses.
  • C'est l'argument ultralibéral cynique de gens qui n'ont de valeurs que celle du pognon, ça correspond très bien à notre époque d'influenceurs et autres prix nobel des réseaux sociaux.
    Ah et accessoirement c'est aussi complètement débile.
  • curieux a écrit, le 04/02/2026 23:31 :
    kibitz a écrit, le 04/02/2026 22:02 :


    C'était Blueco ? C'était Keller ? C'était toi ? Non, c'était eux, juste la "fan base", les poches vides mais le cœur plein, qui ont craqué une allumette dans l'obscurité du quotidien pour montrer aux autres que la flamme brillait encore.

    Et il ne faut jamais oublier que si les supporters n'étaient pas là, il n'y aurait pas de public, pas de consommateurs et donc pas d'argent dans le foot.


    Pardon mais supporter c'est encourager, c'est montrer une attitude positive et constructive. On est bien d'accord on supporte joueurs, équipe et club pas BlueCo. Ne pas faire la distinction ça craint. Ceux-là qui critiquent beaucoup et tout sous couvert de passion authentique, sont des militants. Il faut choisir. Ce sont ces gens que je visais sans leur enlever la passion pour le club. Rendons à César ce qui est à César et mon propos dans le contexte anti-presquetout auquel je répondais.

    Alors oui j'ai sans doute une vision étriquée mais je ne suis pas le seul.

    Signé : un supporter, solitaire et discret, depuis +40 ans.


    Si le supporter doit se contenter de supporter (bêtement et surtout ne pas critiquer), je fais le parallèle avec la direction qui devrait décider...
  • A ceux qui m'ont répondu : vous êtes un soupçon de mauvaise foi dans l'interprétation de mon propos. Visiblement certains supporters forme une caste intouchable.

    Je vous parle d'une éthique personnelle et non d'un droit donné par je ne sais qui (j'imagine les méchants de l'histoire..).

    On peut, bien entendu, être supporter et critiquer à l'occasion, ce n'est pas incompatible avec une éthique. En revanche, avec l'inverse on change de registre. C'est là qu'il faut choisir. Et pour éviter tout malentendu, je ne parle pas de situations extrêmes où les droits humains fondamentaux seraient bafoués.

    Vous pouvez pensez ce que vous voulez, la situation actuelle n'est pas gravissime au point de pouvoir dire n'importe quoi. Je parle de certaines réactions, pas de toutes.

    Pour moi la proportionnalité, que vous aimeriez bien qu'on vous applique, est cruciale. Sinon tout et n'importe sont possibles avec toujours de bonnes raisons.

    Et parler de libéralisme avec des poncifs gros comme des montagnes, sans savoir de quoi il s'agit, on se tait. Je ne suis pas certains que les libéraux classiques apprécient 100% BlueCo.

    Pour info, BlueCo ne représente pas non plus mon idéal d'actionnariat.
  • perso je me permets de dire que BlueCo dans le foot c'est de la merde dont on se passerait bien :
    trading à outrance, changements et transferts de joueurs massifs sans autre cohérence que celle du trading, interventionnisme abusif des propriétaires dans le domaine sportif par des injonctions auprès de l'entraineur de faire jouer certains joueurs, utilisation du club "réserve" qu'est devenu le Racing surtout au bénéfice du "grand frère", irrespect total de ce qu'est le foot européen, sa culture, son histoire ( et ça marche aussi pour le Racing) le tout caché ou mystifié par le biais des sommes colossales dépensées lors des transferts et qui mettent des paillettes dans la vie et les yeux de certains, mépris des supporter , de certains d'entre eux qu'on tente de réduire au silence et même de remplacer par des supporter payés pour animer, etc ....

    Ce sont sans doute des poncifs pour certains, mais très très proches de la réalité de ce qu'on fait et font ces enfoirés de propriétaires yankee. BlueCo out !
  • chris681370350100.png
    Modifié par chris68 ·
    chris68
    Le "vous n'avez pas investi votre pognon alors vous n'avez rien à dire" c'est le niveau -10000 de l'argumentation.

    Déjà, parce qu'à ce moment là, il est impossible de donner son avis sur quoique ce soit dans ce monde. Les mêmes qui disent ça sont sans doute les premiers à critiquer des entreprises, des services publics, des associations etc.

    Quoi? cet aménagement routier te plait pas? mais fallait faire ingénieur et faire partie du projet toi même alors !

    Quoi? tu critique le professeur de ta fille? mais fallait être prof pour avoir le droit de l'ouvrir mon gars !

    Quoi? tu critique le plat de ce restaurant? mais t'es chef étoilé pour pouvoir dire quoique ce soit?


    Le ridicule risible de cet argument étant posé définitivement j'espère? on peut quand même dire que... si les supporters qui critiquent n'ont pas investis dans le club, ils dépensent quand même pour la plupart plusieurs centaines d'euros chaque saison POUR le club HEIN ! Donc la critique sur les orientations stratégiques du club et SA GESTION paraissent totalement légitimes pour 30 000 personnes qui ont dépensé 100, 300, 500, 1000, 1500 euros au Racing (places, abos, buvettes, goodies).
  • chris68 a écrit, le 05/02/2026 14:32 :
    Le "vous n'avez pas investi votre pognon alors vous n'avez rien à dire" c'est le niveau -10000 de l'argumentation.


    Bravo ! Encore un bel exercice de déformation/désinformation.
    Je suis flatté -10000 c'est pas tous les jours.

    Bon allez Racing !
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