Ex-libris... (vos livres préférés)
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thomas68popeye a écrit : J'ai récemment demandé à un ami:" J'ai jamais lu de bouquin de science fiction, donne moi un bon livre abordable pour un inculte de mon espèce!"
Il m'a donc prété Wang de Pierre Bordage qui a reçu le Prix Tour Eiffel de science-fiction en 1997, et je n'ai vraiment pas été déçu!
C'est un roman dit "d'anticipation" en 2 volumes dont l'intrigue se passe en 2200. L'auteur imagine donc le monde dans 200 ans, avec toutes les évolutions géopolitiques et sociales qu'elles impliquent.
J'ai vraiment été séduit, et je vous le recommande fortement! (+)
Il y a quelques années j'avais lu Les fables de l'Humpur et Les derniers hommes de Bordage, et j'avais vraiment adoré... (même si je m'en rappelle plus trop maintenant
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rachmaninov a écrit : arrête ! Moi j'ai appris plein de trucs d'histoire en le lisant !
Sans ce smiley final, j'aurais pris ça pour de la provocation, et aurais exigé immédiatement un duel pour réparation.
Sagesse a su préserver tes paroles. Dieu bénisse l'histoire au rayon supermarché. -
Les mouchoirs rouges de Cholet, Michel Ragon.
Un roman historique sur la chouannerie pendant la Révolution Française. J'ai compris comment cette Révolution s'est servie du peuple, pour qui souvent seul l'exploiteur a changé. Comment aussi elle a pu mettre fin à toute une série de superstitions et a de ce fait contribué à la rationalisation du monde. -
J'ai découvert récemment un auteur-illustrateur pour la jeunesse qui ouvre de nouveaux horizons pour l'imaginaire...
Quint Buchholz, Le collectionneur d'instants
"Max est peintre, ou plutôt, comme il le dit lui-même, collectionneur d'instants. Un jour, il s'installe sur une île pour peindre des images qu'il a collectionnées dans sa tête. Dans l'immeuble, habite un jeune garçon, violoniste, qui est attiré par l'étrange Max et passe des journées entières dans le silence de son atelier. Mais Max ne lui montre jamais les tableaux qu'il peint. Jusqu'à ce que, partant pour un voyage, il laisse les clés de son atelier à l'enfant..."
Ecriture très intimiste, et les illustrations sont sublimes (on y retrouve un peu l'esprit de Magritte). J'ai lu ça avec ma fille, qui devant l'abstraction et l'improbabilité des images découvre que la représentation n'a pas de normes dans l'Art... "Maman il est pas normal ton livre !!" :)


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Je me suis lancé dans Lunar Park, le dernier opus de Bret Easton Ellis. Construit comme une autofiction, on y retrouve le sens de l'humour a froid de ce grand auteur, ainsi que la récurrence de son univers d'argent, de drogues et de meurtres, le tout saupoudré d'un regard amer sur ses contemporains. Le style est toujours aussi chamarré, les longues phrases, les renvois, le rythme surtout, bref du très grand art. Difficile de lacher un tel bouquin pour dormir. Resultat j'ai dormi 2h cette nuit.
Je le conseille a tout le monde, sauf aux âmes sensibles qui pourront préférer Alexandre Jardin
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Ellis j'ai lu la moitié de Zombies et j'ai pas du tout accroché... :(
Ca m'a gonflé d'une force... -
Bret Easton Ellis est grand et Lunar Park est son prophète (+)
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Zombies est une suite de nouvelles entremelées, ecrites bien avant la publication de Moins que Zéro. Tu devrais essayer un autre quand même nana, Les lois de l'attraction (tu as ptet vu le film génial de Roger Avary), ou Glamorama. Voire Lunar Park, mais je ne suis pas sûr que ce soit le meilleur pour commencer à entrer dans le monde d'Ellis.
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Le prix Nobel de littérature a été attribué à Doris Lessing, auteur notamment du Carnet d'or. D'ailleurs si quelqu'un a lu un de ses livres et pouvait en dire quelques mots... :)
Mais quel personnage quand même! Elle a beaucoup de recul, estimant avoir été choisie car elle était "proche de la date de péremption" et qu'on avait dû considérer qu'elle "allait claquer bientôt". :p
Et à 88 ans elle possède encore une véritable lucidité, en témoigne ce qu'elle a confié à un journaliste français :"Vous n'êtes pas obligé de me croire, mais je pense que les femmes sont apparues les premières sur la Terre, les hommes sont venus après. C'est pourquoi vous êtes si enfantins, si fragiles... Et puis, c'est bizarre, vous mourez presque toujours avant nous !"
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takl a écrit : Zombies est une suite de nouvelles entremelées, ecrites bien avant la publication de Moins que Zéro. Tu devrais essayer un autre quand même nana, Les lois de l'attraction (tu as ptet vu le film génial de Roger Avary), ou Glamorama. Voire Lunar Park, mais je ne suis pas sûr que ce soit le meilleur pour commencer à entrer dans le monde d'Ellis.
Ellis...un dieu de l'ecriture dont le plus grand chef d'oeuvre reste "American Psycho" PATRIIIIIIIIIIIICK BATEMAN
Le reste de son oeuvre n'en est pas moin grandiose.
Actuellement je suis dans "L'Homme Qui Rit "de Hugo...c'est énorme (pas seulement au niveau de l'épaisseur)
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Un livre qui est absolument exceptionnel!!!! (+) (+) (+) (+)
1.000.000.000.000.Dollar <----- C'est le titre du livre, je l'ai lu 2 fois en allemand, il fait quelques 1000-1200pages, impossible de s'en décoler!!!
...au fait le titre c'est : "Eine Billion Dollar" de Andreas Eschbach (le même qui a écrit "Das Jesus Video")<--- que je n'ai pas lu mais qui au dire des lecteurs est très bon aussi! -
En allemand....
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murphy a écrit : En allemand....
Désolé j'ai 2 langues maternelles, et comme l'auteur est Allemand, je voulais la version originale, c'est toujours la meilleure!!!! -
Les Racines du ciel, de Romain Gary. L'histoire d'un type passé par les camps de la mort, et qui tente de poursuivre sa vie au Tchad après la guerre. Son expérience de l'humanité lui fait préféré les éléphants aux hommes, et il prend le parti de buter tous les blancs qui chassent les grands troupeaux de pachydermes.
Spéciale dédicace au XV de la Rose:
"Il y'a eu et il y'a peut-être encore beaucoup d'imbéciles dans mon genre en Angleterre. Il est possible que ce qu'on appelle la civilisation consiste en un long effort pour tromper les hommes sur eux-mêmes - et c'est ce qu'a fait l'Angleterre. Nous croyons profondément à une certaine décence élémentaire chez tous. Mais je veux bien admettre que nous sommes peut-être les survivants d'une époque révolue, et que le poids des réalités ignobles nous fera bientôt disparaître de la planète, un peu comme les éléphants, tenez."
Sinon, ça aussi c'est pas mal je trouve:
"Elle devait se dire que l'on peut toujours compter sur un gentleman lorsqu'il s'agit de ne pas comprendre une femme. Je dois dire que j'ai justifié cette confiance entièrement." B-) -
Lu un auteur à la mode, Nicolas Fargues, J'étais derrière toi.
Ca se la raconte un peu, mais c'est moins pire qu'un Begbeder, pour en final donner quelque chose d'assez fin, voire d'authentique : le coup de l'amoureux démuni devant le caractère tyranique de sa femme qu'il aime mais qu'il finit par tromper.
Jalousie, frustration, renaissance, séduction, de quoi passer un bon Paris-Strasbourg en TGV, sous forme de dialogue entre un bourgeois contemporain et son lecteur. Une technique de narration assez originale prise chez quelques écrivains d'avant guerre et remise en selle par Nicolas Fargues. Intéressant. -
Lu il y a un bout de temps et pas trop apprecie, "Les bienveillantes" de Littel...
Un livre qui essaie en gros de decrire la psychologie d'un bourreau Nazi de haute volee et ses tourments de "conscience" pendant la guerre...
Beaucoup d'incoherences historiques, un climat malsain ( vous me direz c'est un peu normal avec le sujet du bouquin) et un ecrivain essayant de transposer son mal etre sexuel au hero de son livre...Bref, pour ceux qui ne connaissent pas trop la periode "einsaztgruppe" de la barbarie nazie ca peut apprendre certaines choses, sinon c'est un livre plutot vulgaire, colportant de fausses verites historiques, bref un livre qui ne merite pas le succes qu'il a eu... -
J'aurais besoin d'un conseil concernant Marc Edouard Nabe. J'aimerais bien explorer un peu le personnage, mais je ne sais pas par où commencer, si l'un de vous peut me conseiller un livre plus qu'un autre... je serais ravi.
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COLOMBO (AFP) - L'écrivain de science-fiction britannique Arthur C. Clarke est mort mercredi dans un hôpital au Sri Lanka, à l'âge de 90 ans, a déclaré à l'AFP son secrétaire Rohan de Silva.
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Auteur du livre qui a inspiré Stanley Kubrick pour "2001, Odyssée de l'espace", Clarke avait été plusieurs fois admis à l'hôpital pour insuffisance respiratoire depuis son 90ème anniversaire en décembre.
"Sir Arthur vient de mourir à l'hôpital Apollo" de Colombo, a indiqué da Silva.
Clarke qui avait, dès 1945, prévu l'essor des communications par satellite, a écrit plus de 80 ouvrages. Il était le plus célèbre des résidents étrangers au Sri lanka où une académie scientifique porte son nom.
Son domestique, W. K. M. Dharmawardena, a déclaré que ses funérailles seraient organisées dès l'arrivée de membres de sa famille qui vivent en Australie.
La santé de l'écrivain s'était brusquement détériorée au cours des dernières semaines et il avait été admis à l'hôpital il y a quatre jours.
Clarke avait fêté son 90ème anniversaire le 16 décembre en souhaitant la paix pour son pays d'adoption, le Sri lanka où il s'était établi il y a une cinquantaine d'années. Il y avait créé une école de plongée qui avait été durement touchée par le tsunami de décembre 2004.
Il avait soufflé une seule bougie sur son gâteau d'anniversaire au cours d'une fête organisée par le gouvernement et à laquelle avait participé le chef de l'Etat Mahinda Rajapakse.
Il avait alors souhaité pour le Sri Lanka la fin du conflit ethnique qui déchire le pays. "Mon désir profond serait de voir l'instauration, le plus vite possible, de la paix au Sri Lanka", avait-il dit faisant allusion au conflit qui oppose Colombo à la guérilla tamoule et qui a fait des dizaines de milliers de morts.
"Je suis conscient qu'il ne suffit pas de souhaiter la paix et qu'il faut du travail acharné, du courage et de la ténacité" pour y parvenir, avait-il ajouté.
L'écrivain de science-fiction, qui avait également souhaité pouvoir obtenir la preuve de l'existence des extra-terrestres et qui prônait l'adoption de combustibles moins polluants, vivait depuis 30 ans sur une chaise roulante, conséquence d'une poliomyélite qu'il avait contractée dans son enfance.
"Je n'ai pas de regrets et n'ai plus d'ambitions personnelles", avait-il dit dans un enregistrement remis à la presse peu avant son dernier anniversaire.
J'adorais cet écrivain...
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Une fois n'est pas coutume, je me suis délecté l'autre soir de la lecture d'un best-seller de ces derniers mois, L'élégance du hérisson de Muriel Barbery. C'est fin, c'est ciselé, c'est drôle, c'est construit... bref c'est très maitrisé, et pourtant, les huit dernières pages suffisent à gâcher le plaisir de la lecture.
Faut il que l'on considère comme un canon de l'esthétisme le pathos d'une fin malheureuse du récit dans la création artistique française? -
L'Automne à Pékin, de Boris Vian.
Ce roman n'est pas loin d'être mon préféré de Boris Vian. Le début est à l'image de certaines de ses nouvelles - que je n'ai jamais réussies à finir...- , marrantes mais plus ou moins vides. Heureusement, les différents personnages et histoires finissent par se rencontrer, et le cocktail est magique.
Une belle histoire d'amour comme souvent, enfin belle...
Je le place en dessous de J'irai craché sur vos tombes dont j'ai adoré la hargne, l'érotisme, la perversité, et L'arrache-coeur, dont certains passages sont ceux que j'ai pus lire de plus jouissifs avec les cris de Voyage au bout de la nuit.
Et ce style inimitable qui provoque tant de sourires... Il sait toucher des sujets parmi les plus profonds avec légèreté, c'est si bon, si bon... -
Uranus de Marcel Aymé.
J'avais adoré le film et comme souvent le bouquin est encore mieux, plus profond plus sournois, plus mesquin...
C'est vraiment très facile à lire et c'est un excellent choix pour tous ceux qui aiment l'histoire et sont dégoûtés par l'Homme. Et aussi par la lecture...
J'ai hâte de revoir le film.
J'ai relu Les Oiseaux vont mourir au Pérou de Romain Gary. C'est génial, subtil et froid et ça se lit sans difficulté aucune. Des nouvelles d'une dizaines de pages chacune. (+) -
Jack London - Martin Eden
Très beau livre, presque autobiographique, sur un ouvrier qui s'instruit seul et s'essaye à l'écriture pour pénétrer la haute bourgeoisie, voire aristocratie de son pays. Une certaine Ruth, belle, licence de lettres et tout, semble particulièrement l'intéresser...
Bref, c'est après que ça devient intéressant. Un chapitre m'a fait l'effet de Céline, et c'était bon de ressentir cela à nouveau. Super livre. -
Lu hier aux chiottes (j'etais un peu constipé):
"1453: Le siege de Constantinople"
Bien J'ai fait mon devoir de mixion, mais pas a cause du bouquin qui etait tres prenant !
Tres émouvant la fin du dernier empereur submergé par les Turcs...sniffff...
A l'epoque on savait crever ! -
L'or - Blaise Cendras
Lu en deux-trois heures de train. Epique, stylé, excellent. J'écoute en boucle l'extrait de Pâques à New-York rappé par Ekoué depuis. Mon passage préféré...
"Je suis triste et malade. Peut-être à cause de Vous,
Peut-être à cause d'un autre. Peut-être à cause de Vous.
Seigneur, la foule des pauvres pour qui vous fîtes le Sacrifice
Est ici, parquée tassée, comme du bétail, dans les hospices.
D'immenses bateaux noirs viennent des horizons
Et les débarquent, pêle-mêle, sur les pontons.
Il y a des Italiens, des Grecs, des Espagnols,
Des Russes, des Bulgares, des Persans, des Mongols.
Ce sont des bêtes de cirque qui sautent les méridiens.
On leur jette un morceau de viande noire, comme à des chiens.
C'est leur bonheur à eux que cette sale pitance.
Seigneur, ayez pitié des peuples en souffrance."
En tout cas, L'or aussi est une poésie mais de 100 pages. C'est une jouissance continue. J'ai très envie de lire d'autres choses de Cendras, son style comme son histoire personnelle (amputation de son bras d'écrivain à cause de la guerre) est des plus attractifs.
Je suis en train de lire La maladie infantile du communisme, de Lénine, et comment dire, l'ami Vladimir Ilitch Oulianov, il est moins attractif quoi... -
J'ai beaucoup aimé La main coupée et plus récemment L'homme foudroyé, deux livres qui se ressemblent un peu, ressemblent sans doute à leur auteur, avec leurs airs faussement désordonnés, alternant, détaillant, portraits et paysages, la poésie n'est en tous cas jamais bien loin avec Cendrars... (+)
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