Saison 2025/2026
Racing Club de Strasbourg

Quand le Jazz est là...

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Flux RSS 1009 messages · 64.135 lectures · Premier message par denpasar · Dernier message par denpasar

  • Le Père Noel est une ordure :((
  • Article de Lemonde.fr

    Oscar Peterson est mort
    ( titre implacable... )


    Il cumulait des vertus rares. Oscar Emmanuel Peterson compte, avec le pianiste Paul Bley, Montréalais plus jeune de sept ans, parmi les plus grands musiciens de jazz d'origine canadienne. Comme le rock compte parmi ses plus célèbres héros Neil Young, né à Toronto. C'est à son domicile de Mississauga, banlieue de Toronto, qu'Oscar Peterson est mort, dimanche 23 décembre, des suites de complications rénales, à l'âge de 82 ans. Lui, Oscar Peterson, pianiste, compositeur, chanteur et organiste, son nom ne le dit pas, Africain-Canadien. De toute façon, le Canada n'est pas une terre de jazz, question de langue, de religion et de climat.



    Or, miracle des théories incertaines, Oscar Peterson atteint en jazz une virtuosité que le jazz, malgré les idées reçues, ne cherche pas forcément à atteindre (voir Paul et Carla Bley). De ce point de vue, il descend en ligne directe d'Art Tatum (1909-1956), que l'immense Horowitz, pianiste classique, n'aurait jamais manqué pour un empire, lors de ses passages à New York. Dans les clubs de New York. Dans les clubs de jazz de New York, oui, Vladimir Horowitz, essayons d'entendre cela. Bref, bien au-delà des premiers cercles, Oscar Peterson a toujours été aimé, suivi, ravi par un très large public. Double peine.

    Peterson, personnalité délicieuse, classique, moderne, classe, aimable, musicien type pour le Jazz at the Philharmonic (JATP), cette réunion de stars du jazz inventée en 1944 par l'organistaeur de concerts et producteur Norman Granz, ou, bien plus tard, pour le festival Jazz in Marciac (Gers), Peterson est suspect. De Marciac, il aime la convivialité, l'accueil et la gastronomie : au piano de l'Hôtel de France d'Auch, à l'époque, régnait André Daguin, ça facilite la musique.

    Petit détail : à la fin des années 1960, Pierre Baudry (1948-2005), philosophe, rédacteur aux Cahiers du cinéma, cinéaste et bientôt animateur des Ateliers Varan, ami, pouvait s'étonner – vive polémique – qu'on pût aimer ensemble le saxophoniste et violoniste Ornette Coleman (free jazz), Paul Bley (avant-garde insituable) et Oscar Peterson. Quelle époque ! Juste pour signaler que la musique afro-américaine et ses affluents sont un lieu de pensée, de joie et de perturbation que condense singulièrement la figure d'Oscar Peterson. En ce sens, il manque déjà. Il manque d'ailleurs depuis un petit moment, car un accident cardio-vasculaire en 1993 l'avait laissé diminué sans l'empêcher de jouer (d'une main) pour autant. C'était à New York, comme le rappelle l'AFP précisant que Peterson avait terminé le concert, mais avait dû annuler une tournée prévue en Europe. Deux années d'inactivité, et peu à peu, le retour à la scène, toutes les scènes du monde, la main gauche un peu affaiblie.

    De formation classique – le piano, très tôt, mais aussi l'orgue et le clavecin –, Oscar Peterson se signale dans un tournoi amateur en 1939. Sa carrière internationale démarre avec Norman Granz, aussi grand entrepreneur de spectacles que militant pour les droits civiques et l'égalité des races. En 1951, Peterson forme avec Ray Brown (contrebassiste mort en 2002, fondateur du be-bop) et Herb Ellis, un trio dont le guitariste remplace Barney Kessel (1923-2004). Le batteur Ed Thipgen se mêle de l'affaire en 1959, puis Sam Jones (contrebasse; mort en 1981), son beau visage grave et ses gestes d'hirondelle. Oscar Peterson, succès public ou pas, traque comme un malade la perfection. La perfection irrite. Mais on s'incline. Allez faire avec.

    Le rock déboule, le rhytm'n blues déferle, le free chamboule, lui, imposant, surcharge pondérale au sourire si doux, sourire impavide, c'est comme s'il gardait la maison. Elvis Presley, James Brown, Marvin Gaye, Barry White, Ornette Coleman et John Coltrane, Miles Davis et les autres, ne disons rien de Led Zeppelin et autres Zappa, il les voit défiler : eh bien, il continue sans complexe de jouer ce qu'il sait le mieux faire, à la perfection.

    Huit Grammy Awards A partir des années 1970, il se cantonne au duo, au trio, pourquoi? Peut-être parce qu'ils sont rares à le suivre dans cette idée : Niels-Henning Orsted Pedersen (NHOP), le contrebassite danois dont la disparition laisse inconsolable (1946-2006), le guitariste Joe Pass, sans compter les rencontres inédites : qui n'a pas vu, en 1975, Oscar Peterson à Montreux avec deux bassistes, l'un, tellurique et joyeux (Ray Brown, Noir américain de Pittsburgh) et l'autre, volubile et anxieux de Copenhague (NHOP), n'a pas vécu. Cela dit, comme on ne saurait reprocher à personne d'être absent ou de n'être pas né, les enregistrements existent, et de ce point de vue, Monsieur Peterson aura bien mérité de la grande Amérique, du jazz, et de l'industrie du disque. Il aura ainsi reçu huit Grammy Awards durant sa carrière et bien d'autres prix...

    Comment dire? On a l'impression d'avoir fait le tour du bonhomme : or, qui meurt ce soir? Qui, après avoir enregistré avec Charlie Parker, Lester Young, Billie Holiday, Count Basie, Benny Carter, Lionel Hampton, Dizzy Gillespie, Stan Getz, Eddie Louis, Ella Fitzgerald, Coleman Hawkins, Stéphane Grappelli, Sarah Vaughan... Qui a osé ne pas enregistrer avec lui, Monsieur Peterson? Qui ne l'aurait pas pu. Vaste et douloureuse question.

    Ce style de Tatum mâtiné de Nat King Cole, ce style aux subtilités harmoniques dignes de Bill Evans – qui dira régulièrement toute son admiration pour Peterson –, et pourtant ce style qui s'offre là, simple, ouvert, abondant, sans réserve, suscitant réserves et fines bouches chez les puritains et les méchants, ce style se résumerait d'un titre, une composition pour le cinéma, The Silent Partner (1979). Le partenaire discret, pas invisible, mais loyal. So long, Mr Peterson.
  • Bel article (+) L'anecdote sur Horowitz est sympa !



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    =P~ (+) =P~ :x
  • Ils assurent les ptits vénézueliens
    =D

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    =D mambo!
  • Les ptites vénézuéliennes aussi. :x
  • Une 'tite vidéo en hommage à Peterson...Woaw ! Et quel solo de contrebasse ! :O
    Peterson shreds un max ! :D

  • je ne le connaissais pas comme ça :O
  • Herbie Hancock a gagné le Grammy Awards "Album of The Year" 2008 (+)

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/1/1a/Herbie_hancock_Rive...
  • Est-ce que quelqu'un connaît Ian Shaw par hasard?
  • C'est le genre de truc qui arrive sans qu'on s'y attende. Je me procure une petite integralle de Norah Jones. Quand je dis procure, je veux dire achetter bien sur, pour qui me prenez-vous ?! C'est pas une integralle d'ailleur, mais ca fait une petite 15aine d'album quand meme (elle est pas bien vielle il faut dire).

    Evidement je connaissais le "Come Away With Me", l'album qui a fait qu'un jour je l'entendais pour la premiere fois avec son "Don't Know why" qui est reste coince sur Europe2 et FIP pendant plusieurs mois (annees ?)... Album sympatoche certes, mais bon... En revanche je decouvre avec delice le reste de sa production. Alors la pour le coups, faut bien avouer qu'elle s'en sort vraiment pas mal la petite et surtout dans les lives, en solo, quartet et autres formations n-tets. Elle balance le swing, maitrise le standard et gemie le blues... Enfin jusqu'ici tout va bien, c'est pas non plus une revolution.

    Donc, je suis penard entrain de bosser, ma playliste defile gentillement... Mon attention s'eveille au moment ou je me rend comte que ce qui passe ressemble plus a une emission de radio qu'a un album. Elle sont deux, Norah, et une femme a la voie roque qui semble etre l'hote de l'emission.

    Je decouvre que l'hote en question est madame Marian McPartland : inconnue au bataillon en ce qui me concerne. L'ambiance sur le plateau est plutot cooly elles jouent chacune le piano, tour a tour, ensemble, improvisent, interpretent... et entre chaque morceau ca cause de Jazz: la bonne ambiance.

    Evidement intrigue par cette Marian McPartland, je joue un peu de google... Et voila, cette femme anime une des plus ancienne emission de radio toujours diffusees aux states (1978) et le principe vous l'aurez compris, est simplissime. Ca s'appel "Marian McPartland's Piano Jazz" (www.pianojazz.org). Les editions les plus memorables on ete pressees sur CD.

    Donc, pour conclure, il me semble etre une riche idee que de se procurer certaines de ces emission, surtout quand on voit un extrait du palmares :

    Bill Evans (1979)
    Randy Weston (1982)
    McCoy Tyner (1983)
    Ahmad Jamal (1985)
    Dizzy Gillespie (1985)
    Sarah Vaughan (1986)
    Herbie Hancock (1987)
    Chick Corea (1987)
    Johnny Costa (1988)
    Ray Charles (1991)
    Elvis Costello (2003)
    Norah Jones (2004)
    Burt Bacharach (2005)
    etc...

    Tiens, une petite photo pour re-conclure :
    http://media.npr.org/programs/pianojazz/images/2007/raymarian300.jpg

    Et puis pour re-re-conculre, je me permet une petite parenthese : les ricains on beau avoir tous les defauts du monde... ils ont beau "pas avoir de culture". Une fois de plus, confrontation a la realite, dans certains domaines, il n'y a vraiement qu'eux qui assurent.
  • J'ai acheté récemment Moanin d'Art Blakey et les Jazz Messengers. Waou ! =P~ (+)
    Ce n'est pas la config' la plus "stars" des Jazz Messengers (pas de Hubbard notamment) mais c'est vraiment bon. Outre le standard "Moanin" on y trouve "Blues March" qui est aussi un classique de Jam Session.
    http://corioblog.com/art_blakey_moanin.jpg
  • Ils ont toujours le bon goût de mettre Moanin' deux fois de suite au début de l'album ou bien ils ont corrigé le truc ?

    Personnellement, je préfère Caravan des Jazz Messengers, et de loin. Mais bon il faut reconnaître que la paire Hubbard/Shorter correspond à ma période préférée des Jazzmess.

    Ce qui est génial quand on découvre cette école de musique, c'est qu'on peut prendre ensuite les musiciens qui y sont passés un à un pour partir vers nouveaux horizons, à travers leurs carrières et leurs styles perso. (+)
    C'est vraiment une excellente passerelle vers le monde du jazz :
    Clifford Brown, Lee Morgan, Freddie Hubbard pour la trompette ; Lou Donaldson, Hank Mobley, Wayne Shorter au sax ; Horace Silver puis Keith Jarrett au piano...
    Il y a là presque tous les grands noms de ce monde (les humains en tout cas).

    Par contre, je ne connais pas trop le groupe après 70. C'est bien ?
  • Vu Roy Ayers ce soir au Jazz Café de Camden Town. Excellent! Les musiciens étaient de très grande qualité et très amusants, comme le bassiste qui continue dans les aigus au-delà du manche ou le batteur se mettant à faire le singe, à taper partout et à jouer les bras croisés derrière le dos. Je n'oublierais jamais le petit clin d'oeil du saxophoniste alto, soprano et pianiste (qui s'est mis à jouer du sax et des claviers en même temps) en introduisant dans un de ses solos le thème "My Favourite Things" de Coltrane (même si Coltarane n'a pas écrit le thème :-w ); c'était grandiose!
    Le tout était funky, très vivant, chaleureux, amusant... Les blagues étaient au rendez-vous, nikotine aurait été aux anges! Petite anecdote, le saxophoniste américain s'est délecté à parler avec l'accent Cockney (East London) lequel est à mourir de rire! Faut dire que le guitariste était un Anglais venant du nord de Londres et l'accent "North London" est presque aussi gratiné que le Cockney.
    Enfin voilà j'ai passé une merveilleuse soirée dans ce petit club de jazz de Camden.
  • C'est amusant, ta description du spectacle de Roy Ayers ressemble point par point à la soirée que nous avons vécu lors de sa venue à Strasbourg en décembre dernier. C'était à la Salamandre et on avait passé un superbe moment soul funk. Tout ce que tu décris y était, y compris le petit clin d'oeil à My favourite things, les solos de batterie et de bass, le sax pianiste, etc, etc. et évidement notre ami Roy s'essayant à l'accent français...
    On sentait le show à l'américaine bien "improvisé". :)

    Bon dire tout ceci n'est pas pour casser ce spectacle. On vient écouter du bon son et on en prend en plus plein les mirettes. De ce côté c'est archi réussi. (+)
    En revanche la fin du concert m'avait assez dégoutée : comme de nombreux concerts d'artistes US, y compris ceux de légendes (je pense notamment aux Headhunters), le final du concert consiste en une énorme page de pub pour leurs t-shirts, albums et autres gadgets du groupe. Et ça dure une bonne dizaine de minutes, le tout en musique. C'est peut-être dans les moeurs américaines et ça ne pose problème à personne là-bas, mais moi ça m'a toujours choqué pour des artistes de ce niveau de se laisser aller à assimiler musique et business sans aucun équivoque possible. Ca me casse le trip à chaque fois... :(
  • On connait la programmation du jazz festival de Strasbourg de juillet 2008. Toujours aussi consensuelle, mais ça fait pas de mal de temps en temps

    VENDREDI 27 JUIN 2008 -20h - PMC Erasme

    FREDY COLE

    Dans la famille Cole, il y a bien sûr Nat King Cole, Nathalie, la fille pop-star, et puis il y a aussi le frère cadet du grand Nat, Freddy Cole. Gardien de sa mémoire, Freddy n'est pas sans avoir avec son aîné quelques points communs : comme lui il chante, comme lui il joue du piano.

    Archétype du crooner, il sait distiller avec bonheur et sensibilité les grands et éternels standards.

    Freddy Cole (vocal - piano) - Royce Campbell (guitares) - Elias Bailey (contrebasse) - Curtis Boyd (drums)


    DIANA KRALL


    L'émotion discrète que sait distiller cette authentique musicienne, pianiste douée qui connaît ses classiques, de Nat King Cole à Blossom Dearie, la classe parmi les interprètes les plus expressives. Preuve s'il en était besoin qu'un artiste de jazz peut savourer la faveur du grand public sans pour autant sacrifier sa légitimité artistique, et remplir les bacs des disquaires sans pour autant perdre son âme.

    Ce sont les plus belles salles du monde qui accueillent aujourd'hui celle qui est devenue l'une des grandes dames du jazz.

    Diana Krall (vocal - piano) - Anthony Wilson (guitares) - John Clayton (contrebasse) - Jeff Hamilton (drums).


    MARDI 1 JUILLET 2008 - 20h - PMC Erasme

    DIDIER LOCKWOOD TRIO

    "for Stéphane"
    Centenaire S. Grappelli
    Trois tours du monde et plus de 30 albums, 3000 concerts dans les salles et festivals les plus prestigieux... Que dire de Didier Lockwood, sinon qu'il a été de toutes les grandes aventures du jazz français de ces trente dernières années. Un nom qui sonne bien, un immense talent, un visage romantique... En cette année du centenaire de la naissance de Stéphane Grappelli, il etait légitime qu'il rende hommage à son maître. Il sera accompagné notamment par Martin Taylor, le guitariste de Grappelli.

    Didier Lockwood (violon) - Martin Taylor (guitare) - Marc Michel Lebevillon (contrebasse).

    ANGELO DEBARRE & LUDOVIC BEIER QUARTET
    Invité : SANSEVERINO

    Appartenant incontestablement à la famille grandissante des héritiers de Django, Angelo Debarre s'est construit une personnalité très forte, son style servi par une technique ébouriffante, s'inscrit dans la plus pure tradition manouche. Eclectique, musicien de jazz dans l'âme, Ludovic Beier a le goût de la mixité et le talent des plus grands.

    Sanseverino n'a qu'une religion musicale, le swing, et ne vénère qu'un seul Dieu : Django Reinhardt.


    Angelo Debarre (guitare) - Ludovic Beier (accordéon) Antonio Licusati (contrebasse) - Tchavolo Hassan (guitare rythmique) - Sanseverino (guitare - vocal).

    MERCREDI 2 JUILLET 2008 - 20h - PMC Erasme

    BUDDY GUY

    Un certain Jimi Hendrix, alors inconnu, le suivait à la trace avec son magnétophone pour l'enregistrer lors de ses concerts et en tirer la substantifique moëlle. Né en 1936, Buddy Guy est, avec BB King (de dix ans son aîné), une légende vivante de la grande période du blues électrique.

    En 50 années de carrière, il a vendu plus de deux millions d'albums et accumulé les distinctions. Vénéré par Eric Clapton, qui voit en lui "le meilleur guitariste de tous les temps", ce Louisianais flamboyant s'est imposé comme l'une des figures du blues contemporain.




    Buddy Guy (vocal-guitar) - Ric Hall (guitars) - Marty Sammon (claviers) - Orlando Wright (Bass guitar) - Tim Austin (drums).


    SOLOMON BURKE

    Avec Ray Charles et Sam Cooke, Solomon Burke peut être considéré comme le co-fondateur de la soul music, cette synthèse entre le gospel et le rythm'n ' blues.

    Né à Philadelphie (le 21 mars 1940), il collectionne les tubes dès le début des années 60 ( Down in the alley, If you need me...) et voit les Rollings Stones reprendre deux de ses succès planétaires : Cry to me et Everybody needs somebody to love. Sacré "King of Rock & Soul", il fait un superbe retour en 2002 avec Don't give up on me, le roi Solomon reste une référence.



    Les deux dernières soirées peuvent valoir le coup :-B
  • Au PMC... ça peut valoir le coût $-)
  • La première soirée aussi. [-(
    Machiste ! :p
  • Diana Krall est au jazz ce que Mireille Mathieu est au rock'n roll. :-s
  • Nouvelle disparition dans l'univers du jazz, sauf qu'elle ne touche pas un papy mais un des plus célèbres représentants de la scêne actuelle, Esbjörn Svensson :



    Esbjörn Svensson est mort samedi suite à un accident de plongée dans l'archipel de Stockholm, a annoncé son manager. Marié et père de deux enfants, le pianiste et compositeur de jazz était âgé de 44 ans. Le génie suédois avait réussi à attirer un public plus jeune vers le jazz en participant au renouveau du genre, notamment à travers son groupe Esbjörn Svensson Trio (EST).
    (source : TSR)

    Un petit "Round around midnight" trouvé sur youtube :

  • Un papy du jazz funk ! :((
  • Y a un article dans Le Monde sur le concert d'avant hier de Diana Krall au jazz festival de Strasbourg. Je suis assez étonné que Le Monde se soit penché dessus, et aussi surpris de la grâce qu'elle a trouvé aux yeux du journaliste. Pas si pourri que ça ce festival peut-être ?! :-'

    Diana Krall, un volcan serein au Festival de jazz de Strasbourg

    Strasbourg,27 juin, 23 h 23, Diana Krall, au rappel, laisse fondre en silence un It's Wonderfull sur rythme de bossa. Son formidable quartet s'éteint doucement (John Clayton, contrebasse, Anthony Wilson, guitare, Jeff Hamilton, batterie). Standing ovation spontanée, vivats, fleurs, délire. On a beau l'avoir vue un peu partout, notamment sur ses terres, à Toronto, ce concert reste l'un des plus exaltants qu'elle ait donnés. Son inutile réputation de froideur va devoir changer de ton. Entre deux tournées, elle se réfugie avec jumeaux et mari (Elvis Costello) dans le grand nord du Canada. Elle ferait fondre à elle seule la banquise.

    Ce 27 juin, Diana Krall est précédée du grand pianiste chanteur Freddy Cole. Freddy Cole (Chicago, 1931) est le frère très cadet de Nat King Cole (1917-1965) et, par le fait, l'oncle de Natalie Cole. On ne remplit pas les 1 984 places du très orwellien Palais des Congrès de Strasbourg avec des seconds couteaux.

    Freddy Cole est une merveille de musicien de club. Crooner, charmeur et superbe pianiste. Il raconte sa vie ("Live for Life"), ses amours, ses souvenirs fraternels (Mona Lisa) et conclut d'un "Good Bye" émouvant : "I'm not my Brother, I'm me" Elégance princière d'un art en voie de disparition. Comme tous ses contemporains, Freddy Cole chante son quartier : le Southside de Chicago, le quartier noir. Si vous avez la chance d'y descendre, vers la 63e Rue, dans les vitrines de fringues, les mannequins virent d'un coup au noir. Vous n'avez pas besoin d'un dessin. Ici commence la terre des musiciens, les Freeman, les Cole, Muhal Richard Abrams... Edward Cole, le père, faisait pasteur baptiste. Il aura vidé les temples pour remplir les clubs de jazz.

    Diana Krall aime Nat King Cole à la folie. Elle fait applaudir Freddy Cole qui file à pas lents vers ses 77 ans. Ses techniciens, en revanche - ils débarquent en Europe avec leur propre console de son et un camion de serviettes désinfectées - n'ont pas les mêmes égards. Dans la tradition de la pop, ils salopent le son de la première partie pour préserver leur star. Pendant une heure, le piano Steinway de luxe sonne sous les longs doigts de Freddy Cole comme une casserole fêlée. Après quoi, ô merveille ! il retrouve son superbe son. Le public n'en retient qu'une satisfaction mitigée. Il aura courtoisement fait un beau succès à Freddy Cole.

    Diana Krall n'a pas besoin de ces manières. Elle emballe. Elle est de cette beauté dont elle ne sait rien faire. Involontairement glamour. Elle joue ou chante souvent assise, jambes croisées, de trois quarts. Elle essaie des trucs insensés (longues intros en style stride dont elle blague avec l'orchestre). Elle a un directeur musical, le bassiste John Clayton, d'une classe inouïe. Elle le sait. Elle raconte ses jumeaux. Elle célèbre Costello (A Case of You). Volcan serein. Jamais elle n'a joué dans les arènes de Vienne (Isère). Elle y vient le 28 juin. On prend le bus.

    Strasbourg Jazz Festival.

    "For Stéphane", centenaire Grappelli, Didier Lockwood trio (violon), Angelo Debarre & Ludovic Beier Quartet, invité Sanseverino (1er juillet) ; Buddy Guy, Solomon Burke (2 juillet). De 34 à 65 euros. Tél. : 03-88-32-43-10. Diana Krall : à Vienne (Isère), le 28 juin ; Nice (19 juillet) ; Donostia Saint-Sébastien (22 juillet).


    Francis Marmande

    Source : lemonde.fr
  • J'ai assisté aux deux derniers concerts du Jazz festival de Strasbourg.

    Mardi : Lockwood trio. Bon set, clôturé par un numéro solo de Lockwood qui a utilisé sa pédale pour mémoriser des boucles avec une virtuosité impressionnante. J'ai bien aimé son guitariste aussi (+)

    Puis c'est autour de Debarre d'entrer en scène, accompagné d'un accordéoniste très bon, d'une contrebasse et d'une guitare rythmique. Ça commence mal avec des problèmes techniques, la gratte rythmique n'est pas sonorisée, ça dure 1 titre entier avant que les techniciens réagissent... Puis on a droit à un grésillement intempestif pendant 20 minutes : c'est le jack du guitariste qui était foireux. Bref, technique assez défectueuse, pourtant c'est pas des amateurs.

    Au niveau zique, ça joue pas mal du tout. Puis Sanseverino rejoint ce beau monde, et là, ça part un peu en couille. Il arrive avec sa gouaille, son argot, ses vannes, et ça ne plait pas à la partie la plus âgée du public. Du coup, les jeunes trippent, les vieux se raidissent sur leur fauteuil, l'ambiance en pâtit un peu. niveau zique, ça revisite quelques standard de Gainsbourg ou Ferré et des compos de Sanseverino lui même.

    Bref, concert sympa, mais pas fou....

    Heureusement, il y a eu le concert du mercredi !

    Pour commencer Buddy Guy, énorme pointure du blues. Super set, Buddy met le feu, c'est le blues incarné (+)
    2ème partie : Solomon Burke, avec 12 musiciens ! Ca commence par une intro solo monstrueuse à l'orgue hammond, le ton est donné ! =P~ Puis c'est parti pour une bonne partie soul, assez slow. C'est correct, gentil... Puis la cadence s'accélère, avec plein de reprises de trucs connues, ça passe toujours bien. Enfin, la folie s'empare du PMC avec des dizaines de spectateurs qui montent sur scêne pour danser, un rappeur de la grotte s'empare du micro et fout le feu, tout le monde est debout les bras en l'air :O :))

    bref, soirée excellente (+)
  • J'ai entendu une anecdote rigolote à la télé. C'est Mick Jaegger qui se pointe à New York, et qui se débrouille pour trouver l'adresse de Miles Davis. Il sonne, Miles ouvre la porte, et Jaegger lui explique qu'il est un très grand fan et qu'il a toujours rêvé de le rencontrer. Réponse de Miles: "Est-ce que je viens te faire chier, moi, quand je suis à Londres?", et il lui claque la porte à la gueule... :p A mon avis, si ça avait été Lenon, il lui aurait carrément collé un pain =P~ .
  • Hello, il y a des stubistes qui vont voir Galliano Portal à la Petite Pierre le 15 Août?
    B-)
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  • echouafni Aujourd’hui j’ai marché sur l’eau toute la journée
  • takl bonne préparation contre le même adversaire :)
  • mugiwara compréhensible , il me semble qu'ils l'ont jamais gagné

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