Incidents dans les stades
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rachmaninovSeule "nouveauté", la volonté d'étendre l'obligation de pointer au commissariat à tous les IDS.
Pour tout le reste, le ministère et la ligue se contentent de dire "attention, on va appliquer la loi à présent !". Pas la peine de faire un effet d'annonce.
Je trouve ça plutôt choquant d'ailleurs, ça sous-entend que ces mêmes personnes n'appliquaient pas les règlements.
Le point "positif", c'est que je ne vois pas de nouvelle idée liberticide révolutionnaire, vu que ce n'est qu'un brassage de vent de choses qui existent déjà. -
D'abord je m'indigne d'un fait divers dans les médias, puis j'organise une rencontre, et enfin je fais un communiqué avec mes nouvelles mesures (tant pis si elles sont déjà en vigueur).
Reste à savoir si la gendarmerie va chasser les niçois à coup de bulldozers devant les caméras de TF1.
L'article de samh souligne tout de même le retrait de points, qui serait surement très efficace contre les fumigènes, avec toutes les dérives que cela supposerait -
Fumigène : un objet politique
Ligue 1
24 septembre 2009
Le feu dans les tribunes d'abord. Le feu dans les médias ensuite. Décryptage en sept points des incidents du week-end dernier et de leur traitement politique et médiatique.
Par Nicolas Hourcade (sociologue)
- 1 : Des fumigènes aux violences
Le fumigène est devenu l'ennemi numéro 1 des stades de football. C'est dangereux, ça peut blesser, surtout quand on le lance d'une tribune à l'autre ou sur le terrain s'énervent ses détracteurs. C'est festif, ça permet d'extérioriser sa passion protestent ses utilisateurs. En tout cas, le fumigène est ambigu. Tantôt montré par les médias pour témoigner de la ferveur des supporters. Tantôt dénoncé par les mêmes pour sa dangerosité. Pour appréhender ce lumineux objet de désir et de délit, encore faudrait-il distinguer ses usages. Bien sûr, toute utilisation dans les enceintes sportives est interdite par la loi. Mais force est de constater qu'elle est plus tolérée dans certains lieux que dans d'autres (par exemple, ça ne pose aucun problème lors d'une compétition de ski en nocturne, d'une arrivée de transat ou d'un match de rugby) ; qu'allumer un fumigène pour illuminer sa tribune n'est pas exactement la même chose que le lancer sur l'arbitre de touche ; et qu'utiliser un fumigène ne conduit pas nécessairement à agresser un supporter adverse à coups de batte de base-ball.
Comme beaucoup d'autres, Pierre Ménès n'a pas manqué, dans le Canal Football Club, de faire le rapprochement entre l'agression subie par un supporter toulousain à Belgrade et les jets de fumigènes à Grenoble. Pourquoi un tel raccourci ? Parce que depuis l'émotion suscitée par le drame du Heysel en 1985, tout incident lié au football est rattaché à une seule catégorie, celle du hooliganisme, ce qui tend à mettre des faits fort divers sur le même plan ou, au moins, à instaurer un continuum entre eux.
Les incidents du week-end dernier sont perçus comme très graves parce que tout le monde a en tête des drames liés au football et que beaucoup de gens établissent un lien entre ces drames et les récents débordements. S'il est nécessaire de dénoncer les jets de fumigènes ou de bombes agricoles et de lutter contre ces comportements, il faut se garder de les traiter de la même manière qu'une attaque menée avec armes et préméditation contre des fans adverses et de sombrer ainsi dans la psychose.
- 2 : Des stades à feu et à sang ?
A écouter certains commentateurs, les stades de football français seraient aujourd'hui des zones de non-droit livrées à des hordes sauvages. Il serait impossible d'aller au stade en famille. Pourtant, tous les week-ends, de nombreux amateurs de football le font. Un sondage IPSOS, mené en 2008 à la demande de la LFP, a bien mis en évidence ce décalage entre les représentations et la réalité : ceux qui aiment le football mais ne mettent jamais les pieds au stade s'inquiètent de la sécurité et la considèrent comme un problème, alors que ceux qui vont au stade font également très attention à la sécurité mais jugent qu'elle est tout à fait satisfaisante (1).
Les médias ont insisté ces derniers mois sur l'essor, au demeurant tout relatif, des fights , ces bagarres arrangées entre hooligans. Si ces fights se développent, c'est parce qu'elles sont devenues le seul moyen pour les plus virulents de pouvoir en découdre, puisque les stades et leurs abords sont désormais bien sécurisés, grâce à la vidéo-surveillance et à l'amélioration des dispositifs policiers. Désormais, les bagarres s'éloignent de plus en plus des stades, ne concernent quasiment que ceux qui aiment se battre et n'impliquent donc plus guère de victimes collatérales. Le seul problème qui demeure dans les stades, c'est celui des fumigènes : c'est aussi pour cela qu'on en parle autant.
Certes, des progrès peuvent et doivent encore être faits dans la sécurité autour des matches de football. Certes, l'omniprésence policière et le climat hostile lors d'un PSG-OM ou d'un OL-ASSE peuvent légitimement conduire certains amateurs de football à regarder tranquillement le match à la télé. Mais le tableau réel est loin d'être aussi noir que celui généralement dépeint.
- 3 : Football populaire ou football business ?
Les ultras n'ont de cesse de critiquer le football business qui dénaturerait ce sport et le couperait de sa base populaire. Ils luttent ainsi pour la préservation de l'ambiance festive des stades, pour le maintien de places debout dans certaines parties du stade, pour une modération des tarifs afin de permettre à tous les publics d'aller au stade, contre la répression qui, sous prétexte de lutte contre la violence, serait excessive et criminaliserait injustement certaines de leurs pratiques ou encore contre la Coupe de la Ligue, symbole honni du poids excessif de l'argent dans le football. Ces revendications pourraient rencontrer un grand écho auprès des amateurs de football et des médias, d'autant que les ultras sont les seuls à les porter de manière ouverte et collective.
Sauf que si le football populaire, ça consiste aussi à se foutre sur la gueule devant le stade au point de provoquer une blessure grave à un oeil (Montpellier-PSG), à balancer des pétards sur l'arbitre de touche (Nice-Montpellier), à envoyer des fumigènes sur le terrain (Grenoble-Rennes) ou à jeter des pierres contre les bus des supporters adverses (OM-Bordeaux), on va vite préférer les toasts au saumon, les coupes de champagne et les hôtesses en tailleur des loges du football business, en regrettant toutefois de ne pas y être plus souvent convié. Ce qu'on est nombreux à souhaiter, en fait, c'est une combinaison de la ferveur du Parc des Princes, sans ses excès, et de la sérénité du Stade de France, sans sa froideur. C'est possible ? La défense du football populaire mobilisera sans doute largement au-delà des ultras si ceux-ci parviennent à limiter leurs débordements.
- 4 : Les ambivalences des ultras
Après chaque incident, les mêmes rengaines reviennent. Il y aurait d'un côté les bons supporters, qui soutiennent inconditionnellement leur équipe. Et de l'autre les mauvais supporters, qui foutent le bordel et qu'il faudrait chasser des stades. C'est vrai que certains sont parfaitement bons et encouragent leur équipe dans un bel esprit de fair-play. C'est vrai que d'autres ne soutiennent pas du tout leurs couleurs et se comportent froidement en spectateurs alors que le monde du foot attend des supporters. C'est vrai aussi qu'une fraction du public est complètement mauvaise parce qu'elle ne pense qu'à troubler l'ordre public.
Toutefois, de nombreux supporters sont bons et mauvais selon les critères footballistiques en cours. C'est particulièrement le cas des ultras qui peuvent être considérés, sous certains aspects, comme les meilleurs supporters puisqu'ils s'investissent énormément dans le soutien à leur club et, sous d'autres, comme les pires supporters puisque, sans rechercher systématiquement la violence, ils acceptent d'y avoir recours et causent parfois des incidents.
Les ultras veulent être reconnus tout en demeurant rebelles. Ils veulent être écoutés par les institutions sans être récupérés par le système. L'ambivalence du mouvement ultra est aussi ce qui fait son charme... Évidemment, tous les ultras ne se comportent pas de la même manière face à ces tensions inhérentes à leurs pratiques. Certains souhaitent être considérés comme respectables voire être institutionnalisés : ceux-là sont très critiques envers les récents incidents qui, selon eux, discréditent leur mouvement et ses nobles causes. D'autres tiennent avant tout à la radicalité du monde ultra et à son aspect underground : ils reprochent aux précédents de prôner un supportérisme aseptisé. Ces positions divergentes suscitent de vifs débats au sein des groupes, entre groupes et sur les forums ultras.
- 5 : Les ambivalences des dirigeants du football
Le problème, c'est que les ultras qui défendent le dialogue avec les autorités et la responsabilisation du mouvement n'ont pas beaucoup d'éléments tangibles pour témoigner de l'intérêt de leur position. En 2004, des discussions s'étaient engagées sous l'égide de la LFP entre supporters et dirigeants. Bertrand Paquette, alors à la LFP, avait même remis un rapport argumenté afin de résoudre certaines difficultés pratiques (le prix des places en déplacement, la liste des matériels d'animation autorisés dans les stades, l'amélioration de l'accueil dans les tribunes réservées aux visiteurs, etc.). Mais tous les clubs n'étant pas partisans d'un tel dialogue, le rapport a été allégrement enterré au grand dam des ultras qui avaient joué le jeu. Les discussions récentes entre l'embryon de coordination nationale des ultras et les autorités n'ont pour l'instant guère donné plus de résultats. Tout cela fournit du grain à moudre aux supporters les plus radicaux.
A l'ambivalence des ultras vis-à-vis des autorités du football répond en effet celle des autorités vis-à-vis des ultras. Les dirigeants des clubs et de la LFP apprécient l'ambiance festive mise par les ultras, les tifos, les déplacements massifs, les chants d'encouragement. « Aujourd'hui, à 85 %, ce sont les groupes ultras qui font vivre les stades » admettait en 2003 (dans Libération) Gérard Rousselot, alors président de la commission de sécurité et d'animation des stades. Cette ambiance prouve que le football français suscite l'enthousiasme des foules, que ça vaut le coup d'aller au stade pour en profiter et que ce spectacle mérite d'être acheté cher par les télévisions ou les sponsors. Mais les incidents créés par les ultras envoient un message inverse et sont donc vertement critiqués par les dirigeants. Ainsi, la LFP navigue à vue dans ses relations avec les ultras tantôt en soulignant qu'ils ne sont pas des hooligans et qu'ils contribuent de manière décisive à l'ambiance, tantôt en les dénonçant comme des groupes violents qui prennent en otage le public français. On ne peut que souhaiter une clarification de ces relations ambiguës entre les responsables ultras et les dirigeants des clubs et de la Ligue, ce qui suppose des efforts des deux parties.
- 6 : L'espoir Rama Yade
Bernard Laporte connaît très bien le sport, mais n'a guère d'expérience politique. Rama Yade, c'est l'inverse. Et si ce qui est d'abord apparu comme une erreur de casting était en fait une bonne pioche ? Alors que Bernard Laporte a multiplié les déclarations tapageuses en tant que secrétaire d'Etat, Rama Yade s'est elle très bien sortie de ses interventions publiques suite aux incidents, comme sur l'antenne de France Inter dimanche dernier. Elle a vigoureusement dénoncé ces incidents sans sombrer dans la surenchère. Au lieu de prôner un durcissement de la loi pour donner une image d'intransigeance, elle a rappelé que les dispositifs existaient pour lutter contre les débordements des supporters et qu'il fallait avant tout les appliquer. Au lieu d'annoncer une mesure miracle sortie de nulle part, elle a souhaité une concertation large des acteurs concernés. On lui aurait bien mis 20/20 si elle avait pensé à intégrer dans cette concertation les associations de supporters, ce qu'avait suggéré en 2007 un rapport bien informé du Sénat.
Car contrairement à ce que Pierre Ménès a déclaré au Canal Football Club, la concertation entre dirigeants et supporters peut permettre de désamorcer certaines tensions comme Jean-Louis Triaud, également présent sur le plateau, a tenté de le souligner. Les relations entre supporters et dirigeants peuvent être effectivement malsaines quand elles sont fondées sur des accords occultes ou sur des rapports de force : Pierre Ménès a raison de dénoncer cela. Mais quand le dialogue se déroule ouvertement dans un cadre bien établi où les supporters connaissent leurs droits mais aussi leurs devoirs et les limites qu'ils ne doivent pas franchir, il peut être très constructif.
Cet effort de prévention doit s'accompagner d'une répression juste. Il n'est pas anodin que les médias bruissent de critiques envers une action publique soi-disant insuffisante pendant que les ultras dénoncent une répression abusive. C'est peut-être parce que la répression actuelle n'est pas toujours bien ciblée (d'où des résultats jugés insuffisants par les uns) et que certaines de ses méthodes sont contestables (d'où les critiques des autres). Au risque de se répéter, on rappellera que les interdictions administratives de stade qui font tant parler sont décidées par les préfets sans jugement préalable et que « les actes à prendre en compte [pour prononcer une telle interdiction] ne constituent pas nécessairement des faits pénalement répréhensibles » mais « un comportement d'ensemble menaçant pour l'ordre public » (selon une circulaire du ministère de l'Intérieur). C'est pour limiter d'éventuels abus que ces interdictions administratives sont de courte durée. En revanche, les interdictions judiciaires de stade peuvent aller jusqu'à 5 ans. Aujourd'hui, l'urgence ne paraît donc pas d'allonger la durée des interdictions administratives (comme prévu par la nouvelle loi sur la sécurité intérieure) ou de multiplier ces mesures mais de prononcer des sanctions judiciaires proportionnelles à la gravité des actes commis.
Il ne faut pas désespérer de la mise en place d'une politique cohérente alliant répression juste et prévention bien conçue : la concertation accrue entre les autorités sportives et politiques va dans le bon sens. Mais si on place quelques espoirs en Rama Yade, on fait bizarrement un peu moins confiance à Brice Hortefeux qui n'a pour l'instant mis l'accent que sur les mesures répressives (2)...
- 7 : Y a pas de fumigènes en Angleterre !
Pour les ultras, les fumigènes aident à mettre l'ambiance. Pour leurs détracteurs, pas besoin de fumigènes pour ça. « Une ambiance de feu sans le feu : c'est possible » clamait Alain Sars sur ce site. Pour illustrer ce raisonnement, l'exemple de l'Angleterre est souvent mobilisé. En Angleterre, il y aurait une superbe ambiance, plus du tout de violences et pas un seul fumigène. Il suffirait donc de suivre le fameux modèle anglais.
Ce n'est pas qu'on veuille absolument être rabat-joie, mais ce diagnostic mérite d'être nuancé. Hormis quelques grands matches, l'ambiance n'est pas toujours extraordinaire en Angleterre comme en témoignent les critiques récurrentes envers les publics de l'Emirates Stadium ou d'Old Trafford. Si les stades de l'élite sont bien sécurisés, les violences se sont déplacées dans les plus basses divisions et elles se sont éloignées des stades. Comme on a pu le constater en août, un West Ham Millwall peut encore donner lieu à de grands moments de rock'n'roll. Enfin, s'il n'y a pas de fumigènes en Angleterre, c'est qu'il n'y en a jamais eu... Si l'exemple anglais prouve qu'on peut mettre de l'ambiance sans fumigène, il ne dit rien de la manière de les interdire quand des supporters veulent à tout prix en faire entrer dans le stade.
Comment, alors, tenter de régler ce problème en France ? Il n'y a pas 36 solutions. Soit on décide d'appliquer le plus fermement possible la législation en vigueur et d'interdire tout fumigène. Mais il faut être conscient, d'une part, des difficultés énormes pour atteindre ces objectifs quand de nombreux supporters tiennent à ces artifices et, d'autre part, des coûts importants d'une telle lutte pour les clubs, les forces de police privées comme publiques et la justice. Il n'est pas illégitime de penser que la police et la justice ont d'autres priorités. Il n'est pas illégitime non plus de penser que les clubs auront quelques réticences à accepter des retraits de points ou des matches à huis clos, ce qui pourrait entraîner des procédures extrêmement longues. Entre les déclarations d'intention et les réalisations pratiques, il y a souvent un gouffre...
Soit, deuxième option, on tente de sécuriser l'usage des fumigènes en autorisant des allumages contrôlés, ce qui permet de limiter fortement les risques d'accident et d'éviter des tensions entre supporters et stadiers ou policiers. Mais cette solution n'est pas sans risques puisqu'elle suppose la fiabilité des groupes de supporters et une définition claire des responsabilités en cas de problème.
Il n'y a donc pas, contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire, de solution miracle permettant de résoudre le problème du jour au lendemain. En ce qui nous concerne, nous avons longtemps milité pour la deuxième approche. Mais si les ultras continuent à envoyer leurs fumigènes sur les terrains, on va finir par opter pour la première...
Nicolas Hourcade est sociologue. Ses recherches portent sur les supporters de football.
(1) Selon ce sondage IPSOS, dont les résultats ont été dévoilés en novembre 2008 par la LFP lors de sa conférence sur les stades, parmi les individus très intéressés par le football mais n'allant pas au stade, les principaux motifs dissuasifs sont d'abord le prix des places, ensuite la diffusion des matches à la télé, puis, en troisième position, la violence (pour 43 % d'entre eux). Ceux qui se rendent au stade estiment eux aussi que la sécurité est fondamentale (elle est considérée comme essentielle par ¾ des sondés et importante mais pas essentielle par plus de 20 % d'entre eux ce qui la situe de loin comme le principal critère d'appréciation) mais ils évaluent positivement l'état de cette sécurité : elle est notée à 7,7/10 (seule l'ambiance a une note supérieure de 8,1/10) alors que, par exemple, le confort des sièges n'est évalué qu'à 5,8/10 et le rapport qualité/prix de la nourriture servie au stade hérite d'un 5,5/10 exagérément généreux.
(2) Suite à la rencontre ce mercredi entre son directeur de cabinet et Frédéric Thiriez, Brice Hortefeux a entonné, dans L'Equipe (24/9), le classique couplet répressif en annonçant un renforcement de la législation (ce qui consiste en fait à rappeler les dispositifs existants ou prévus...), en demandant aux préfets d'intensifier les interdictions administratives de stade, et en prévoyant la création d'un service spécialisé pour lutter contre les hooligans (alors que le Point National d'Information Football s'en charge déjà au sein du Ministère de l'Intérieur). Quant aux clubs, ils devront systématiquement porter plainte contre leurs supporters. Toujours dans L'Equipe, le responsable de la sécurité de l'OGC Nice, André Bloch, a fait part de son accord de principe tout en pointant les problèmes pratiques. Il a aussi plaidé « pour que l'on ne se coupe pas complètement des groupes de supporters et que l'on entretienne la concertation et le dialogue ».
SF -
Pour poursuivre le débat,l'article sur le sujet des CdF:
ECRAN DE FUMIS
Pierre Martini et Thibault Lécuyer - mercredi 23 septembre 2009
icone_fumis.jpgDans le football, quand trois idiots se font remarquer, cent autres se lèvent pour rivaliser. Bonus voyance: que va-t-il se passer maintenant?
Frédéric Thiriez est alpiniste, alors il connaît l'ivresse des sommets, et il est occasionnellement chanteur d'opérette, alors il ne lésine pas sur les trémolos. Les salves d'objets pyrotechniques qui ont perturbé plusieurs rencontres ces dernières semaines ont ainsi eu droit à une sorte de bouquet final qui a fusé de la bouche du président de la Ligue: "Notre football est pris en otage par des groupes violents qui sont ses pires ennemis".
Thiriez retire l'échelle
Outre l'inévitable figure de la "prise d'otage", on notera d'abord qu'il s'agit d'assimiler instantanément les lanceurs de fumigènes aux bandes et à la violence deux spectres qu'on peut faire planer comme des drones au-dessus de l'imaginaire insécuritaire français (1). Sans minimiser la bêtise, la dangerosité et l'irresponsabilité des divers gestes commis, on peut tout de même tâcher de les remettre, sinon dans leur contexte, du moins à leur place dans l'échelle des fléaux. Encore faudrait-il renoncer aux indignations convenues et aux épanchements de bonne conscience. Mission impossible pour Frédéric Thiriez, qui estime donc que les jets de fumigènes sont plus graves pour le football que le dopage, le racisme, la corruption ou David Gigliotti.
Du côté du gouvernement, on n'a pas été en reste: en première de la classe, Rama Yade a bien récité le poème des familles qui ont peur d'aller au stade et, probablement enthousiasmée par la qualité de sa prestation, la secrétaire d'État au Sport a même sorti la "barbarie ordinaire" de sa manche (lire ci-dessous). Évidemment, une réunion avec les "acteurs du football" va être organisée. Des acteurs, en effet. Tandis que Rama Yade évoquait imprudemment l'application des mesures existantes, sa ministre de tutelle Roselyne Bachelot en annonçait de nouvelles. Le numéro est rodé (lire "Sarkozy bloqué au même stade").
fumis_1.jpg
Les Ultras de la répression
Il faudrait aussi citer l'édito de Rémy Lacombe dans France Football, qui en appelle à la dissolution du peuple: "La république des supporters n'a aucun avenir et doit être combattue avec la dernière énergie. Et puisqu'il paraît illusoire de faire appel à la conscience des plus excités d'entre eux, que l'on mette tout en oeuvre pour les éliminer". On jurerait Thiers annonçant l'écrasement des fédérés parisiens (2). Alors ici et là, on ressort les mythes de l'interruption définitive de match et des retraits de points, quand le football français arrive à peine à s'infliger des rencontres à huis clos...
Bref, avec des Ultras ultra-énervés, c'est toujours la double peine: ils sèment un désordre imbécile, et leurs bombes agricoles font sortir les tartuffes comme des taupes.
(1) Les voies de fait à Nice ont été présentées dans le même lot que les jets de fumigènes.
(2) On remarquera aussi le titre "La bêtise du samedi soir", à rapprocher des sornettes du mardi matin, et ce jugement très réversible: "il ne se passe pas un week-end sans que la chronique des faits-divers ne se confonde avec la chronique sportive".
Source:les cahiers du foot. -
Foot - C3 - Toulouse
Décès du supporter
Brice Taton, le supporter toulousain grièvement blessé lors d'une agression en marge du match Toulouse-Partizan Belgrade en Ligue Europa, vient de succomber à ses blessures, a annoncé une source médicale).
www.equipe.fr
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J'ai assez peur pour le match retour...
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Je crois que là on s'en fout du match retour
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Oui non c'est sûr que là, ça fait mal ce genre de nouvelles... :( Désolé...
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c'est bien malheureux ce qui arrive en dehors des stades, la rivalité entre deux equipes tournent au cauchemar alors que ca doit etre une fete, un bon moment à passer mais la connerie de plus en plus fréquente des supporters qui se battent a meme pas savoir pourquoi !!!
paix à son ame .... -
:( :( :(
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tain, tout parait dérisoire à côté.
Y'a des stats sur le nombre de supporters décédés ces dernières années suite à des événements directement liés au foot ou autour d'un match (accident de bus, chute de tribune, mouvement de foule, rixe, RER A etc) ?
ça doit commencer à faire un ptit patelin alsacien rayé de la carte mine de rien. -
Mort d'un supporter : autopsie pratiquée
AFP
Un tribunal de Belgrade a ordonné l'autopsie du corps du supporteur français de football Brice Taton, décédé aujourd'hui des suites d'une agression à Belgrade, a annoncé à l'AFP la porte-parole du tribunal, Ivana Ramic. "Le tribunal a ordonné l'autopsie (du corps de Brice) Taton", a indiqué la porte-parole en précisant que les parents du jeune homme seraient entendus demain par un juge chargé de l'enquête.
Le juge a demandé à avoir accès au dossier médical du supporteur français et le ministère serbe de l'Intérieur a été invité à fournir des enregistrements vidéo de l'incident, s'ils existent, a ajouté Ivana Ramic.
Brice Taton a été agressé avec d'autres supporteurs de Toulouse par des supporteurs du Partizan de Belgrade, à quelques heures de la rencontre entre les équipes française et serbe, le 17 septembre. Ses blessures les plus graves étaient à la tête et au thorax. Avant l'annonce du tribunal, une source diplomatique à Belgrade avait exprimé l'espoir que son corps soit rapatrié "le plus rapidement possible".
Source: lefigaro.fr -
Je ne sais pas si ça a déjà été dit, mais ils ont arrêté une dizaine de gars et ils risquent entre 30 et 40 ans de prison... j'espère que cette peine ne sera pas réduite! Qu'ils croupissent derrière les barreaux jusqu'à la fin de leurs jours...

Edit : je rajoute le bout d'article
Côté judiciaire, dix suspects de l'agression, dont l'organisateur présumé, ont été placés en détention pour trente jours et risquent d'être inculpés de «tentative de meurtre aggravée», d'après des sources judiciaires. Le parquet décidera dans un mois d'inculper ou non ces dix personnes. Les prévenus risquent des peines allant de 30 à 40 ans de prison. (Avec AFP) -
Qu'est-il vraiment arrivé à Brice Taton?
FAIT DIVERS Retour sur l'agression du supporter toulousain à Belgrade le 17 septembre dernier...
Rappel des faits. Le 17 septembre dernier, le TFC se déplace en Serbie pour rencontrer le Partizan Belgrade en Europa League (victoire 3-2 du club français). Quelques heures avant la victoire 3-2 du club français, Brice Taton, un membre actif des Indians (principal groupe de supporters toulousains), attend le début du match (prévu à 21h) dans un pub du centre-ville avec une dizaine de Toulousains.
«C'était une bande de colosse»
Arrive alors un important groupe de hooligans du Partizan. Interrogé le 20 septembre par La Dépêche du Midi, le directeur général, se demande s'il ne s'agissait pas plutôt de voyous venus en découdre. «C'était une bande de colosses qui étaient descendus en ville armée de battes de base-ball. Ils voulaient manifestés contre la gay-pride à venir. Ils défilaient dans une rue commerçante (...) bordée de commerces quand ils ont trouvé le groupe de Toulousains», raconte Jean-François Soucasse.
Dans le pub, les supporters du TFC sont très vite pris en étau comme le raconte Johan (20 ans). «J'ai réussi à vite m'échapper car j'avais la chance d'être bien placé. Je me suis rendu au stade. C'est seulement à un quart d'heure de la fin du match que j'ai su que quelque chose de grave était arrivé. Les jours précédents, je n'avais jamais ressenti de «pression» dans la rue», développe le jeune homme.
Jeté de 10 mètres de haut
Brice Taton est moins chanceux. Lui et deux amis se trouvent cernés dans le pub et sont alors agressés avec une violence sans nom. Taton est frappé à plusieurs reprises. Ces agresseurs utilisent même des battes de base-ball comme le rapporte la police serbe. Sorti de force de l'établissement par ses agresseurs, le Français de 28 ans est jeté du haut d'un muret et de fait une chute de 10 mètres. Il est évacué en urgence vers l'hôpital le plus proche. Gravement touché au cerveau, Brice Taton est opéré deux fois, mais son état neurologique n'a cessé de se dégrader jusqu'à l'annonce de son décès mardi matin.
Dix suspects ont été placés en détention pour trente jours et risquent d'être inculpés de «tentative de meurtre aggravée». Les prévenus risquent des peines allant de 30 à 40 ans de prison.
20 Minutes -
J'ose même pas imaginer l'horreur qu'a vécu ce pauvre gars....
Tabassé à mort, puis balancé d'un muret... j'espère seulement qu'il a perdu connaissance assez vite.
Comme je l'ai déjà dit, j'espère que la peine sera effectivement de 30-40 ans. (+) -
Qu'il repose en paix et que justice soit faite !
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Je pense que le terme de "barbarie" s'applique bien à la situation. (qu'on arrête de l'utiliser pour des histoires de fumigènes, merci).
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Dites la photo d'illustration qu'on voit un peu partout, c'est bien lui ?
Sinon ; communiqué du Partizan:
Citation: Le Partizan FC vient de recevoir la nouvelle de la mort de Brice Taton, supporter de Toulouse qui a été sauvagement attaqué dans les rues de notre capitale, avec une grande tristesse.
Un match de football, censé être une célébration du beau jeu et une bonne occasion pour de nouvelles rencontre entre gens issus de différents horizons, a été utilisé pour une violence sans précédent avec une issue tragique.
Notre colère, comme les gens du sports bien intentionnés, est énorme.
Brice Taton n'est plus avec nous. Brice partira de Belgrade dans un cercueil, alors que nous restons ici dans la honte, restant face à nous-mêmes, face à notre conscience et aux concequences.
Nous demeurons déterminés sur ces principes, où l'hospitalité, la philanthropie et la justice sont énoncés comme étant des valeurs qui ne s'éteignent pas dans la tradition de notre vieille nation Serbe, et le Partizan FC exprime l'espoir que Belgrade et la Serbie ne seront plus jamais les témoins d'une telle tragedie, qui, à ce jour de malheur nous a laissé tous silencieux et a humilié les êtres humains.
Brice Taton, Rest In Peace -
Et du Tef ' :
Citation: Communiqué du Toulouse Football Club
Rendons hommage à Brice pour TFC-Lorient
Mobilisons nous pour rendre le plus beau des hommages à Brice.
La passion de Brice était le sport, il était respectueux de ses valeurs.
Dans l'épreuve tragique que traverse sa famille aujourd'hui, le TFC souhaite lui rendre le plus bel hommage possible, en ouvrant les portes du Stadium à tous les passionnés de sport de Toulouse et de Midi Pyrénées, à ceux qui bannissent la violence et la haine.
Afin d'apporter un témoignage de soutien à sa famille et ses proches, le TFC dédie à Brice le match de dimanche contre Lorient (17h00).
A cet effet, le TFC met à disposition de toute personne désireuse de s'associer à cet hommage des places pour le match TFC-Lorient à compter de ce jour 15h00 à la TFC Boutique.
En échange de ces places, chaque supporter pourra librement faire un don à la famille afin de les soutenir dans cette terrible épreuve.
L'intégralité de la recette et des dons sera bien évidemment reversée à la famille de Brice. -
Assez incroyable cette histoire, quand on lit le récit de l'agression, ça n'a rien à voir avec une bagarre de supporters et on est tenté de penser que ça aurait pu être une bande de touristes à la place des Indians. Jeté de 10 mètres de haut
Sinon très beau geste du TFC avec ce match gratuit et les dons à la famille, respect aux dirigeants toulousains. Quand on sait que certains clubs refusent les minutes de silence pour leurs supporters décédés... -
On devrait interdire la participation à des clubs où les hooligans règnent!!!!!!!!!!
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Et c'est quoi un club ou règnent les hooligans ?
Si ça se trouve, il ne sont que 200 sur 20000 supporters à Belgrade .... comme à Strasbourg.
C'est vraiment horrible ce qui est arrivé à ces supporters, et pas seulement à Brice (ils sont dans quel état, ses copains ?).
Mais on n'est même pas surs que ce sont des mecs qui vont au stade qui ont fait ça, ça ressemble plus à une bande de dégénérés qui passaient là par hasard :(
RIP Brice, personne ne mérite d'être traité ainsi.
Et que les agresseurs finissent leur jour en prison, c'est tout ce qu'ils méritent. -
Bordel
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Putain
Au vu du détail de l'agression, ce n'est effectivement pas une prise à parti d'un supporter par des hools', mais bien d'un meurtre peut-être prémédité. Balancer un mec qui vient d'être tabassé à mort par dessus un muret de 10 mètres de haut, c'est égal pour moi à un mec qui tire sur un autre, voire pire.
Le foot c'est la fête.
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