Quand le Jazz est là...
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denpasar'tain à leur âge, j'écoutais Iron Maiden... Vieux fantasme quand même.
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Hier, j'étais à Bruxelles avec ma soeur et des potes. En fin d'aprem, on décidé d'aller dans un bar voir un concert de jazz. Nom du groupe : Ozma.
Arrivée au bar, surprise : le quintet est constitué de têtes connues puisqu'il rassemble la crème des "boeufers" de la Grotte et de l'Artichaut, donc le sosie de captainflirt (+). Le batteur est un ancien camarade de lycée. Bref, bon ptit concert ! Musique originale, navigant entre funk et expérimental free. Parfois ça part bien en couille mais ça reste toujours énergique et le funk n'est jamais très loin. Et puis les musiciens sont tous hyper costauds donc c'est agréable à écouter en live.

http://ozma.free.fr/
Vous connaissiez ? -
denpasar a écrit, le 2009-10-30 19:21:50 : 'tain à leur âge, j'écoutais Iron Maiden... Vieux fantasme quand même.
Frédéric M. sort de ce corps!
(A mon age, je n'ai pas évolué, j'écoute toujours Iron Maiden). -
Frédéric qui ?
Sinon étrange cette rencontre avec le sosie de Flirt, également aperçu dimanche aprem' par certains du côté de la cité de la musique et de la danse.
Hier soir, Archie Shepp avec Flirt (l'original) et Watergate. Quelle frite il a ! Super concert, très "moderne" avec un dénommé Napoléon en human beat box et pas mal de morceaux assez hip hop. Archie s'éclate encore sur scène, ça se voit et c'est assez émouvant en fait. Reprise de Afro Blue, grand moment d'entendre du Coltrane par un gars qui a bossé avec lui. -
Lundi soir, j'ai décidé, à la (Salim) Arrache d'aller au Sunside voir Ben Sidran en concert. Le bonhomme sort un album hommage à Bob Dylan. J'ai découvert pour l'occasion ce club de jazz réputé. Une petite salle surchauffée et intimiste avec en gros 150 places maxi...
Concert très sympa (même si un peu chérot, 25 neuneus, mais bon, c'est Paname...) avec deux invités : Rodolphe Burger, rockeux alsacien déraciné et JJ Milteau.
Je ne connaissais pas le premier invité, guitariste et chanteur pas très jazz dans l'âme ; du genre à bien accompagner mais à se trouver coi lorsque c'est à lui de jammer.
Je connaissais Milteau et je n'ai pas été déçu : harmoniciste de génie, il a foutu le feu à chaque impro, trop la classe. En plus, le gus est pince sans rire, hyper drôle (+) Le meilleur zicos de la soirée assurément.
Le bassiste était l'ancien bassiste d'Erik Truffaz si j'ai bien suivi. Il a fait le boulot impeccablement. Au sax, un gars que je connaissais pas, qui a très bien assuré. Aux drums, un dénommé Sidran, j'imagine que c'est le fiston de Ben. Aucun solos pour lui, du bon boulot sobre et efficace, sans génie particulier.
Quant à Ben Sidran, pas de surprises : voix toujours aussi classe, pianiste assez "classique", bon sans être original mais ça passe toujours bien. Et une personnalité qui semble attachante, un mec simple et accessible. La salle doit aider. Pas de coulisses, Ben Sidran sirote son Coca en terrasse avant le live. Entre les deux sets, les zicos boivent leur binouze avec les spectateurs, quand tu vas pisser, c'est Ben Sidran qui s'écarte pour te laisser passer B-)
Bref, bon concert et ça m'a donné envie de m'attaquer à Dylan (+)
Ça valait peut-être pas Shepp, mais au moins j'ai compris la zique...
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Hey buddies !
Vendredi en fin d'après-midi je suis allé me faire l'expo Miles à la Cité de la musique. Rarement une expo ne m'a autant branché et j'avoue en être sorti avec l'idée en tête d'y retourner.
Pour 8 euros (ce qui reste extrêmement correct, voir cadeau vu le truc), on peut y découvrir une très grosse tranche de la carrière de Miles. Photos sublimes (incroyable comme ce mec est photogénique), objets cultes (avec notamment la trompette de Kind of Blue, alias "Excalibur"
), extraits musicaux abondants grâce au système "plug and play", vidéos, affiches, presse à gogo.
Le tout est super bien aménagé, rangé par période et très documenté.
J'ai particulièrement apprécié les petits salons consacrés aux albums cultes : de ses débuts avec Charlie Parker et Diz à son premier quintet, celui de Kind of Blue, d'On the Corner B-), les albums avec Gil Evans...
La rupture entre le premier étage et le sous-sol est assez trash, tout comme sa carrière finalement.
On passe du pure compositeur de jazz au jazz rock, funk, fusion et électro pop... Pour finir dans ce qui est presque la meilleur des salles : celle où est diffusée l'intégralité de son dernier concert, qui eut lieu à Paris à la Villette justement. Enorme !
Si on ajoute à ça les bornes pc où son mises à dispo TOUTE sa discographie, je crois qu'il faut compter au minimum trois heures pour la visite complète. A noter qu'il y a une nocturne le vendredi soir, avec un public peu nombreux et sélectif. Je dis ça pour le comparer aux troupeaux des grands musées de Paris qui rendent souvent la visite plus détestable qu'autre chose. Et ça, c'est que du bonus. (+) -
L'autre jour, j'ai failli y aller... Raté, on était lundi, c'était fermé
Mais je vais me rattraper vu ce que tu dis (+) -
J'ai tenté de retrouver sur le net une photo exposée qui a été prise à la sortie de l'avion menant les artistes américains au festival international de jazz de 1949 à Paris.
Mal cherchée ou pas trouvée le résultat est le même, mais elle est tout simplement hallucinante.
De mémoire on y voit entre autre Dameron, Miles, Bechet, Clarke, Roach et plein d'autres dont la multitude de stars "présentes" à l'expo m'a fait oublié de leurs visages jusqu'à leurs noms. C'est au début de l'expo sur un pan consacré à ce festival surpuissant dont je ne connaissais pas l'existence.
A priori, c'est là que Miles aurait rencontré -selon ses propres dires- Picasso, Sartre et Greco (qu'il a bien sûr embouché
) du côté de Saint-Germain...
A défaut de cette image extraordinaire dont je rêve de posséder l'affiche décrite de la sortie d'avion (si un Parisien attentif et généreux la croise un de ces jours
), je me suis offert l'album : The Miles Davis / Tadd Dameron Quintet in Paris Festival International de Jazz May 1949 , enregistré à la salle Pleyel, auquel on peut se "plug and play" au cours de l'expo.
Autre album découvert à cette occasion : "Filles de Kilimanjaro" (je sens déjà la raillerie pointer sur moi pauvre inculte) est désormais mien (alors qu'il était depuis belle lurette sur mon disque dur). Il fut enregistré au tournant de la carrière de Miles, avec Ron Carter/Dave Holland selon les morceaux ; et deux jeunes piannistes plein de fougue (toujours selon les morceaux) : Herbie Hancock/Chick Corea.
Excusez du peu. C'est comment dire...indescriptible
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Une bio de Miles à conseiller ?
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Miles de Alain Gerber c'est vachement bien. (+)
Alain Gerber le spécialiste du jazz, l'écrit, le critique, le raconte... nous le fait redécouvrir. Il nourrit tous les passionnés de jazz avec ses émissions de jazz sur France culture et France musique où est diffusée son émission actuelle Le jazz est un roman. Émission au cours de laquelle il délivre les vies des grands jazzmen des carcans habituels des biographies. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, des essais, Lester Young, Le cas Coltrane, Bill Evans, ... Mais il écrit également des romans, surtout une série de jazz-romans, Chet, Louie, Charlie, entre autres, et aujourd'hui un nouveau, dédié à Miles Davis. Avec son ton habituel, un langage haut en couleur, une écriture foisonnante en figures stylistiques, il raconte le Miles. Ou plutôt les Miles, entre le Miles réel, le Miles méconnu (et caché) et le Miles phantasmé, Alain Gerber zigzague dans son quotidien, ses (très) hauts, ses (très) bas. Lire Miles c'est être au plus près de ce qu'il a été, de ce qu'il a vécu et de ce qu'il reste pour tous. Car si Alain Gerber imagine partiellement cette vie, il ne s'éloigne pas des possibles vérités du musicien. A travers différents personnages, surtout les batteurs qui ont joué avec Miles, Max Roach, Kenny Clarke, Philly Joe Jones, Tony Williams ou Miles lui-même, on plonge dans les méandres d'un homme complexe. Entre la plus grande blessure - son plus grand souhait était d'être blanc - et le questionnement artistique de Miles, Alain Gerber lève le voile sur le professionnel de la musique, son mauvais caractère, sa prétention, sa misogynie, son appétit sexuel, sa consommation excessive de drogues, son renouvellement incessant musical, son amour, ... la vie de Miles. Il dépasse le cadre du génie musical, sans pour autant l'oublier, pour faire de Miles, grâce à son écriture, sa narration et son imagination, un mythe. Mais dans ses doutes, ses renoncements, ses contradictions et l'auteur nous conte les faiblesses qui en font un homme. Sur le fil, comme le trompettiste lui-même, on dévore la légende Miles.
Sinon y'a Miles, l'autobiographie de Quincy Troupe, que je n'ai pas lu. -
L'autobiographie justement. C'est celle dont j'avais entendu parler. J'hésite vachement là du coup. Je pense me faire un Gerber roman pour voir en tout cas. Ca donne super envie (+)
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J'avais vraiment aimé ce livre en tout cas. Bien écrit, documenté, profond. Et l'idée d'un narrateur itinérant qui prend la forme de musiciens ayant côtoyé Miles est chouette. Bref (+)
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Vous saviez que Freddie Hubbard était mort en décembre l'an dernier ?
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Ouaip, mais je l'avais appris 2 semaines après je crois... toujours pas compris pourquoi j'étais passé à travers l'info !
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Ah ben moi près d'un an après, je pige pas non plus comment j'ai fais pour pas en entendre parler...
Je m'écoutais un album tout à l'heure, et j'ai lu son article dans le dico du jazz... pour apprendre qu'il avait claqué en décembre 2008. Bref. -
Ah bah merde, la liste concerts à faire à tout prix devinet vachement réduite là.
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Je pense me faire ça les prochains mois :
- Paolo Fresu & Ralph Towner duo le 14 décembre
- Diego Imbert quartet le 7 janvier
- Omar Sosa quartet (ça à l'air sunshine à mort) le 26 janvier
Avishai Cohen le 25 janvier, j'ai déjà ma place.
Tout ça au Cheval Blanc
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Avishai Cohen, je connais pas, à part une zique qui passait souvent sur TSF : Shalom (+)
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C'est watergate et barbu qui m'ont fait découvrir ça, du coup j'ai choppé quelques albums et le dernier, Aurora, est vraiment magnifique. J'adore le mix entre jazz et musiques traditionnelles du Moyen-Orient. Je sais pas d'ailleurs sur certains morceaux si ce sont des compos originales ou inspirées de chansons traditionnelles. Les mélodies donnent en tout cas souvent l'impression de venir de la nuit des temps, c'est hyper envoutant. Et puis l'hébreu, c'est beau.
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J'ai ma place pour le 25 B-)
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Yep cool !
Bon ben trop tard pour Paolo Fresu et Omar sosa (là je suis bien dèg quant même
... ça réchauffe).
Diego Imbert, here I come. (+) -
Oui mais le 24 c'est déjà complet.
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Une petite session guitare avec deux vidéo de notre Bireli national accompagné par Philippe Catherine (et pas l'imposteur Katerine :-B )
La première en 1981 at the 18th Jazzfestival in Frankfurt(Main)/Germany
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La deuxième en 2009
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