Le Racing se finit à l’Amiens

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Par christou27
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Hormis pour les supporters des deux camps, fait-on plus insignifiant qu’un Amiens – Strasbourg ? Peu probable. Au moins, la saison dernière la LFP avait sorti ce match de l’anonymat en nommant Stéphanie Frappart pour l’arbitrage. «Une révolution pour la L1». Ben voyons. Et pourquoi pas l’égalité des salaires tant qu’on y est ? Alors faisons du clic au Stub, et présentons ce match, comme ils devraient tous l’être : tout en phallocratie et surtout, on la met au fond hein !

A la Meinau, sa muse l’habite…


Alors que la saison a passé son premier tiers, celle du Racing est aussi illisible que le classement du championnat de Ligue 1. En tout cas, elle est clairement schizophrénique en alternant le bon et le très mauvais. Tel l’enfant d’un couple divorcé, la Bande de Laurey est trimballée alternativement d’une semaine à l’autre entre ses supporteurs alarmistes et ses optimistes.

C’est simple : à la Meinau, le Racing est très solide. Cinquième du championnat, l’Alsace ressemble de plus en plus à un traquenard pour les équipes qui viennent rendre visite aux bleus. Il n’y a qu’à voir comment ils ont su faire chuter Montpellier ou déra-Per-Nice.

A l’extérieur en revanche, le club fait Pine à voir. Dernier du championnat avec un seul point pris, zéro but inscrit en six matchs, il n’y a statistiquement absolument rien à retenir cette saison hors des bases. Le genre de résultat qui doit crisper Keller, au point qu’il se Braque, Marc.

A l’extérieur, Strasbourg est à… Bout


Alors comment justifier une telle incurie loin d’Alsace ? Les éléments de réponse sont nombreux. La méforme de certains leaders de l’attaque ou de l’animation offensive (Mothiba, Lala…), un début de saison éprouvant qui a touché physiquement et moralement les joueurs, un schéma tactique qui a fait son temps, voire la grève des encouragements.
Réjouissons-nous, ce samedi, l’action du Racing remonte en Bourses.

Pour commencer, les leaders de l’attaque ont repris des couleurs. Les matchs récents ont tous témoigné d’une montée en puissance évidente de certains joueurs décisifs l’année dernière.

L’exemple le plus probant étant Lebo Mothiba. Le Sud-Africain est revenu lessivé de la CAN et aura bien mis 3 mois à revenir à un niveau convenable. Sa progression a été validée avant la trêve avec un match référence face à Nîmes (doublé – pas très loin du hat-Trique donc).
Idem pour Ajorque que son match plein devrait aider à franchir un palier cette saison.
Enfin Lala n’est pas encore revenu à son niveau mais on peut parier qu’il ne nous fera plus Poireau-ter longtemps.

Si l’équipe retrouve un peu son jeu, c’est aussi à mettre à l’actif de Laurey qui a su se remettre en question. En changeant l’Organe-isation de son équipe, il a aussi semblé retrouver une nouvelle assise et surtout de la présence au milieu pour alimenter les avants. On a enfin le droit de recommencer à rêver à du Jonc en triangle. Ça n’a l’air de rien mais le 3-5-2 qui semblait taillé à la perfection pour l’équipe l’année dernière a surement fait son temps ; toutes les équipes ayant compris depuis quelques mois comment nous contrer en toute zob-riété.

Ce nouveau dispositif a surtout pu être possible avec le retour de nos pépites – celles qui ont été touchées par le Génie-tôt – trop longtemps absentes (Fofana, Caci), proposant ainsi une plus grande latitude tactique.

Make it zizi


Ce samedi, Thierry Laurey devrait disposer de son effectif au complet. De nombreuses incertitudes subsistent, selon le retour en forme des internationaux (Fofana, Mothiba…), mais il y a fort à parier que l’équipe victorieuse dans le match référence de Nîmes devrait être reconduite, garantissant une vraie colonne ver-teub-rale. En espérant que tout cela n’était pas de la Poutre aux yeux.

En attendant que Dimitri Liénard nous gratifie d’un nouveau bijou (c’est de famille), ce sera également l’occasion pour les stubistes de continuer à s’écharper sur le cas de Mitrovic. Soudainement devenu le nouveau bouc émissaire, il est jugé responsable de tous les maux de notre défense. A ce sujet, les avis divergent encore, mais dix, ça fait beaucoup.

Amiens garde la Banane


Si les Strasbourgeois se débattent déjà aujourd’hui grandement avec eux-mêmes, il n’y a pas Queue. Il ne faudrait pas oublier qu’en face, il y aura un club que nous ne connaissons que trop bien : l’Amiens SC.

L’Alsace du foot a découvert ce club en 2001 lors d’une finale de Coupe de France à couteaux tirés, ce qui en a fait un rival un peu officieux du Racing. Cela est dû aussi au fait qu’ils suivent le Racing depuis maintenant 8 saisons (pas toujours Joyeuses) et qu’il est donc le club contre lequel il y a eu le plus de confrontations officielles dans cette décennie. Enfin, entre montées avortées, matchs fous et urgence de maintien, chaque match était empreint d’une forme de tension. Un coup à faire un burnes-out.

Cette saison, Amiens reste fidèle à ses performances des années précédentes. Ils semblent armés pour obtenir un nouveau maintien, mais leur marge de manœuvre reste très mince. A l’image du Racing ou de presqu’un tiers des équipes de L1 finalement. Avant ce match, l’équipe pointe au 16e rang (1 point devant Strasbourg) et prouve ainsi qu’un vainqueur dans ce match pourrait vraiment se donner une bouffée d’air au classement. Alors que le baigneur gagne.

Pour cela, les picards s’appuieront vraisemblablement sur leur attaque performante (7ème de L1) portée par le duo Guirassy – Mendoza (4 buts chacun) pour compenser leurs lacunes défensives (18ème dans ce domaine). C’est toujours Régis Gurtner qui officie dans les buts, en qualité de capitaine. Nul doute qu’il ne fera pas de cadeau à son ancien club dont il était parti pour la quéquette somme de zéro euro.

Coup (d’envoi) dans les Parties


Dans un championnat aussi serré que la L1 2019-2020, chaque victoire devient particulièrement marquante au classement. Pour Amiens comme Strasbourg, 3 points supplémentaires permettraient de se replacer en milieu de tableau, Vit fait bien fait, à distance raisonnable d’une zone rouge dont les Membres ne sont toujours pas clairement identifiés. Pour autant, aucun résultat ne permettra de tirer de conclusion sérieuse, dans un sens comme dans l’autre.

En revanche, Strasbourg joue gros au-delà du point comptable. L’objectif numéro 1 restera de marquer (mieux vaut Dard que jamais) ce fameux but à l’extérieur. Ceci pour les décharger d’une forme de pression et enfin confirmer l’embellie entrevue ces derniers matchs. Surtout, cela éviterait au Racing de se rapprocher du triste record de mutisme à l’extérieur détenu par Brest avec huit matchs sans but. Ils avaient certes mis la Barreau-te mais Strasbourg en est à six déjà. Nous avons eu notre lot de records à l’envers, épargnons nous celui-ci.

En parlant de record à l’envers, le Stade de la Licorne ne réussit guère aux Bleus. Incapables de s’y imposer depuis 2001 (et 9 confrontations dans l’intervalle), il serait grand temps que ce soit à eux de vivre une sortie de (bi)route.

De plus, si les supporteurs ont su se montrer compréhensifs face à des adversaires d’un… Calibre logiquement supérieur (PSG, OM, LOSC), Amiens est un adversaire a priori plus à notre portée. En tout cas il est de ceux qu’il nous faut savoir battre pour espérer bien finir la saison (comme aurait dû l’être Angers – même s’il s’en est phallus de peu).

Imagine all the Popaul


Le dernier enjeu de ce match, et non des moindres, c’est le retour des encouragements à l’extérieur. En réponse à la condamnation de 49 d’entre eux, interdits de stade suite aux événements de Nîmes, les UB avaient décidé de faire une grève des déplacements (ou au moins des chants) depuis le début de la saison.

C’est évidemment l’ensemble de l’équipe qui en a souffert, mais c’était le Priape-ayer pour envoyer un message de soutien et de revendication. Le match de ce samedi est le premier à avoir lieu après la fin de la peine. Pour l’occasion, un appel important à la mobilisation a été passé. Il n’est pas interdit de croire – ou d’espérer – que le retour de ce soutien aidera les strasbourgeois à franchir un cap et d’enfin se dépuceler à l’extérieur. Les rumeurs parlent de 600 visiteurs qui viendraient investir le parcage visiteurs de la vétuste Licorne. En espérant y casser plus d’oreilles picardes que de rambardes.

Quoiqu’il arrive si cela venait à se confirmer, cela ferait de ce match un événement majeur de la saison – de facto. Si la victoire devait être au rendez-vous en plus…

Bref, inutile qu’on vous Matraque plus longtemps avec ce match. Strasbourg joue un match charnière à Amiens, face à un adversaire contre qui il se passe toujours quelque chose. Chibre à vous de ne pas y croire, mais le moment est venu pour le Racing de prendre des points couilles que coûte. Histoire que de la malédiction de la Licorne, on sonne enfin le Glas, oui.

christou27

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