January 2006


Aux berges espagnoles...

31/01/2006 23:03
530 lectures
"Pas de pierre, pas de construction ! Pas de construction, pas de palais ! Pas de palais... pas de palais !"
Bref, pas de temps... pas de temps... Et pas de bras, pas de chocolat... Une chanson pour meubler...

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"Oh, cómo quieres que me aclare
Si aún soy demasiado joven
Para entender lo que siento
Pero no para jurarle al mismísimo ángel negro
Que si rompe la distancia que ahora mismo nos separa
Volveré para adorarle, le daría hasta mi alma
Si trajera tu presencia a esta noche que no acaba
Te necesito como a la luz del sol
En este invierno frío
Pa' darme tu calor
Como quieres que te olvide
Si tu nombre está en el aire
Y sopla entre mis recuerdos
Si ya sé que no eres libre,
Si ya sé que yo no debo
Retenerte en mi memoria
Así es como yo contemplo
Mi tormenta de tormento,
Así es como yo te quiero
Te necesito como a la luz del sol
En este invierno frío
Pa' darme tu calor
Te necesito como a la luz del sol
Tus ojos el abismo
Donde muere mi razón
Oh, cómo quieres que me aclare
Oh, amor, cómo quieres que te olvide
Te necesito como a la luz del sol
En este invierno frío
Pa' darme tu calor
Te necesito como a la luz del sol
Tus ojos el abismo
Donde muere mi razón" (Source)

Amaral, "Te necesito"

Beaux dégâts...

De la Lanterne à La Grotte... Bouteilles, décibels et belles... Où est ma lumière ?

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" Aie, bodeg', bodega
Chante nos joies et nos folies
Aie, bodeg', bodega
Tu es l'étoile de nos nuits

Si tu as la cucaracha
Sacrées bestioles, cancrelas
Fais un pactole, ligotes-la
Au gré du vent, du haut du mât
C'est un raz-de-marée que voilà
N'hésitons pas hissons-la

Elle se noiera, quel débarras
Car un vent d'fête nous fait savoir
Qu'une tempête va déferler
Sur la mer boire de Bodega
Tonnerre de Dieu c'est Dyonisos
Bénis ma chair, bénis mes os
Tonnerre de Dieu, toi Dyonisos
Bénis ma chair, bénis mes os

Aie bodeg', bodega
Chante nos joies et nos folies
Aie, bodeg', bodega
Tu es l'étoile de nos nuits
Aie, bodeg', bodega
Brûle mon coeur et mes soucis
Il sera toujours midi
Sous le soleil de bodega

Fou de bagou le plus beau des gars
Est à genoux au pastaga
J'entends hurler le mellino
Sans picador ni corrida
Lorsque tangua la sangria
Succomba l'capitaine Tracas

Aie, bodeg', bodega
Chante nos joies et nos folies
Aie, bodeg', bodega
Tu es l'étoile de nos nuits
Aie, bodeg's, bodega
Brûle mon coeur et mes soucis
Il sera toujours midi
Sous le soleil de bodega

A la bodega"

Les Négresses Vertes, Sous le soleil de bodega (Source)

Dédouané ?

28/01/2006 20:39
279 lectures
Imaginaire... Immanent... Imminent... Immiscé... Impatient... Impénitent... Impertinent... Impliqué... Important... Imprégné... Imprévisible... Improvisé... Imprudent... Impulsif... Inaccessible... Inaltérable... Inattendu... Inavouable... Incalculable... Incandescent... Incertain... Incliné... Incompris... Incurable... Indécrottable... Indéfini... Indélébile... Indicible... Indigent... Indiscipliné... Indocile... Indomptable... Indubitable... Ineffaçable... Inéluctable... Inépuisable... Inespéré... Inévitable... Inexorable... Inexplicable... Inexploré... Infernal... Infini... Inguérissable... Inhibé... Inlassable... Innové... Inondé... Inoubliable... Inoxydable... Insaisissable... Insatiable... Insécable... Insensé... Inséparable... Insolent... Insolite... Insoluble... Insondable... Insoumis... Inspiré... Insubmersible... Insubordonné... Insufflé... Intarissable... Intercepté... Interrogé... Intoxiqué... Intrigué... Invincible...

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Vaste programme...

Cas d'eau

27/01/2006 23:07
311 lectures
Pour mon anniversaire, j'ai reçu un cadeau original. Souvent avec l'âge, les surprises n'en sont plus et les paquets renferment des réponses à des demandes pratiques. On est donc bien content d'avoir ces cadeaux qui répondent à un besoin, et il n'est nullement question de déception, bien au contraire. Mais parfois, au milieu de ces emballages familiers, un mystère. Ou erreur de destinataire ? Non, non, c'est bien pour moi ! Délicate attention, symbolique... Comme quoi, sans le sens...

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Les questions ne sont jamais indiscrètes. Mais parfois les réponses le sont (Oscar Wilde)

ça peint

26/01/2006 22:28
318 lectures
Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas. C'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles...

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La ville est blanche... La magie opère... Léger, je peins dans la neige quelques mots éphémères... Que c'est bon d'être un enfant...

Je l'ai !

25/01/2006 18:49
314 lectures
J'ouvre la porte. Au moment où j'ai l'immédiate conscience de la beauté du jour naissant, une bourrasque de vent glacé s'engouffre. J'ai beau reculer, le souffle froid m'enveloppe et me fige sur place. Je prends mon courage à deux mains, et me voilà à pédaler dans le dédale des rues piétonnes. Selon l'expression consacrée, ça pèle sec. Je ne sens plus mes joues, j'ai l'impression que mes oreilles sont gelées, pétrifiées par la douleur. Alors dans un tourbillon d'air, j'y pense, et ça me réchauffe...

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Un jour de plus. Comme tous les jours en fait. Mais celui-là a ceci de particulier que tout le monde me félicite et m'embrasse. Je remercie donc tous ceux qui l'ont fait, proches ou anonymes, l'attention fait toujours plaisir...

Read is dead ?

24/01/2006 21:53
541 lectures
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Comment ça, c'est Nul ?
Je me rattrape avec un lien vers un petit site tout à fait sympathique Lire en ligne où l'on peut trouver des extraits de grands classiques de la littérature.

"CYRANO
Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... Oh ! Dieu !... bien des choses en somme...
En variant le ton, -par exemple, tenez
Agressif : "Moi, monsieur, si j'avais un tel nez,
Il faudrait sur-le-champs que je me l'amputasse !"
Amical : "Mais il doit tremper dans votre tasse
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap !"
Descriptif : "C'est un roc !... c'est un pic !... c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ?... C'est une péninsule !"
Curieux : "De quoi sert cette oblongue capsule ?
D'écritoire, monsieur, ou de boîtes à ciseaux ?"
Gracieux : "Aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ?"
Truculent : "Ca, monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ?"
Prévenant : "Gardez-vous, votre tête entraînée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol !"
Tendre : "Faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane !"
Pédant : "L'animal seul, monsieur, qu'Aristophane
Appelle Hippocampelephantocamélos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d'os !"
Cavalier : "Quoi, l'ami, ce croc est à la mode ?"
Pour pendre son chapeau, c'est vraiment très commode !"
Emphatique : "Aucun vent ne peut, nez magistral,
T'enrhumer tout entier, excepté le mistral !"
Dramatique : "C'est la Mer Rouge quand il saigne !"
Admiratif : "Pour un parfumeur, quelle enseigne !"
Lyrique : "Est-ce une conque, êtes-vous un triton ?"
Naïf : "Ce monument, quand le visite-t-on ?"
Respectueux : "Souffrez, monsieur, qu'on vous salue,
C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue !"
Campagnard : "Hé, ardé ! C'est-y un nez ? Nanain !
C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain !"
Militaire : "Pointez contre cavalerie !"
Pratique : "Voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, monsieur, ce sera le gros lot !"
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot
"Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l'harmonie ! Il en rougit, le traître !"
-Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit
Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !
Eussiez-vous eu, d'ailleurs, l'invention qu'il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n'en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d'une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu'un autre me les serve." (Cyrano)

Eros

23/01/2006 19:28
717 lectures
Bien que ne partageant pas du tout l'avis de l'auteur notamment quant à la comparaison avec Tigre et Dragon, que je trouve largement surfait, et incomparable avec l'esthétisme et la poésie du film en question, Hero, sa critique n'en reste pas moins passionnante... bien que très dure...

http://kibitz.racingstub.com/blogs/k/kibitz/photos/strasbourg-344...

"Si vous voulez en prendre plein les yeux pendant 1h 40, Hero a été fait pour vous. C'est de la jouissance audiovisuelle à très forte dose que nous procure Zhang Zimou tout au long de ce film. Dès le début, c'est un véritable cyclone qui est lâché sur nous. C'est lessivé, et les yeux à l'envers que vous vous retrouverez à la fin certes, mais la tête pleine de magnifiques images. La photographie - point la moindre puisqu'elle est dirigée par l'excellent Christopher Doyle, complice de Wong Kar-Wai - les combats, les costumes, les ambiances... tout est superbe. Après ce plaisant constat, surgissent des ombres au tableau, qui selon vos exigences cinématographiques ou votre sens critique vous feront plus ou moins relativiser ce film dans son ensemble, mais certainement pas sa qualité esthétique. Voilà même le gros problème, il se peut que pour certains, dont moi-même, il ne finisse par rester de ce film que de l'esthétisme !

En effet, force est de constater que les acteurs ne sont pas au sommet de leur art. Sans être mauvais, ils seraient plutôt proches du minimum syndical. Jet Li mis à part, celui-ci n'ayant jamais été un très grand acteur (hormis les Il était une fois en Chine et L'arme fatale IV) mais un Grand Artiste Martial, et ce n'est pas en enfilant les navets comme il le fait que cela va changer. On reste déçu par la performance de Maggie Cheung, dans ce genre de rôle d'amante tourmentée, je ne peux (eh oui, il s'agit seulement de mon humble avis. Je tiens à le préciser pour certains nerds qui doivent déjà criser à ce stade de la lecture de cet article !) m'empecher de penser, l'oeil humide et avec une certaine nostalgie, à Brigitte Lin dans The Bride with White Hair. Vous me direz ça n'à rien à voir et vous avez raison, mais il est toujours agréable de se remémorer Brigitte Lin dans ce film !! (Et mieux encore de le regarder pour la énième fois !!) Tony Leung Chiu-Wai s'en sort bien mais sans plus. Zhang Ziyi joue bien mais reste toujours confinée plus ou moins dans le même type de rôle, celui de la jeune femme qui fait son apprentissage. Donnie Yen bien que ne jouant que dans une séquence, est excellent dans ce rôle sans dialogue. Il se dégage une grande force de son personnage. Chen Dao Ming ne retient guère l'attention en tant que roi. Zhang Yimou, malgré un casting pourtant époustouflant, s'est peu soucié de la direction d'acteurs, d'où sans aucun doute leur médiocre prestation.

Côté réalisation, rien à redire c'est impeccable ; on déplorera quelques enchaînements de plans limites mais pas de quoi fouetter le réalisateur. Pour ce qui est de la mise en scène, un seul mot d'ordre : ampoulée sinon rien. Il est assez curieux dans un film "sino-chinois" de constater la présence de Kodo, excellent groupe de percussions japonais dans la bande originale !!

Mais abordons un peu le scénario. [ Pour le résumé allez donc lire l'article de Hialmar (mais il s'agit de 7 royaumes et non pas de 6). ] On a beau nous préciser que ce film relate une légende concernant l'histoire d'un "très grand roi", ce dernier n'est pas une légende. En effet, cette histoire se déroule à l'époque des royaumes combattants. On est alors aux débuts de la maîtrise de la fonte du fer. Ce roi, Shi Huangdi, sera le premier empereur de la dynastie Qin. Voilà donc, dès le début, le hardi mélange des genres auquel se livre ce film. Et c'est là que le bât blesse, sous prétexte d'une fiction on en profite pour refaire une petite virginité à un personnage, le roi, qui n'a jamais été un petit saint. Dans quel but me direz-vous ? Dans celui pas très propre de faire de la grosse propagande pour le régime actuel de Pékin, et de légitimer sa politique intérieure.

La recette est éculée. Elle était utilisée jusqu'à pas si longtemps en France, depuis la Troisième République, lorsque l'enseignement de l'Histoire était le moyen pour asseoir la République, et notamment en valorisant une galerie de héros de la "France éternelle" recrutés de-ci, de-là, allant jusqu'à en réhabiliter de très douteux (je pense ici à Jeanne d'Arc qui fit à la fois partie du panthéon républicain laïque et de celui de la réaction catholique et royaliste !!!).

Et pour revenir à nos moutons, si je puis me le permettre... (et carrément que je me le permets, non mais !), s'agissant donc d'une légende on attendait donc une certaine prudence et rigueur des scénaristes. Mais il s'agit d'une production de Chine continentale, et non pas de Hong Kong (ces derniers n'ayant pas toujours fait dans la dentelle non plus, le sentiment nationaliste chinois ayant été le moteur de nombreux films). Et autant dire qu'à Pékin on est toujours vigilant en matière d' "Histoire", et on ne fait pas encore de l'art à ce niveau là sans que la politique s'en mèle.

Attention, très cher lecteurs veuillez sauter le passage suivant si vous ne voulez pas connaître la fin, et reprendre la lecture après... De toutes manières c'est le gentil impérialiste qui gagne. Vous croyez encore au Père Noël ! Vous pensiez réellement que cela allait bien se finir dans un film de propagande...

Décortiquons un peu le message : nous avons un gentil roi incompris des peuples qu'il a gentiment asservis. Certains irréductibles, de redoutables tueurs experts en arts martiaux bien entendu, veulent sa peau ! Et pour ce faire, ils vont ourdir un complot des plus complexes. Jusque là rien que de très banal, les rebelles veulent se venger. Mais voilà notre roi grâce à sa très grande humanité (oui on peut être un conquérant sanguinaire, un fin lettré et un être sensible, affreux cyniques que vous êtes !), saura percer à jour le félon Jet Li (la clairvoyance n'est pas l'une des qualités requises pour un grand homme d'état) malgré le monstrueux pipeau pourtant crédible que ce dernier lui aura sorti. Néanmoins Jet Li l'affreux tueur assoiffé de vengeance des siens, est encore en mesure de tuer le roi !!! Mais notre roi a un dessin supérieur à la simple conquête guerrière. Cette conquête complète des six autres royaumes représentera la paix ultime (Ne dit on pas "Si tu veux vivre en paix, prépare la guerre" ?) pour tous, et pour ce faire il faut effacer toutes les différences culturelles.

Et quel est l'un des vecteurs principaux de la culture ? La langue bien sûr. Quelle aberration pour notre gentil et visionnaire roi que l'on puisse écrire en Chinois un mot de plus d'une dizaine de façons différentes. Une seule langue (heureusement on a encore le cantonnais de nos jours), un seul pouvoir, et "all under heaven" pour les "fils du ciel", voici le credo de ce souverain ô combien éclairé ! Et de fait ce roi sera le premier empereur Qin, celui qui a unifié le territoire chinois, très loin de la superficie de la Chine actuelle. Puis l'on bâtira la Grande Muraille afin de se protéger des "barbares" ! Il s'agit bien là du premier grand timonier !!

Voici le poison dissimulé derrière ce film. Faire croire que la Chine de nos jours, l'un des derniers grands empires, est un seul et grand pays, où l'on oeuvre pour le bonheur de tous, dans la joie et l'allégresse quotidienne ! Comment ne pas avoir la nausée, lorsque l'on pense à la situation du Tibet, pays conquis depuis peu (1950), où l'objectif pour le pouvoir central chinois est d'éradiquer purement et simplement sa culture, et y implanter une population non tibétaine afin d'en faire définitivement une province chinoise. Mais surtout ne pas montrer que la Chine est une mosaïque de peuples, de langues, de cultures, et de religion... Que dire de Tien An Men ?

Tout cela ce ne serait rien de plus que de la simple propagande, façon bourrin hollywoodien comme on sait si bien en faire régulièrement outre-atlantique. Mais c'est là que Hero est d'autant plus diabolique. On est un peu plus fin à Beijing qu'à Hollywood, pour ce faire on va chercher un réalisateur "auteurisant", on prend les comédiens les plus populaires, et on dissimule l'ensemble derrière un déferlement d'esthétisme, en s'engouffrant bien sûr dans la brèche ouverte par le succès récent de films comme Tigre et Dragon tout en sachant que la plupart des spectateurs ne connaissant rien à l'histoire de la Chine, ils ne sauront pas forcément y déceler le tour de vice. Ainsi le bourrage de crâne aura réussi. Voilà à mon avis ce qui rend ce film d'autant plus écoeurant et dangereux.

Et Zhang Yimou dans tout ça, manipulé, et consentant, voici encore un malaise de plus. Il aura eu beau glisser cette petite phrase dans la bouche du grand maître de l'école de calligraphie en train d'être rasé, s'adressant à ses élèves : "Ils peuvent détruire notre ville avec leurs flèches, raser notre royaume, mais ils ne peuvent pas effacer notre culture. Aujourd'hui vous allez apprendre l'essence de notre culture." ...la résistance à l'impérialisme ? Le malaise subsiste tout de même. Comment conclure un film pareil ? Au moment où Jet Li finalement s'élance contre le roi pour lui faire goûter sa botte secrète, on croit encore que le tyran va être abattu. Hélas non, Jet Li a été subjugué et a perçu toute la noblesse du dessein du "grand roi" (j'ai omis volontairement l'horripilant retournement de veste de Tony Leung Chiu-Wai, qui reste une des grosses failles scénaristiques). Fi de ma petite vengeance égoïste face au destin du peuple, et ainsi le roi est épargné. Mais que va faire le roi de Jet Li ? Le roi n'en est pas moins touché par l'acte de foi que vient de lui donner Jet Li.

C'est alors que voilà encore de l'horrible, on nous ressert le coup du Grand Homme sensible, prisonnier de la politique et qui pour le bien du plus grand nombre, sous l'influence de son entourage, et pour l'exemple doit quand même exécuter l'assassin. Quitte une fois celui-ci trucidé d'en faire quand même un "héros", un martyre, et rafler totalement la mise. Cependant, le paradoxe est à son comble avec cette séquence de fin, où on montre l'un des rouages de la propagande, la fabrication de "héros", et sa récupération politique. Serait-ce un dernier pied de nez : les centaines de flèches qui auront servi a exécuter l'assassin ne peuvent même pas être facturées à sa famille... il était orphelin !!!

Avant de conclure, il faut aborder un point délicat, la comparaison avec Tigre et Dragon. Aïe, planquez chien, chat, canari, femme et enfants ça va faire mal ! Tigre et Dragon était lui aussi servi par un magnifique casting, qu'Ang Lee a su mettre en valeur. Michelle Yeoh y est plus belle que jamais. Tous les acteurs sont bons, et que dire de la prestation de la chevronnée Cheng Pei Pei. Dans Hero, les acteurs sont ternes hormis Donnie Yen. Leurs personnages étant très fades, l'histoire et la mise en scène ont eu la priorité. Tigre et Dragon (à noter que ce film est une production internationale) est une très belle double histoire d'amour, et un véritable hommage à la culture cinématographique et littéraire chinoise, qu'est le Wu Xia Pan. Hero n'est qu'un film au discours plus que douteux, esthétisant. L'histoire d'amour entre Maggie Cheung et Tony Leung Chiu-Wai, à laquelle se joint le personnage de Zhang Ziyi, est tiédasse, la situation étant peu exploitée.

Du point de vue des arts martiaux, Tigre et Dragon enterre sans difficultés Hero. A ce niveau, le film d'Ang Lee nous montre une multitude de scènes de combat très bien filmées, aussi bien pieds/poings qu'avec une variétés d'armes. Hero n'est certes pas en reste. La séquence du duel entre Jet Li et Donnie Yen est magnifique et superbement chorégraphiée. Et quelle qualité technique !! Quels artistes martiaux que ces deux là ! Mais il n'en va pas de même avec les autres séquences bien que très oniriques, et somptueuses. Leur intérêt technique (à mon humble jugement) étant moindre.

Et pour finir Tigre et Dragon, est un film non seulement très beau mais constamment empreint de poésie dans la narration. Ce qui n'est pas le cas de Hero dont l'esthétique est constante, mais la poésie très limitée et restreinte à quelques séquences, celles du duel Jet Li/Donnie Yen, du duel Maggie Cheung/Zhang Ziyi, et de l'affrontement onirique entre Jet Li et Tony Leung Chiu-Wai. Le reste n'est que clichés exotiques frelatés. Autant le parallèle musique/arts martiaux est intéressant, autant celui calligraphie/maniement de l'épée est un cliché récurrent qui aurait pu nous être épargné.

Vu l'origine de la production et la finalité de chacun de ces deux films, le débat - quel est le plus authentique des deux - ne se pose même pas. Y'a pas photo, Hero malgré la qualité de sa photographie, n'est pas comparable au petit bijou qu'est Tigre et Dragon, et restera un film très limité et anecdotique dans le genre.

Bref Hero est un très beau film de propagande éhontée, mais plus dangereux par son discours insidieux à l'opposé des films de propagande américains, en général beaucoup plus primaires. Ce n'est qu'une coquille vide, mais une coquille ravissante, qui aimerait bien jouer dans la cour des grands, mais est très loin d'y arriver. Il est fort probable que certains éléments m'aient échappé, n'étant pas un sinologue émérite. Ceci expliquant l'omission de l'analyse de la symbolique des couleurs qui marquent successivement le film. Si vous allez le voir, choisissez le plus grand écran possible. Vous vous gaverez mieux du strict festin visuel qu'est Hero. A vous de choisir de laisser votre cerveau au vestiaire, mais vous voilà au moins prévenus et un peu prémunis je l'espère, contre l'infâme discours sous-jacent."

Source

Ni Go

22/01/2006 12:33
1.157 lectures
Manichéen ? Deux couleurs s'affrontent sur un champ de bataille... Noir contre blanc, blanc contre noir... Tantôt lent, tantôt effréné... Tantôt minutieux, tantôt impulsif... Tantôt subtil, tantôt sauvage... Tantôt élégant, tantôt sale... Lutter, risquer, dominer... Le danger, le jeu, encore, toujours...
Petits soldats anonymes, interchangeables et mystérieux, engagés dans la bataille, glorifiés ou sacrifiés... Détruire l'autre, se construire... Mise à mort glaciale ou duel enflammé... Face à face fatal, il ne peut en rester qu'un, ou qu'une...


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L'envie revient... Ne pas se tromper d'adversaire pour profiter de la partie...

Lent, terne

21/01/2006 18:59
478 lectures
Elle était grande, blonde, provocante peut-être, attirante sans doute, hautaine certainement. Nous étions plusieurs à la regarder en coin, à nous échanger des sourires entendus, nous demandant qui succomberait le premier. Mais une seule ne nous suffisait pas, et heureusement elle fut vite rejointe, pour le plus grand plaisir des yeux et des papilles. Plus le temps passait, plus elles semblaient grandes... ces girafes. Encore une soirée à boire...

http://kibitz.racingstub.com/blogs/k/kibitz/photos/strasbourgg-53...

Si même les statues s'y mettent...

Abaissez des...

20/01/2006 20:16
603 lectures
http://kibitz.racingstub.com/blogs/k/kibitz/photos/colmar06.11.20...

Abhorrer Aboulique Acrimonie Agnostique Agonir Anachorète Analgésique Anémie Antinomie Apathique Aphasie Apocryphe Apophtegme Appas Appert (il appert que), Arable Argutie Atrabilaire Babiller Badin Baudet Benêt Benthique Béotien Billevesée Binaire Cancan Candeur Cantilène Capiteux Céphalique Chafouin Chaut (peu me chaut) Cinéraire Colombophile Comminatoire Commisération Compassé Complexion Componction Concupiscence Conjecture Contenance Continence Contrister Contrit Dégobiller Délétère Démiurge Diapré Dilatoire Diligent Disert Dispendieux Dissentiment Dithyrambe Docte Dolent Eclectique Ecrémer Edulcorer Eglogue Egrillard Emacié Emphatique Endémique Entregent Entrelarder Epigramme Ergoter Erratique Esclandre Etale Etron Exciper de Expectorer Faconde Factieux Faix Fat Fatuité Feuler Fiel Flagorner Flapi Folâtre Folliculaire Forban Forfanterie Formique Fragrance Frimas Galvauder Gandin Garance Gargariser (se gargariser) Gémonies Giorno (a giorno) Giron Glabre Glose Goberger è se goberger Gourd Gracile Gravide Guigner Hâbleur Hâve Héraldique Hiératique Histrion Homérique Honnir Hymen (ou hyménée) Idoine Ilote Impavide Impéritie Imputrescible Inanité Inclément Incoercible Incurie Indu Infatué Innocuité Insociable Interlope Irascible Irisé Irrémissible Jactance Juguler Lacis Lacustre Lambiner Lascif Lénifier Lige Limbes Liminaire Litanie Lupanar Magnanime Malthusianisme Marivauder Marmoréen Matamore Méphitique Métonymie Mévente Miction Mirer Mithridatiser Morigéner Myriade Nubile Nyctalope Nymphe Objurgations Obole Obséquieux Onomastique Opprobre Ostracisme Outrecuidance Ovoïde Paltoquet Pandémonium Panégyrique Pantelant Parangon Pataquès Paterne Perclus Pernicieux Pertuis Phallocrate Philistin Pitance Polyandre Populeux Préhensile Prévarication Privautés Probe Prolégomènes Prolixe Prosélyte Prudhommesque Psittacisme Pusillanime Pyrrhonisme Pythie Quiet Rabelaisien Ramée Rasséréner Rassis Récipiendaire Remugle Résurgence Rétif Rogue Rupestre Scories Sémillant Séminal Sibyllin Soliloque Spiritueux Stipendier Stupre Subodorer Superfétatoire Sybarite Synoptique Tachycardie Tancer Tarabuster Tartufe (tartuffe) Tavelé Tellurique Tempérance Térébrant Théisme Thésauriser Thuriféraire Truisme Turpitude Tutélaire Uniment Vacuité Valétudinaire Vaticiner Velléitaire Véniel Vernaculaire Vespéral Veule Vineux Zélateur Zoomorphe

Pas de temps, pas d'inspiration, mais des mots !

Arrange mécanique

20/01/2006 00:26
306 lectures
"La Durango 75 ronronnait bien karacho, comme une douce vibration chaude à travers les tripes ! Ce fut bientôt les arbres et la nuit, mes frères, la vraie nuit de la campagne.
Nous avons chaheurté un moment avec les voyageurs de la nuit en jouant à saute-camion.
Ensuite, cap à l'ouest !
Ce qu'il nous fallait à présent, c'était une p'tite visite surprise, ça c'était super, la grande fête avec le piment de l'ultra-violence..." (Source)

http://kibitz.racingstub.com/blogs/k/kibitz/photos/strasbourg-339...

Après les abymes, les sommets ? Plus de plaies à penser ?

Dessine moi un mouton...

18/01/2006 22:29
537 lectures
http://kibitz.racingstub.com/blogs/k/kibitz/photos/strasbourgg-76...

"Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche:

- Ah! dit le renard... Je pleurerai.

- C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...

- Bien sûr, dit le renard.

- Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.

- Bien sûr, dit le renard.

- Alors tu n'y gagnes rien !

- J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.

Puis il ajouta:

- Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.

Le petit prince s'en fut revoir les roses:

- Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.

Et les roses étaient bien gênées.

- Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c'est ma rose.

Et il revint vers le renard:

- Adieu, dit-il...

- Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.

- L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.

- C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.

- C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... fit le petit prince, afin de se souvenir.

- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...

- Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir."


Le Petit Prince (texte complet)

Le chant de janvier

17/01/2006 20:40
320 lectures
L'estomac noué... La peur du vide peut-être... Un soulagement pesant... Respirer, c'est donc si oppressant ? Expirer... Empirer, non !
Rejouer... Retrouver le goût du risque... Danser avec le diable... Se mesurer à nouveau avec l'inconnue... Flirter avec les extrêmes... Mais qui osera ?
Un nouveau chemin s'offre à moi... "Tout âge porte ses fruits, il faut savoir les cueillir"... Je me remets en marche... Doucement...

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Dock en stock

16/01/2006 18:49
252 lectures
Il parle... Derrière lui, à deux mètres, de l'autre côté de la vitre, le contour d'un bouclier apparaît peu à peu, puis un casque, une matraque, un uniforme, puis d'autres... Les cris redoublent, les détonations fendent l'air... Les gendarmes se regroupent, la lacrymo fuse, la foule hostile recule pour se rassembler et revenir, plus déterminée... On essaie de se concentrer sur notre réunion, mais le spectacle en arrière plan ne laisse pas indifférent... Le quartier est en état de siège. Plus de 3 000 dockers sont annoncés et défilent à quelques mètres... Le bâtiment est entouré par les forces de l'ordre, l'accès limité. Au loin, près du Parlement, un impressionnant nuage de fumée du à la lacrymo s'élève...

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Feu, folle, et ?

15/01/2006 21:16
380 lectures
Danger : ce qui menace la sûreté, l'existence d'une personne ou d'une chose. Le danger, c'est donc de rester à étouffer, ou de se dégager ? Sortir la tête de l'eau ne devrait pas pouvoir constituer un risque donc... Et pourtant...

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Nous marchons dans l'obscurité. Le frottement de la roue, les pneus sur la neige, le bruit de mon souffle dans la nuit froide... Nous marchons, encore... Certains parlent, d'autres sont silencieux, tendus... Nous marchons, toujours...

Ils courent... La foule les acclame... Tout le monde s'enlace... La trajectoire du petit ballon vient de faire basculer la soirée... Les méprisés redeviennent adulés... Le feu est en nous, nous sommes invincibles...

Le konard sakré

13/01/2006 18:05
238 lectures
C'est dur d'être un salaud ! Non, non, sans déconner, ce n'est pas donné à tout le monde. Bien sûr, chez certains, c'est naturel, à la limite du don même, mais pour d'autres ce n'est pas si évident. A se demander s'il ne faudrait pas un minimum d'entraînement pour y arriver sans culpabiliser ! On en viendrait presque à envier tous ces enfoirés qui jouent avec les autres sans trembler. Ah l'insouciance...

Bref, on est très loin de cette insoutenable légèreté de l'être... Pourtant, parfois, on rencontre des gens, les regards se croisent, mais chacun continue dans sa direction... On s'en éloigne, mais au fond on sait qu'on va très bientôt les retrouver, même si on les voit disparaître... Une espèce d'intime conviction, une certitude évidente mais qu'à l'évidence on ne peut expliquer... Parfois aussi, on se trompe, et ce visage sorti de l'obscurité repart dans la nuit, comme il s'en était venu, sans recroiser nos pas...


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Stendhal disait qu'on ne ne console pas des chagrins, on s'en distrait. Eh ben, y risque d'y avoir du sport...

Toutoute première fois...

12/01/2006 18:36
1.020 lectures
"Je m'étais abonné, et rapidement, au fil des matchs, mon attention avait commencé à se déplacer du spectacle du terrain à celui des tribunes. Car c'en est un ! On a tendance à opposer les joueurs, acteurs, et les supporters, spectateurs, mais il est indéniable que souvent ces derniers se mettent en scène, captent l'attention et inversent les rôles. Je ne sais à combien de personnes elle fait cet effet, mais la tribune des supporters, le Kop, avait peu à peu totalement monopolisé mon attention. J'aimais le foot, mais cet intérêt pour les vedettes en short se battant pour récupérer le ballon avait été supplanté par cette foule électrisante et l'ambiance qu'elle générait. Une relation passionnelle était en train de naître, sirène terriblement séduisante dont les appels étaient irrésistibles. Je m'étais donc naturellement jeté à l'eau, allant me noyer parmi cette masse grondante et rugissante, tantôt de plaisir et de dépit. La première fois fut éprouvante, perdu dans la tempête de cris et de chants, petit anonyme calme au milieu de centaines d'inconnus à première vue hystériques..."

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Eh oui, cette saison on bande drôle aussi... Fucking irony... Alors, heureux ?

Orage, oh des espoirs...

11/01/2006 18:15
241 lectures
Retour au beau et au calme. Météo radieuse, mais fraîche. Tant qu'à se faire glacer le sang et lacérer les joues, quand retrouvera-t-on cette blancheur apavide et apaisante ? Marcher dans la neige, s'émerveiller devant une étendue encore immaculée, sourire à la joie de sa propre empreinte, oublier un peu ses tracas qui ne devraient pas en être, pour se résumer à un bonheur aussi puéril qu'efficace...

Folie, accalmie, monotonie ? L'éternelle théorie du cycle, les rimes en plus... L'individu apaisé extérieurement cherche-t-il à être déstabilisé, ou cet individu agité intérieurement cherche-t-il à être stabilisé ? Des considérations de prime abord bien saugrenues, tant elles paraissent incompatibles... Qui s'en soucierait ? Carpe diem, qu'ils disaient...

La dématérialisation des besoins les plus essentiels et le confort qui l'accompagne ont un effet pervers non négligeable : à ne pas lutter pour survivre, on sur-vit, en s'évertuant à se créer toujours des soucis et préoccupations qu'on rend primordiaux, à défaut d'être vitalement importants... Le Racing en est un excellent exemple : combien de frustration, de dépit, de rage, pour une quête aussi vaine que de placer un ballon inutile entre trois poteaux perdus sur un terrain qu'on s'échine à entretenir pour l'utiliser deux petites heures ? Terrible exutoire... Chouette, ce soir y a match !

http://kibitz.racingstub.com/blogs/k/kibitz/photos/20.09.05--20--...

Trou d'ère...

10/01/2006 21:05
279 lectures
Période de turbulence, ça secoue pas mal... Ceinture accrochée, je continue ma route, en espérant ne pas me tromper de chemin... "On croit agir et l'on est entraîné". C'est sans doute vrai... Mais entraîné vers où ? Vers un horizon sans nuages ?

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Bref, terrible week end. On aurait pu se changer les idées, mais les imbéciles en short courant après le ballon n'ont rien arrangé. Manichéisme, disait-on... Sol lucet omnibus. On aimerait bien que ça soit vraiment pour tous, et qu'on sorte un peu de l'ombre. A l'Est, rien de nouveau... Fait chier, on a gagné...

Allez Racing, va ! Mais où ?

07/01/2006 13:53
827 lectures
Un peu d'avance dans la publication aujourd'hui, histoire d'anticiper. On boira pour se consoler, ou pour enrager, mais quel que soit le résultat, il nous laissera un goût amer. Ironie d'une passion...
Photo souvenir d'une époque où on ne rasait plus les murs...

http://kibitz.racingstub.com/blogs/k/kibitz/photos/photos-364-c71...

Si les à-côtés ne vont pas, et le Racing non plus, il nous reste quoi bordel ?

Peau laine...

06/01/2006 20:17
366 lectures
Allez, en attendant le retour des beaux jours, butinons, comme ça on n'aura pas le bourdon pendant ce temps...
Bref, peu d'inspiration, la tête ailleurs peut-être... De toute façon, "et si vous n'avez rien à dire, ce n'est pas la peine de le faire savoir à tout le monde". C'est ce que je fais, Francis !

http://kibitz.racingstub.com/blogs/k/kibitz/photos/07.09.05-038-f...

Comme à la maison, le Lyon

03/01/2006 23:03
401 lectures
Oui oh bah eh ça va, hein ! Fais pas déjà ton fier, le lion, on n'a pas encore perdu ! Y pourrait au moins attendre demain soir avant de poser, celui-là...
On ne le dira jamais assez, mais c'est énervant, un Lyon... De vrais casse-couilles...

https://racingstub.com/blogs/k/kibitz/photos/09.12.2005-070-5c1f3.jpg

Chaud show

02/01/2006 18:43
1.043 lectures
Eh bien oui, à l'heure où il est de bon ton d'allumer quelques voitures pour se réchauffer en cette froide période, soyons ambitieux, et brûlons un camion, fût-il de bois, en été ! Au moins, ça nous rappellera les vacances...

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Encore une étoile qui a filé ?

01/01/2006 21:26
220 lectures
Bon, cette fois les fêtes sont bien finies... Passés, les longs week-end de Noël et de Nouvel An, et retour aux vraies semaines de travail ! Heureuses perspectives...
La neige a disparu, les marchés de Noël plient bagage, les décorations vont être retirées doucement. La ville lumineuse va bientôt devenir sombre et froide... Misère humaine...
La vie est un long fleuve tranquille, paraît-il. Pourtant, les relations humaines sont compliquées. Ce n'est pas un scoop, mais c'est parfois plus vrai que d'habitude...

http://kibitz.racingstub.com/blogs/k/kibitz/photos/05.12.2005-031...
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