Le Racing et la DNCG
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changuiknekbull a écrit, le 12/04/2026 20:41 : jmr a écrit, le 10/04/2026 22:17 : Finalement. On est en danger ou pas ?
C'est la seule question qui compte !
On sera en danger le jour où l’actionnaire n’injectera plus les fonds dans le club pour éponger les pertes, dans un premier temps via compte-courant, dans un second via conversion en capital social, comme cela est le cas jusque la.
Ne vous laissez pas manipuler par ceux qui prédisent des catastrophes dans la boule de cristal de leurs idéologies extrémistes.
Cleralake pèse 90 milliards d actif et n’a aucun intérêt à tirer un trait sur 2 ou 3 milliards d’investissements entre Chelsea et le Racing. Équilibrer les comptes du Racing pour eux c’est comme pour nous acheter une nouvelle TV pour le salon.
On était en danger financier avec les actionnaires précédents qui n’auraient jamais su faire face au tsunami financier qui frappe le foot français ces dernières années. Marc Keller le savait et avait été clair dès l’origine sur la nécessité de trouver un partenaire financier puissant.
Mais qu'est ce que tu racontes?
clearlake, son business modèle comme tout le secteur, c'est des investissements à risque. Ceux qui fonctionnent, on les trait, ceux qui loupent sont liquidés. Ils ne s'en cachent pas, il faut arrêter de faire passer cette réalité comme du catastrophisme. D'ailleurs, Clearlake était encore il y a peu dans le top 3 mondial des fonds avec le plus haut taux de liquidation.
Raconter qu'on était plus en danger avec des finances équilibrées qu'avec un fond spéculatif, il faut oser. -
J'ai trouvé un commentaire d'un supporter de Chelsea dans une discussion sur Clearlake et le private equity.
Citation: Nous en sommes à près de 4 ans de cette propriété. Nous avons contracté plus d'un milliard de livres de dettes, dont un prêt de 500 millions de livres à 12 % d'intérêt auprès d'Ares Management (la même société qui a prêté une tonne d'argent à Lyon et les a coulés financièrement). Ces 500 millions étaient destinés aux stades, aux centres d'entraînement et à la propriété multi-clubs. Nous ne sommes pas plus près d'un nouveau stade, le terrain d'entraînement n'a pas de réels changements en dehors de l'équipement et Strasbourg a été acheté pour 75 millions d'euros.
Si vous avez l'impression que se qualifier pour la Ligue des Champions est la seule ambition, c'est probablement la vérité - malgré les relations publiques abrutissantes. Les choses peuvent sembler aller bien maintenant, mais ce sont les fonds de capital-investissement qui mènent la danse. Vous ne devriez jamais supposer que cela va bien se terminer.
Et ceci :
Citation: Le boulot des PE, c'est d'acheter pas cher et de vendre cher avec de l'argent endetté.
Les fonds de pension et les fonds de richesse prennent de l'argent aux employés et aux citoyens et disent "Hé, donnez-nous de l'argent et on vous le rendra plus tard, avec un peu plus !" Pourquoi ? Parce que 10 £ aujourd'hui n'auront pas la même valeur que 10 £ dans 30 ans. Réfléchissez à ce que 1 £ vous achetait dans les années 80 par rapport à aujourd'hui chez Tesco !
Le problème, c'est que... les fonds de pension n'ont pas la capacité mentale de faire ces investissements et de gérer toute cette croissance de l'argent. Alors, les sociétés de PE débarquent et disent "Hé, on peut vous aider avec cette stratégie : donnez-nous 10 millions et on vous donnera 30 millions dans 5 ans (25 % par an après 5 ans, une exagération)."
"On fait ça en achetant des entreprises qui valent 200 millions £ en utilisant vos 10 millions £, mais on les charge de 190 millions £ de dettes (10 + 190 = 200) auprès de la banque.
Ensuite, on rembourse cette dette pour qu'au bout de 5 ans, quand on vend l'entreprise pour 200 millions £, elle ait 160 millions £ de dettes (puisqu'on a remboursé 30 millions £ de dettes), mais la part de capitaux propres restante qui vous appartient vaudra 40 millions.
Sur les 40 millions que vous obtenez, on en prend 10 millions pour nous pour gérer l'opération, donc vous obtenez 40-10 = 30 millions au total. Youpi ! 25 % de gain annuel en capital réalisé pour vous et pour les employés/citoyens de votre fonds" -
Ok, mais pour le moment, elle est ou la dette du racing ? Elle est pas visible dans les comptes publiés par la DNCG, et il me semble qu'elle est pas non plus dans la société holding qui chapeaute le racing en France. Alors elle est peut-être chez BlueCo, qui a utilisé cet argent pour l'injecter en fonds propres dans le racing, mais cela ne nous touche pas directement en l'état des choses.
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Les comptes de la DNCG ne sont pas fait pour ça.
Les comptes de la DNCG sont uniquement là pour prouver que le club peut effectuer financièrement la saison à venir et comment elle a terminé financièrement la précédente.
Mais la dette, bien sûr qu'elle nous touche directement.
Que se passe-t-il pour l'entité Racing si la société mère fait faillite ?
Et le capital social, c'est bien une forme d'endettement.
Comment vont être remboursés les premiers gros emprunts dès 2027 si ce n'est pas soit en vendant beaucoup d'actifs joueurs, soit carrément plus ? -
vostok a écrit, le 12/04/2026 22:00 : J'ai trouvé un commentaire d'un supporter de Chelsea dans une discussion sur Clearlake et le private equity.
Citation: Nous en sommes à près de 4 ans de cette propriété. Nous avons contracté plus d'un milliard de livres de dettes, dont un prêt de 500 millions de livres à 12 % d'intérêt auprès d'Ares Management (la même société qui a prêté une tonne d'argent à Lyon et les a coulés financièrement). Ces 500 millions étaient destinés aux stades, aux centres d'entraînement et à la propriété multi-clubs. Nous ne sommes pas plus près d'un nouveau stade, le terrain d'entraînement n'a pas de réels changements en dehors de l'équipement et Strasbourg a été acheté pour 75 millions d'euros.
Si vous avez l'impression que se qualifier pour la Ligue des Champions est la seule ambition, c'est probablement la vérité - malgré les relations publiques abrutissantes. Les choses peuvent sembler aller bien maintenant, mais ce sont les fonds de capital-investissement qui mènent la danse. Vous ne devriez jamais supposer que cela va bien se terminer.
Et ceci :
Citation: Le boulot des PE, c'est d'acheter pas cher et de vendre cher avec de l'argent endetté.
Les fonds de pension et les fonds de richesse prennent de l'argent aux employés et aux citoyens et disent "Hé, donnez-nous de l'argent et on vous le rendra plus tard, avec un peu plus !" Pourquoi ? Parce que 10 £ aujourd'hui n'auront pas la même valeur que 10 £ dans 30 ans. Réfléchissez à ce que 1 £ vous achetait dans les années 80 par rapport à aujourd'hui chez Tesco !
Le problème, c'est que... les fonds de pension n'ont pas la capacité mentale de faire ces investissements et de gérer toute cette croissance de l'argent. Alors, les sociétés de PE débarquent et disent "Hé, on peut vous aider avec cette stratégie : donnez-nous 10 millions et on vous donnera 30 millions dans 5 ans (25 % par an après 5 ans, une exagération)."
"On fait ça en achetant des entreprises qui valent 200 millions £ en utilisant vos 10 millions £, mais on les charge de 190 millions £ de dettes (10 + 190 = 200) auprès de la banque.
Ensuite, on rembourse cette dette pour qu'au bout de 5 ans, quand on vend l'entreprise pour 200 millions £, elle ait 160 millions £ de dettes (puisqu'on a remboursé 30 millions £ de dettes), mais la part de capitaux propres restante qui vous appartient vaudra 40 millions.
Sur les 40 millions que vous obtenez, on en prend 10 millions pour nous pour gérer l'opération, donc vous obtenez 40-10 = 30 millions au total. Youpi ! 25 % de gain annuel en capital réalisé pour vous et pour les employés/citoyens de votre fonds"
C'est un système classique mais ca ne marche que si tu arrives à revendre l'entreprise.
Ici on parle d'un club de foot ; ce sont quand même des entreprises "instables". J'entends par la qu'elles ne produisent rien directement, dépendent du marché mais aussi des blessures etc etc
Pour un club comme Strasbourg "pourquoi pas" ; Chelsea, de mémoire, ca se comptait en milliards...
Déjà que c'est compliqué de vendre un club de foot mais alors vendre un club de foot pour des milliards on doit pas être loin des probas de gagner au loto. -
superdou a écrit, le 13/04/2026 10:13 : Les comptes de la DNCG ne sont pas fait pour ça.
Les comptes de la DNCG sont uniquement là pour prouver que le club peut effectuer financièrement la saison à venir et comment elle a terminé financièrement la précédente.
Mais la dette, bien sûr qu'elle nous touche directement.
Que se passe-t-il pour l'entité Racing si la société mère fait faillite ?
Et le capital social, c'est bien une forme d'endettement.
Comment vont être remboursés les premiers gros emprunts dès 2027 si ce n'est pas soit en vendant beaucoup d'actifs joueurs, soit carrément plus ?
Si la société mère fait Faillite, alors elle sera placé en liquidation, et le liquidateur vendra les actifs, dont le racing.
Alors dans ce scénario hypothétique, on pourrait craindre que l'ensemble des joueurs soit vendus, et le racing liquidé dans la foulée (quoique, c'est pas loin d'être le rêve de certains anti-blueco, on repartirai d'en bas, sans BlueCo, il faudra dans ce cas la préparer la coopérative de socios prêt à racheter pour pas que l'histoire se répète). Le plus probable c'est que le racing sera vendu en tant qu'entité à hauteur de sa valorisation (si un acheteur est trouvé, en espérant qu'il soit pas pire que BlueCo, ou juste la pour vendre les actifs et partir avec la caisse).
Le capital social fait parti de la valorisation de la société, valorisation ajusté par la bonne ou mauvaise gestion de l’actionnaire. ce n'est nullement une dette qu'il faut rembourser, ou du moins, en cas de dissolution de la société, les actifs sont vendus (même si a mon souvenir les contrats des joueurs sont rompus, et ne sont plus des actifs), les dettes sont payées, puis le solde du capital reviens au propriétaire, et l'état se sert en impôts au passage j'imagine). Mais le plus probable est que le propriétaire essayera de trouver un acheteur pour reprendre la société, et la valorisation inclura les fonds propres, mais également les autres actifs (notamment la valorisation des joueurs sous contrats).
Donc, la situation de BlueCo, on s'en fout un peu, ce qui compte c'est la situation du Racing, et éventuellement de la holding française de BlueCo. -
Le capital social est une dette envers les actionnaires. Source.
C'est pas parce que, dans les faits, il ne reste généralement rien à distribuer aux actionnaires en cas de liquidation que ça change la nature juridique de cette obligation.
Quant à la valorisation de l'actif Racing, on a l'exemple récent de Bordeaux (et le nôtre un peu plus lointain) qui montre que la valeur théorique des actifs joueurs est très ... théorique.
Plus le vendeur est pressé de recupérer du cash, plus il doit baisser le tarif.
Donc qui va aller racheter une boîte qui dépense 3 fois ce qu'elle gagne, avec des actifs a mettre en face pour un montant incertain ? -
Pas uniquement ça.@superdou a écrit : Les comptes de la DNCG sont uniquement là pour prouver que le club peut effectuer financièrement la saison à venir et comment elle a terminé financièrement la précédente.
Le niveau de dettes est quelque chose qui est pris en compte pour des sanctions éventuelles.
L'équilibre entre recettes et masse salariale également.
Mais j'imagine que le niveau des actifs vendables à court terme est un critère qui entre aussi en ligne de compte, sinon on aurait déjà été sanctionné, ou la DNCG aurait demandé des garanties importantes à l'actionnaire.
Possible qu'il y ait des garanties demandées en fin de saison, avant transferts. -
Absolument pas par la DNCG, non.
Le niveau de dette n'est pris en compte que par rapport à l'obligation de couverture par l'actionnaire.
Tu peux avoir 1 milliard de dette, si tu es couvert, aucune sanction.
Par contre, tu peux avoir 2 millions de dettes sans assez de couverture de l'actionnaire et être sanctionné, de l'amende à l'interdiction de participer à un championnat national.
Le montant des actifs joueurs n'est plus pris en compte par la DNCG, seules les ventes effectives le sont. -
raukoras a écrit, le 13/04/2026 15:06 : Le capital social est une dette envers les actionnaires. Source.
C'est pas parce que, dans les faits, il ne reste généralement rien à distribuer aux actionnaires en cas de liquidation que ça change la nature juridique de cette obligation.
Quant à la valorisation de l'actif Racing, on a l'exemple récent de Bordeaux (et le nôtre un peu plus lointain) qui montre que la valeur théorique des actifs joueurs est très ... théorique.
Plus le vendeur est pressé de recupérer du cash, plus il doit baisser le tarif.
Donc qui va aller racheter une boîte qui dépense 3 fois ce qu'elle gagne, avec des actifs a mettre en face pour un montant incertain ?
C’est un peu tirer par les cheveux d’utiliser cette définition. Parceque dans une societe avec un actionnaire unique ou un propriétaire, dire que la societe a une dette envers le fond propre, je sais pas ça fait un peu dette envers toi même. C’est comme si tu met genre 100€ dans ton portefeuille, du coup ton portefeuille a une dette envers toi. C’est vrai mais un peu ridicule quand même. Ou tu peut dire que tu achète un bien quelconque, ben ce bien a une dette envers toi alors ?
Je veut bien croire qu’il peut y avoir des théories économiques qui considère que posséder quelque choses reviens à dire que cette chose a une dette envers toi, ce qui est le cas ici ou Blueco possède le racing, mais c’est un peu tirer par les cheveux quand même et sa donne au mot dette une valeur différente que celle qui est communément admise.
Et utiliser cette définition pour essayer de justifier ton discours qui utilise la valeur communément admise du mot dette est quand même limite.
(Je vais encore me faire gronder par le modérateur si je dit que ce genre de tour de passe passe est le plus souvent utilisé par des politiciens démagogues qui essayent d’embrouiller leur auditoire. Sur ce coup c’est trop intelligent pour celui de l’autre côté de l’Atlantique mais je suis sûr que tu peut trouver pleins d’exemples). -
Avant de parler, on se renseigne.
J'ai cité un extrait d'une des bases de Lefebvre Dalloz, qui est l'éditeur juridique n°1 en France.
Donc la définition que je donne n'est pas tirée par les cheveux, c'est LA définition juridique du capital social.
Quand on parle de droit, les opinions personnelles n'ont pas leur place.
Attention spoiler - cliquez pour afficherOu alors, t'es un prof d'université qui défend son opinion contraire à la doctrine. -
raukoras a écrit, le 13/04/2026 15:06 :
Donc qui va aller racheter une boîte qui dépense 3 fois ce qu'elle gagne, avec des actifs a mettre en face pour un montant incertain ?
Qui veut vendre à ce moment là ? -
Qui veut vendre à ce moment là ou qui peut vendre à ce moment là?
Vouloir vendre: J'ai fait une méga-connerie avec cette boîte que je gère comme les pieds carrés de Mara en dépensant 3 fois son chiffre d'affaires. Vite, vite il me faut trouver un pigeon pour ne pas ressortir trop plumé de l'affaire.
Pouvoir vendre: Pareil, mais je ne trouve pas le pigeon. -
Citation: ICI
Le déficit de 78 millions d'euros du Racing Club de Strasbourg pour la saison 2024-2025 est-il inquiétant ?
À l'image d'autres clubs français, le Racing a enregistré un déficit record de 78 millions d'euros pour la saison 2024-2025, selon les chiffres publiés la semaine passée par la DNCG. ICI Alsace a demandé à des spécialistes de la finance dans le football de nous éclairer sur cette situation.
Pourquoi le Racing a-t-il compté 78 millions d'euros de pertes à l'issue de la saison 2024-2025 ?
Il y a toute une série d'explications : le recul des droits télé (le Racing a touché 13,7 millions d'euros pour cette saison 2024-2025, ça sera même pire pour 2025-2026 avec un montant de 5 millions), la diminution des recettes de matchs car le stade de la Meinau était en travaux, la fin des aides de CVC, le fonds qui a soutenu le football français pendant la crise du Covid. Et puis Blue Co a investi massivement, en premier lieu pour acheter des joueurs.
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Pour garder ses meilleurs éléments, le Racing a aussi augmenté les salaires (la masse salariale totale s'élève à 67 millions d'euros pour la saison 2024-2025). Tous ces éléments expliquent ce déficit important de 78 millions d'euros. Les pertes n'étaient que de 14 millions sur la saison précédente, la première de l'ère Blue Co.
Il faut noter que le Racing n'est pas le seul club français à avoir des résultats nets négatifs. C'est le troisième plus mauvais élève de la classe. L'Olympique de Marseille dépasse les 100 millions de pertes, Lyon carrément les 200 millions. Les 18 clubs de Ligue 1 présentent un déficit cumulé de 466 millions d'euros pour cette saison 2024-2025. Il y a une exception notable, Lille qui a beaucoup vendu de joueurs et a gagné plus de 80 millions d'euros sur cet exercice.
Avant l'arrivée de Blue Co, le président Marc Keller gérait le Racing "en bon père de famille alsacien" . Le club ne dépensait pas les sous qu'il n'avait pas et quand il en avait besoin, il vendait un joueur pour renflouer les caisses (Simakan, Aholou, Fofana...).
Après l'arrivée de Blue Co, la stratégie a radicalement changé. Le club assume de prendre des risques financiers en investissant massivement sur les joueurs, pour tenter d'intégrer durablement le groupe des équipes qui disputent régulièrement une Coupe d'Europe (le PSG, Marseille, Monaco, Lille, Rennes, Lyon), celles qui bénéficient des dotations et des droits télé européens (les clubs français qui ont joué en Coupe d'Europe ont obtenu la bagatelle de 377,5 millions d'euros pour la saison 2024/2025 -
Quand tu en arrives à tordre la définition du Dalloz pour démontrer que tout est normal dans les comptes d'exploitation du Racing...
Mais ce sont les autres qui sont dogmatiques et hors-sol. -
il-vecchio a écrit, le 14/04/2026 06:42 : Qui veut vendre à ce moment là ou qui peut vendre à ce moment là?
Vouloir vendre: J'ai fait une méga-connerie avec cette boîte que je gère comme les pieds carrés de Mara en dépensant 3 fois son chiffre d'affaires. Vite, vite il me faut trouver un pigeon pour ne pas ressortir trop plumé de l'affaire.
Pouvoir vendre: Pareil, mais je ne trouve pas le pigeon.
On verra. On fera le bilan dans quelques temps et je suis persuadé que si la catastrophe ne se réalise pas, on trouvera mille arguments pour expliquer pourquoi elle ne s'est pas produite.
J'essaie de ne pas confondre risque et danger. -
steven a écrit, le 13/04/2026 22:14 : raukoras a écrit, le 13/04/2026 15:06 : Le capital social est une dette envers les actionnaires. Source.
C'est pas parce que, dans les faits, il ne reste généralement rien à distribuer aux actionnaires en cas de liquidation que ça change la nature juridique de cette obligation.
Quant à la valorisation de l'actif Racing, on a l'exemple récent de Bordeaux (et le nôtre un peu plus lointain) qui montre que la valeur théorique des actifs joueurs est très ... théorique.
Plus le vendeur est pressé de recupérer du cash, plus il doit baisser le tarif.
Donc qui va aller racheter une boîte qui dépense 3 fois ce qu'elle gagne, avec des actifs a mettre en face pour un montant incertain ?
C’est un peu tirer par les cheveux d’utiliser cette définition. Parceque dans une societe avec un actionnaire unique ou un propriétaire, dire que la societe a une dette envers le fond propre, je sais pas ça fait un peu dette envers toi même. C’est comme si tu met genre 100€ dans ton portefeuille, du coup ton portefeuille a une dette envers toi. C’est vrai mais un peu ridicule quand même. Ou tu peut dire que tu achète un bien quelconque, ben ce bien a une dette envers toi alors ?
Ce 1er point est faux, il s'agit bien de deux poches mais présentes dans deux pantalons bien différents. Il est interdit de confondre les deux patrimoines, celui de la personne morale et celui de la personne physique.
L'actionnaire a bien fait un apport auprès d'une tierce personne et non à lui même. -
Et oui, c'est souvent le cas, des gens qui confondent leur argent avec celui de leur société.
Ca finit mal pour eux en général, la justice n'aime pas ça du tout. -
Attention à ne pas tout mélanger pour servir un discours catastrophiste. Si on regarde les faits et la réalité économique du foot moderne...
L’investissement n’est pas une dette bancaire pour le club : Tu parles d'emprunts, mais BlueCo investit en fonds propres. Contrairement à l'ère des anciens propriétaires, le Racing n'est pas endetté auprès des banques mais recapitalisé par son actionnaire. Si BlueCo doit rembourser des emprunts au niveau de sa holding aux USA, cela n'impacte pas directement la trésorerie du RCSA, qui reste structurellement saine.
Tu dis qu'on va devoir "vendre pour rembourser". Mais c'est précisément le business model affiché dès le départ ! Acheter de jeunes talents (Sylla, Bakwa, etc.) pour les revendre avec une forte plus-value est ce qui permet de financer une masse salariale élevée. Ce n'est pas un signe de faillite, c'est le moteur de la croissance du club sous l'ère BlueCo.
Dire qu'on a mangé notre pain blanc est une erreur technique. Le "patrimoine joueurs" du Racing n'a jamais eu une telle valeur marchande. En cas de besoin, la vente de deux ou trois éléments suffit à couvrir largement le "déficit structurel" dont tu parles, tout en laissant de quoi réinvestir.
Comparaison avec les années Laurey/Stéphan, on ne peut pas comparer des classements sans comparer la valeur de l'effectif. Sous Laurey, on maximisait un effectif à bout de souffle. Aujourd'hui, on a une équipe jeune, européenne en 2026, et qui prend de la valeur chaque mois. L'avenir est bien plus sécurisé avec des actifs de 20 ans qu'avec des joueurs en fin de carrière sans valeur de revente.
Puis dire qu'on ne pourra plus jouer le maintien est infondé. La DNCG valide les comptes de BlueCo chaque année sans sourciller, car les garanties financières derrière le consortium (Eghbali, Boehly) sont colossales et n'ont rien à voir avec les budgets précaires de l'histoire passée du club.
Bref, on peut critiquer le modèle multi-clubs sur l'aspect moral, mais sur l'aspect technique et financier, le Racing n'a jamais été aussi solide et protégé d'un dépôt de bilan. -
J'ai juste un questionnement à quel point les bordels au Moyen Orient peuvent impacter l'attractivité de l'Arabie Saoudite, aussi auréolé du titre "encore plus pigeon que la Première league" et donc rendre plus compliqué le marché de la revente même si ça peut aussi amener une logique d'augmentation du prix parce que les acheteurs se feront plus la guerre
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Citation: Les chiffres publiés par la DNCG ont fait réagir : avec un déficit de 78 millions d’euros sur la saison 2024-2025, le Racing Club de Strasbourg figure parmi les clubs les plus déficitaires de Ligue 1.
Un chiffre impressionnant à première vue, qui a suscité de nombreuses inquiétudes chez les supporters, certains allant jusqu’à évoquer un possible effondrement du club, voire une liquidation.
Une crainte largement infondée à ce jour. Car derrière cette perte se cache avant tout un changement de dimension du Racing, et surtout une stratégie parfaitement assumée.
Un déficit lié à une phase d’investissement
Plusieurs facteurs expliquent cette dégradation des comptes.
Les revenus ont fortement reculé, notamment en raison de la baisse des droits télé, de l’impact des travaux de la Meinau sur la billetterie, mais aussi de la disparition des aides exceptionnelles liées au fonds CVC.
Dans le même temps, les dépenses ont explosé. La masse salariale a fortement augmenté, les investissements sur les joueurs se sont multipliés, et les coûts de fonctionnement ont suivi la montée en puissance du club.
Résultat : un effet ciseau classique, avec des revenus en baisse et des charges en forte hausse.
Mais selon les éléments communiqués par le club, cette situation est logique. Le Racing est actuellement dans une phase d’investissement, avec l’objectif clair de basculer ensuite vers une phase de croissance.
L’ambition est assumée : passer d’un club jouant le maintien à une équipe capable de viser régulièrement les compétitions européennes.
Un club aujourd’hui beaucoup plus solide
Ce changement de dimension se traduit déjà dans les chiffres. Le Racing dispose d’environ 160 millions d’euros de fonds propres, ce qui en fait le deuxième club de Ligue 1 dans ce domaine, derrière le PSG.
Dans le même temps, la valorisation de l’effectif a explosé : estimée à environ 80 millions d’euros il y a quelques saisons, elle dépasse désormais les 350 millions d’euros.
Autrement dit, le club a considérablement renforcé ses actifs.
Autre élément clé : la trésorerie. Le Racing dispose d’environ 78 millions d’euros de liquidités, ce qui lui permet de faire face à ses engagements et d’absorber ses pertes à court terme.
Le passage devant la DNCG ne pose d’ailleurs aucune difficulté particulière. Selon le club, ces auditions sont rapides et validées sans problème.
Un actionnaire extrêmement puissant
Au cœur de ce projet, il y a la solidité de BlueCo. Le groupe, qui pèse plusieurs milliards d’euros, dispose de moyens considérables et soutient activement le développement du club. Lors du rachat de Chelsea, BlueCo s’était notamment engagé à investir près de 1,7 milliard d’euros dans le projet. -
flo67 a écrit, le 14/04/2026 12:19 : steven a écrit, le 13/04/2026 22:14 : raukoras a écrit, le 13/04/2026 15:06 : Le capital social est une dette envers les actionnaires. Source.
C'est pas parce que, dans les faits, il ne reste généralement rien à distribuer aux actionnaires en cas de liquidation que ça change la nature juridique de cette obligation.
Quant à la valorisation de l'actif Racing, on a l'exemple récent de Bordeaux (et le nôtre un peu plus lointain) qui montre que la valeur théorique des actifs joueurs est très ... théorique.
Plus le vendeur est pressé de recupérer du cash, plus il doit baisser le tarif.
Donc qui va aller racheter une boîte qui dépense 3 fois ce qu'elle gagne, avec des actifs a mettre en face pour un montant incertain ?
C’est un peu tirer par les cheveux d’utiliser cette définition. Parceque dans une societe avec un actionnaire unique ou un propriétaire, dire que la societe a une dette envers le fond propre, je sais pas ça fait un peu dette envers toi même. C’est comme si tu met genre 100€ dans ton portefeuille, du coup ton portefeuille a une dette envers toi. C’est vrai mais un peu ridicule quand même. Ou tu peut dire que tu achète un bien quelconque, ben ce bien a une dette envers toi alors ?
Ce 1er point est faux, il s'agit bien de deux poches mais présentes dans deux pantalons bien différents. Il est interdit de confondre les deux patrimoines, celui de la personne morale et celui de la personne physique.
L'actionnaire a bien fait un apport auprès d'une tierce personne et non à lui même.
Oui mais du coup il est propriétaire et du coup décisionnaire. C’est techniquement plus son argent, mais il peut décider de dissoudre la société et récupérer son argent (plus ou moins le bénéfice/déficit suivant qu’il l’aura bien gérer ou pas).
Donc oui, techniquement c’est plus son argent et la société dont il est propriétaire a une dette envers lui, mais pratiquement il est propriétaire de la société et donc de son argent.
C’est du pinaillage de définition pour passer le message que le racing est hyper endetté envers son propriétaire, et créer la panique, alors que ce qui se passe c’est juste que BlueCo est propriétaire unique du Racing, et la dette en question n’a de sens que si BlueCo dissout le racing ou en cas de vente ou BlueCo essayera de récupérer son investissement auprès du vendeur. En cas de liquidation le propriétaire perd la majorité de son apport (c’est pourquoi Lopez refuse de liquider Bordeaux).
Le premier cas n’arrivera pas (ne serait-ce que parce que les instances sportives et politiques ne le laisseront pas faire) et dans le second cas, la seul problème pour nous est de savoir si le nouveau propriétaire sera meilleure ou pire que BlueCo. -
@morphail je crains que les "bordels" d'Arabie Saoudite aient d'autres problèmes en ce moment. Calmer le voisin sur l'autre rive, nettoyer le gros merdier mis par le voisin suite à un pétage de plomb d'un golfeur et reconstruire ce qui a été détruit. Reconstruire les infrastructures pétro-gazières génératrices de revenus va coûter quelques Chelsea et prendre du temps. Il est possible que les capitaux saoudiens soient dorénvant alloués ailleurs qu'au football.
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danizliiod a écrit, le 14/04/2026 13:42 : Attention à ne pas tout mélanger pour servir un discours catastrophiste. Si on regarde les faits et la réalité économique du foot moderne...
L’investissement n’est pas une dette bancaire pour le club : Tu parles d'emprunts, mais BlueCo investit en fonds propres. Contrairement à l'ère des anciens propriétaires, le Racing n'est pas endetté auprès des banques mais recapitalisé par son actionnaire. Si BlueCo doit rembourser des emprunts au niveau de sa holding aux USA, cela n'impacte pas directement la trésorerie du RCSA, qui reste structurellement saine.
Tu dis qu'on va devoir "vendre pour rembourser". Mais c'est précisément le business model affiché dès le départ ! Acheter de jeunes talents (Sylla, Bakwa, etc.) pour les revendre avec une forte plus-value est ce qui permet de financer une masse salariale élevée. Ce n'est pas un signe de faillite, c'est le moteur de la croissance du club sous l'ère BlueCo.
Dire qu'on a mangé notre pain blanc est une erreur technique. Le "patrimoine joueurs" du Racing n'a jamais eu une telle valeur marchande. En cas de besoin, la vente de deux ou trois éléments suffit à couvrir largement le "déficit structurel" dont tu parles, tout en laissant de quoi réinvestir.
Comparaison avec les années Laurey/Stéphan, on ne peut pas comparer des classements sans comparer la valeur de l'effectif. Sous Laurey, on maximisait un effectif à bout de souffle. Aujourd'hui, on a une équipe jeune, européenne en 2026, et qui prend de la valeur chaque mois. L'avenir est bien plus sécurisé avec des actifs de 20 ans qu'avec des joueurs en fin de carrière sans valeur de revente.
Puis dire qu'on ne pourra plus jouer le maintien est infondé. La DNCG valide les comptes de BlueCo chaque année sans sourciller, car les garanties financières derrière le consortium (Eghbali, Boehly) sont colossales et n'ont rien à voir avec les budgets précaires de l'histoire passée du club.
Bref, on peut critiquer le modèle multi-clubs sur l'aspect moral, mais sur l'aspect technique et financier, le Racing n'a jamais été aussi solide et protégé d'un dépôt de bilan.
Nous sommes alignés et tout ceci est factuel. Il n’y a en date d’aujourd’hui aucune crainte à avoir. Le racing n’a pas de dettes (n’en déplaise à raukoras) et a un bilan financier très sain (en tous cas le dernier connu a date). Le déséquilibre du compte de résultat est cependant effectivement à surveiller.
Demain et après-demain on verra, mais 1) un fonds d’investissement aussi puissant que Cleralake ne tirera jamais un trait sur un tel investissement ( les actionnaires peuvent aussi augmenter le capital de Blueco pour lui permettre de payer ses prochaines échéances) 2) un club comme Chelsea a une valeur qui ne fera que monter avec le temps (même si aujourd’hui elle a à mon avis plutôt baissé) vu l’abondance d’argent en première league 3) au pire on sera revendu pour récupérer des fonds (ou se débarrasser d’un boulet) et on a déjà vécu pareille situation (mac cormack)
Et ceux qui ont prêté de l’argent à Blueco ont, comme dans tout montage de ce type, pris les garanties nécessaires auprès des actionnaires pour se couvrir en cas de défaut de paiement, l’avocat d’affaire de la Fédération pourra confirmer.
Tout le monde aurait préféré être détenus par un riche alsacien. Ce n’est pas pour autant qu’il faut faire craindre la fin du club. Soyons focus sur les trois prochains matchs très importants, qui devraient etre le seul enjeu des rédacteurs de ces communiqués. -
C'est sûr que sur le plan financier, on évalue un risque à court terme, c'est tout à fait logique, ou pas.
Tourner autour de ce compte-rendu DNCG, qui à l'instant T n'a rien d'alarmant effectivement, pour nous dire que tout va bien concentrons nous sur le terrain...
Tout en esquivant la problématique du déficit structurel, des aléas du sportif et des particularités du football, là où les businessmans se sont tellement vautrés jusque là ?
Ce n'est pas d'un riche propriétaire alsacien dont le club a besoin, c'est de gens compétents, attachés au club et qui ont compris qu'on ne fait pas de business pérenne avec un club de foot.
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