Quand le Jazz est là...
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denpasarbof... -
:-Bdenpasar a écrit, le 2009-06-06 11:35:24 : bof...
Je suis tombé sur des citations de Franck Zappa, ça donne envie d'explorer sa ziq
Citation: -L'information n'est pas la connaissance. La connaissance n'est pas la sagesse. La sagesse n'est pas la vérité. La vérité n'est pas la beauté. La beauté n'est pas l'amour. L'amour n'est pas la musique. La musique est LA MEILLEURE DES CHOSES... » dans Packard Goose (le célèbre « MUSIC IS THE BEST »).
-Une bonne partie de la population ne fait aucun effort de réflexion, et ce n'est pas parti pour s'arranger. Alors ou bien on lutte pour une cause perdue et on y perd sa santé, ou bien on essaie de prendre les choses comme elles sont et de s'y faire.
-Le jazz n'est pas mort, c'est juste qu'il a une drôle d'odeur. (dans le titre Be-Bop Tango Of The Old Jazzmen's Church, présent dans Roxy & Elsewhere)
-L'esprit c'est comme un parachute: s'il reste fermé, on s'écrase.
-Jouer de la guitare c'est comme faire l'amour: il faut vraiment être stupide pour oublier comment on fait une fois qu'on l'a appris.
N'importe quoi, n'importe quand, n'importe où, et sans la moindre raison.
-Les chroniqueurs de rock sont des gens incapables d'écrire, interrogeant des gens incapables de parler, pour des gens incapables de lire.
-Regardez chaque homme qui a été président des États-unis. Est-ce que je pourrais faire pire? Si j'arrive à distinguer la merde du cirage, je ne peux pas faire pire ! à propos de son éventuelle candidature à la présidentielle de 1992.
-Dans mes compositions, j'ai recours à un système de poids, d'équilibres, de tensions et de relâchements maîtrisés - un système d'une certaine manière similaire à l'esthétique de Varèse."
-Sans transgression de la norme, il n'y pas de progrès possible. Mais avant de chercher à transgresser efficacement, on doit au moins s'être familiarisé à la règle, à la norme dont on veut s'écarter.
-Si Dieu nous a fait à son image, il est sûrement bête et laid. :D
-S'il y a un Dieu dans le ciel, quand il a fait l'homme, il a vraiment merdé!
-Il n'y a pas d'Enfer, il n'y a que la France! (+)
-Pour moi, la cigarette est de la nourriture (celle-ci figure notamment dans la vidéo Does Humor Belong in Music?)
-Le tabac est mon légume préféré
-Il existe plus de chanson d'amour que de n'importe quoi d'autres. Alors, si les chansons avaient un quelconque pouvoir sur les gens, les gens s'aimeraient
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nikotine a écrit, le 2006-04-04 00:34:46 : Bon, et à propos de Jazz, vous connaissez Jimi Hendrix ? VOus en pensez quoi ?
:D :))

C'est dingue comme il a progressé ce topic ! :)
nikotine a écrit, le 2006-04-28 :
A propos de ce festival, j'ai pris mes places pour le 25... merci à ouate heure guette.
On vous en fera un compte rendu..
On attend toujours ! :D -
Putain je viens de voir qu'il y avait Roy Hargrove au Strasbourg Jazz Festival le 3 juillet au PMC.
34 Euros.
J'ai deux albums de lui et de son groupe RH Factor. De la dynamite en cuivre ! -
J'avais hésité, et finalement c'est celui que je vais pas écouter...
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A noter également le Zeltival de Karlsruhe du 30 juin au 3 août.
Avec Gilberto Gil, Roberto Fonseca, Joshua Redman, Rokia Traore
et Jazzanova notamment...
J'ai vu aussi que : Archie Shepp au Jazz d'or cette année !
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denpasar a écrit, le 2009-06-27 09:37:26 : J'avais hésité, et finalement c'est celui que je vais pas écouter...
En matant des vidéos live ça a l'air vraiment pas mal !
Par contre, Mc Solar en guest pour la 2è partie, voilà quoi...
Pas trouvé de vidéo mais a priori ça cartonne et ils vont faire ensemble tous les gros festivals de l'été. Je crois que je vais me laissé tenté par l'expérience.
Nouvel Obs a écrit : Dès la fin des années 80, le jeune trompettiste s'impose dans un style néo-hard bop élégant. Mais, rapidement, il s'oriente du côté des rythmes latins avec son groupe africano-cubain Crisol, et reçoit en 1998 un Grammy Award pour son album «Habana». Cinq ans plus tard, le papillon sort de sa chrysalide avec son groupe RH Factor, mélangeant jazz, funk, hip-hop, soul et gospel. L'homme s'ouvrant à toute expérience, pas étonnant qu'il ait répondu présent à la demande de François Lacharme, programmateur jazz du Théâtre du Châtelet de rencontrer MC Solar et Ron Carter. Ces deux derniers avaient déjà réussi une première rencontre improbable sur un album compilation. Réunis tous les trois, les voici héros d'une démarche initiée depuis des années par Quincy Jones et prolongée par de nombreux rappeurs français depuis (Oxmo Puccino, Abd Al Malik, etc.), le métissage des musiques urbaines avec la soul, le jazz, le rhythm'n'blues... -
J'ai écouté à la Fnac l'album RH factor de Roy Hargrove... Pas hyper emballé, sons trop modernes pour mes oreilles donc ça ne m'incite pas à aller au concert. Et je suis aussi sceptique sur l'association avec Solar même si je n'ai rien contre le bonhomme.
Sinon hier soir c'était Biréli en live... Même si tous les lecteurs de ce topic étaient au concert, je pense que c'est important d'en parler :)
1ère partie : un quartet made in Artichaut qui accompagne une chanteuse sur des standard. Rien de fou, ça s'écoute mais la chanteuse se montre insupportable, notamment dans sa façon de meubler entre les titres... Elle a réussi à s'attirer l'inimité d'un public pourtant bon enfant, chapeau !
2ème partie : Biréli, accompagné de Winterstein à la guitare rythmique et d'un contrebassiste dont j'ai oublié le nom. J'attendais beaucoup du natif de Soufflenheim et je n'ai pas été déçu. Ce mec est vraiment un super guitariste, il a tout : technique, inspiration, sensibilité... Pas mal d'humour aussi, que ce soit musical avec pas mal de facéties (nombreuses citations, réexposition de minor swing en majeur...) ou alors oratoires avec une espèce de one man show de 10 min de la part de Winterstein qui a bien fait rire toute la foule. Dans une configuration très "manouche" (instruments, nombre de musiciens), Biréli arrive à développer un univers musical varié, on entend tour à tour du swing manouche, du funk (allusion à un sacré morceau avec une ligne de basse entêtante et démoniaque), du classique, de la valse...
Bref, un artiste à revoir (+) -
Yo entièrement d'accord avec le résumé de Rachma.
Sinon j'y suis retourné dimanche soir pour une soirée manouche. La tête d'affiche Yorgui Loeffler, neveu de Marcel, à 30 ans promet une belle carrière. Accompagné par Costel Nitescu un violoniste très propre, Yorgui nous a régalé de superbes solos exécutés à une vitesse hallucinante. Sinon ça a l'air d'être un type très cool.
Google m'a dit qu'il a enregistré une variation Roms de l'hymne européen :-B -
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Je vais voir un truc moins sexy ce soir au PMC, mais ça va être basse rules aussi : Stanley Clarke, Marcus Miller et Victor Wooten. En fait, en prenant mon billet, j'avais pas pigé que c'était trois bassistes. Du coup, je suis un peu dubitatif, j'ai jamais vu une formation de ce type (3 basses, donc, clavier et batterie). Mais bon, vu le pédigrée, ça devrait le faire.
D'ailleurs, si quelqu'un est motivé, même un connard, je pense qu'il doit rester des places. Tenez-moi au jus !
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Birérli Lagrène, Gipsy Project & Friends, Dreyfus Jazz.
personnel :
- guitares : Biréli Lagrène, Holzmano Lagrène, Stochelo Rosenberg, Hono Winterstein, Thomas Dutronc
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Tiens j'vais d'apprendre par un ami qui reçoit assez fréquemment Bireli sans son atelier, qu'il a un appart' place de la cathédrale d'où on peut l'entendre jouer.
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C'est peut-être bien avec ce genre de rumeurs que naissent les pèlerinages.
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Tout le monde se paye pas des acoustiques à 7000 £
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Une vidéo du Strasbourgeois à la basse
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Punaise, ça déchirait hier soir !
Une première partie surprise annoncée peu avant le début du concert : Mike Reinhard (guitare, forcement), Thierry Eliez (hammond), François Morin (batterie) & Natallino Netto (bass) pour une heure de funk, avec des reprises de Zawinul, Pastorius and co. Du très bon, avec un organiste virtuose qui jouait debout (c'est peut-être un détail pour vous...
) et un guitariste qui déchire, lauréat du prix du public du festival de Montreux y'a quelques années, décerné par... Georges Benson
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Petite pause, le temps de boire une reub, de changer la configuration sur scène et d'installer 5 basses électriques, une contre-basse et une clarinette basse...
Une deuxième partie très orientée basse donc, avec Stanley Clarke, Marcus Miller et Victor Wooten. J'avais un peu peur que ça tourne à la démo purement technique, bon faut avouer que c'est parfois le cas, mais c'est tout de même assez hallucinant. Je ne m'y connais pas particulièrement en basse, mais j'ai découvert des trucs : des solos comme sur une gratte, des effets de fous, du bon jazz rock quoi. Y'avait un bassiste à côte de moi, il pleurait le mec. Et puis entendre un morceau avec contre-basse, clarinette basse, basse, batterie et clavier, ça c'est fait, je suis bien content. :)
En bis, on a eu droit à Beat it, ben avec trois basses, même sans Michael, ça déchire.
Au final, 3h30 de concert, bueno !
Mercredi, Keith Jarret avec Garry Pickok et Jack de Johnett. Keith qui a accepté de revenir jouer à Strasbourg depuis que la salle Erasme a été repeinte en rouge. Avant elle était jaune, et il aimait pas ça (véridique, c'est Harry Lapp qui l'a dit avant le concert). -
Alors comme ça on pelote les bassistes blottis sur ton épaule ? :D
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Vu Keith Jarrett mercredi. Hyper impressionnant, avec une succession de thèmes souvent proches de la balade (Someday my prince par exemple) qu'il s'amuse à triturer avec De Johnette (
) et Peacock. Beaucoup d'émotion aussi dans la salle, comme souvent quand on écoute un monstre sacré. Après, on reste dans le registre du concert "intellectualisé", un peu comme avec Brad Meldau (les présents savent). Et faut avouer qu'on garde souvent plus de souvenirs des concerts plus groovy...
Seul bémol pour moi : j'étais tout en haut de la salle, et le son n'était pas assez fort. Après, vu le caractère de Keith, c'est peut-être une directive, mais bon, moi ça m'a un peu frustré quoi.
Un lien vers une bonne interview de Keith. -
Interview intéressante de Hank Jones dans Le Monde. Les Jones, sacrée famille de zicos ! (Elvin est son frère) (+)
Hank Jones : "Je suis un nain appliqué du jazz"
Vous considérez-vous comme un géant du jazz ?
Non, peut-être en suis-je un nain appliqué. Il y a chaque matin tant à apprendre. Je travaille tous les jours. En tournée, on m'installe un clavier dans les chambres d'hôtel. L'avantage du clavier, c'est que l'on peut en jouer en sourdine. Mais le besoin de pratiquer n'est pas moindre que le fait de respirer.
Le 27 juin, vous avez recréé au festival Jazz à Vienne votre pièce "Sarala", mise en musique par la troupe malienne de l'organiste Cheick Tidiane Seck...
C'est un geste fondamental. Le personnel était un peu différent de celui qui participait à l'album enregistré en 1995, mais le style, l'énergie sont intacts. Plus forts encore. C'est un rêve important : je voulais comprendre musicalement d'où je viens, ce que cette origine représente. Ce que j'ai découvert, c'est l'extraordinaire complexité de la musique de Cheick. Cette complexité exige une préparation spéciale. C'est moins une technique qu'une invitation à entrer dans l'esprit et dans le respect.
Pourtant, cette musique semble plus simple que les formes les plus sophistiquées du jazz, celle que vous illustrez, par exemple, et qu'on appelle le be-bop...
Détrompez-vous. Je le dis souvent, je n'aime pas beaucoup ces étiquettes de "jazz" et de "be-bop". Elles manquent de respect pour l'art qu'elles désignent. Elles ont quelque chose d'avilissant et de destructeur. Lorsque j'ai entendu ce style pour la première fois, je me suis entièrement rallié. Mais je ne pense pas que be-bop désigne la splendeur complexe de cette musique. Les mots, il me semble, ont une importance primordiale dans le respect. J'aimerais trouver un nom qui convienne.
Vous êtes un acteur encore actif et renouvelé de cette révolution, et, en même temps, vous n'en avez pas adopté tous les rites...
Non, j'ai participé aux fameuses séances de recherche chez Minton's (club new-yorkais), après les heures d'ouverture, avec Charlie Christian, Kenny Clarke, Charlie "Bird" Parker, bien sûr. Et je pense avoir fait tous les clubs de la 52e Rue. Mais je ne restais jamais aux jam-sessions et à tout ce à quoi elles étaient associées. J'allais me reposer. Je pense de ce fait avoir manqué de grands moments.
Accompagner le saxophoniste Charlie Parker, le plus grand improvisateur de tous les temps, ce ne devait pas être une mince affaire ?
Mais au contraire. Bird était animé d'une pensée si logique, si cohérente, c'était un jeu d'enfant d'entrer dans son monde harmonique. Donc, un immense plaisir.
Vous naissez dans le Mississippi en 1918 ?
Oui, malheureusement... Allons, n'écrivez pas cela ! C'est terrible de parler devant les journalistes, on ne peut rien dire. Ma famille, pour des raisons de travail, a rejoint Pontiac (Michigan), dans le Nord industriel. J'avais neuf mois. Mes premières années, je les passe là, dans la proximité de Detroit. Pontiac est le nom d'un chef indien. Mon père était ouvrier dans l'une des usines d'automobiles de la région. Il jouait de la guitare, mais pas du tout dans le style du jazz ou du blues.
En dehors de son métier, de son jardin qui fournissait tous les légumes, il était très impliqué dans la vie de la communauté religieuse. Sept jours sur sept à la Trinity Baptist Church. Un samedi soir, il est venu me cueillir dans un club de Detroit, pour que j'arrête de jouer avant minuit. Pas de jazz le dimanche ! J'avais 15 ans. J'aimais sa rigueur morale. Je ne l'ai jamais entendu proférer un gros mot ni avoir un mauvais comportement. Il avait un grand-père indien.
Ma mère jouait du piano et ne détestait pas le jazz. Pour mon père, c'était la musique du diable. Il n'a pas eu de chance, parce que sur ses dix enfants, quatre sont devenus musiciens professionnels, dont Thad, qui était un merveilleux arrangeur, et Elvin, le batteur que tout le monde connaît. Je n'ai pu enregistrer que deux albums avec eux, et cela reste un grand regret pour moi.
Le salaire de mon père était modeste mais il n'a jamais cessé de travailler, même pendant la Grande Dépression. Et nous avons tous reçu des leçons de piano. De ce point de vue, comme la plupart des pianistes afro-américains, ma formation et mon apprentissage sont d'un classicisme absolu.
Sans contact avec le jazz ?
Si, à la maison, le tourne-disque jouait Duke Ellington, Earl "Fatha" Hines, beaucoup de blues.
Quand voyez-vous le pianiste Art Tatum pour la première fois ?
Je le connaissais par une petite station de radio de Detroit. Je n'y comprenais rien. J'avais l'impression d'entendre plein de mains. On raconte qu'il s'était exercé à jouer une musique enregistrée sur rouleau. Ce qu'il ignorait, c'est qu'elle avait été gravée à quatre mains. En fait, il sonnait bien plus qu'un pianiste. Plus tard, à New York, lorsqu'il se déplaçait de club en club, non-voyant, infatigable, sa caisse de bières à côté du piano, je l'escortais. C'est une des personnalités les plus élégantes, avec le chef d'orchestre Andy Kirk, que j'ai jamais rencontrées.
Vous faites un grand cas du respect, de l'élégance, de la bonne éducation. Si l'on s'en tient aux clichés et autres préjugés sur le jazz, ce n'est pas la règle...
On n'en parle pas, mais vous ne pouvez vous mêler de cette musique sans un immense respect pour elle et pour les interprètes. Quand je songe aux personnalités que je rencontre, sidéré, en arrivant sur la 52e Rue, Bird, Dizzy Gillespie, Bud Powell, je revois leur extraordinaire dextérité, mais ce qui me revient, c'est leur classe. Vous voyez, Brad Mehldau ? J'aime jouer avec lui parce qu'il est un grand artiste mais ce qui compte, c'est son attention, son élégance.
Dans le même ordre d'idées, vous avec le trompettiste Miles Davis...
Oui, oui, je connais sa réputation. Miles jouait avec tout et avec tous. Miles était un joueur. Il venait d'un excellent milieu, son père était dentiste, mais il adorait provoquer, choquer, remettre en place. Entre nous, il n'éprouvait pas le besoin de jouer à Miles. Le seul reproche que je lui ferais, c'est par son talent, son aura, je ne sais quoi, d'avoir éclipsé tous les trompettistes, dont mon frère Thad.
La ségrégation était moins sensible dans le Nord ?
C'est ce que l'on croit toujours. La réalité est moins idyllique. Bien sûr, cela n'avait rien à voir avec le "Deep South", mais enfin, dans les restaurants, dans la rue, partout on nous faisait savoir, pas seulement sentir, qu'on était inférieurs. Je me souviens d'un quai de gare, en 1948, nos valises sont à côté des bagages d'un type qui nous les a saccagées.
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Parcours
Les Etats-Unis d'aujourd'hui ont définitivement changé ?
Nous verrons. Il y a encore tant à faire. Enfin, cela n'a rien à voir avec la période à Detroit où je jouais non-stop, des heures sans pause, pour la danse, ou les premières tournées éprouvantes, pendant trois mois sur les routes. De ces deux expériences, j'ai énormément appris, principalement ceci : "Jamais plus ! Ne jamais plus faire ça !" Pendant la campagne électorale, j'ai donné deux concerts de soutien à Obama, plus une soirée privée à Harlem, devant trente personnes fortunées qui ont fait des dons.
La mort de Michael Jackson semble affecter la planète. Que pensez-vous du chanteur, du danseur ?
Voyons, comment pourrais-je m'exprimer, disons qu'il n'était pas mon préféré. Quincy Jones, sans rapport avec les Jones dont je suis, est un merveilleux arrangeur. Avec Michael Jackson, il a particulièrement réussi.
Quelle place occupez-vous dans le monde et l'histoire du jazz ?
Je n'en ai pas la moindre idée. Les jeunes générations ne connaissent pas l'histoire de cette musique, les chants de travail, les gospels songs. Mais elles ne savent pas davantage que rien n'existe sans un rapport mathématique entre mélodie, harmonie et rythme. Je peux encore servir à ça : transmettre, faire entendre.
J'ai toujours essayé de faire de mon mieux, et je continue. Comme je continue d'aimer les défis, les rencontres, avec des musiciens qui ont 60 ans de moins que moi, Brad Mehldau, ou style très différent, Joe Lovano (saxophoniste). Vous savez, il faut se remettre en cause à chaque instant, c'est à ce prix que vous connaissez l'indispensable sérénité de l'improvisation.
D'où votre pratique quotidienne du piano ?
Pas un piano, non, un clavier, juste un clavier. Mais c'est mieux que rien. C'est ma bouffée d'oxygène.
Quel est l'homme qui vous a fait le plus rire ?
Fats Waller. La vie de musicien est faite aussi d'éclats de rire. Au New Cotton Club, un soir, nous jouions avec l'orchestre de Billy Ekstine. A la trompette, Fats Navarro, ce formidable artiste. Sa corpulence était légendaire. En plein chorus, la scène a cédé sous son poids. Il a disparu corps et âme dans un trou. Mais le plus fort, c'est qu'on ne voyait plus que le pavillon de l'instrument qui dépassait, et lui continuait à jouer, génialement d'ailleurs.
Propos recueillis par Francis Marmande -
jamal a écrit, le 2009-07-04 21:43:02 : Impossible d'afficher la vidéo YouTube UY_wH15a7C0 via l'API
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Une vidéo du Strasbourgeois à la basse
Il n'est pas strasbourgeois, il est soufflenheimois. -
rachmaninov a écrit, le 2009-06-28 23:20:38 : Sinon hier soir c'était Biréli en live... Même si tous les lecteurs de ce topic étaient au concert, je pense que c'est important d'en parler :)
Ben non
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Sinon je me reecoute "Someday My Prince Will Come" (l'album) de Miles Davis, et justement au sujet du morceau titre et de ces deux versions... je suis confus.
En general, j'ai souvent l'impression que les prises alternatives en gros se ressemblent beacoups. En revanche la, pour le coups, meme si il y a des similarites flagrantes a plusieurs niveaux j'ai l'impression qu'il ne cherchaient pas du tout a faire "la meme chose" dans les deux versions. Quasi l'impression d'avoir a faire a un autre morceau (j'ai dis "quasi").
Je ne vais pas dire laquelle je prefere, mais on peu en discuter :-) -
J'ai écouté les extraits de cet album à la Fnac (30 sec par titre seulement) et ça a l'air sympa en effet. Je n'ai pas réussi à retrouver le titre assez funky qui nous avait été servi lors du concert, je pensais qu'il serait peut-être sur l'album.
Sinon j'ai découvert que Jazz Magazine et Jazzman avaient fusionné. Le premier numéro commun est disponible ce mois ci. Je l'ai acheté car y a un dossier sur Miles et les années 80 ainsi qu'un dossier sur "Time out", sorti il y a 50 ans.
