Les jambes lourdes

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Après-match
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Par athor
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Tout juste sortis d'une semaine de préparation physique, les joueurs du Racing ont peiné face à un FC Sochaux plus mordant, s'inclinant 2-0.

Débutée il y a à peine une dizaine de jours, la préparation estivale du Racing est entrée dans sa phase plus concrète, celle durant laquelle les joueurs peuvent enfin toucher le ballon, après un premier stage au Touquet essentiellement consacré à la mise en route des organismes et à l'aspect athlétique. Pour débuter cette seconde semaine de travail, ce match amical face à Sochaux devait donc permettre de créer les premiers automatismes et d'intégrer les premières recrues. Mais Thierry Laurey doit pour le moment composer avec un groupe réduit. Sur la feuille de match, seuls 18 éléments sont en effet disponibles, dont un nombre conséquent de jeunes joueurs qui ont là l'occasion de se montrer aux yeux de leur entraîneur : « puisque je ne peux doubler tous les postes, ils auront plus de temps de jeu que les autres lors des deux premiers matches amicaux. » En face, le FCSM se présente avec une forme plus optimale, ayant repris l'entraînement deux semaines avant son adversaire et disputant sa quatrième rencontre de préparation.

Initialement programmé à 18h30 ce mardi 10 juillet, ce match a donné lieu à quelques adaptations de la part des organisateurs de l'ASM Belfort, en raison du match France-Belgique disputé à 20h (que la FIFA a visiblement refusé de décaler). Le coup d'envoi a donc été avancé à 17h30, afin de permettre aux spectateurs d'assister à la demi-finale, ou tout du moins à en rater le moins possible. Seuls environ 500 spectateurs sont venus assister à cette affiche, dont une majorité de supporters sochaliens.

Au coup d'envoi, donné avec 5 minutes de retard par l'arbitre qui compensera avec une mi-temps raccourcie, le Racing, tout de blanc vêtu, affiche une composition assez inédité, bricolée par un Laurey en quête de solutions :
Equipe


Disons le tout de suite, le rythme de cette rencontre peinera à réellement s'emballer durant les 90 minutes. Le RCS a tout de même chercher à combiner, et s'est créé quelques situations, à l'image de cette tête de Martinez sur un coup-franc botté par le local de l'étape Dimitri Liénard (applaudi à sa sortie). Mais ce sont les Sochaliens qui trouvent la faille en premier : dans le dos d'un Gonçalvès pas vraiment à son avantage au poste de latéral droit, Pavic centre pour Thomas Robinet qui, de la tête, ne laisse aucune chance à Kamara. Dès lors, les Jaunes, visiblement plus frais et mieux organisés, mettent le pied sur le ballon. Strasbourg tente tout de même de sortir la tête de l'eau, et cherche assez souvent Ludovic Ajorque, très disponible dans son rôle de déviation. A ses côtés, Kévin Zohi tente de profiter des espaces, mais sans succès. Derrière, outre un Gonçalvès en difficulté, le jeune Simakan peine à contenir les assauts adverses. A la pause, il y a finalement peu de choses à retenir.

Avec seulement 18 joueurs sur la feuille de match, le turn over est limité à la reprise de la rencontre. Signalons l'entrée en jeu d'Adrien Thomasson, dans un rôle de meneur de jeu, en pointe du losange :
Equipe


La physionomie n'évolue pas vraiment, le Racing s'efforce surtout d'assurer les transmissions au milieu, mais ne parvient que trop rarement à toucher les deux attaquants. A l'heure de jeu, sur une très belle ouverture de Thomasson, Idriss Saadi, excentré côté droit, tente sa chance d'une lourde frappe, au dessus. Une occasion qu'en temps normal, on n'évoquerait pas, mais il faut bien remplir ce compte-rendu. Les Strasbourgeois tentent tout de même de pousser dans le dernier quart d'heure, avec le renfort des défenseurs, comme cette montée de Salmier à l'origine d'un corner, mais se heurtent à un mur. En plein temps fort du RCS, Sochaux va profiter d'un coup de pouce, ou plutôt d'un pied malheureux de Simakan qui, sur une frappe de Madger, contre involontairement le ballon et prend Louis Pelletier, entré à l'heure de jeu, à contrepied. 2-0, on en restera là, d'autant que de nombreux spectateurs (dont l'auteur de ces lignes) sont déjà partis en prévision de l'autre match du jour.

Comme chaque année, il y a très peu de conclusions à tirer de ce premier match amical, disputé au sortir d'une semaine de travail foncier. Avec un effectif réduit, le Racing n'a jamais vraiment été en mesure de prendre la main sur la rencontre, se contentant souvent de réciter ses gammes. Si les recrues présentes sur le terrain, Ajorque et Thomasson, ont laissé entrevoir de belles dispositions, il apparaît que l'effectif présente encore des manques et aura besoin d'évoluer, si possible avant l'ouverture du championnat.

athor

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