Soir de bal, jour de balles

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Après-match
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Par kitl
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© Le Dijon Show

Mené de deux buts à la pause, le Racing s'est finalement assuré une victoire moins anecdotique qu'il n'y paraît, à la faveur d'un dernier quart d'heure tonitruant. Reste à étoffer un effectif encore incomplet.

Trente ans tout juste après les premiers pas alsaciens de l'illustre Pita, le Racing retrouve le cadre verdoyant du stade du Haut-Barr de Saverne. Les plus téméraires parmi les spectateurs auront joint l'utile à l'agréable, en effectuant avant le match une petite virée cycliste moins lénifiante que l'étape de plaine proposée à la télévision.

Le reste de la foule a convergé tout au long de l'après-midi : au moins 2 500 spectateurs, la majorité ayant assiégé depuis plusieurs jours un hypermarché situé à Marmoutier. Il restait quelques sésames sur place, et on prend le temps de saluer les organisateurs et bénévoles vêtus d'un t-shirt hommage à Karin Koehl, personnalité appréciée à Saverne et fan du Racing décédée l'an dernier en plein match à la Meinau.

Jean-Luc Filser et son micro d'orthophoniste ont évidemment fait le déplacement. Une Marseillaise retentit, 14 juillet et engouement spontané pour l'équipe nationale obligent. Place au jeu, pour un Racing aux choix limités par les blessures et l'apathie du marché.
Equipe


Le ton est donné d'entrée : solo de Jules Keita, qui ajuste Bingourou Kamara des 20 mètres, d'une frappe judicieusement placée (0-1). Le Racing souffre, mais suscite encore l'indulgence du public savernois, comme en témoigne ce tonnerre d'applaudissement pour une frappe de Thomasson. Déjà mieux qu'à Belfort diront les témoins des deux rencontres.

Gonçalves y va également de sa frappe trop croisée, mais ce sont bien les Bourguignons qui se montrent les plus menaçants, également les plus à l'aise balle au pied, dans les combinaisons, en jouant vite, au sol, dans les petits espaces, dans les pieds, en première intention, comme Griezmann et Mbappé le feraient s'ils n'étaient pas bridés.
Il y a sans doute davantage de joueurs de la saison passée au DFCO qu'au Racing, mais à vrai dire on suit un amical estival avec moins d'attention qu'un match de championnat. Tous les joueurs adverses ne sont pas aussi reconnaissables que Frédéric Sammaritano. Fumet et fumée des merguez, tentation de la buvette, retrouvailles après quelques semaines sans Racing et spectacle assez approximatif vont généralement de pair et participent à la déconcentration du public.

A la demi-heure de jeu, Jeannot double la mise après une belle connexion avec Saïd (deux joueurs partenaires en 2017-18, on l'avait dit !). Jolie entente au milieu d'une défense spectatrice, où Lala a fort à faire face au virevoltant Keita.

A la reprise, Olivier Dall'Oglio change la totalité de son onze, tandis que Laurey optera pour un turnover gradué.
Strasbourg se montre un tantinet plus dangereux, en témoigne cette tête d'Ajorque juste au-dessus de la latte. Aholou enchaîne en cadrant sa reprise de la tête. Faute de chronomètre, on commence à perdre nos repères temporels et à se demander si le plan ORSEC (ou « alerte D2 ») sera déclenché dès la fin du match.

Moment choisi par Jérémy Grimm, venu reprendre au second poteau un corner de Thomasson, pour ranimer un peu la partie. Joli but, dans sa finition, comme dans sa conception, avec un tireur de coups de pied arrêtés alternatif à Dimitri Liénard. L'ancien Nantais venait toutefois d'inspirer de nombreux soupirs avec une tentative de corner quelque peu foireuse, car trop éloignée de l'ADN germanique "schuss-bum-gol". Gageons que la leçon aura été retenue.

Jonas Martin fait son retour, un signe rassurant dans la perspective du début du championnat dans quatre semaines. Le Racing continue de se montrer dangereux, tandis que les Dijonnais ont définitivement avalé la trompette.
- 83ème : Zohi, alerté en profondeur, croise trop sa frappe des 20 mètres.
- 84ème : latéral gauche improvisé, Anthony Caci bénéficie d'une ouverture. Zohi ne peut reprendre son centre tendu, au contraire d'Aaneba, en embuscade au second poteau. Égalisation signée des tauliers de l'équipe réserve !
- 87ème : Corgnet remonte le ballon et lance admirablement Zohi. Cette fois, l'attaquant prend la mesure du portier dijonnais (3-2).

On se gardera de tirer moult enseignements de ce succès, obtenu cependant après un réveil manifeste. Suite du programme dans le Haut-Rhin, avec un stage à Jungholtz et un amical à Guebwiller, vendredi 20 contre Nancy.

kitl

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