RCS - Bordeaux, côté tribunes

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Côté tribunes
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Par guigues
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© guigues

Strasbourg 2, Bordeaux 0. Merci la Meinau, de rien ! Portés par la foule les bleus sont sortis vainqueurs de cette double confrontation face à leurs meilleurs ennemis.


Hymne à l'amour



Sans attendre la fin, les Girondins remportent haut la main le titre de meilleurs adversaires de la saison. En effet, après une victoire 2-0 chez eux, le Racing s’est imposé à nouveau 2 fois en l’espace de quelques jours. Personne ne pourra faire mieux cette saison !

Malgré l’horaire contraignant, un mercredi à 18h45, les supporteurs se sont pressés au stade pour cette rencontre à fort enjeu. L’espoir d’une qualification en finale, fut-ce dans une coupe unanimement méprisée sauf par ceux qui arrivent au bout, a suffi à fermer les guichets. D’ailleurs beaucoup se ruent rue de l'Extenwoerth dès la sortie du boulot, sacrifiant le traditionnel apéro d’avant match, ou pas !

Pas de souci pour rentrer dans le stade, preuve que sur ce point le RCS a maintenant pris la mesure du professionnalisme. Un peu plus pour se commander une bière et une saucisse, il y a encore des progrès à faire du coté de la restauration. La rénovation sera surement l’occasion de s’inspirer des buvettes du XXIème siècle.
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Forte affluence aux buvettes

Un coin tout bleu



Si les tribunes n’ont pas l’air remplies quelques minutes avant le coup d’envoi, la Ouest elle déborde jusqu’à la gueule. Déjà sur le chemin du stade on peut entendre les premiers chants et intonations gutturales de JL Filser, et si la question se posait le kop sera chaud ce soir. Pas d’animation particulière à l’entrée des 22 acteurs si ce n’est drapeaux & écharpes bleues. En tribune Nord, le club a distribué des feuilles bleues pour apporter de la couleur face caméra.

L’entame du match est bonne sur le terrain, comme dans les gradins. Les Ultra Boys sont bien décidés à porter le Racing jusqu’aux 3 points, enfin jusqu’à la finale, enfin jusqu’à Lille. Rapidement les capos appellent la Meinau à participer. Plus on est de fous, plus on rit. Après un bon premier quart d’heure des 2 cotés, le public et les racingmen sont surpris par le but bordelais,

Le coup de massue n’assomme pas les Strasbourgeois mais les encouragements baissent tout de même d’un ton malgré les incantations des 2 capos, chefs d’orchestre de la tribune. A la mi-temps le Racing est toujours dans la course et quelques chants continuent de résonner avant le retour des joueurs.

Une chanson à trois temps



C’est donc ultra motivés que Mothiba et ses coéquipiers reviennent des vestiaires. Il en est de même pour les supporteurs qui vont vivre une demi-heure magique. 3 buts font exploser les Bordelais alors que la liesse s’empare de l’ensemble de la Meinau. A l’exception toutefois des courageux revenus en parcage visiteur quelques jours après la première défaite.

Sur le terrain c’est un récital avec une fluidité et une facilité seulement entrevues par brefs instants cette saison. En tribune c’est l’opéra ! Décomplexés, les fans s’égosillent sur un large répertoire. Le Kop se sépare en 2 pour se répondre sur le chant « no limit » et se paie même le luxe de ne pas regarder la rencontre avec une grecque mémorable, appellation donnée justement à ce curieux manège dos tournés. Seules les effusions de joie célébrant les buts arrivent à interrompre les chants, comme sur le « popolopopo » qui fait trembler les fondations du Jardin Haemmerlé. La Nord et la Est sautant en cadence pour répondre à la Ouest. En Sud cela reste plus timide mais si le Racing continue de la sorte on peut parier que le stade finira par s’écrouler avant d’être rénové.

Jimmy Briand pimente la fin de match par un soupçon de suspense qui ajoutera le stress à la palette d’émotions de la soirée mais Strasbourg ne peut laisser échapper cette finale 14 ans après.

La Vie en rose



Les 3 minutes d’arrêt de jeu passent en un clin d’œil et la mission est accomplie. La Bande à Laurey propulse le Racing à 1 match de la Coupe d’Europe, que l’on espère tous « kiffer avec ses potes ». Belle récompense pour les joueurs qui entame un tour d’honneur, récupérant au passage Jonas Martin sur des béquilles ou porté par Mitrovic qui n’aurait pour rien au monde raté la fête. Plus que des coéquipiers, des amis dira Pablo Martinez aux journalistes.

Après les traditionnels échanges avec le kop, ils récupèrent tambour et micro pour délocaliser leur chant de guerre du vestiaire au terrain. Tout le monde s’éternise à la Meinau, pour faire durer encore un peu ses moments qui marquent les mémoires et l’histoire du club. Au final comme en finale, qu’importe le flacon, coupe sans grand intérêt avec un naming franchement ridicule, pourvu que l’on ait l’ivresse des bleus.

guigues

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