Bilan de la saison 2018/2019 3/3

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Par fabess67
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© jpdarky

Après un mois de janvier où les Strasbourgeois auront tutoyé les sommets, la fin de saison approche. Les joueurs auront-ils la capacité de la rendre merveilleuse ?

Dix jours se sont écoulés depuis la nuit de rêve vécue par les Strasbourgeois. La qualification pour la finale de la Coupe de la Ligue est encore dans toutes les têtes mais il est déjà temps de remettre la machine en route. Seize matchs de championnat restent à jouer. Pour que cette saison soit vraiment historique, il faut continuer à emmagasiner le maximum de points.

Cela tombe bien, le Racing doit enchainer 3 matchs en 8 jours, face à des adversaires abordables sur le papier : réception d’Angers, déplacements à Saint-Etienne puis à Caen. Lors de cette série, les Strasbourgeois ne récolteront finalement qu’un seul point à Caen (0-0). Au-delà des résultats, c’est surtout le niveau affiché par l’équipe qui inquiète. Sanjin Prcic, malgré des qualités techniques évidentes, n’est pas Jonas Martin. L’attaque peine à se démarquer tandis que la défense semble moins confiante.

La suite du calendrier ne va pas rassurer les supporters puisqu’entre la réception de Lille et de Lyon, le Racing se déplace à Nice. Comme pressenti, aucune victoire à signaler : un match nul (1-1) face à des Lillois largement dominateurs avant une courte défaite à Nice (1-0).
Le match à la Meinau face à Lyon se solde par un heureux partage des points (2-2). Après avoir été mené 2-0 suite à deux boulettes successives de Lamine Koné pourtant irréprochable depuis le début de saison, Strasbourg parvient à égaliser en l’espace de 3 minutes grâce à un doublé de son attaquant fétiche, Ludovic Ajorque.

On se dit alors que ce scénario va rebooster l’équipe. Le déplacement à Nîmes, dernier rendez-vous avant la finale prévue 15 jours plus tard, doit permettre aux Bleus et Blancs de renouer avec la victoire. Le Racing réalise son meilleur match depuis le mois de janvier : il mène 2-0 et inscrit dans la foulée le 3e but. Malheureusement, l’arbitre décide d’annuler ce but et de revenir à une faute au départ de l’action dans la moitié de terrain strasbourgeoise. Sur le coup-franc, Nîmes réduit le score et parvient même à égaliser dans les dernières secondes sur un penalty obtenu après une main de... Lamine Koné.

Le 30 mars, le peuple alsacien se met en marche en direction de Lille, les yeux rivés sur le Stade Pierre Mauroy qui sera le théâtre d’une finale inédite. C’est une véritable marée bleue qui déferle dans le Nord : le bleu s’impose tout au long de l’autoroute, sur les aires de repos et les péages.
En fin d’après-midi, la vague bleue se poursuit avec un cortège d’environ 10 000 personnes dans les rues lilloises. Au total, on estime à 35 000 le nombre de Strasbourgeois qui garnissent les tribunes du stade qui sera à 80 % acquis à la cause du Racing. C’est dans cette ambiance surréaliste que les joueurs s’apprêtent à affronter une équipe de Guingamp bonne dernière de Ligue 1.
Sur un terrain déplorable (avec notamment de la peinture verte à certains endroits de la pelouse) et avec un ballon de plage, le match peine à s’emballer. On peut compter les occasions sur les doigts d’une main. Nombreux sont les supporters qui se souviennent de l’ennui ressenti pendant cette rencontre. La décision se fera donc aux tirs au but face au kop strasbourgeois. Après une délicieuse panenka de Dimitri Liénard qui continue d’embellir sa légende, Bingourou Kamara détourne le tir au but de Rony Rodelin et devient le héros de cette finale. Belle revanche pour celui qui aura été au cœur d’un interminable débat entre stubistes concernant sa légitimité à jouer ce match. En transformant le dernier tir au but, Lionel Carole offre le trophée aux Strasbourgeois (0-0), délivrant enfin le peuple bleu qui explose de joie en voyant trembler les filets. Huit ans après le dépôt de bilan, le club sera donc européen la saison prochaine !

A peine le temps de profiter des lendemains de fête que le quotidien de la Ligue 1 reprend 4 jours plus tard avec la réception de Reims. Cela fait maintenant 7 matchs que le Racing n’a plus gagné mais il va surfer sur cette euphorie collective en infligeant un pétillant festival de buts aux Champenois (4-0).
Le déplacement au Parc des Princes a lieu dans la foulée. Jusque là, aucune équipe n’a pris de point cette saison là-bas et Paris pourrait fêter son titre de champion de France en cas de victoire. On ne donne clairement pas cher de la peau des Alsaciens. Pourtant, comme au match aller, Strasbourg ne se laissera pas intimider et viendra gâcher la fête parisienne en décrochant le point du match nul (2-2). On pourra souligner la belle reprise de volée d’Anthony Gonçalves face à Gianluigi Buffon !

Le maintien ne fait maintenant plus de doute : le Racing finira entre la 8ème et la 13ème place. Le printemps arrive et on sent comme un air de vacances du côté des rives du Krimmeri. Les matchs à domicile face à Guingamp et Montpellier suivis du déplacement à Amiens se solderont au total par deux matchs nuls et une défaite avec un niveau de jeu peu reluisant.

Pendant que certains supporters grognent, les joueurs confirment pourtant leur volonté de terminer ce championnat de la meilleure des manières. La réception de l’Olympique de Marseille redonne un surcroit de motivation aux spectateurs qui espèrent retrouver le parfum de la victoire. On assistera finalement à un match nul (1-1) entre deux équipes qui hésitent à se livrer.
La tension monte entre le clan strasbourgeois et certains supporters, ces derniers estimant que l’équipe ne joue pas le jeu a fond. Pablo Martinez nous offrira même un de ses tacles glissés sur Twitter : Quand je vois certains commentaires je me demande si vous ne préférez pas une année sans titre avec un maintien obtenu dans la douleur !! #jenecomprendspas. Ses groupies ne lui en tiendront heureusement pas rigueur.

Dans le bas de tableau, la lutte fait rage entre Guingamp, Dijon et Caen. Avant le déplacement à Dijon, Roland Courbis venu porter secours à des Canneais en perdition va mettre un coup de pression aux Strasbourgeois en accusant l’équipe de distribuer des points et de fausser l’issue du championnat. Même si son intervention fait plutôt sourire du côté de la Meinau, on pourrait presque y croire puisque le Racing encaissera deux défaites consécutives à Dijon (2-1) puis face à Rennes (0-2). Ce triste résultat viendra un peu gâcher la fête des 40 ans du titre prévue ce soir-là.

Pour boucler l’exercice 2018/2019, les Bleus et Blancs s’envolent pour le Stade de la Beaujoire, une destination qui ne leur sourit pas vraiment. Ce match entre le 11ème et le 12ème du championnat est l’occasion pour Thierry Laurey d’aligner Eiji Kawashima pour le remercier de son professionnalisme cette saison. Contre le cours du jeu, le Racing l’emporte (0-1) et réalise un hold-up pour arracher la 11ème place à son adversaire du soir.

Contrairement à la saison précédente, Strasbourg n’aura donc pas eu besoin d’un miracle pour se maintenir. Alors que certains supporters semblent ravis de cette saison historique, d’autres peu habitués à vivre une dernière ligne droite si paisible ne cachent pas leur amertume de finir à cette 11ème place alors que le top 10 leur tendait les bras. L’apprentissage sera encore long avant de devenir ce club solide de Ligue 1, mais au vu de cette saison on peut penser que le Racing est sur la bonne voie !

Merci @elizzz pour la relecture et les corrections.

fabess67

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