Une équipe de coupe qui fait vache maigre

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Par knacki
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En route pour le Stade de France ! © thespecialone

La Coupe de France est la doyenne des compétitions, etla plus merveilleuse. Le Racing s'y est présenté six fois en finale, pour trois victoires, la dernière en 2001. Quel est son bilan dans l'épreuve depuis lors ?

2001-2002 : Éliminé en quart de finale par Sedan (D1), 1-0



Dernier vainqueur de la Coupe de France en date, le Racing tombe la même saison en D2.

Une équipe apathique en championnat et métamorphosée en Coupe de France que l'on retrouve grosso modo avec les mêmes joueurs la saison suivante.
En tant que tenant du titre, le Racing s'épargne le 7ème et le 8ème tour, pour mieux se concentrer sur le championnat. Avant de rencontrer Le Mans, une équipe irrégulière du ventre mou de L2, Strasbourg caracole en tête de la division après une courte victoire 1-0 sur Martigues.

Ce 1/32e de finale ne se passe pas sans embuche, puisque les Bleus doivent aller en prolongations pour sortir de vaillants Manceaux qui avaient ouvert le score dès la deuxième minute sur un pénalty d'un certain Didier Drogba. Les 3359 spectateurs applaudiront néanmoins les buts de Stéphane Roda, Danijel Ljuboja et Mamadou Bagayoko, pour une victoire 3 buts à 1.

En 1/16e, le tirage au sort offre un client au Racing, l'ESTAC, alors 7ème de D1 à deux petits points du podium. Troyes vient de pulvériser Monaco au stade de l'Aube 3-0 et se déplace à la Meinau plein de confiance, avec la plupart de ses titulaires, dont Stéphane Cassard, et jokers de luxe - Mamadou Niang notamment. Dans une rencontre bridée, c'est Teddy Bertin qui trouve la faille, une nouvelle fois en prolongations, sur pénalty à la 111ème minute.

Le Racing se qualifie ainsi pour les 1/8e de finale, et on se prend à rêver d'un nouveau parcours en Coupe, d'autant que le tirage offre aux strasbourgeois un club de bas de classement en National, les Lusitanos de St Maur. Rien ne sera pourtant facile lors de cette rencontre, les Bleus doivent à nouveau en découdre aux prolongations, et raflent à nouveau la mise finale par 2 buts à 1, grâce à Ljuboja (40') et Bertin sur pénalty (104').

L'accumulation de rencontres se fait sentir, 8 en seulement 5 semaines, et avant de se déplacer à Sedan, formation de première division, le Racing reste sur quatre défaites d'affilée en championnat et se retrouve bouté hors de la zone de promotion, dépassé par Nice et talonné par Le Mans, son récent bourreau.
Pour les sangliers, 10èmes de D1 et récents vainqueurs de Bordeaux, la Coupe est l'occasion d'embellir une saison très moyenne, après avoir avoir flambé en 2000 et 2001.

Le Racing résiste très longtemps et réalise un bon match, mais voit la qualification lui passer sous le nez, la faute à un but opportuniste de Ludovic Asuar à dix minutes du terme. Le dernier carré était proche, mais cette élimination peut être considérée comme un mal pour un bien, puisque Strasbourg redressera la barre en championnat pour finalement retrouver l'élite. L'équipe peut aussi se targuer d'avoir été un vaillant tenant du titre.

Quant à Sedan, ils n'iront pas plus loin que les demies, sortis par Bastia. Ce sont les Merlus de Jean-Claude Darcheville, Pascal Feindouno et... Rémi Gaillard qui remportent le trophée, tout en étant à leur tours relégués en deuxième division.

2002-2003 : Éliminé en 1/32e de finale par Bourg-Péronas (CFA), 1-0



C'est un Racing solidement installé en milieu de classement de D1 qui se déplace à Bourg-en-Bresse pour y défier le leader de CFA. Dans une rencontre sans histoire et sous la neige, Strasbourg n'existe pas et se fait logiquement sortir par les Bressans, qui iront jusqu'en 1/8e de finale, éliminés par les futurs vainqueurs de l'AJ Auxerre.

Ces 1/32 ede finale voient également pas moins de 9 clubs de l'élite se faire sortir, et pas des moindres : Monaco par Wasquehal (D2), Sedan par Martigues (Nat.), Lyon par Liboune St Seurin (CFA)...

Heureusement, cette saison est marquée par le parcours de Schiltigheim (CFA2) en Coupe de France, pour redonner un peu de baume au coeur aux supporters alsaciens. Le Sporting ira jusqu'en quart de finale, défait par Rennes (1-2), mais en ayant éliminé auparavant Troyes (D1), Beauvais (D2) et Toulouse (D2).

2003-2004 : Éliminé en 1/32e de finale par Marseille (L1), 1-1 puis 4-3 t.a.b.



En cette nouvelle saison, le Racing lâche les chevaux. Équipe plaisante à voir jouer, avec une paire d'attaquants très en jambe (Ljuboja - Niang) et un collectif bien huilé, pointant à la 10ème place à la trêve après avoir successivement atomisé Bastia puis Montpellier à la maison (4-2 à chaque fois) dans des matchs spectaculaires qui régalent la Meinau, Strasbourg hérite d'un tirage difficile pour son entrée en lice en Coupe de France : l'Olympique de Marseille, 6ème de L1, au Vélodrome.

Le Racing, très en forme à domicile, est loin d'être aussi efficace à l'extérieur, avec une seule victoire au compteur, au Mans (0-3), relégable. Le salut peut venir de l'irrégularité chronique des Phocéens, déjà défaits à trois reprises chez eux, et capables du meilleur (séries de victoires, 5-0 face au Mans) comme du pire (défaites 4-1 à Strasbourg, 1-4 à domicile face à Lyon).

Cette rencontre est un match de gala, diffusée en direct sur TF1, et marquant surtout le retour de Fabien Barthez en France. Pour l'anecdote, il sera autorisé à porter un autre numéro que les 1 à 11 règlementaires en Coupe de France.
Lors du match, Marseille domine et ouvre logiquement le score par Johnny Ecker à la 37ème minute. Mais Strasbourg égalise sur sa seule occasion à huit minutes de la fin par Mamadou Niang, pourtant peu en vue jusque là. En prolongations, l'équipe tient mais s'inclinera aux tirs aux buts, le gardien international faisant le boulot.

Ce match est également le dernier de la paire Niang - Ljuboja, le dernier nommé s'en allant au PSG, futur vainqueur du jubilé Michel Denisot, face à Châteauroux. Il est suivi d'une série de trois défaites d'affilée et d'une deuxième partie de saison bien moins pimpante.

2004-2005 : Éliminé en 1/32e de finale par Sedan (L2), 3-1



Jamais deux éliminations de suite en 1/32 sans trois ? Le Racing ne fait pas mentir l'adage en livrant une prestation totalement indigeste à Sedan, troisième de L2. Les coéquipiers du jeune Stéphane Noro (25 ans), buteur, s'en donnent à coeur joie et l'emportent 3 buts à 1. Leur périple s'arrête en finale, puisque c'est une nouvelle fois l'AJ Auxerre qui remporte le trophée.

A la décharge des Strasbourgeois, ils avaient sans doute d'autres échéances en tête, fraîchement sortis de la zone de relégation, avec une nouvelle fois une paire d'attaquants stratosphérique (Niang - Pagis), et qualifiés pour les quarts de finale de la Coupe de la Ligue où ils accueilleront Clermont, modeste formation de L2, deux semaines plus tard. On connaît la suite.

2005-2006 : Éliminé en 1/16 de finale par Lyon-la-Duchère (CFA), 0-0 puis 5-4 t.a.b.



Saison noire, saison galère pour le RCS qui, à l'heure d'affronter Nancy pour les 1/32 de finale de cette Coupe de France, est bon dernier de L1, à dix points déjà du premier non-relégable sochalien, avec seulement une victoire au compteur, obtenue à... Nancy, 1-2, après 17 journées d'insuccès !

Pire encore, le Racing vient de se faire fesser tout rouge à la Meinau, 0-4 par Lyon.
C'est la troisième rencontre d'affilée à domicile. Le Racing s'était auparavant encore incliné avec une malchance sans nom, face à l'OM 0-1, but de Niang, et le moral est au fond des chaussettes dans tous les rangs. D'ailleurs, ce sont seulement 4190 spectateurs qui se déplaceront au stade pour assister... à un festival de la part du Racing !

En effet, après une première période terne, les Bleus se libèrent totalement sous l'impulsion de Kevin Gameiro et Alexander Farnerud, qui inscriront chacun un doublé. 4-0 et on se remet à croire à un renouveau, car si ce Racing là est capable de bouger le 12ème de L1 et la 7ème défense du championnat, ainsi que de briller en Coupe de l'UEFA, tout est possible.

Au tour suivant, Strasbourg se déplace au stade Balmont pour y défier Lyon-la-Duchère, tombeur de Toulouse (D1) au tour précédent. Le Racing va légèrement mieux, mais a subi un nouveau coup de massue à Bordeaux en s'inclinant dans les arrêts de jeu. Cette maudite saison le sera jusqu'au bout, et à Lyon, le Racing boit la coupe jusqu'à la lie. Malgré une large domination et deux poteaux, les locaux tiennent et s'imposent aux tirs-aux-buts, 5-4, grâce au raté d'Ulrich Le Pen.
A noter que Gnoleba Loué marquera son tir au but.

On se souviendra également de la victoire du PSG sur l'OM cette saison, et de la présence en 1/8e de finale des SR Colmar, sortis par Rennes (1-4) après avoir battu Monaco (1-0).

2006-2007 : Éliminé en 1/16 de finale par Lille (D1), 2-3



Le Racing est de retour en L2, sous les ordres de Jean-Pierre Papin.
Pour la première fois depuis 15 ans, le club doit passer par les tours préliminaires pour accéder aux 1/32e. En championnat, les Bleus sont dans les temps, troisièmes après 17 journées, et se déplacent donc le coeur léger à Vesoul pour le compte du 7ème tour.

Plus de 2000 spectateurs sont présents au stade René Hologne, dont 150 Strasbourgeois biens loin de penser que les deux équipes se livreront un duel pour la montée en CFA cinq ans plus tard. Eric Mouloungui inscrit un doublé et le Racing rentre aux vestiaires avec un avantage confortable. Mais les Bleus n'ont pas été vernis contre les petits lors des précédents éditions, et ils se font peur lorsque Cossi réduit la marque pour les Vésuliens, qui ont ensuite plusieurs fois l'occasion d'égaliser. Heureusement, Pascal Johansen clôture la marque dans les arrêts de jeu, 1-3.

Au 8ème tour, le Racing tire la modeste formation d'Ostwald, qui évolue alors en Excellence, 5 divisions plus bas. La logique est respectée, 6-0 au final avec un triplé de Tum dans les 11 premières minutes notamment, devant 5238 spectateurs.

En 1/32e, alors que Strasbourg est toujours tranquillement installé sur le podium de L2, le tirage offre le Gazélec d'Ajaccio aux hommes de Papin, formation qui évolue alors en CFA. Le match est heurté, et les coéquipiers de Guillaume Lacour doivent batailler ferme pour l'emporter. Renaud Cohade sur pénalty (son septième de la saison !), puis Kevin Gameiro scellent la rencontre, victoire 1-2.

Malheureusement, l'aventure s'arrête au tour suivant face à Lille, 5ème de L1, qui truste régulièrement les places d'honneur en championnat, mais qui n'attire pas les foules puisqu'à peine plus de 11 000 spectateurs se déplacent à la Meinau pour assister à cette affiche. Le Racing est fantomatique en première période, et rentre aux vestiaires la tête basse, avec 0-2 dans la besace. Néanmoins, cette équipe du LOSC est friable, et la jeunesse triomphante du RCS sort les griffes. Romain Gasmi réduit le score, et Kevin Gameiro égalise. Dans un match désormais ouvert, c'est néanmoins Lille qui tire son épingle du jeu, par Yohan Cabaye, faisant ainsi respecter la logique.

C'est Sochaux qui remportera le trophée en 2007, devant Marseille.
Quant à Lille, il s'effondrera totalement en championnat, ne prenant que 11 points lors des 15 dernières journées. Un bilan diamétralement opposé au Racing, promu en L1 !

2007-2008 : Éliminé en 1/16 de finale par Metz (L1), 0-3



Auteur jusqu'alors d'une saison correcte dans le ventre mou de L1, avec quelques coups d'éclat en début de saison, le Racing entre à nouveau en lice début janvier, pour le compte des 1/32e de finale, et se voit offrir un voyage à Rouen, formation de CFA, dans le joli stade Robert Diochon.

Pour l'occasion, presque 7000 Normands sont présents et poussent leur équipe vers l'exploit. Rouen est une équipe ambitieuse, qui n'a donc aucune appréhension de se frotter à un gros, et cela se remarque très vite sur le terrain, puisque les enthousiastes amateurs vont pousser le Racing dans ses derniers retranchements.
Les Bleus, de plus en plus émoussés, tiennent néanmoins jusqu'à la séance de tirs aux buts et parviennent à l'emporter 4-5. On ne retiendra pas la manière, le plus important étant la qualification, d'autant que le tirage au sort offre un alléchant derby face à Metz pour le tour suivant.

L'affiche semble déséquilibrée sur le papier, puisque Metz réalise une saison désastreuse en ne prenant que neuf points en 23 rencontres. Le match se joue un vendredi soir, devant une petite affluence, 9300 spectateurs. C'est une partie de très faible niveau que proposent les deux équipes, et si à mi-temps le score est encore nul et vierge, tout va basculer en seconde période. Metz dynamite la défense ciel et blanche, et l'emporte au final sur le score sans appel de 0 à 3.
Une honte pour beaucoup de supporters strasbourgeois, qui entonneront un "On est en Ligue 1" à l'adresse des visiteurs moqueurs en fin de rencontre. On connait la suite.

Lyon remporte cette édition face à Paris.

2008-2009 : Éliminé au 8ème tour par Sedan (L2), 2-4



Après onze défaites d'affilée en championnat, le Racing chute à nouveau en Ligue 2. La priorité absolue étant de remonter, la Coupe ne prend guère d'importance dans cette saison. Néanmoins, le Racing commence par ne faire qu'une bouchée d'un relégable de National, l'Entente Sannois St-Gratien, où évolue Julien Outrebon, pour le compte du 7ème tour. Un carton réalisé en toute intimité, puisque seuls 2033 spectateurs sont présents dans les travées de la Meinau.

Au tour suivant, le RCS accueille Sedan, une équipe qui l'a déjà sorti de la Coupe en 2002 et 2005. 2008 et ne dérogera pas à la règle, puisque les Sangliers font un festin à la Meinau et l'emportent 2-4, grâce notamment à un doublé d'Alexis Allart, qui marquera quatre buts face au Racing cette saison-là, toutes compétitions confondues. Strasbourg avait sans doute d'autres chats à fouetter, mais le retour de bâton fut sévère, puisque le club termine à la quatrième place, à un but de la remontée en L1.

On note pour cette édition 2009 la présence d'un club d'Excellence (7ème niveau) en 1/16 de finale : Schirrhein, qui, après avoir sorti Clermont (L2, 4-2 après avoir été mené 0-2 à la 70ème minute), s'incline logiquement face à Toulouse (0-8).
La finale 100% bretonne sera remportée par Guingamp (L2) aux dépends de Rennes (L1), 2-1.

2009-2010 : Éliminé en 1/32e de finale par Lyon (L1), 1-3



Resté en L2 et dans une situation sportive, financière et administrative de plus en plus alarmante, le Racing n'est plus que l'ombre de lui-même. C'est en position de relégable qu'il fait le court déplacement à Biesheim pour le compte du 7ème tour, face à une bonne équipe de DH. Si Benali ouvre rapidement le score pour les locaux, le RCS ne se laisse pas impressionner et l'emporte logiquement 1 à 3, grâce à un doublé d'Emil Gargorov et le premier but en équipe première de Billy Ketkeophomphone. On se réjouit donc de l'arrivée d'une nouvelle génération, avec également l'entrée en jeu du jeune Farez Brahmia.

Au tour suivant, le Racing reçoit Thionville (CFA2), une opposition qui n'intéresse guère les supporters strasbourgeois, aux abonnés absents. Les UB90 iront d'ailleurs en tribune Nord. Sous la neige et des températures négatives, Strasbourg s'impose logiquement 3-0.

En janvier 2010, toujours dans un froid de canard et toujours dans la tourmente en L2, Strasbourg reçoit un adversaire de prestige : l'Olympique Lyonnais.
Courageux, les racingmen tiennent la dragée haute à leur adversaire et se paient même le luxe de les faire trembler avant de rentrer aux vestiaires, par un joli but de Nicolas Fauvergue. Malgré cela, ils retombent bien vite dans leurs travers, c'est en toute logique que l'OL fait respecter la différence de niveau en l'emportant 1 à 3, grâce à un doublé de Michel Bastos qui suit l'ouverture du score de Batefimbi Gomis.

Cette édition sera remportée par le Paris Saint-Germain, par un but à zéro face à Monaco. A noter la présence de l'US Quevilly, club de CFA, en demis-finale, simplement éliminé par le futur vainqueur !

2010-2011 : Éliminé en 1/8 de finale par Angers (L2), 2-0



Plongeant toujours plus profondément, Strasbourg se retrouve en 2010 en National, un cataclysme pour le sport alsacien qui n'a jamais vu son ténor aussi bas dans la hiérarchie nationale. L'aventure en Coupe de France débute donc dès le cinquième tour. Successivement, le Racing dispose d'Ohlungen (Promotion, 0-3), Reipertswiller (DH, 0-3), Soucht (DHR, 1-7), Thaon-les-Vosges (DH, 0-3) puis Poissy (CFA, 1-2) en 1/32 de finale.

Les choses sérieuses débutent en 1/16e de finale, face à une formation évoluant une division plus haut et qui vient d'éliminer l'Olympique de Marseille : Evian Thonon Gaillard. Dans un contexte de fin du monde avec des supporters qui appellent au boycott suite au prix faramineux des places pour ce match, et surtout avec l'éviction programmée de Laurent Fournier, entraîneur chéri dans le coeur des fans alsaciens, alors que le club n'a perdu qu'à deux reprises en 18 matchs de championnat. Ce sont donc 2816 spectateurs qui viennent voir le leader de L2 se faire remballer par des Strasbourgeois qui ont tout donné pour leur coach, un état d'esprit symbolisé par la célébration du but d'Ali Mathlouthi sur pénalty dans les bras de Fournier. Strasbourg tient l'exploit et se qualifie pour les 1/8e de finale.

Malheureusement, c'est un Racing diminué qui se déplace à Angers. Le match est équilibré et le score reste nul et vierge jusqu'à un corner très stupidement concédé par Jocelyn Ahouéya. Les Angevins ouvrent le score à un quart d'heure de la fin, et doublent la mise en contre dans les dernières secondes. Mille fois dommage pour Strasbourg, qui avait l'occasion de passer, et qui sort donc de la compétition sans faire de bruit mais avec une équipe et un coach ô combien émérite.

2011-2012 : Qualifié pour les 1/32 de finale, joue à Drancy (CFA)



Aujourd'hui, le Racing est en CFA2, éloigné pour un temps du professionnalisme, si proche et si loin à la fois du temps où concéder une défaite sur le terrain de Drancy aurait été une contre-performance sans nom pour le club.
Aujourd'hui, c'est cette bande de copains, toujours soutenus par des milliers de supporters restés ivres de passion, qui va tenter de faire entrer le Racing dans la légende.

L'histoire s'est déjà écrite, dès le troisième tour à Weyersheim (Excellence, 0-2), puis Mutzig (Excellence, 0-2), Duttlenheim (D1 départementale, 0-2), Kronenbourg (Promotion d'Excellence, 0-5), Verdun (DHR, 0-2 a.p.) et enfin Pontarlier (CFA2, 0-1).

Si les temps ont changé, si les années 2000 constituent bel et bien une période de vache maigre au niveau des performances en Coupe de France après le sacre de 2001, c'est aujourd'hui que commence une nouvelle histoire !

knacki

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