Saison 2025/2026
Racing Club de Strasbourg

Aaron Anselmino

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Flux RSS 194 messages · 19.667 lectures · Premier message par redaction · Dernier message par goog

  • Si Blueco en avait à faire de Strasbourg, Rosenior et Sarr seraient encore là !
  • morphail a écrit, le 07/03/2026 08:39 :
    J'aimerai bien savoir ce qui permet de dire qu'on sait avec certitude que Blueco n'a aucune envie de remporter des titres à Strasbourg ?

    BlueCo, directement.
    (C'est caché derrière le paywall).

    Le Racing est là pour faire le tri entre ceux qui ont le mental pour réussir et les autres, et Chelsea pour générer la plus-value.

    Edit: j'avais déjà quoté la phrase-clé de l'article ici.
  • C’est un peu caricatural cette vision, je le dis et pourtant BlueCo ils m’ont bien saoulé.

    Le racing, vassal de Chelsea, oui, tout bon joueur peut y aller quand ils le décideront, on l’a compris.
    Cette situation ne peut pas nous convenir, c’est certain.

    Mais je suis persuadé que cela n’empêche pas d’avoir des ambitions sportives élevées pour le racing, le club se structure dans ce sens.

    Je sais que cela peut paraître incompatible, mais au final ça ne l’est pas vraiment.

    Qui aurait pensé avec les départs de Petrovic, Santos, et l’absence quasi toute la saison d’Emegha que le racing en serait là à ce stade de la saison?

    On pleurera les départs de Barco, Doué, Moreira, Pani à la prochaine trêve et pourtant le racing aura sans doute une équipe tout aussi compétitive la saison prochaine.

    Je suis plutôt persuadé de cela.

    Quant à Anselmino, il est venu pour jouer, même si cela ne se passe pas comme initialement prévu.
  • raukoras a écrit, le 07/03/2026 09:23 :
    morphail a écrit, le 07/03/2026 08:39 :
    J'aimerai bien savoir ce qui permet de dire qu'on sait avec certitude que Blueco n'a aucune envie de remporter des titres à Strasbourg ?

    BlueCo, directement.
    (C'est caché derrière le paywall).

    Le Racing est là pour faire le tri entre ceux qui ont le mental pour réussir et les autres, et Chelsea pour générer la plus-value.

    Edit: j'avais déjà quoté la phrase-clé de l'article ici.


    Et je continue à ne voir aucune contradiction. Ils ont un projet business mais si ils peuvent y allier des titres, ils le feront.

    Par exemple, une boîte a des salariés vieillissant et essaient de les remplacer par des jeunes pour les payer moins, ça ne veut pas dire pour autant qu'ils veulent perdre de la compétence. Ils pensent juste que le gain de l'un vaut l'autre.

    J'ai l'impression que beaucoup découvrent que c'est un businnes et qu'un business ne veut pas toujours dire chercher la rentabilité la plus évidente.

    Après on ne sera pas d'accord donc bon.

    Ps : et quand à ressortir en boucle une phrase de l'Equipe qui donnerait raison au raisonnement, ce qui n'est pas le cas, il faudrait faire de même avec l'article de l'Equipe d'aujourd'hui qui compare Troyes au Racing et qui dit exactement l'inverse de ce que vous défendez. Mais c'est certain qu'il est plus facile de sélectionner dans les sources ce qui importe à sa théorie.
  • rubinsteiner a écrit, le 07/03/2026 09:33 :

    Qui aurait pensé avec les départs de Petrovic, Santos, et l’absence quasi toute la saison d’Emegha que le racing en serait là à ce stade de la saison?


    Mais toute personne qui a lu les déclarations de Keller.
    Il a été clairement annoncé que l’équipe a été renforcée par rapport à la saison dernière, les départs de Santos et Petro étant actés. Et 120 millions ont été dépensés pour ça (record de L1).

    Le place actuelle du Racing en championnat est clairement décevante.
    Une place en huitième de finale de conférence, c’est la moindre des choses vu l’opposition.
    La demie de coupe c’est bien mais pas un exploit non plus vu le parcours plutôt favorable.
    On verra le résultat final en fin de saison mais pour l’instant il n’y a pas de quoi pavoiser.
  • Oui on fera le bilan en fin de saison, mais on est quand même loin de la catastrophe annoncée par ceux qui expliquaient que le club irait dans le mur.
  • @morphail

    Tu compares toujours un club de foot avec des entreprises, des boîtes...
  • Je me demande bien pourquoi :D
  • rubinsteiner a écrit, le 07/03/2026 09:33 :
    C’est un peu caricatural cette vision, je le dis et pourtant BlueCo ils m’ont bien saoulé.

    Le racing, vassal de Chelsea, oui, tout bon joueur peut y aller quand ils le décideront, on l’a compris.
    Cette situation ne peut pas nous convenir, c’est certain.

    Mais je suis persuadé que cela n’empêche pas d’avoir des ambitions sportives élevées pour le racing, le club se structure dans ce sens.

    Je sais que cela peut paraître incompatible, mais au final ça ne l’est pas vraiment.

    Qui aurait pensé avec les départs de Petrovic, Santos, et l’absence quasi toute la saison d’Emegha que le racing en serait là à ce stade de la saison?

    On pleurera les départs de Barco, Doué, Moreira, Pani à la prochaine trêve et pourtant le racing aura sans doute une équipe tout aussi compétitive la saison prochaine.

    Je suis plutôt persuadé de cela.

    Quant à Anselmino, il est venu pour jouer, même si cela ne se passe pas comme initialement prévu.
    Je pense que tout ce raisonnement et qui rejoint aussi les autres débats et les polémiques depuis l'avènement Blueco peuvent se résumer autour du malentendu de ce concept "d'ambition sportive". C'est un peu le seul argument des "pro Blueco" ou des personnes pas complètement "pro" mais quand-même au final très complaisantes.
    Gros malentendu ou peut-être cécité confortable: L'ambition sportive n'est pas seulement la volonté de gagner, c'est la manière dont un club décide de ce qu'il veut devenir, de la projection qu'il a dans son avenir, c'est donc une question de vision parfois utopique mais ô combien nécessaire ! Au début lorsqu'il avait repris le club, Marc Keller avait un projet ambitieux sportif pour le racing, il voulait que le club retrouve rapidement la place qu'il mérite dans l'élite du foot français, qu'il s'ancre dans le régional, qu'il soit le vecteur d'un renouveau d'un collectif qui disparait tant dans notre société. Marc Keller avait bâti ce projet autour des valeurs de l'identité alsacienne et pour redonner une fierté aux alsaciens.
    Dans les discours publics, l'idée de l'ambition est un terme galvaudé, tout le monde l'utilise mais la véritable ambition sportive se reconnait à la cohérence entre les paroles et les actes.
    Et Marc Keller a su brillamment comme personne d'autre dans ce milieu le faire: Il a mobilisé les investisseurs locaux alsaciens, s'est appuyé sur le soutien du tissu économique régional, n'a pas négligé les symboles ( je pensais au fait de rajouter le A de Alsace au logo du RCS qui aujourd'hui me fait sourire ), il s'est impliqué dans le développement du football régional amateur, a crée des passerelles entre le racing et les clubs amateurs, a fait la promotion des jeunes issus du centre de formation,.... Nous organisions aussi régulièrement des actions ( "l'Alsace Racing Tour" ) où nos joueurs allaient pour une après-midi dans des clubs amateurs vendre du rêve, ils se déplaçaient aussi pour des actions sociales locales où ils rencontraient le tissu économique alsacien, allaient dans des usines, invitaient des enfants issus de structures sociales, menaient des actions éducatives,.. La direction en guise de "team building" leur offrait aussi une après-midi à Europa-Park et derrière ces actions de com nous scellions nos partenariats avec les grands acteurs économiques locaux.
    Certains joueurs se sont tellement identifiés à cette vision qu'ils en sont devenus les étendards et je pense bien-sûr en premier lieu à Liénard mais il y en avait aussi d'autres et ils permettaient en retour de consolider ce projet ambitieux.
    Que reste-t-il de cette ambition là et que nous propose Blueco comme ambition alternative ?
    En vérité pas grand-chose. Il a été fait table rase des ambition passées, ça oui, mais quelle cohérence peut-on trouver entre les paroles et les actes depuis ?
    Le discours de Vieira ? ( « Les jeunes joueurs font partie de l’ADN du club. Ces jeunes joueurs-là sont importants pour le futur du club et on va travailler avec eux de très près pour les aider à se développer, il est très important pour nous de créer cet espace pour leur donner de l’expérience pour qu’ils puissent jouer en première league .. euh... en … en ligue 1 (…) » ).
    Le discours de Rosénior ? ( " Je suis totalement engagé dans ce projet ici à Strasbourg" ) et puis il file à l'anglaise...
    Le discours de Keller version 2.0 ? ( "Je garde les commandes et on va continuer à travailler avec les équipes en place" ) Depuis, c'est ciao Désiré, ciao Cassard, ciao la moitié du staff et un "Vous pensez que cela me fait plaisir ?" en guise de réponse aux questions pourtant de plus en plus douillettes des journalistes.
    Hormis Keller et qui n'est pas éternel, tous les postes clefs ont viré d'étendard. Le côté international ne me dérange pas, il correspond même plus à ma manière d'être, mais l'international n'est finalement pas si international que ça, il s'est même restreint à une ville, à un quartier d'une ville... J'aimais la cohérence d'avant. Il n'y a pas d'ambition sans cohérence.
    Un club est ambitieux non-pas parce qu'il vise la domination mondiale ( l'exemple de l'actualité géo-politique devrait faire réfléchir ); il est ambitieux parce qu'il cherche à être fidèle à lui-même tout en cherchant perpétuellement à se dépasser.
    C'était ça le racing d'avant, c'est ça qui a été détruit. C'est le lot de pas mal de clubs en ce moment mais pas une justification valable ni une consolation. Notre petite originalité et énigme qui me hante énormément c'est que les deux moments historiques sont portés par le même homme.
    Il ne faut pas s'y leurrer, il n'y a plus de véritable ambition dans notre club et ce n'est pas les victoires, les éventuelles coupes à venir ou les améliorations dans les futurs classements qui y changeront quoi que ce soit.
    Je ne suis pas alsacien d'origine, j'ai quelques attaches symboliques dans mon histoire familiale mais au final j'ai juste vécu mon adolescence dans la région, de l'autre côté du Rhin en allant tous les jours au bahut à Strasbourg puis je retournais en Allemagne. Je me suis pourtant attaché au club à cette époque ( trace des quêtes identitaires qu'on a à cet âge-là ? ) et par la suite j'ai suivi les résultats du club là où la vie m'a porté. Mais j'ai vécu un fort regain de "supportérisme" à un âge avancé avec la reprise en 2012 car ce projet sportif, au-delà des valeurs régionalistes, avait une ambition et prônait des valeurs qui m'interpellaient et me faisaient vibrer. Tout ça a disparu. Il reste un attachement, la preuve je suis là à écrire sur un forum de supporteurs et continue à suivre parfois les matchs bien qu'avec moins de ferveur, il reste une révolte car pour moi ce qui se passe au racing est paradigmatique de ce qui se passe dans notre société et qui va la détruire, il reste probablement aussi le spleen et la nostalgie.

    PS Désolé pour la longueur, mais les gens qui me lisent sur le Stub doivent commencer à être habitués ... Je ne sais pas faire court !
  • Très bon résumé. Ce que tu décris est totalement exact. Et situé exactement l'ampleur de ce qu'on a perdu. Bravo 👏
  • IMG_3673.png
    Modifié par rubinsteiner ·
    rubinsteiner
    Oui tu as tout à fait raison sur le fond.
    Maintenant « si jamais » le racing gagne une coupe, termine européen, tu vas galérer pour expliquer que le club n’a pas d’ambitions sportives.

    Je ne suis pas pro-BlueCo, mais malheureusement on a tendance à me catégoriser comme ça.
    On est visiblement dans une société où on est obligé de choisir son camp…(genre si on aime pas LFI on est forcément d’extrême droite).

    Pour ma part je regrette certains aspects du passé comme tout le monde, mais j’ai compris qu’il fallait changer de paradigme.

    Et oui je suis convaincu que BlueCo a réellement des ambitions sportives pour le club.
    Que bientôt ça ne parle plus qu’anglais dans les bureaux est un autre débat.
    La vision ne me plaît pas trop, mais elle a le mérite d’être là et dire qu’il n’y en a pas, c’est confondre l’absence de vision avec une vision qu’on rejète, ce n’est pas la même chose.
  • Tu as quoi comme argument pour soutenir que BlueCo veut remporter des titres avec le Racing ?

    On a quand même une citation de quelqu'un proche d'Eghbali qui dit "on s'en fout du Racing".

    Mais bref, on devie du sujet.
  • J’ai toujours entendu en « off » qu’il y avait de grosses ambitions, qu’ils souhaitaient même approcher la LDC.
    Ils mettent les moyens pour cela.

    Je ne pense pas qu’il faut prendre le « on s’en fout du racing » au premier degré, sous réserve que cette phrase ait été prononcée et non sortie de son contexte.
  • yvesdobrasil a écrit, le 07/03/2026 12:02 :
    Je pense que tout ce raisonnement et qui rejoint aussi les autres débats et les polémiques depuis l'avènement Blueco peuvent se résumer autour du malentendu de ce concept "d'ambition sportive". C'est un peu le seul argument des "pro Blueco" ou des personnes pas complètement "pro" mais quand-même au final très complaisantes.
    Gros malentendu ou peut-être cécité confortable: L'ambition sportive n'est pas seulement la volonté de gagner, c'est la manière dont un club décide de ce qu'il veut devenir, de la projection qu'il a dans son avenir, c'est donc une question de vision parfois utopique mais ô combien nécessaire ! Au début lorsqu'il avait repris le club, Marc Keller avait un projet ambitieux sportif pour le racing, il voulait que le club retrouve rapidement la place qu'il mérite dans l'élite du foot français, qu'il s'ancre dans le régional, qu'il soit le vecteur d'un renouveau d'un collectif qui disparait tant dans notre société. Marc Keller avait bâti ce projet autour des valeurs de l'identité alsacienne et pour redonner une fierté aux alsaciens.
    Dans les discours publics, l'idée de l'ambition est un terme galvaudé, tout le monde l'utilise mais la véritable ambition sportive se reconnait à la cohérence entre les paroles et les actes.
    Et Marc Keller a su brillamment comme personne d'autre dans ce milieu le faire: Il a mobilisé les investisseurs locaux alsaciens, s'est appuyé sur le soutien du tissu économique régional, n'a pas négligé les symboles ( je pensais au fait de rajouter le A de Alsace au logo du RCS qui aujourd'hui me fait sourire ), il s'est impliqué dans le développement du football régional amateur, a crée des passerelles entre le racing et les clubs amateurs, a fait la promotion des jeunes issus du centre de formation,.... Nous organisions aussi régulièrement des actions ( "l'Alsace Racing Tour" ) où nos joueurs allaient pour une après-midi dans des clubs amateurs vendre du rêve, ils se déplaçaient aussi pour des actions sociales locales où ils rencontraient le tissu économique alsacien, allaient dans des usines, invitaient des enfants issus de structures sociales, menaient des actions éducatives,.. La direction en guise de "team building" leur offrait aussi une après-midi à Europa-Park et derrière ces actions de com nous scellions nos partenariats avec les grands acteurs économiques locaux.
    Certains joueurs se sont tellement identifiés à cette vision qu'ils en sont devenus les étendards et je pense bien-sûr en premier lieu à Liénard mais il y en avait aussi d'autres et ils permettaient en retour de consolider ce projet ambitieux.
    Que reste-t-il de cette ambition là et que nous propose Blueco comme ambition alternative ?
    En vérité pas grand-chose. Il a été fait table rase des ambition passées, ça oui, mais quelle cohérence peut-on trouver entre les paroles et les actes depuis ?
    Le discours de Vieira ? ( « Les jeunes joueurs font partie de l’ADN du club. Ces jeunes joueurs-là sont importants pour le futur du club et on va travailler avec eux de très près pour les aider à se développer, il est très important pour nous de créer cet espace pour leur donner de l’expérience pour qu’ils puissent jouer en première league .. euh... en … en ligue 1 (…) » ).
    Le discours de Rosénior ? ( " Je suis totalement engagé dans ce projet ici à Strasbourg" ) et puis il file à l'anglaise...
    Le discours de Keller version 2.0 ? ( "Je garde les commandes et on va continuer à travailler avec les équipes en place" ) Depuis, c'est ciao Désiré, ciao Cassard, ciao la moitié du staff et un "Vous pensez que cela me fait plaisir ?" en guise de réponse aux questions pourtant de plus en plus douillettes des journalistes.
    Hormis Keller et qui n'est pas éternel, tous les postes clefs ont viré d'étendard. Le côté international ne me dérange pas, il correspond même plus à ma manière d'être, mais l'international n'est finalement pas si international que ça, il s'est même restreint à une ville, à un quartier d'une ville... J'aimais la cohérence d'avant. Il n'y a pas d'ambition sans cohérence.
    Un club est ambitieux non-pas parce qu'il vise la domination mondiale ( l'exemple de l'actualité géo-politique devrait faire réfléchir ); il est ambitieux parce qu'il cherche à être fidèle à lui-même tout en cherchant perpétuellement à se dépasser.
    C'était ça le racing d'avant, c'est ça qui a été détruit. C'est le lot de pas mal de clubs en ce moment mais pas une justification valable ni une consolation. Notre petite originalité et énigme qui me hante énormément c'est que les deux moments historiques sont portés par le même homme.
    Il ne faut pas s'y leurrer, il n'y a plus de véritable ambition dans notre club et ce n'est pas les victoires, les éventuelles coupes à venir ou les améliorations dans les futurs classements qui y changeront quoi que ce soit.
    Je ne suis pas alsacien d'origine, j'ai quelques attaches symboliques dans mon histoire familiale mais au final j'ai juste vécu mon adolescence dans la région, de l'autre côté du Rhin en allant tous les jours au bahut à Strasbourg puis je retournais en Allemagne. Je me suis pourtant attaché au club à cette époque ( trace des quêtes identitaires qu'on a à cet âge-là ? ) et par la suite j'ai suivi les résultats du club là où la vie m'a porté. Mais j'ai vécu un fort regain de "supportérisme" à un âge avancé avec la reprise en 2012 car ce projet sportif, au-delà des valeurs régionalistes, avait une ambition et prônait des valeurs qui m'interpellaient et me faisaient vibrer. Tout ça a disparu. Il reste un attachement, la preuve je suis là à écrire sur un forum de supporteurs et continue à suivre parfois les matchs bien qu'avec moins de ferveur, il reste une révolte car pour moi ce qui se passe au racing est paradigmatique de ce qui se passe dans notre société et qui va la détruire, il reste probablement aussi le spleen et la nostalgie.

    PS Désolé pour la longueur, mais les gens qui me lisent sur le Stub doivent commencer à être habitués ... Je ne sais pas faire court !


    Ben moi je te dis merci, je crois que tu as dit l'essentiel.
    Je t'ajoute la dérive autoritaire du club envers ses supporters qui va terminer par trop me lasser.
  • rubinsteiner a écrit, le 07/03/2026 12:46 :
    Oui tu as tout à fait raison sur le fond.
    Maintenant « si jamais » le racing gagne une coupe, termine européen, tu vas galérer pour expliquer que le club n’a pas d’ambitions sportives.

    Je ne suis pas pro-BlueCo, mais malheureusement on a tendance à me catégoriser comme ça.
    On est visiblement dans une société où on est obligé de choisir son camp…(genre si on aime pas LFI on est forcément d’extrême droite).

    Pour ma part je regrette certains aspects du passé comme tout le monde, mais j’ai compris qu’il fallait changer de paradigme.

    Et oui je suis convaincu que BlueCo a réellement des ambitions sportives pour le club.
    Que bientôt ça ne parle plus qu’anglais dans les bureaux est un autre débat.
    La vision ne me plaît pas trop, mais elle a le mérite d’être là et dire qu’il n’y en a pas, c’est confondre l’absence de vision avec une vision qu’on rejète, ce n’est pas la même chose.
    je ne te catégorise pas et j’espère que ce n’est pas l’effet que mon post t’a donné. Je rejette moi aussi la binarisation des débats et j’adore cet aphorisme de Wajdi Mouawad qui dit qu’actuellement « ce qui est vraiment radical c’est la nuance » ! J’ai essayé de répondre sur la question du projet et des ambitions sportives en développant l’idée que nous nous trompons en l’assimilant à des résultats et trophées ou pire au rêve d’une domination absolue. Par contraste, j’ai rappelé ce qu’était les ambitions sportives du club de 2012 à 2023.
    J’entends ce que tu dis mais je n’entends pas comment tu définirais toi le projet et l’ambition sportive du racing d’aujourd’hui…
  • Une valorisation du club et des joueurs au travers de qualifications européennes chaque année.(objectif qui ne sera pas forcément atteint mais qui existe bel et bien.)

    Et oui ça ne peut pas être satisfaisant pour nous, car ça veut dire que dès qu’un joueur aura le niveau, il partira à Chelsea ou ailleurs pour un bon paquet d’euros.

    Mais cela n’est pas incompatible avec la compétitivité de l’équipe, mais cela engendre forcément de la frustration pour nous, les supporters.

    En attendant le racing version BlueCo est, et sera, bien plus fort que le racing d’avant.(encore heureux, oui!).
  • yvesdobrasil a écrit, le 07/03/2026 12:02 :

    Un club est ambitieux non-pas parce qu'il vise la domination mondiale ( l'exemple de l'actualité géo-politique devrait faire réfléchir ); il est ambitieux parce qu'il cherche à être fidèle à lui-même tout en cherchant perpétuellement à se dépasser.
    C'était ça le racing d'avant, c'est ça qui a été détruit. C'est le lot de pas mal de clubs en ce moment mais pas une justification valable ni une consolation. Notre petite originalité et énigme qui me hante énormément c'est que les deux moments historiques sont portés par le même homme.
    Il ne faut pas s'y leurrer, il n'y a plus de véritable ambition dans notre club et ce n'est pas les victoires, les éventuelles coupes à venir ou les améliorations dans les futurs classements qui y changeront quoi que ce soit.


    Je peux comprendre ce que tu ressens c'est tout à fait légitime. Je ne veux pas relancer le débat sur BlueCo, qui est en réalité un débat des sensibilités y compris morale bien plus qu'autre chose.

    L'identité est une notion sans réponse précise, chacun y mettra ce qu'il voudra. Personnellement je n'arrive pas à définir une identité claire et intemporelle pour le Racing. Nous n'avons même pas de devise à l'entrée du stade. Peut être que bientôt nous en aurons une. (ça fait 20 ans que j'y suis pas retourné ceci dit).
    J'ai envie d'écrire que l'identité tient tant que le public sera alsacien et fier.

    Le passé produit le présent. Nos ambitions passées se retrouvent dans celles d'aujourd'hui. C'est un changement dans la continuité. Certes il y a des effets indésirables qui ne sont pas contre le Club.
  • domes a écrit, le 07/03/2026 08:09 :


    Vous comprenez pas quoi ?


    J'aimerai des précisions sur là ou Rosenior met son doigt. Et pourquoi Marc Keller s'en plaint à sa hiérarchie. Pour moi c'est abstrait et je souhaite connaitre la vérité, rien que la vérité.
  • curieux a écrit, le 07/03/2026 14:41 :
    L'identité est une notion sans réponse précise, chacun y mettra ce qu'il voudra. Personnellement je n'arrive pas à définir une identité claire et intemporelle pour le Racing. Nous n'avons même pas de devise à l'entrée du stade. Peut être que bientôt nous en aurons une. (ça fait 20 ans que j'y suis pas retourné ceci dit).
    J'ai envie d'écrire que l'identité tient tant que le public sera alsacien et fier.

    L'identité se définit souvent en creux. C'est peut-être difficile de définir ce qu'est l'identité du Racing, mais c'est plus simple de dire ce que le Racing n'est pas.

    Pour moi, le Racing ce n'est pas un club moignon cantonné à un destin de succursale à usage de laboratoire à pépites inséré dans un business-plan censé cracher du cash (ce dont, soit dit en passant, au bout de bientôt 3 ans, on continue de se demander quand cela va être le cas, au vu de la politique de gribouille qui tient lieu de cap à notre cher actionnaire).

    De plus, le Racing, ce n'est certainement pas non un club dont le propriétaire peut faire savoir publiquement qu'il se contrefout de ses résultats au moment d'exfiltrer son coach pour les besoins de la maison mère. Du moins c'est comme ça que je l'imagine, et je pense que les 120 ans d'histoire de ce club ne démente pas ce point de vue.
  • rubinsteiner a écrit, le 07/03/2026 12:46 :
    Oui tu as tout à fait raison sur le fond.
    Maintenant « si jamais » le racing gagne une coupe, termine européen, tu vas galérer pour expliquer que le club n’a pas d’ambitions sportives.
    st confondre l’absence de vision avec une vision qu’on rejète, ce n’est pas la même chose.


    après le fait de gagner un trophee ne changera pas grand chose
    il y a des amoureux du club qui ne se retrouvent plus du tout dans le racing et n'arrive plus à vibrer (que ce soit pour une finale de coupe de france ou pour un match de championnat ) et donc ils s'en désintéresse peu à peu
    evidement un racing qui gagne (trophée ou pas) ca attire aussi une autre type de population au stade ou sur les reseaux et si ca dure ces derniers vont peu à peu remplacer les "premiers amoureux" du club pour qui le resultat sportif ne passe pas devant autre chose
    c'est un peu ce qu'il s'est passé à paris qui attirent beaucoup plus de "touristes" (le recrutement international (pays asiatique) y a contribué): le parc est devenu un lieu qu'il faut voir à paris et c'est tant mieux puisque ces derniers ont un pouvoir d'achat qui corresponds au prix souhaités pour voir un match de foot aujourd'hui
    et paris enchaine les trophées mais sans réels passions (à part pour la ligue des champions) puisque ca se banalise
    on est très loin de devenir paris mais je pense que la "bascule" de supporters a commencé
  • Les ultras parisiens ne semblent pas se désintéresser de leur club.

    Après oui, le football tourisme devient le lot de tous les grands clubs, va au Barca, Réal, Manchester, Arsenal etc.

    Je ne pense pas qu’on en soit là à Strasbourg.

    Mais si j’ai bien compris, pas d’alternative, où on reste un club local de seconde zone à vie, où on devient compétitif au risque de devenir un parc d’attraction, c’est ça?

    Quand je viens à la meinau, je ne ressens pas ça en tout cas.
  • rubinsteiner a écrit, le 08/03/2026 10:36 :
    Les ultras parisiens ne semblent pas se désintéresser de leur club.

    ourg.


    c'est pas du tout les mêmes ultras qu'avant l'arrivée du quatar et le CUP a des liens et des passes droits avec nasser(et qu'ont toujours eu certains groupes marseillais avec le club marseillais ) que n'avaient pas les anciens groupes ultras avec les directions précedentes (on peut aussi presque dire que le mouvement parisien s'est aussi un peu autodetruit tout seul avec les guerres entres groupe et la violence)
    donc on va dire (c'est mon opinion ) que nasser a fait les ultras à sa sauce
    mais oui d'un point de vue exterieur le soutien (à domicile et exterieur ) est là et c'est uniquement cela qu'on voit : et pour beaucoup cela suffit puisque "le role de supporter "est présent
  • Oui, certainement.
  • rubinsteiner a écrit, le 07/03/2026 14:30 :
    Une valorisation du club et des joueurs au travers de qualifications européennes chaque année.(objectif qui ne sera pas forcément atteint mais qui existe bel et bien.)

    Et oui ça ne peut pas être satisfaisant pour nous, car ça veut dire que dès qu’un joueur aura le niveau, il partira à Chelsea ou ailleurs pour un bon paquet d’euros.

    Mais cela n’est pas incompatible avec la compétitivité de l’équipe, mais cela engendre forcément de la frustration pour nous, les supporters.

    En attendant le racing version BlueCo est, et sera, bien plus fort que le racing d’avant.(encore heureux, oui!).


    Plus fort peut-être, mais pas fort tout court.
    Un peu comme si on s'arrêtait à chaque fois au milieu de la rivière sans jamais la franchir. Pour repartir en arrière puis retenter en sachant pertinemment qu'on n'y arrivera jamais en laissant continuellement partir les meilleurs alors qu'on aurait les moyens financiers de faire autrement et mieux.

    Donc on a un Racing soit disant plus fort mais qui ne va pas au bout du processus. Au moins frustrant et navrant d'avoir fait entrer le loup dans la bergerie pour ça....

    L'exemple Anselmino illustre hélas tellement bien tout ce qu'on est devenus pour nos enfoirés de yankees.
  • rubinsteiner a écrit, le 07/03/2026 14:30 :
    Une valorisation du club et des joueurs au travers de qualifications européennes chaque année.(objectif qui ne sera pas forcément atteint mais qui existe bel et bien.)

    Et oui ça ne peut pas être satisfaisant pour nous, car ça veut dire que dès qu’un joueur aura le niveau, il partira à Chelsea ou ailleurs pour un bon paquet d’euros.

    Mais cela n’est pas incompatible avec la compétitivité de l’équipe, mais cela engendre forcément de la frustration pour nous, les supporters.

    En attendant le racing version BlueCo est, et sera, bien plus fort que le racing d’avant.(encore heureux, oui!).
    Merci pour ta réponse. Tu parles toi-même en premier de "valorisation", donc tu admets que le sportif est tout au plus un moyen pour atteindre le but principal qui est financier. Du coup je ne vois pas comment tu peux encore parler "d'ambition sportive" ? L'argument que l'argent est le nerf de la guerre n'implique pas que l'argent soit l'objectif principal. Je suis cinéaste, j'ai une idée de film, j'ai une ambition artistique, je vais voir des financiers qui vont me dire "cette scène ce n'est pas possible de la faire, ça va faire fuir les spectateurs", je vais essayer de convaincre le financer, je vais essayer de le rallier à ma cause et si je n'y arrive pas je vais devoir faire des compromis mais si je manoeuvre bien je garderai mon ambition artistique et ma cohérence, avec quelques restrictions. L'autre cas de figure: Je suis cinéaste, mon objectif est d'avoir un succès commercial, je vais voir un producteur qui va me dicter les acteurs à utiliser, le scénariste etc... tous les choix seront faits en fonction de ce qui aura le plus de chances de plaire au public. Aucune ambition artistique. Dans les deux cas, un film aura vu le jour, mais ils n'auront pas les mêmes ambitions, l'un aura du sens, l'autre pas.
    Tu disais précédemment qu'il ne faut pas confondre "absence de vision" et rejet de cette vision. Franchement, même en cherchant je ne trouve aucune vision sportive au racing, et si la vision financière passe théoriquement par des succès sportifs ( qualification européenne ) le racing dans ce modèle sert surtout de support logistique pour que Chelsea se qualifie en Champions League ce qui rapporte bien plus que les clopinettes de l'Europa League. Bien sûr, personne ne va refuser une qualification européenne de cette plateforme logistique et vu que les miettes de Chelsea et les joueurs à valoriser sont de qualité, il se pourrait bien que cela arrive, mais c'est la théorie du ruissellement et je n'appelle pas ça un projet et encore moins un projet sportif.
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