Egon Gindorf

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  • Libération a écrit :
    Foot. En un an, le nouveau président du club s'est imposé en douceur auprès du staff, des joueurs et du public.


    Après que le groupe américain IMG McCormack, aux commandes du Racing Club de Strasbourg depuis 1997, eut décidé en mai dernier de passer la main pour un euro symbolique, Egon Gindorf, 74 ans, actionnaire principal d'un pool de sept investisseurs du club alsacien, a été tiré de sa retraite relative pour prendre les rênes du RCS. Pour l'industriel Patrick Adler, ancien sponsor et membre du conseil d'administration du Racing, qui a lui même renoncé à la présidence, c'était le choix idéal : «C'est un homme expérimenté, avec une humanité extraordinaire. Dans les affaires, il avait déjà une réputation exceptionnelle. Pour moi, c'est un seigneur.» Le ton est donné, et trouver de mauvaises langues s'épanchant sur Egon Gindorf est une gageure.

    «Bonne image». L'homme à la crinière blanche a aussi séduit la presse locale. «On revit, s'enthousiasme un journaliste sportif des Dernières Nouvelles d'Alsace. Egon Gindorf n'a rien à vendre et il n'est pas là pour gagner de l'argent. Il donne une bonne image au club et reste très accessible.» Même le kop des Ultra Boys 90, d'habitude peu avare de critiques, ne trouve rien à redire. «J'aimerais bien vous raconter qu'il y a des choses qui ne nous conviennent pas, mais vraiment je ne vois pas, s'excuse presque Guillaume Rhoden, vice-président des Ultra Boys. Avec Marc Keller (ancien joueur devenu directeur général, ndlr) et le nouvel entraîneur, Antoine Kombouaré, ils forment une équipe de vrais travailleurs. Même si les résultats sportifs ne sont pas très bons (Strasbourg est 12e de L1), on sait qu'ils font le maximum.»

    Les qualités vantées d'Egon Gindorf suffisent-elles à expliquer sa popularité ? Peut-être pas. On raconte que, pour qu'un président s'impose sur les bords de l'Ill, il lui faut avant tout être un homme du cru. «Un mythe auquel il faut tordre le cou», rétorquent les supporters, qui soulignent que Gindorf n'est pas alsacien mais allemand. «Né en 1930, à Dillingen, dans la Sarre», précise l'intéressé qui, francophile, a vite passé la frontière pour s'installer à Geispolsheim, près de Strasbourg. En 1972, il s'abonne au Racing. Le début d'une passion qui l'amène à entrer dans le capital du club à la fin des années 80.

    «Devenir une famille». Quinze ans plus tard, son bureau est au rez-de-chaussée du stade de la Meinau. Il avoue qu'à son âge, cette nouvelle tâche est fatigante. Qu'il faut se battre pour réduire les pertes du club (11 millions d'euros l'an dernier, un peu plus de 2 millions prévus en 2004). Mais Egon Gindorf n'a pas le moindre regret : «C'est passionnant. Certains prennent plaisir au casino, moi c'est à la tête d'un club de foot.»

    Il s'est fixé un objectif : sous sa présidence ­ «encore deux ou trois ans» ­, le Racing devra se stabiliser entre le 5e et le 8e rang de la Ligue 1 et, surtout, «devenir une famille». Chef d'entreprise paternaliste, ses credos sont «solidarité» et «harmonie». Une de ses premières décisions a été de limiter les salaires à 30 000 euros mensuels pour les nouveaux contrats. «Les joueurs sont jeunes, ils découvrent la vie et gagnent beaucoup d'argent. Alors ils sont un peu perdus. Il faut éviter les jalousies, les surveiller, être présent dans les vestiaires.»

    Pour Gindorf, la famille du RCS inclut aussi les supporters, dont il dit qu'ils n'étaient «plus fiers de leur club». Cette année, ils sont chouchoutés. Les clubs de supporters bénéficient de tarifs préférentiels, et le président n'oublie jamais de les saluer. Deux fois cette saison, il est allé à leurs côtés dans les tribunes. En septembre, contre Nantes, il a passé une mi-temps dans le kop. Et en décembre, avant la rencontre face à Bastia, Egon Gindorf a offert des knacks et de l'Erbsesupp, une soupe de pois cassés. Coups médiatiques ? «Non, il fait ça naturellement», estime Guillaume Rhoden.

    Ancien logo. En cherchant bien, le vice-président des Ultra Boys a fini par trouver une doléance insatisfaite : «On aimerait que le club retrouve son ancien logo. L'actuel date de l'ère McCormack, et pour nous il ne représente rien.» Egon Gindorf a promis de s'atteler à la tâche car il veut un club à son image, «qui joue pour Strasbourg, pour l'Alsace et pour les supporters». Samedi soir, il donnera encore de la voix pour encourager son équipe qui reçoit Sochaux.

    Par Thomas CALINON
    samedi 21 février 2004
    © Libération
  • Encore cette histoire de logo... Hé ben! On va encore gaspiller de l'argent dans un truc qui sert à rien! #-o

    :p :p :p
  • Bel article sur GINSDORF dans L'Alsace d'aujourd'hui.
    Peut-être même un peu trop dans le style hagiographie.Mais bon y'a pas à dire le président est un chouette type jusqu'à présent.
  • tu voulais pas dire les dna ?
  • jess a écrit :
    tu voulais pas dire les dna ?



    Ouais plutôt les DNA. :D/
  • Moi je soutiens Egon, c'est un incontestable et fidèle soutien du Racing depuis quand même pas mal d'années...

    Je peux dire une connerie??? Il me fait penser à un autre Egon célèbre, Egon Spengler de SOS Fantômes... :))
  • Je me permets d'intervenir car notre bon président s'appelle Gindorf pas Ginsdorf !!
    C'est pas la première fois que je lis cette erreur, mais là dans le titre d'un topic, je ne peux pas laisser passer ça !
  • Citation:
    Je me permets d'intervenir car notre bon président s'appelle Gindorf pas Ginsdorf !!


    C'est juste.Sorry , 2 erreurs dans le même poste.Je ne suis pas encore bien réveillé!!! I-)
  • Moi jdis c'est un super président !
  • Vu que les DNA ne permettent pas de consulter gratuitement les articles des jours précédents, je le copie ici ;)



    Le coeur est la raison

    Egon Gindorf, 73 ans, est depuis un an tout rond le nouveau président du Racing. Entame d'un rêve. Celui d'un club strasbourgeois enfin redevenu populaire et aimable à défaut d'être aimé. Portrait.

    Egon Gindorf est un chouette mec, c'est entendu. A Strasbourg comme ailleurs, tout le monde sait ça. Le problème, c'est qu'une fois qu'on l'a dit, on a tout et rien dit à la fois. Pourtant, c'est vrai qu'Égon Gindorf est un chouette mec.
    En douze mois de présidence, le patriarche du club est d'ailleurs devenu le chouchou du public, de la presse nationale et internationale, des annonceurs, des supporters avec qui il partage un quart de virage à l'occasion et une soupe aux pois cassés les jours de grand froid, des employés qu'il salue comme de vieux copains. Liste non-exhaustive. On en conviendra, ce n'est tout de même pas rien après des années de glaciation.

    « C'est un seigneur »

    C'est qu'en pile-poil soixante-dix saisons de professionnalisme, le Racing en a connu des présidents. Des grands, des petits, des gros, des portant beaux, des bons, des médiocres, des sympas et des bougons, des Alsaciens et des Parisiens. Un Allemand, c'était la première fois. Aucun n'a pourtant autant été aimé que lui.
    « Parce qu'il ne triche pas, que c'est un homme vrai, témoigne Patrick Adler, associé devenu ami. Égon a investi beaucoup de son argent personnel dans le club en sachant qu'il n'allait rien y gagner et même qu'il allait le perdre. Il l'a fait parce qu'il aime ce club plus que tout et ça, les gens le sentent. Il ne fait rien par intérêt. Il est droit et honnête. Foncièrement humain. Un jour, j'ai dit que c'était un seigneur. Je ne retire rien ».
    Lui, sourit de ces compliments comme un collégien enamouré. Souffle, en replaçant des cheveux qu'il a longs et désormais blancs, qu'il ne « se force pas », rappelle qu'il a pris sa première carte d'abonnement au club en 1972 au moment où Osim, Molitor, Berthommier, Grava ou Hausser ramenaient l'équipe en D1 et qu'à son âge, finalement, « il n'y a que du plaisir à prendre ».

    « Mon moral baissait »

    Du plaisir, il en prend, donc. Même si ces derniers mois on été un peu plus difficiles que prévu après un début de saison idyllique. « Personne n'imaginait que nous en arriverions là, dit-il avec son accent guttural. Après chaque défaite, mon moral baissait intérieurement, même si j'essayais de montrer que tout allait bien ».
    Pas sans sommeil, ses nuits se compliquent un peu jusqu'au déclic bordelais. Ce point pris en Gironde qui relance la machine. Si Lyon viendra s'imposer à la Meinau, Lille perdra trois points sur sa pelouse et Paris en oubliera deux dans sa course au titre. Il n'en manque désormais que trois au Racing pour se sauver et à Gindorf et son équipe pour remplir leur contrat.

    « Sans lui, le Racing n'existerait plus »

    Patrick Adler : « Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que sans Égon le Racing n'existerait plus aujourd'hui. Quand McCormack s'est déclaré vendeur, il est le premier vers qui nous sommes allés avec Marc (Keller). S'il n'avait pas dit oui, on ne l'aurait jamais fait et il n'y aurait plus de club pro aujourd'hui ».
    Pourquoi Gindorf et pas un autre ? Pourquoi un richissime entrepreneur allemand partageant sa vie entre Strasbourg et la marina de Monaco et pas un conglomérat de sociétés locales ? Parce qu'il n'y a pas pléthore de candidats et que lui a la surface financière et la crédibilité pour porter un tel projet, évidemment. Et puis, surtout, parce qu'il aime ce club en femme qui tue et pour qui on assassine et que personne ne se sent plus attaché à l'Alsace que lui.

    « Wie Gott in Frankreich »

    Fils d'une mère d'origine italienne et d'un père aux racines hongroises, il a franchi le Rhin il y a bien longtemps. Comme d'autres franchissent le Rubicon. Il a 22 ans et se marie à une Lorraine de Saint-Avold en même temps ou presque qu'il entre comme chef de pub chez le géant chimique « Henkel ». Découvre Germain Muller et le Barabli, la vie parisienne de l'après-guerre, les cabarets de Montmartre et pourquoi, un jour, Kurt Tucholsky a titré l'un de ses bouquins « Lieben wie Gott in Frankreich ».
    A l'époque, il gagne 3 000 DM par mois pour satisfaire les ménagères qui rêvent d'un linge plus blanc. On lui en propose le triple pour vendre des oranges de Méditerranée. Va pour les oranges de Méditerranée. Avant qu'il ne se lance dans la vente de pilules anti-tabac pour son propre compte.
    Comme il ne manque pas d'humour, il dit ça en montrant un paquet de cigarettes sur lequel s'étale le fameux « Fumer tue ». Pas que ses pilules, achetées en Suisse et ensachées dans un petit appartement de Francfort, n'avaient aucun effet, mais à l'époque, il ne tirait pas sur la clope.

    « J'ai cru que ça y était »


    Tout ça est venu plus tard. Après la naissance d'Eurodirect, la grande affaire de sa vie, société de routage et de conseil en marketing direct qu'il implantera à Geispolsheim et à Offenbourg en 1972. A l'époque, la société compte 300 employés. Aujourd'hui, encore développée par son fils et entrée en bourse en 1998, elle en salarie 800. Sa fortune est faite.
    Fin de la première vie. Car ce Sarrois en a eu au moins deux. Celle de l'entrepreneur forcé et forcené qui ne prend le temps de rien si ce n'est de monter ses affaires et celle de ce quinquagénaire qui se trouve alité à l'hôpital, perfusé de partout après un grave accident cardiaque. Ce jour-là, il « a cru que ça y était. Le médecin m'a défendu le moindre effort, selon lui, je ne pouvais plus rien manger, boire et même pas faire mon jardin ».

    Une tendresse inattendue

    Perdu pour perdu, autant y aller. Alors, il lâche les brides et se met à prendre du bon temps. Satisfaisant sa passion pour les grands Bordeaux (prédilection pour les Pétrus, natürlich) et les viandes rouges, voire bleues, et devenant régulier du bureau de tabac du coin. Dès lors, il dévore l'existence.
    Il se marre : « Vingt-trois ans plus tard, je suis toujours là ». A marcher avec une tendresse inattendue chez un homme de cette stature dans les couloirs de la Meinau comme dans les salons du yacht Club de Monaco où il devise avec les plus grandes fortunes de ce monde. Avec la même aisance qu'il taille le bout de gras avec le smicard supporter du club. Égon Gindorf est un chouette mec, c'est entendu.
  • C'est quand même tres partisan comme article !!! :)) :)) :))
    Ce Gindorf, quel bel homme !!

    Par exemple quand il disent qu'aucun président n'a été aimé comme lui, je ne suis pas aussi catégorique. Weller, a laissé une tres grand impréssion au Racing et joui d'une tres bonne réputation.

    Mais sinon, Gindorf est pas mal !
  • C'est clair que Coquis a l'air vraiment amoureux du personnage. Il s'est bien lâché sur cet article !
  • C'est vrai que Gindorf est tres différent des autres présidents qu'a connu le racing ! Mais tant mieux
  • D'ailleurs ça me permet de poser la question : Qui préférez vous ; Gindorf, ou Weller ?

    Moi je répondrais sans hésitaion Weller, car il me semblait plus "présent" (même si a l'époque il n'y avait pas de manager, donc ça s'explique).

    Mais je pense que ma réponse est aussi influencée par le fait que les années Weller coincident avec une tres belle page du RCS ! Mais le bonhomme était hyper attachant (je me rappelle de son attitude lors de la finale au parc (+) (+) )

    Peut être que quand Gindorf nous apportera la Champions league je ne me rappelerais même plus de Weller ! :)) :))
  • marc1253020565.png
    Modifié par marc ·
    marc • 22 ans
    Avec kibitz on discutait samedi, autour de quelques merguez, de Weller et il m'a fait remarqué que Weller n'était pas très apprécié lors de ses 2 premières années. Finalement, n'a-t-il pas fallu que Proisy arrive pour que Weller devienne ce président tant aimé ?

    Je pense que le débat pourrait être intéressant.
  • Weller avait de belles vues pour le Racing ... Mais Trautmann en a décider autrement X-( Il voyait le Racing régulièrement Européen, mais on ne sait pas pourquoi le Maire de Strasbourg a cherché à revendre sa part en sachant pertinamment que Weller se retirera de l'aventure (se que Mc Cormack désirait). (-)

    Weller était critiquer lors de ses transferts incrompris. Djetou et autres joueurs en sont la preuve ... Mais il faisait çà pour préserver un aspect financier honorable, et cet argent lui permettait de chercher d'autres joueurs prometteurs :)

    Voilà mon point vue maintenant dire qui de Weller ou Gindorf est le meilleur Président, le temps ne nous permet pas encore d'affirmer l'un ou l'autre ;)
  • Ben me souviens qu'il y avait même des banderoles anti Weller à son arrivée au Racing vu que son prédécesseur (je sais jamais si c'était Kientz ou Wendling) était hyper populaire et que sa première décision fut de ne pas renouveller le contrat de Gress, ce qui a provoqué pas mal de grincements de dents.

    Mais très vite, les gens se sont rendus compte que c'était un type bien et l'ont appréciés. Par contre, au moment de l'annonce de l'arrivée de Mac Cormack, il a pas été si soutenu que celà par le public. Certes ca embettait un peu les gens de perdre ce brave Rolland, mais le discours de Proisy semblait si ambitieux et séduisant... Moi même au début, je suis tombé dans le panneau, je l'avoue... :((
  • C'était Wendling avant Weller.
  • conan a écrit :
    sa première décision fut de ne pas renouveller le contrat de Gress, ce qui a provoqué pas mal de grincements de dents.


    Moi je l'ai de suite aimé avec une telle décision (+) (+) (+) Parce que le Shilles je suis loin d'etre son 1er fan .

    J'avais franchement les boules lorsque les rumeurs de changement de présidence ont commencé a jaillir.

    Ensuite concernant la venue de proisy, j'avoue aussi avoir été séduit par son discours lors de la 1ère conférence de presse, juste apres l'obtention du marché par IMG. j'ai bien vite déchanté. Tout comme j'étais content de la venue de Chilavert.
  • Même réaction de ma part pour la venue de Proisy ... Mais je suis heureux à chaque fois qu'un joueur de renom signait à Stras ... Que se sit un Haas, Chilavert ou autre Diop et Cie ... Mais beaucoup de désillusions oui !!! (-)
  • pour weller, je dirais (comme marc je crois) qu'il a ete apprecie une fois qu'il n'etait plus a son poste de president et qu'on commencait a le regretter.
  • Pour les germanophones :
    http://www.tribunius.de/ius/016.htm
  • Gindorf prend le bus

    On croyait qu'il avait tout fait. Le président du Racing, Egon Gindorf, avait déjà vécu une mi-temps en compagnie du kop à la Meinau (contre Nantes la saison dernière), offert la soupe aux supporters, toujours à la Meinau, en plein coeur des deux derniers hivers et distribué café, boissons et knacks aux candidats spectateurs qui, début mars, avaient patienté trois heures dans le froid (dès 6 heures du matin) pour décrocher un précieux sésame pour la finale de la Coupe de la Ligue contre Caen. Il ne manquait qu'un «fait d'armes» à son palmarès: un déplacement en bus avec les supporters. C'est fait depuis hier. L'industriel allemand, qui passera la main au nouvel actionnaire majoritaire, Philippe Ginestet, dans un peu moins d'un moins, a voyagé dans un car du Club Central des Supporters en compagnie du président du CCS Jean-Marie Blum. Mais comme il s'est montré particulièrement discret avant le coup d'envoi, on ne saura qu'un peu plus tard comment celui qui restera dans l'histoire récente du club bas-rhinois comme son président le plus atypique a traversé cette expérience inédite.

    (Source: L'Alsace)
  • comme weller ,grindorf restera dans nos coeurs (+) proches des supporters,toukours un mot gentil,toujours derrire le club dans les bons comme dans les mauvais moments......
    Respect M.Gindorf [-o
  • Un des rares présidents qui aura servi le club et ne s'en sera pas servi. (+)
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