Saison 2025/2026
Racing Club de Strasbourg

Incidents dans les stades

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Flux RSS 4818 messages · 349.584 lectures · Premier message par superdou · Dernier message par chrisneudorf

  • Woippy la banlieue chaude de ... Metz
  • Si je me plante pas, c'est même là qu'il y avait Walibi-Schtroumpf.

    De là à dire qu'il lui ont fait des bleus pour qu'il puisse animer le Parc ... =;
  • fremen-bleu a écrit :
    http://www.internazionale.fr/forums/uploads//post-4065-1194870290.gif
    Pas le temps ni la motivation de chercher des interprétations de ce schéma... I-)

    Il y a quand même un truc que je trouve plus qu'hallucinant dans ce shéma, c'est qu'un flic puisse tirer, quelque soit le motif, à travers une autoroute :O
    Imaginez qu'une voiture déboule à ce moment là, et que ce soit un mec qui roule à 130km/h qui se prenne une balle, vous imaginez le carnage ? #-o
  • Et qui a déjà pris l'A1 sait que très peu de monde y roule à 130 km/h... :|s
  • superdou a écrit :
    fremen-bleu a écrit :
    http://www.internazionale.fr/forums/uploads//post-4065-1194870290.gif
    Pas le temps ni la motivation de chercher des interprétations de ce schéma... I-)

    Il y a quand même un truc que je trouve plus qu'hallucinant dans ce shéma, c'est qu'un flic puisse tirer, quelque soit le motif, à travers une autoroute :O
    Imaginez qu'une voiture déboule à ce moment là, et que ce soit un mec qui roule à 130km/h qui se prenne une balle, vous imaginez le carnage ? #-o



    A priori le flic a fait un tir de sommation en l'air, puis s'est mis à courir, le coup serait parti tout seul pendant sa course (c'était l'une des premières versions).
  • Il est alors très fort le mec, pour atteindre exactement la voiture sur laquelle il zieutait sans même la viser :O
    C'est Robocop, il avait prévu tous les angles pour atteindre le conducteur ? :D
  • Bon ça ira sur les blagues à deux balles à propos de cet incident, revenons aux méchants supporters sanguinaires, c'était encore moins irritant :-w
  • winniercs1146083224.jpg
    Modifié par winniercs ·
    winniercs
    Erreur de post O:)
  • Le flic a apparemment fait une énorme bavure évidemment répréensible et tout et tout, mais faut pas faire de l'angélisme pour autant. Le football est un sport, les ultras italiens l'utilisent comme prétexte pour se fouttre sur la gueule et tout casser, chanter des slogans haineux et racistes etc... Le football italien est tout ce que je déteste dans le football actuel : peu de spectacle, beaucoup beaucoup trop de fric, homme d'influence, corruption (l'avenir du foot mondial quoi) etc...
    Le type qui est mort avait sans doute aucun rapport avec le milieu ultra et il a payé le prix de cette ambiance pourrie qui rêgne autour du milieu du foot italien. C'est horrible mais y a pas si longtemps un flic est mort dans des circonstances au moins aussi terrible.
  • superdou a écrit :
    fremen-bleu a écrit :
    http://www.internazionale.fr/forums/uploads//post-4065-1194870290.gif
    Pas le temps ni la motivation de chercher des interprétations de ce schéma... I-)

    Il y a quand même un truc que je trouve plus qu'hallucinant dans ce shéma, c'est qu'un flic puisse tirer, quelque soit le motif, à travers une autoroute :O
    Imaginez qu'une voiture déboule à ce moment là, et que ce soit un mec qui roule à 130km/h qui se prenne une balle, vous imaginez le carnage ? #-o


    Le tout en direction d'une station service...
  • Ca serait tout aussi horrible si ca avait été un Ultra. :-B

    C'est vrai que la violence des supporters en Italie vire au grand n'importe quoi et ce d'autant plus que les groupes sont de moins en moins structurés et que l'anarchie reigne plus ou moins (c'est l'Italie quoi...). Du coup, les incidents se succèdent et les drames ne sont pas étonnants.

    Au niveau de la politique (extreme droite bien connue, mais aussi extreme gauche, on peut par exemple voir des protraits de Staline du coté de Livourne) très présente en Italie, je pense que le phénomène dépasse très largement le cadre du football. En Italie, il n'y a pas de tabou à s'afficher d'un extreme à un autre, plus pour l'image que pour des convictions bien profondes d'ailleurs. Il n'y a qu'à voir avec quelle facilité déconcertante les tribunes peuvent changer de bord politique d'une saison à une autre... Le phènomène de racisme (cris de singes et autres joyeuseté) n'est aussi pas un truc spécifique au football. L'Italie n'est historiquement pas une terre d'immigration. Les "noirs" ne font pas partie du quotidien des Italiens (on pourrait dire aussi des Espagnols, rember Aragones ou Espagne-Angleterre ou des Tchéques, CF un article dans le dernier So foot). Il n'y a aussi qu'à voir les réactions recement dans toutes l'Italie suite au meutre commis par un Roumain et les propos hallucinants pour nous Français tenus par un responsable politique de centre gauche. Le problème est plus culturel et sociétal. C'est un énorme raccourcit d'accuser le football de ces mots là.

    En fait, cette affaire ressemble effectivement à une énorme bavure, un truc à la con style le coup est partit tout seul. Le problème c'est que cette bavure entre dans le cadre de rapport plus que tendus (euphémisme) entre Ultras et Carabinieri qui ne sont pas les derniers pour user de la violence, voire la provoquer et casser du supporter dès que l'occasion se présente. C'est aussi une réalité qu'il ne faut pas ignorer, la réponse choisie par les autorités Italiennes (le tout répressif) est elle forcement la plus adaptée? Le truc en plus, c'est qu'en Italie, les fans sont suffisament tarés et nombreux pour pouvoir repliquer et foutre sur la gueule aux flics. (Ce qui a aboutti au drame de Catane mais aussi aux émeutes qui ont suivie le drame de dimanche).

    Maintenant, vue les conneries qui sont faites régulièrements par les supporters, il y a t'il une autre réponse possible de la part des autorités Italiennes? La question mérite d'être posée vu les dégats colateraux provoqués. Mais cet engrenage de violence est sans doute moins mannichéen que certains veulent bien le penser et dépasse sur de nombreux points le cadre du football.
  • Cette histoire ressemble à un concours de circonstances assez hallucinant. Il n'y avait qu'une chance sur 100 pour que la balle perdue atteigne quelqu'un et ça s'est produit. D'ailleurs, même en voulant viser, pas sûr que le policier aurait réussi à atteindre un mec vu la distance ! #-o

    Les paroles de conan me semblent très sensées (+)

    Reste à voir si les mesures qui sont et vont être prises seront efficaces. Vu comme c'est parti, j'en doute fortement :-s
  • Je suis d'accord avec l'analyse de Conan.

    Me souviens quand j'étais à Rome, j'ai été choqué parce que j'avais jamais vu autant de croix gammées de ma vie : dans certains quartiers résidentiels, t'en as plusieurs sur tous les murs de toutes les rues.
    A un moment pour que elles ne soient pas nettoyées et qu'il y en ait autant tu te dis que ça doit être toléré et considéré comme pas si grave.
  • Moi je pense qu'il faudrait changer complètement la politique de répression en Italie, arrêter de pénaliser tous les supporters en interdisant les déplacements par exemple ; c'est-à-dire concentrer les efforts pour identifier les vrais tarés (souvent liés à l'extrême droite) et les éloigner durablement de stade.

    D'autre part, les autorités n'ont jamais cherché à initier de dialogue avec les supporters et surtout avec les ultras. Malgré sa radicalisation progressive, le mouvement ultrà n'est de loin pas que composé d'individus fachos et violents, la majorité des ultras étant simplement des gens passionnés de longue date par leur équipe. Il faudrait donc chercher à introduire une dose de prévention, ce qui ne serait certainement pas du luxe. Poursuivre le tout répressif est de toutes façons voué à l'échec...

    Sinon je suis d'accord avec Conan : le problème est en fait bien plus large et ne se limite pas au foot. Après tout ça ne se limite pas à l'Italie, la France risque aussi de connaître les mêmes problèmes dans peu de temps... C'est tout un modèle de société qui semble devoir être remis en question.

    ~o)
  • Je trouve que ça c'est une très belle idée . . . =D

    Platini veut des enfants au stade
    Michel Platini, président de l'Union européenne de football (UEFA), a proposé mardi de lutter contre la violence dans les stades de football en obligeant les supporters à s'y rendre accompagnés d'un enfant. «J'ai une idée. Obliger tous, je souligne tous, les spectateurs qui entrent dans un stade à se présenter avec un enfant. Ce serait le meilleur antidote, l'idéal. Les gens compteraient jusqu'à dix avant d'élever la voix ou les mains», a déclaré Platini dans une interview au quotidien italien Il Giornale. L'Italie a été le théâtre d'une vague de violences dimanche après le meurtre d'un tifoso par un policier.

    Pour l'ancien joueur de la Juventus, les violences dans les stades ne sont pas liées directement au football mais représentent un problème social, les Italiens vivant de manière exacerbée leurs passions. «Je pense que l'Italie traverse un moment difficile et que le problème n'est pas lié au football mais qu'il est de nature sociale. Un exemple : si je fais une blague sur un footballeur italien ou une partie de votre Championnat, c'est tout de suite la guerre, la rébellion contre mes propos», poursuit Michel Platini. «Vous vivez une pression exagérée et exaspérée (...), la presse, la télévision, les gens ordinaires, les hommes politiques. La passion ça va, mais jusqu'à une certaine limite», conclut l'ancien champion d'Europe

    Source:lequipe.fr
  • Une très belle idée .....

    Très hônnetement je me risque à enmener mon fils de 7 ans au stade à Udine, car je sais qu'il n'y a pas d'agités, que l'ambiance est plutôt bon enfant.

    Mais sincèrement même si je suis un supporter prêt à faire pas mal de déplacement, je ne me risquerai pas à l'enmener dans certains autres stades, car je crois que je ne pourrais pas me pardonner qu'il se passe qq chose.

    Je crois que l'Italie traverse une période difficile qui se traduit par une violence envers les autorités (les carabinieris), envers certaines communautés (les roms).

    Et ce n'est pas un problème lié au foot ....on peur arrêter les championnats pdt des années ça ne réglera rien.

    Ce qui c'est passé dimanche, c'est au départ une énorme connerie (bavure) de la part d'un policier qui a pété les plombs pour qq chose qui n'en valait pas la peine.

    Si chaque fois qu'il y a une bagarre on se mets systèmatiquement à tirer ...y auarit beaucoup plus de morts.

    Ensuite c'est une réaction (non tolérable) de la part de personnes qui se sont senties trahies, insultées (la mort d'un flic entraine un arret immédiat du championnat, celui d'un tifoso 10 minutes de retard) et à qui on a mis trop de temps à dire que c'etait une regretable bavure !!!
  • Oui mais moi j'ai pas d'enfant. Je dois passer une commande au Tchad?
    Sérieusement, Platini, ce qu'il dit ça part d'un bon sentiment, mais il faudrait peut-être arrêter de vivre au pays des bisounours et chercher des methodes efficaces. Parce que tu as beau sortir les hools des stades, les bagarres continuent aux echelons inférieurs dans ce cas. L'exemple anglais est explicite.
  • Arf ! Je cherchais justement une vanne à faire sur l'Arche de Zoé ! :D (+)
  • En même temps, si le gamin c'est pas le tient, tu peux t'en servir comme projectile.
  • Ou organiser des combats de chiards et faire des paris.
  • Je ne sais pas si accompagné d'enfants, les supporters seraient plus calmes. Il n'y a qu'à voir certains matches de jeunes, l'ambiance peut parfois devenir électrique entre les parents des deux équipes. De plus, un hooligan, même accompagné de son petit frère, ça reste un hooligan et puis, cele fait quand même un moment que la violence ne se limite pas au stade mais s'exprime aux abords et sur les trajets.
  • Platoche ou comment organiser la relève hooligan, ultra, supporter :p.
    Pas con ce type :D.


    Pour en revenir à l'affaire de la semaine, entendu ce matin à la radio comme quoi un témoin aurait clairement expliqué la scène, le carabinier aurait eu le bras tendu arme au point et visait. La question est de savoir ce qu'il visait et quel était l'intérêt vu que la rixe était finie.
    Tirer à travers l'autoroute, on a rarement connu une pareille intelligeance, c'est vraiment du très haut niveau.
    On donne arme et autorité à des gens comme ça? Merde... :|s
  • paolo a écrit :
    c'est-à-dire concentrer les efforts pour identifier les vrais tarés (souvent liés à l'extrême droite)


    C'est keemy ta source pour les liens avec l'extrême droite, ou des bons contacts à Livourne?
  • dolores a écrit :
    Platoche ou comment organiser la relève hooligan, ultra, supporter :p.
    Pas con ce type :D.


    Pour en revenir à l'affaire de la semaine, entendu ce matin à la radio comme quoi un témoin aurait clairement expliqué la scène, le carabinier aurait eu le bras tendu arme au point et visait. La question est de savoir ce qu'il visait et quel était l'intérêt vu que la rixe était finie.
    Tirer à travers l'autoroute, on a rarement connu une pareille intelligeance, c'est vraiment du très haut niveau.
    On donne arme et autorité à des gens comme ça? Merde... :|s


    Mort à l'autogrill – un mauvais polard dans la série A

    mardi 13 novembre 2007
    Comme on le dit en italien : « Piove sul bagnato » - il pleut sur le sol mouillé. On a peut-être les expressions qu'on mérite mais celle-là tombe à pic pour décrire la situation dans laquelle se retrouve fourrée l'Italie au lendemain de son nouveau « bloody Sunday » de championnat. On savait que le calcio n'avait plus toute sa tête et il faut en plus constater qu'entre le foot, les institutions et la société italienne il est de plus en plus impossible de comprendre qui entraîne qui dans une chute vertigineuse.

    De source sûre, on sait que ça s'est passé sur le parking d'une cafétéria d'autoroute à une encablure d'Arezzo. Que 5 Romains montaient à Milan en bagnole pour aller voir Inter-Lazio et sont tombés sur une poignée (4 ou 5) de gars qui venaient du sud, en auto, pour aller voir la Juve à Parme. Il y a eu au moins une petite altercation, peut-être une poussette ou deux mais vraisemblablement pas grand chose de plus (d'après les témoins oculaires). Les Laziale regagnent leur voiture et démarrent en trombe (selon la police). Au moment de remonter sur l'autoroute, la voiture est touchée sur la gauche. Ses occupants pensent qu'ils se sont ramassés une pierre (sans doute tirée par les juventini). Erreur(s) de jugement : sur le parking de la cafétéria d'en face, celle qui se trouve de l'autre côté de l'autoroute, la police de la route effectue un banal contrôle. Un des agents qui assistent à la scène à distance juge la situation suffisamment préoccupante pour sortir son flingue, tirer en l'air et se mettre à courir arme au poing (de source policière).

    Au même moment, de l'autre côté de l'autoroute, un des 5 Laziale, Gabriele Sandri (28 ans, DJ et vendeur de fringues, complètement inconnu des services de police) se ramasse une balle dans le cou. Ses potes ne le comprendront qu'une fois déjà sur l'autoroute et la voiture ne s'arrêtera qu'un peu plus loin, au péage d'Arezzo. D'après les premières sources policières, l'agent qui s'est mis à courir, flingue en main, aurait maladroitement laissé partir un second coup. Il n'est pas encore 10 heures du matin quand ce « dramatique accident » (dixit le préfet d'Arezzo) a lieu et l'Italie ignore encore qu'elle va assister à une de ces journées où toute une série de vieux problèmes qu'elle voudrait croire enterrés se conjuguent pour la plonger en plein chaos...

    Tout va trop rapidement s'enchaîner pour des autorités compétentes régulièrement débordées : le ministère de l'intérieur va patiner pour s'expliquer pendant que les responsables du foot vont “décider” que la journée de championnat aura normalement lieu – il suffit de mettre un brassard noir aux joueurs, de commencer 10 minutes plus tard et d'annuler le seul Inter-Lazio puis le tour est joué. Et, comme prévu, tout est parti en sucette. Ça a commencé avec Atalanta-Milan AC que les ultras bergamasques ne veulent pas voir jouer et qu'ils finiront par faire arrêter, s'est poursuivi sur plusieurs terrains de séries A, B, C et s'est prolongé dans une nuit d'émeute à Rome - où Laziale et Romanistes, en union sacrée, attaquent les bâtiments du Comité Olympique Italien (CONI), des casernes de police et de carabiniers.

    Ce qui ressemble à un énième épisode de la série « foot italien et violence infernale » a pourtant un peu de mal à rentrer dans la catégorie (bien connue dans et hors d'Italie) du malaise du calcio.

    Tout d'abord, il y a des données initiales trop troublantes : il semble que le policier qui a tiré ne savait pas qu'il intervenait dans le cadre d'un accrochage entre supporters et, surtout, les témoins directs de la scène affirment qu'il ne s'agissait pas vraiment d'une rixe mais d'une discussion un peu agitée voire agressive. Le tout ressemble au comble de la malchance : une sérieuse erreur d'appréciation qui débouche sur une bavure policière qui tombe par hasard dans le milieu du foot qui n'en avait pas besoin. Sauf que le hasard n'est pas l'explication la plus crédible.

    Le drame de dimanche replace bien le calcio dans le sac de noeuds où il est méchamment fourré et démontre par l'absurde que les autorités qu'on appelle pour régler la question devraient aussi être considérées comme une donnée du problème. Il ne s'agit pas de proclamer que la violence des ultras serait l'expression d'un malaise plus profond qui touche toute la société (conformément au manuel de sociologie pour débutants) mais de constater que quelques-uns des spectres de l'Italie s'engouffrent dans le calcio qui joue le rôle de vecteur du chaos (et certainement pas l'inverse comme on pourrait le croire). Et certaines des questions qu'on a voulu évacuer par la porte politique, ressurgissent par la fenêtre footballistique...

    On sait que les frontières entre les groupes politiques extra-parlementaires (de gauche à droite) et les ultras ne sont pas étanches. Et la crise de crédibilité de la justice et des forces de l'ordre, c'est une vieille blague politique italienne qui vient justement de connaître un toute nouvelle version. Il y a quelques semaines à peine, un fragment de la majorité gouvernementale a ainsi refusé de voter la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les faits du G8 de Gênes (2001) – des évènements qui ont contribué à re-creuser un fossé considérable entre toute une partie de la population et les forces de l'ordre. La “sacralisation” du travail des carabiniers pendant le G8 de 2001 ne pouvait laisser que des mauvaises traces - puisqu'elle peut s'interpréter comme un aveu d'impuissance voire un étouffement.

    Alors on ne doutera ni de la promptitude des ultras romains réunis (Lazio + Roma) à sauter sur n'importe quel occase pour faire le coup de poing ni de la gravité des actes commis, mais toute la profondeur du drame, c'est qu'on ne peut malheureusement pas les traîter de paranoïaques en toute objectivité. L'Italie ce n'est, hélas, pas que le pays des bagarres dans et autour des stades, c'est aussi le pays des sornettes judiciaires – celles dans le genre de la thèse retenue par le tribunal de Gênes pour expliquer la mort de Giuliani [1]. L'expertise balistique la plus loufdingue depuis l'assasinat de Kennedy : une pierre lancée par un manifestant dévie, en pleine tête d'un autre manifestant, la balle que l'agent Placanica avait tirée en l'air. Le genre de délire qui marque les cerveaux, répand partout la méfiance bien généralisée. Une suspicion latente qui rebondit à merveille dans l'affaire d'Arezzo. D'autant plus que dès lundi soir, les explications un peu floues des forces de l'ordre cédaient la place à l'hypothèse d'un coup de feu mortel tiré à bras tendus. On s'orientait vers une inculpation du policier concerné pour (au minimum) homicide par imprudence (et ça commençait à sentir bon la punition exemplaire)... la confiance n'est pas prête de règner à nouveau !

    Ambiance bien plus électrique qu'après la mort de l'agent Raciti, la saison passée. Ce fut alors une “simple” affaire de foot sanglant et quand un peu partout, des slogans anti-flics étaient apparus sur les murs des stades, on pouvait aisément les coller sur le dos d'ultras à la masse – c'est évident et en plus sans énorme coût socio-politique. Lundi, la feuille A4 imprimée par ordinateur et affichée sur la vitrine du magazin de la famille Sandri disait à presque toute l'Italie : « Hier un sâle batard a tué mon fils, que tu sois maudit pour toujours... » On risque d'être forcé d'imputer cette déclaration à un “honnête petit commerçant” de la capitale (le père de la victime) – et c'est plutôt gênant. D'autant plus ennuyeux que quelques heures plus tard, toujours à Rome, le tribunal a décidé d'inculper, notamment, de terrorisme (pas moins) les 4 ultras arrêtés durant la nuit.

    L'escalade s'organise et l'embrouillamini est total. Le pouvoir italien est dans ses petits souliers : on est vraiment pas très loin des sujets qui fâchent tout rouge dans une majorité de centre-gauche réputée pas très soudée. Bref, on se dit que ce qui est vraiment désastreux, c'est qu'en Italie, on ne peut même pas être sûr que c'est le foot qui est l'institution la plus malade...

    [1] Carlo Giuliani est mort pendant des heurts entre forces de l'ordre et manifestants durant le G8, à Gênes, le 20 juillet 2001.

    Par Grégory Pascon


    Article intéressant ;)
  • greg a écrit :
    paolo a écrit :
    c'est-à-dire concentrer les efforts pour identifier les vrais tarés (souvent liés à l'extrême droite)


    C'est keemy ta source pour les liens avec l'extrême droite, ou des bons contacts à Livourne?


    Ni l'un ni l'autre, juste le bon sens...!
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