Ex-libris... (vos livres préférés)
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taklTiens c'est marrant, je me suis aussi replongé dans Cendrars, avec un recueil de nouvelles "d'Oultremer à Indigo" et toujours cette puissance évocative et ce style concis.
Fremen je te conseille "Moravagine" qui est très bon aussi! (+) -
Je suis en train de lire les analyses de Joseph Stiglitz "Quand le capitalisme perd la tête" et "la grande désillusion": fort pertinent, venant d'un universitaire mais aussi praticien à l'intérieur de la machine. Vraiment intéressant, je n'ai pas fini mais la lucidité de Stiglitz sur les dérives du système mérite d'être comprise et méditée.
Je viens de finir un autre livre "Gérer les personnalités difficiles", acheté dans le cadre de mon boulot mais utile en fait au quotidien. A lire en particulier, les profils de casse-pieds que l'on rencontre en réunion: le dinosaure, le rigolo, l'expert, le rouspéteur, le sournois, les concurrents, et, le pire du pire à mes yeux, le lent. Rien de révolutionnaire en soi, mais indispensable d'avoir à l'esprit, d'autant plus que le bouquin est vraiment d'une approche pratico-pratique, avec des exemples concrets de ce qu'il faut faire pour transformer les boulets en gens utiles, illustrant le principe selon lequel il faut de tout pour faire un monde et qu'en fait, tout le monde a sa place. -
Enfin terminé "les Bienveillantes" de Littel, dont je ne sais plus qui a déjà parlé ici.
Pfiou ! un sacré mélange de moments "rrrr...zzzz... rrr.... zzzz...." et de moments "
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Me concernant, je n'ai qu'une culture plutôt "scolaire" des événements de la guerre 39-45, donc j'ai vraiment décroché dans les interminables descriptions de la hiérarchie de l'armée allemande.
C'est assez difficile de résumer 1.400 pages (police taille 6 environ), je ne sais toujours pas si j'ai aimé ou non. C'est un livre qui m'a marqué, oui, et le sentiment qui m'en reste, (je me permets une métaphore) c'est cette impression constante de suffoquer pendant la lecture du bouquin.
Suffoquer à travers les interminables paragraphes descriptifs sans alinéas de 10 pages, et suffoquer dans les immondes descriptions scatologiques et autres...
Bref, j'ai terminé le bouquin, "ouf" et j'ai filé à la fnac m'acheter un ptit polar de 200 pages, avec "des mots faciles que je les comprends tous", et des vrais alinéas ! :D -
Je profite de l'absence de denpasar pour chaleureusement le remercier de m'avoir fait découvrir Romain Gary, c'est vraiment de la bombe! (+)
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Frantz Fannon - Peau noire, masques blancs.
Frantz Fannon tente de décrire le racisme colonial et d'expliquer ses conséquences sur les peuples colonisées par la psychanalyse. C'est très intéressant, très lourd aussi. Je n'ai jamais rien lu sur la psychanalyse, j'fais pas psycho, bref à part le complexe d'Oedipe j'y connais que dalle, donc par moments j'avais du mal à suivre. Mais pas plus que ça en fait.
Sa manière d'aborder le problème est peut-être contestable. Il ne disait que traiter des cas anormaux (normal pour un psychiatre) mais peut-être qu'il aurait été bon de dire qu'un noir pouvait être amoureux d'une blanche et vice-versa, et dans tous les sens (
), comme il était bon de dire pendant deux chapitres que les noirs/ noires qui ne veulent que des blancs/blanches sont malades et victimes d'un complexe d'infériorité héritée du racisme colonial qui voulait à tout prix en faire des blancs mais qui n'a jamais réussi à voir en eux des êtres civilisés, et notamment à leur parler autrement qu'en petit nègre, tout comme il était bon de dire que les négrophobes sont victimes du mythe du nègre grosse bite et trop fort au lit et n'ont au fond qu'une envie, se faire niquer par un Noir.
Je ne pense pas du tout que pour autant il ne le pensait pas mais en lisant son livre, on peut finir par croire que les noirs et les blancs ne peuvent être ensemble autrement qu'en étant victime de complexes/préjugés raciaux.
Il parle beaucoup de Sartre et de son travail sur l'antisémitisme et d'Aimé Césaire, ça m'a donné quelques idées de lecture. C'est cool. :) -
Je suis bien content de cet appel du bonheur de J-H Rosny aîné, introuvable mais trouvé à un euro à la Comédie du livre (en attendant d'entendre pérorer l'imbuvable François de Closets). Ecriture désuète et charmante, triangle amoureux classique qui se résout bien avec l'arrivée d'un quatrième larron. Le cynisme est plus léger que chez Maupassant, et on échappe à la fascination sinistre d'un Stendhal pour la passion (il zigouillait toujours ses personnages). Avec de beaux personnages féminins donc; "Liane sentait à peine la réaction morale. A la poursuite du bonheur, elle vivait l'heure même et sa vaste sécurité".
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Je suis en finir la tétralogie de Philipe Cavalier intitulée "le siècle des chimères".
Le dernier tome "la dame de toscane" est sorti dédut juin en poche.
C'est bien écrit, imaginatif et c'est halletant. On a du mal a s'arrêter quelque soit l'heure.
C'est l'histoire de la quète d'un groupe de héros qui luttent contre un couple de mauvais "génies" qui se servent de magie noire apprise à travers les siècles. Il faut aimer les grandes chevauchées, les sorciers, la magie noire et une ponite d'érrudition.
En fil rouge, c'est l'histoire du moment, et dans chaque tome un des héros raconte son histoire: les indes des années 30, l'allemagne des années40, les EU du début du siècle..
C'est une belle plongée dans une certaine histoire.
Si vous cherchez un bon roman pour cet été, n'hésitez plus!! -
Le prix Nobel de littérature a été attribué à JMG Le Clézio :)
Bien contente que l'auteur d'Etoile errante notamment soit enfin récompensé
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Bonjour, j'aimerais parler d'un auteur que j'ai découvert grâce à ma petite amie. Il s'appelle Dan Lungu et a déjà écrit deux romans aux thèmes proches, le Paradis des Poules et Je suis une vieille Coco!.
Le paradis des poules décrit la vie quotidienne d'un petit village de Roumanie, avec ses ragots, ses habitants et leur système D, les blagues des hommes au bistro, mais aussi la transition après la chute du régime communiste. Le ton est très gai, très enjoué, et rappelle un peu les films d'Emir Kusturica pour le côté parfois loufoque voir absurde.
Le deuxième ouvrage s'appelle je suis Une vieille Coco!. Il parle lui de la vie d'Emilia, une roumaine tantôt drôle, tantôt nostalgique et désabusée. Là encore, la transition entre la période communiste et la période "libérale" est abordée, mais cette fois-ci comme thème majeur. La narratrice raconte son enfance à la campagne à devoir fouler du pied le fumier, son rêve de partir pour la ville et de vivre comme sa tante, maquillée et bien habillée, l'ambiance très détendue à l'atelier où elle travaille, puis sa nostalgie de la période communiste après la chute du régime de Ceaucescu. Le livre est par moment plus mélancolique que le paradis des poules, car il décrit comment la narratrice se sent seule et incomprise par sa fille et ses amies qui s'accommodent très bien de la nouvelle Roumanie, alors qu'elle se rend compte que finalement elle était plutôt heureuse et satisfaite de sa vie d'avant.
Ce sont deux romans qui se lisent avec beaucoup de plaisir, très drôle, mais qui donnent tout de même à réfléchir sur l'histoire récente de la Roumanie, et brisent quelques clichés occidentaux. Cela peut permettre à certains de comprendre le ressentiment et la nostalgie de certains après la chute du communisme, la sensation d'abandon et la perte de repères, le sentiment d'injustice de voir les anciens communistes devenir les nouveaux riches etc... -
est-ce-t-elle a écrit, le 2008-05-26 15:05:58 : Enfin terminé "les Bienveillantes" de Littel, dont je ne sais plus qui a déjà parlé ici.
Pfiou ! un sacré mélange de moments "rrrr...zzzz... rrr.... zzzz...." et de moments "
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Me concernant, je n'ai qu'une culture plutôt "scolaire" des événements de la guerre 39-45, donc j'ai vraiment décroché dans les interminables descriptions de la hiérarchie de l'armée allemande.
C'est assez difficile de résumer 1.400 pages (police taille 6 environ), je ne sais toujours pas si j'ai aimé ou non. C'est un livre qui m'a marqué, oui, et le sentiment qui m'en reste, (je me permets une métaphore) c'est cette impression constante de suffoquer pendant la lecture du bouquin.
Suffoquer à travers les interminables paragraphes descriptifs sans alinéas de 10 pages, et suffoquer dans les immondes descriptions scatologiques et autres...
Bref, j'ai terminé le bouquin, "ouf" et j'ai filé à la fnac m'acheter un ptit polar de 200 pages, avec "des mots faciles que je les comprends tous", et des vrais alinéas ! :D
Je l'ai reçu pour Noël, j'ai hâte de le commencer ! Je suis assez fan des gros livres interminables (j'aime pas lire des livres de moins de 500 pages :D ), mais je m'attends à quelque chose de corsé, effectivement.
D'abord je termine Un monde sans fin, de Ken Follet, la suite des piliers de la Terre. Une fresque épique franchement géniale au coeur du Moyen-Âge, j'adore !!
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Bien content d'avoir trouvé Une histoire Birmane de Orwell, que je croyais épuisé :
Une histoire birmane est le premier roman de George Orwell. Publié en 1934, il est directement inspiré de son expérience d'ancien fonctionnaire britannique en Birmanie. L'"occupation" anglaise en Birmanie n'est manifestement simple pour personne : entre anglais domine le sentiment de la supériorité blanche face aux bouseux locaux. Malheur à celui qui considère les birmans comme des êtres humains !
Parmi les birmans, les conflits d'intérêt font leur chemin, la reconnaissance n'est rien si elle ne vient pas des blancs, autrement dit si on n'est pas admis au Club, réservé aux anglais. Et ça complote, ça complote pour parvenir à cette gloire. Malheur au birman qui compte un anglais parmi ses amis !
Sur fond d'alcoolisme, de désoeuvrement complet, de méchanceté anglaise, de magouilles misérables, de pauvreté et d'esclavagisme birman, George Orwell tisse parfaitement sa toile pour nous restituer le climat local de la colonisation anglaise en Birmanie.
Un livre exaltant de la première page à la dernière, et une réflexion poussée sur la colonisation en général. (trouvé sur le net)
Ou encore : Dans une petite ville du nord de la Birmanie, sept Européens tournent en rond dans l'alcool, l'ennui, le sexe et le mépris des populations locales. (ailleurs sur le net). Avouez qu'un pitch comme ça donne envie !
Je l'avais lu en revenant de Bali la première fois, en manque justement de moiteur tropicale
. Orwell est grand ! (+)
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J'ai besoin de trouver une lecture qui parlerait d'économie et de la société française, mais je suis vraiment un lecteur très occasionnel. Si vous connaissez des romans sympas où on pourrait retrouver certains traits de la société actuelle, faites moi signe
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raph6710 a écrit, le 2009-01-23 13:31:02 : J'ai besoin de trouver une lecture qui parlerait d'économie et de la société française, mais je suis vraiment un lecteur très occasionnel. Si vous connaissez des romans sympas où on pourrait retrouver certains traits de la société actuelle, faites moi signe
Houellebecq evidemment. Pour débuter, "Extension du domaine de la lutte" -
Un petit mot pour signaler la sortie en poche de "Porno" d'Irvine Welsh chez Points. Pour faire simple, c'est la suite du celebrissime Trainspotting, 10 ans après le coup de pute de Renton. On y retrouve avec joie Sick Boy, Spud, Begbie etc... embarqués dans un projet qui n'est rien de moins que la production du meilleur film porno de la décennie. Attention âme sensibles, passez votre chemin. Langage fleuri, situations burlesques et sub-culture ecossaise sont de mise dans ce roman dédicacé entre autres à Franck Sauzée!
Irvine Welsh, qui m'avait régalé avec "Une ordure", repousse les limites encore un peu plus loin, et prouve qu'il est définitivement un des écrivain britannique les plus important (déviant) de sa génération. Un gros pavé de plaisir, pour qui aime se plonger dans ce genre d'univers glauque, drôle, et sacrément abouti. -
Encore une claque du père Gary à travers un recueil de nouvelles inédites intitulé L'Orage.
On pourra notamment y lire cette petite merveille lâchée par un baron allemand au cours d'une conversation en Grèce : "De nos jours, les aviateurs, c'est tout ce qui reste de la mythologie grecque."
Tu m'étonnes !
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takl a écrit, le 2009-03-24 22:58:26 : Un petit mot pour signaler la sortie en poche de "Porno" d'Irvine Welsh chez Points. Pour faire simple, c'est la suite du celebrissime Trainspotting, 10 ans après le coup de pute de Renton. On y retrouve avec joie Sick Boy, Spud, Begbie etc... embarqués dans un projet qui n'est rien de moins que la production du meilleur film porno de la décennie. Attention âme sensibles, passez votre chemin. Langage fleuri, situations burlesques et sub-culture ecossaise sont de mise dans ce roman dédicacé entre autres à Franck Sauzée!
Je n'avais pas vu ton message, mais je plussois, Porno est réellement excellent, peut être même au dessus de Trainspotting au niveau de l'écriture. Malgré son volume, il se lit très facilement tant l'atmosphère qu'il dégage est prenante. -
Tenté par le porno... Euh pardon, par le livre porno (caisse claire cymbale vanne), question à ceux qui ont lus les deux: Peut-on lire porno sans avoir lu Transpotting, ou avoir vu le film?
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Ouais, l'un et l'autre sont liés, mais on peut très bien lire Porno sans avoir lu Trainspotting..; enfin je pense.
Au pire regarde le film, ça sera toujours un bon moment de passé. -
Quel plaisir que celui de parcourir La Nef des Fous de Sébastien Brant, auteur strasbourgeois des XVè et XVIè siècles. Il s'agit d'un des plus grand best-sellers de la grande époque de l'imprimerie rhénane qui, dit-on, a profondément marqué son temps.
Humaniste et surtout moraliste, le doyen de l'université de droit de Strasbourg y dresse le portrait des nombreux fous qui lui sont contemporains, à commencer par lui-même, en dépeignant l'ensemble des vices qu'il détecte dans les moeurs des habitants des grandes villes libres du Rhin, et qui sont pour lui le prisme de la décadence d'un monde chrétien en crise.
De la mode à la beuverie, en passant par l'adultère, les femmes, la vantardise et biens d'autres folies, l'auteur recense pas moins d'une centaines de "péchés capitaux" qui n'ont pas pris une ride...
A mesure du récit, les fous du pays rhénan embarquent, parfois contraints souvent d'eux-mêmes, sur une nef. Voguant sur le Rhin, à la dérive, ils rejoignent le plus grand rassemblement de fous qui existe alors : le carnaval de Bâle !
Outre les précieux éléments historiques qui sont palpables à travers le livre, des proverbes de l'époque à l'esprit doctrinal qui habite l'auteur, ce qui frappe lorsqu'on lit les portraits de fous est avant tout leur intemporalité. En effet et de ce point de vue, l'oeuvre n'a pas pris une ride tant chacun d'entre nous pourrait aujourd'hui se retrouver dans l'un ou plusieurs des fous.
Pour preuve, on y parle déjà de certains stubistes (les brandons de la discorde) :
Celui qui met son corps
entre enclume et marteau,
donnant des coups de becs
sans épargner personne
devra s'en repantir
et s'en mordre les doigts.

Pour 20 euros aux éditions de La Nuée Bleue, voilà un bel ouvrage qui devrait plaire à tous les amoureux de Strasbourg, de l'histoire, et de la truculence. -
captainflirt a écrit, le 2009-03-30 20:34:46 : Encore une claque du père Gary à travers un recueil de nouvelles inédites intitulé L'Orage.
On pourra notamment y lire cette petite merveille lâchée par un baron allemand au cours d'une conversation en Grèce : "De nos jours, les aviateurs, c'est tout ce qui reste de la mythologie grecque."
Tu m'étonnes !
Je viens de le finir et effectivement c'est de la bombe comme toujours chez Gary-Ajar-Bogat-Sinibaldi ou tout autre nom qu'il aimait porter. (+) -
J'ai décidé de me remettre à lire (c'est-à-dire hors contexte professionnel) et me suis plongé dans les Millenium de Stieg Larsson, dont j'avais un peu entendu parler, sans savoir d'ailleurs qu'un film arrivait.
J'ai lu les deux premiers ("Les hommes qui n'aimaient pas les femmes" et "La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette") et suis assez partagé.
Le premier est lent et a une explication bien décevante mais est bien construit. Le second est beaucoup plus rythmé, reposant sur des rebondissements répétés à la manière d'un film d'action US, parfois malheureusement un peu trop gros.
Malgré le prix (grosso modo 20€ le volume de 500-600 pages) et un style d'écriture plutôt décevant (en somme, quelconque), il faut reconnaître qu'on est quand même bien pris dans l'histoire. Bref, même si je trouve ça un peu surfait, ça se lit bien quand même.
Sinon j'ai lu dans le train "Balzac et la petite tailleuse chinoise" de Dai Sijie, plus léger, plus dépaysant, moins sur les personnages, qu'on avale rapidement et agréablement.
Contrairement aux Millenium, se lit très vite. -
Me re voilà, après avoir dit que du bien du livre de Bruno DERRIEN " A bas l'arbitre", je me lance maintenant sur le livre de Laurent PAGANELLI " Paga à nu".

C'est un abécédaire sur sa vie..autant professionnelle, footballistique ou encore privée, voire très privée.
Je ne suis qu'à la lettre C et déjà j'ai beaucoup ri. Après c'est vrai qu'il m'en faut peu...mais si vous aimez Paga sur Canal, vous aimerez son livre.
Préface :
Echauffement.
Sammy TRAORE, Peter CROUCH, Jan KOHLER, John CAREW, Luca TONI.. J'ai bien pensé leur demander d'ecrire une préface pour ce livre, mais ils sont beaucoup trop grands pour moi! Il fallait quelqu'un de plus petit. Et plus petit que moi, y'a pas, alors j'ai décidé de la faire moi-même, cette première page, avant que l'arbitre ne signe le coup d'envoi.
C'est important l'échauffement avant d'entrer sur le terrain. Cela evite de se claquer dès la première minute. Voici pourquoi je vais vous faire une petite causerie d'avant-match...
Petit, je le suis depuis tout-petit, alors prendre de la hauteur, j'en revais. Et me voici devenu auteur...Certes, j'ai perdu la lettre "h" en route, mais ecrire ce livre m'a permis de reciter un alphabet très personnel du football et de mon métier de commentateur télé.
Pas de panique! Comme disait Julio IGLESIAS : "Je n'ai pas changé." Micro en main, aujourd'hui ou balle au pied, au siècle dernier, j'ai toujours aimé les contre-pieds les dribbles, les échappées sur les ailes, les centres a ras-de-terre et les tirs a la limite du hors-jeu. Pareil dans ce bouquin : ne cherchez pas un quelconque ordre chronologique puisque les thèmes ont été classés de A à Z. Vous pouvez même l'ouvrir au hasard et lire les chapitres comme ils viennent.
Si vous aimé les 1 234 livres consacrés au foot parus cette année, celui-ci va sans doute vous faire un choc. Car si à la télévision je me tiens à peu près bien, mon éditeur m'a donné carte blanche pour raconter " ce que je voulais". Vous vous attendez au pire? C'est encore pire !
Alors vous voilà prévenus, à vous de choisir de tourner la page et d'entrer sur le terrain, ou bien de reposer discrètement ce livre sur la table de votre librairie et de retourner au vestiaire.
Allez, venez, on va rigoler...
Voilà voila...Et je peux vous l'affirmez...on rit; surtout si, en lisant, on imagine l'accent de Paga. -
"Petit" topo sur 3 mois 1/2 de lectures :)
Lectures passées
- Les piliers de la terre, Ken Follett : Un joli pavé d'un petit peu plus de 1000 pages qui raconte à la fois l'histoire d'une famille, d'un comté, d'un prieuré et celle de l'Angleterre du XIIe siècle sur fond de construction de cathédrale. L'auteur s'est appuyé sur d'importantes recherches historiques et donne naissance à une fresque très romanesque, dans laquelle tous les personnages se croisent d'une manière ou d'une autre au début, sans que l'on sache si cela aura une importance et une incidence par la suite, ce qui renforce l'aspect de narration très bien ficelée qui s'en dégage.
- Pot-Bouille, Emile Zola : Le récit de la vie d'un immeuble haussmannien, avec toutes les petites cachotteries et les petits secrets de la bourgeoisie qui y vit. Tout parait lisse de l'extérieur et tous les habitants peuvent sembler exemplaires, mais en réalité aucun ne parvient à rattraper l'autre : de la mère qui veut absolument marier ses filles en soutirant une dot à son frère alcoolique, aux bonnes qui cancanent sur leurs patrons et patronnes, en passant par le héros, Octave Mouret, que l'on retrouve dans Au Bonheur des Dames, qui cherche par tous les moyens à avancer socialement. C'est une peinture exécrable des moeurs de l'époque mais c'est ce qui rend ce roman très bon : pas le meilleur de Zola mais très bon quand même.
- Arsène Lupin, Maurice Leblanc : J'ai lu une trentaine d'aventures du gentleman-cambrioleur : une lecture facile, rapide et divertissante, même si une fois qu'on en a lu plusieurs, on comprend vite le fonctionnement et ce qui va suivre. Un énorme bémol pour les pièces de théâtre qui ne rendent pas justice à la plume de l'auteur et ne permettent pas de mettre en avant les aventures d'Arsène Lupin.
- Confessor et Debt of Bones, Terry Goodkind : Suite et fin d'une série de bouquins de fantasy qui s'appelle en français « L'Epée de vérité ». J'ai enfin lu le onzième et dernier tome en sautant les deux précédents qui étaient indigestes dès les premières pages et qui reprenaient beaucoup d'aspects des précédents. Une fin qui n'est pas mémorable mais qui reste bien réalisée : petit déception certainement liée au fait que s'achève un cycle commencé il y a 7 ans lors de la sortie en Français du premier tome. A noter pour ceux qui connaissent et qui attendaient la suite que les éditions Bragelonne sortent le tome 9 en Français le 18 juin.
- Cycle Patrick Kenzie / Angela Gennaro, Dennis Lehane : Cinq polars écrits par l'auteur de Mystic River : Un dernier verre avant la guerre, Sacré, Ténèbres, prenez-moi la main, Gone, Baby Gone et Prières pour la pluie. Cinq enquêtes de deux détectives dans le Boston des années 90 : c'est politiquement incorrect, froid, direct, mais très prenant et plutôt bien écrit. On est pris dans l'intrigue, sans lâcher le bouquin, et on se sent un peu voir très mal à l'aise à la fin, ce qui finit par être plutôt rare.
- La vague, Todd Strasser : L'histoire vraie de cette expérience menée par un professeur d'histoire américain qui voulait expliquer les mécanismes de mise en place du nazisme à ses élèves et finit par créer un semblant de parti autour de sa personnalité. Je n'ai pas vu le film qui est sorti cette année, mais j'ai lu le livre... en Français. C'est très mal écrit, ou peut-être plutôt très mal traduit, ce qui gâche à mon sens un peu la découverte de cette histoire assez incroyable.
- Voyage dans le Troisième Reich : Livre allemand à la base, recueil de textes de différents auteurs de plusieurs nationalités qui expriment leur ressenti par rapport au nazisme, avant et pendant le régime nazi. C'est très intéressant de voir les pronazis, ceux qui leur sont radicalement opposés, et ceux dont l'avis évoluera au cours des années, de l'admiration au dégoût. Le texte le plus fascinant est pour moi celui de Denis de Rougemont qui se rend à un meeting nazi pour voir et qui se retrouve au milieu de cette foule qui applaudit et scande le nom de Hitler : pétrifié, il écrit a posteriori cette phrase terriblement révélatrice de ce qu'étaient ces rassemblements : « Je suis seul, et ils sont tous ensemble ».
Lectures en cours
- Les mots migrateurs. Les tribulations du Français en Europe, Marie Treps : Un livre qui retrace le parcours du Français dans les pays européens, ses rencontres avec les autres langues et ce qu'il en reste aujourd'hui. C'est à la fois fascinant et amusant, et l'auteur ne tombe pas dans le récit didactique, au contraire. J'ai pour l'instant uniquement lu les chapitres dédiés à des langues que je connais, cela produira peut-être moins d'échos dans les chapitres consacrés au grec ou au norvégien par exemple.
- Journal, Hélène Berr : Livre que l'on a qualifié de Journal d'Anne Franck français, il est la retranscription d'un journal intime d'une étudiante en anglais juive sous l'Occupation. Déportée a Auschwitz en 1944, elle succombera à l'épuisement à Bergen-Belsen en 1945. Elle fait preuve dans son journal d'une clairvoyance saisissante par rapport au drame qui se prépare, et la qualité littéraire de ses écrits est indéniable.
- Le retour, Bernard Schlink : Peter, enfant, découvre un jour l'histoire d'un soldat allemand qui, prisonnier des Russes, s'évade et parvient à regagner son pays. Il part retrouver sa femme et découvre qu'elle a refait sa vie. Je n'en suis qu'aux premières pages, mais c'est bien écrit, et on comprend peu à peu comment il va tomber sur l'histoire de ce soldat dont nous parle la quatrième de couverture. Hâte de découvrir la suite. -
Lu Millenium 3 - La reine dans le palais des courants d'air, de Stieg Larsson, qui vient achever la trilogie évoquée dans mon message précédent.
Le sentiment décrit précédemment est encore plus fort : c'est de plus en plus gros, de plus en plus "hollywoodien" avec moult rebondissements et capilotractions mais ça se dévore
Je pense que le volume 1 est le plus travaillé mais pas forcément celui qui se lit vite, contrairement aux deux suivants. A noter que si tout se suit et est lié, le premier peut se lire seul, tandis que le 3 est la continuité immédiate du 2.
Lu aussi La promesse de l'aube, de Romain Gary, avec une transition facilitée.
Sentiment d'une très grande qualité d'écriture, c'est très fin - j'en ai conscience et j'en suis convaincu - mais voilà, 300 pages autobiographiques sur sa mère, faut parfois se forcer pour continuer. Et pourtant, quel portrait (+)
Là encore je pense qu'on peut faire le parallèle avec le cinéma, et on se surprend malheureusement à préférer le fast food, plus facile, à la bonne cuisine franchouillarde
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Je suis en train de lire Gomorra, de Roberto Saviano. Sacrée claque.
En dehors des clichés classique sur la mafia, je ne connaissais pas du tout le système de la camorra, c'est tout bonnement dingue. Ça a beau être horrible, c'est un milieu tout simplement fascinant, bien plus que "juste" du trafic de drogue et du racket, infiltrant toutes les domaines de la vie napolitaine.
C'est très bien écrit, et documenté d'une façon juste hallucinante. Saviano vit d'ailleurs sous protection policière constante, car il est menacé de mort par la Camorra. Il est quand même sacrément couillu le bonhomme, il est clairement condamné à mort, et le savait, mais il voulait faire éclater la vérité. Admirable.
Bref, lisez le, ça vaut le coup. Il parait que le film est bien aussi mais je n'ai pas encore eu l'occasion de le voir...
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