Ludovic Ajorque, joueur du mois de janvier

Note
5.0 / 5 (1 note)
Date
Catégorie
Joueur du mois
Lectures
Lu 1.196 fois
Auteur(s)
Par amalinho
Commentaires
6 comm.
IMG_1129.JPG
© fsrcs

Après des débuts difficiles au Racing, rongés par les blessures, Ludovic Ajorque a su exposer toute sa palette technique au public strasbourgeois. Impliqué sur 7 buts en 5 matchs en 2019, c’est logiquement l’homme en forme. Il est élu joueur du mois de janvier.

Ludovic Ajorque, maître de cérémonie


Fin décembre, la reprise de janvier inquiétait. Le Racing était presque promis à l’enfer. Finalement, un mois et 7 matchs plus tard, c’est bien sur le toit de la Tour Eiffel qu’il est assis. A part le PSG, toutes les équipes se seront cognées les dents face aux Alsaciens. Ludovic Ajorque notamment est de ceux qui ont profité des fêtes pour se reposer. Les trois jours supplémentaires offerts par le report du match contre Grenoble sont bienvenus également. L’année 2019 démarrait de plus belle au Groupama Stadium, où le géant réunionnais a inscrit son premier but de l’année civile, sur penalty. Victoire 2-1 face à la bande à Aulas, direction les demi-finales. Buteur, une nouvelle fois, 3 jours plus tard, dans un autre Stadium. Cette fois-ci, c’est le Téfécé qui a subi la loi du buteur strasbourgeois et sa parfaite entente avec Adrien Thomasson. Les semaines passent et se ressemblent. Rien ne semble pouvoir arrêter Strasbourg. Ni même un déplacement à Louis II, traditionnellement mauvais pour nos joueurs. Score sans appel : 5-1 avec un Ludovic Ajorque monstrueux et un collectif impressionnant. Deux beaux buts, une passe décisive, déplacement prolifique pour le Réunionnais. A partir de là, c’est une potentielle histoire d’amour qui commence avec le public. Et à ceux qui doutaient encore de lui à l’issue de ce match, il a donné rendez-vous, fin janvier, en demi-finale de coupe de la Ligue contre des Girondins qu’on attendait revanchards. Il n’en sera rien, et la triplette Ludovic Ajorque, Lebo Mothiba, Kenny Lala propulse le Racing à Mauroy. Oh putain ça va chier !

Matz Sels à la baguette


Lui, ce classement, il l’apprécie, et a déjà remporté ce titre deux fois : en octobre et en novembre. Des échos ont soufflé le long du Krimmeri. D’abord, depuis la Garonne, où la voix de Gandalf se faisait entendre. Puis, un chuchotement dans les travées de La Meinau, pour bien nous rappeler que Matz Sels n’avait pas fini de s’illustrer. La suite de la saison ne se fera pas sans un gardien autant décisif qu’en première partie de saison. Sa verticale devant Steven Moreira aura permis de bien débuter l’année. Surtout, il nous rappelle qu’un bon gardien rapporte des points. Le bougre a même supposé une once de qualification éventuelle face au PSG, tant il a été décisif, au point d’en écœurer les attaquants. Malheureusement, le Racing a fini par céder comme le pied d’appui de Neymar. La seule défaite du mois. Prochain défi pour le portier belge : empêcher Stéphane Bahoken de marquer.

Lamine Koné bien taillé.


Cet été, des incertitudes étaient posés autour de lui. Il venait de vivre une saison compliquée avec Sunderland, relégation à la clé. Dans quel état venait-il rallier l’Alsace, physiquement, sportivement et mentalement ? Intégré petit à petit dans l’effectif, Thierry Laurey semble bien l’avoir géré. Aujourd’hui, il est un roc parmi les trois centraux de base de la formation. Selon les matchs, il arrive à bien compléter Stefan Mitrovic, sur sa gauche, et les montées de Kenny Lala, sur sa droite. Dans les duels aériens, il est très solide et en perd très peu. Le chantier entamé cet été, dans la construction d’un bloc défensif plus solide que ceux que Thierry Laurey a fréquentés depuis son arrivée, a été efficace. Un Koné peut en cacher un autre et ce serait un euphémisme de dire que le Racing a trouvé un meilleur Koné. En plus d’empêcher les attaquants adverses de marquer, ce qui est quand même sa première tâche, Lamine Koné a pu inscrire son deuxième but en… deux matchs, contre Lyon, après avoir débloqué son compteur sous le maillot bleu et blanc contre Nice pour la dernière de l’année. On peut le dire, pour lui, l’année a commencé comme elle a terminé : de la plus belle des manières.

Mentions spéciales à Youssouf Fofana, le minot du groupe, présent au pied du podium. Ainsi qu'à Bingourou Kamara, doublure de choc, Adrien Thomasson, métronome, Kenny Lala, Pablo Martinez, Ibrahima Sissoko et Jonas Martin.

Les flops


Lebo Mothiba, machine rayée



L’efficacité devant les buts. C’était sa marque de fabrique à lui, le petit artiste sud-africain. Le meilleur buteur du club peinait à alourdir son bilan personnel. Un but contre Caen le 9 décembre et puis plus rien. Pire encore, il n’était pas décisif dans le jeu, peu influent sur le rendement offensif de l’équipe. Un petit halo lumineux de lui-même, après avoir tant brillé. Peut-être usé physiquement d’une phase aller prolifique, peut-être heurté psychologiquement par un ou des ballons loupés devant les buts, des derniers gestes ratés. Le manque de confiance chez un attaquant s’installe vite et a de lourdes conséquences sur la finition. Contre Bordeaux, en demi-finale, sur le premier but, Lebo Mothiba manque le centre en retrait de Lala comme s’il ne savait pas quoi faire de ses jambes. Les images sont assez criantes. En octobre, ce geste, il le réussissait systématiquement et c’aura été sa grande force d’ailleurs. Finalement, il fera la paix avec les filets en inscrivant les deux offrandes suivantes. La joie d’un Homme et la confiance d’un buteur retrouvées, il reste préféré en attaque, aux dépens de Nuno Da Costa. Samedi, on devrait encore le voir à l’œuvre avec Ludovic Ajorque à ses côtés.

Stefan Mitrovic voit rouge.


C’est simple. Le Racing cette saison a écopé de deux cartons rouges. Tous adressés au capitaine Stefan Mitrovic. Celui qui ne vit que pour le football et qui a sa vision précise du rôle d’un capitaine n’est pas connu pour être le plus doux des agneaux. Recordman du nombre de cartons jaunes parmi les joueurs du Racing cette saison, à égalité avec Jonas Martin, il n’est pas là pour enfiler des perles. Ni se faire des amis. En effet, Stefan Mitrovic a commis 14 fautes en 19 matchs seulement. Bilan honorable pour un rugueux défenseur central, mais il a écopé de 7 cartons jaunes. Et deux rouges directs. De plus, c’est moins important pour lui certes, mais il fait partie des deux joueurs de champ à avoir disputé au moins 1 000 minutes de jeu et n’avoir pourtant pas marqué, avec Anthony Caci. En revanche, on souligne l’hygiène de vie du Serbe puisque les seuls matchs qu’il a manqués sont ceux suite à ses cartons rouges. Aucun pour blessure et ça, c’est appréciable. Il faut aussi le dire, quand les choses sont bien faites.

Dimitri Liénard en pleine disette.


Le chouchou de la Meinau a définitivement du mal, cette saison. Faut dire que les qualités footballistiques des concurrents à son poste sont bien au-delà des siennes. Le niveau moyen de l’effectif a augmenté alors que le sien n’ira pas plus haut. Il a même été contraint de se retrouver dans une position inédite de piston gauche cette saison. Autrement, Dimitri Liénard doit se contenter du faible temps de jeu proposé par les seuls matchs de coupe. Heureusement pour lui, le Racing ne fait pas de mauvais parcours dans ces exercices. Bien sûr que la situation est délicate pour lui, habitué à avoir plus de temps de jeu. Bien sûr également que sa disette offensive est difficile à traverser, habitué à être plus décisif pour l’équipe. Seulement un but et trois passes décisives toutes compétitions confondues pour le Belfortain dont chacune des passes effectuée sur coup de pied arrêté. Et ses prestations en coupe, ou en championnat quand il joue, n’encouragent pas Thierry Laurey à l’utiliser plus souvent. Souvent moyen, ou trop neutre, Dimitri Liénard, habituel diesel en cours de saison, capable de relever la tête en même temps que son niveau de jeu, n’y arrive cette fois-ci pas. Probablement la faute à une marche trop haute pour lui. Et c’est logique, compte tenu de l’effectif actuel, la profondeur de banc, le niveau de jeu et surtout la bonne passe actuelle du club. Difficile, si ce n’est plus, de chambouler une équipe qui tourne si bien. A Dimitri Liénard d’en prendre pleine conscience et profiter pleinement de côtoyer de si bons pratiquants, bien loin des inventaires du rayon liquide d’un supermarché.

Encouragements spéciaux à Anthony Caci et Abdallah N'Dour, qui n'ont pas réalisé leur meilleur mois sous les couleurs alsaciennes.

Le classement complet


JoueurMatchsLyon - RCS 1-2Toulouse - RCS 1-2Grenoble - RCS 0-0, 0-1apMonaco - RCS 1-5Paris SG - RCS 2-0RCS - Bordeaux 1-0RCS - Bordeaux 3-2Moyenne
Ludovic Ajorque51.62.162.921.652.842.23
Matz Sels42.020.572.781.911.82
Lamine Koné62.240.5701.292.291.121.25
Youssouf Fofana51.261.761.650.410.461.11
Bingourou Kamara32.222.76-2.290.9
Adrien Thomasson5-0.461.871.160.91-0.110.67
Kenny Lala5-2.181.030.61.81.50.55
Pablo Martinez6-1.770.7101.071.71.390.52
Ibrahima Sissoko5-0.251.711.51-1.38-0.530.21
Jonas Martin31.76-0.42-0.960.13
Abdallah N'Dour31.76-0.44-1.82-0.17
Anthony Caci50.67-1.490.550.22-1.18-0.25
Dimitri Liénard5-0.18-0.73-0.640.96-1.36-0.39
Stefan Mitrovic50.17-1.321.76-2.13-1.38-0.58
Lebo Mothiba3-1.68-1.791.61-0.62

amalinho

Commentaires (6)

Flux RSS 6 messages · 1.066 lectures · Premier message par donizzio · Dernier message par niklas91

Commenter