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Paroles...

04/11/2010 22:12
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Interview Jafar Hilali

http://blogenclasse.crdp-limousin.fr/classes/23/ime-grand-bourg/w...

Il n'y aura ni vente du Racing, ni dépôt de bilan. Jafar Hilali met ainsi un terme aux rumeurs qui circulent dans le microcosme strasbourgeois depuis plusieurs jours, à travers une interview qu'il a accordé à notre site internet ce dimanche. Sa volonté est de s'inscrire durablement à la tête du Racing Club de Strasbourg et à remonter le club dans un premier temps en L2 et dans un second en L1. Il espère cependant que le risque de problèmes de trésorerie à court terme soit évité si les partenaires du club honorent leurs engagements dans les délais. Suite à la réunion du 6 octobre entre la direction du club (Hilali, Plessis et Krebs) et les associations de supporters du kop (UB90 et KCB), réunion qui s'était mal finie, nous étions ressortis bredouilles et insatisfaits des réponses obtenues. C'est à ce titre que nous avions co-signé le communiqué paru le jour du match face à Fréjus. Nous n'avons cependant pas rompu les liens avec Jafar Hilali, tant il était important pour nous d'obtenir des réponses aux questions cruciales sur l'avenir du Racing. Ainsi, les échanges par mails se sont intensifiés depuis 10 jours et nous nous sommes longuemment entretenus téléphoniquement avec lui ce jeudi soir. Au cours de cet échange, il a........



.......répondu de façon constructive et détaillée à toutes nos questions, interrogations et craintes. Ses propos étaient tout autres que ceux du 6 octobre: pas de bottage en touche, ni de réponse évasive ou floue. Une réponse claire et précise a été obtenue à toute nos questions.

Même si la sanction relative à la fermeture du Kop semble maintenue à ce jour, nous lui avons fait part de notre opinion à ce sujet et lui avons suggéré de ne pas tenir rigueur aux associations de supporters qui ont eu un comportement digne et exemplaire malgré cette descente aux enfers au cours des trois dernières années. Nous lui avons aussi garanti que ses craintes de violence de la part des supporters n'avaient pas lieu d'être.

Nous avons tout fait pour influer et pour pacifier la situation, tant il est inacceptable pour nous que l'avenir des UB90 soit menacé et tant nous souhaitons qu'une ambiance positive autour du club revienne enfin au goût du jour puisqu'il est important que les joueurs puissent sereinement nous sortir sportivement de cette galère et remonter en L2 dès cette saison.

Après cet échange téléphonique, nous lui avons demandé s'il acceptait de répondre à une interview (sa première) pour nous donner son regard sur l'actualité du club et sur ce qui s'est passé depuis 10 mois.

Vous retrouverez ainsi ici bas l'intégralité de ses réponses.

Bonne lecture.



Jafar, les derniers résultats du club en championnat sont mi-figue, mi-raisin : êtes vous déçus ou encore confiant ?

Nous avons une équipe techniquement au dessus des autres. Beaucoup de joueurs sont issus du centre. Ils ont pu bénéficier d'une excellente formation. Cette équipe est un peu jeune et il faut toujours un peu de temps pour trouver ses marques.

Un premier constat est de faire la différence entre les matchs à la Meinau où nous avons un public qui aide les joueurs à gagner les matchs quand l'équipe est au complet et le manque de réussite des matchs à l'extérieur. L'encadrement sportif travaille énormément sur ce point et je suis convaincu que tous leurs efforts finiront par payer.

L'objectif reste-t-il la montée ?
Bien sûr et jusqu'au dernier jour. Laurent Fournier m'a prévenu dès le départ que le championnat en national serait très dur mais il reste 85 points à prendre. Le coach et les joueurs feront tout pour remonter


Allez-vous renforcer l'équipe ? Si oui, avec quels moyens financiers ?

Nous avons déjà commencé avec l'arrivée de Bill Tchato qui va apporter par son expérience et fera beaucoup de bien dans les vestiaires pour encadrer avec les anciens nos jeunes joueurs. Il devrait notamment faire du bien lors des matchs où nous menons pour conserver la victoire.

Nous faisons également en sorte de ramener d'autres joueurs même si la masse salarial est encadrée par la DNCG. Nous avons demandé à des clubs amis (Monaco , PSG, Arles ...) de nous prêter certains de leurs joueurs en équipe réserve avant même que le mercato hivernal ne commence. Ces choses là prennent toujours beaucoup de temps et nous sommes contraints d'être patients.

Avez-vous toujours confiance en Laurent Fournier ?

J'ai confiance en Laurent Fournier et en Jacky Canosi qui le seconde.

Le premier a une grande expérience du National et fait le maximum pour mettre en confiance le groupe pour qu'il trouve son rythme de croisière. Il a parfaitement conscience des enjeux et a tout mon soutien.

Jacky connait tous les joueurs et les jeunes du centre. Ils font un très bon duo.

Jérôme Rothen a décliné l'offre du Racing : comment se sont déroulées les négociations et y avait-il vraiment une chance qu'il vienne ?

J'ai contacté moi-même Jérôme pour lui demander de venir. Il a pris le temps de me rappeler à plusieurs reprises et n'a pas complètement fermé la porte. Il doit avant tout gérer avec le PSG sa situation pour pouvoir décider de la suite de sa carrière. Il a légitimement envie de continuer a évoluer en ligue 1. Il veut attendre de voir ce qui se passe pendant le prochain mercato et nous verrons d'ici la.

Concernant Brunel et Diawara, où en sont ces deux dossiers ?

J'attends dans les prochains jours la réponse de Kaba Diawara et nous verrons avec le coach s'il décide de l'intégrer dans son effectif. Nous avons demandé a Arles Avignon de prendre l'intégralité de son salaire à sa charger en échange de l'abandon du suivi sur Franck Dja Dje Dje.

Concernant Brunel, nous ne pouvons pas malheureusement prendre en charge son salaire à cause des contraintes de la DNCG.

Avez-vous des contacts avec d'autres joueurs ?

Oui notamment Albert Banning qui est en soin chez nous mais également d'autres joueurs.

Nous avons plusieurs dossiers en cours. Nous sommes à la recherche d'un milieu offensif et d'un attaquant.

Extra-sportif :


De nombreuses rumeurs vous annoncent comme désireux de vendre le club. Qu'en est-il ?

J'ai reçu des propositions mais nous ne sommes pas vendeurs. Alain Fontenla et moi même avons 50 % respectivement des parts de Fc Football ltd.

Si nous avions voulu vendre, nous n'aurions pas réinjecté 2,6 millions supplémentaires en juillet.

On parle également de dépôt de bilan : les supporters ont-ils tort ou raison de s'inquiéter ?

Dépôt de Bilan non car nous avons assuré les besoins en trésorerie jusqu'à la fin de la saison an accord avec la DNCG.

Nous avons un budget de 9 millions pour cette année.

De ce montant, nous avons déjà mis environ 4 millions (2,6 en apport en compte courant + 0,95 millions de la vente de Magueye Gueye + 233 000 euros de la Ligue )

Il manque maintenant sur ces 9 millions, les subventions et le montant des prestations des collectivités ( 3 millions environ en raison d'un léger retard de paiement) , l'argent du sponsoring de Sportfive, un solde de 550 000 euros de Magaye Gueye en Janvier, 750 000 euros d'aide à la relégation de la ligue, de la billetterie ... ce qui fait environ 5 millions d'euros.

Ces montants vont évidemment être honorés mais nous craignons un problème de trésorerie si cette attente devient trop longue. Ce point ne dépend plus de nous pour être honnête mais de nos différents partenaires.

Qu'avez-vous à dire pour rassurer les amoureux du club qui pensent que vous ne remettrez pas de l'argent dans les caisses du Racing si un jour sa survie en dépendait ?


J'ai déjà prouvé à plusieurs reprises que je pouvais sauver le Racing.

Le problème que les amoureux du club doivent comprendre est que nous demandons également un climat apaisé pour ne pas avoir l'impression d'être les dindons de la farce et de devoir payer tous les trois mois les erreurs des autres.

Si les conditions sont trouvées nous ferons le nécessaire le moment venu.


Les supporters que vous avez rencontrés le 6 octobre à la Meinau se sont longuement exprimés sur cette réunion qui s'est mal terminée. Quel est votre résumé à vous de ces échanges et comment les avez-vous vécus ?

Nous étions 7 personnes présent a cette rencontre :

Certains représentants de supporters : Julien pour le KCB et 3 personnes des UB90 (Greg, Lekost et une jeune fille). Nous regrettons qu'à cette réunion les autres représentants des supporters n'aient pas été présents.

Du côté du club, le président, Christophe Krebs et moi même.

La discussion a duré un peu plus d'une heure et demi et a dérapé les 5 dernières minutes.

Greg a monopolisé la parole quasiment toute la discussion. C'est un amoureux du club qui l'exprime à sa façon : un peu agressif tout en essayant d'être constructif. Ce que je retiens de ces interventions c'est un sentiment de tristesse profond en raison des péripéties du club depuis 5 ans.

Il a posé des questions dans tous les sens. Il donnait l'impression d'être dans la peau d'un juge qui demande à ce qu'on lui rende des comptes.

Du mieux que j'ai pu, et comprenant la déchirure qu'il vivait, je me suis efforce de répondre a ses invectives tout en lui disant de ne pas dépasser une certaine limite du respectable.

La moitié de ses questions n'avait aucun sens. Il a été jusqu'à me demander pourquoi nous avions payé ce club 1,6 millions.

J'ai cherché pendant toute la discussion à lui donner des réponses d'ensemble car on sentait bien qu'il ne maîtrisait pas le dossier de l'intérieur et que son analyse était approximative voir déformée par un certain ressenti.

Il n'a à mon avis pas compris non plus le sens de la réunion et s'est enfermé comme souvent dans une logique d'accusation. A la sortie de cette réunion, j ai comparé sa présence au tribunal de guantanamo.

Je pense tout de même qu'il y a eu du positif dans cette réunion malgré ses insultes à la fin de la réunion pour lesquelles je ne lui porte aucune rigueur. Il a été dépassé par ses émotions c'est évident.

Nous allons refaire des réunions de supporters mais cette fois ci avec toutes les familles de supporters que je dois normalement voir dans 2 semaines

Vous avez décidé de fermer le Kop pour 3 matchs : pourquoi avoir pris cette décision et est-elle maintenue après une semaine de réflexion ?

Il est de ma responsabilité d'assurer la sécurite dans ce stade.

A la sortie du match contre Châteauroux, il y a tout juste 4 mois et suite a cette défaite, malheureusement une partie des supporters alsaciens ont a cassé dans la tribune visiteurs.

Châteauroux est encore sous le choc et n'avait jamais assisté a un tel spectacle dans l'enceinte de son stade.

Je comprends la déception de certaines personnes mais la violence ne mène à rien et il faut quelquefois être excessif et montrer ses muscles pour éviter que des drames ne se reproduisent.

Par ailleurs nous avons un groupe jeune et notre coach a du modifier la feuille de match en raison de ces banderoles. Je suis derrière mon groupe et je dois le protéger par tous les moyens. Je sais être juste mais je ne peux pas laisser faire les choses sans réagir.

Comment allez-vous sortir de ce litige avec les supporters ? On voit mal à ce jour quelle pourrait en être l'issue.


Il ne s'agit que d'une minorité des supporters. Je me suis depuis entretenu avec de nombreux autres qui adhèrent a mon initiative et qui refusent la violence a l'intérieur de la Meinau.

Les UB90 sont des passionnés qui ne souhaitent que la réussite de l'équipe mais certains d'entre eux sont plus virulents que d'autres.

Il faudra bien un jour que les choses rentrent dans l'ordre mais d'ici là il faudra être prudent.

Pour rester sur l'actualité des supporters, vous leurs aviez offert une place au conseil de surveillance : pourquoi cette ouverture, pourquoi Arnaud Szymanski et quel est votre regard sur les problèmes que ça a engendré ?

J'ai voulu que les supporters puissent bénéficier eux-mêmes des informations du club sans passer par les approximations de la presse.

Arnaud SZYMANSKI n'a pas pu résister à la pression de certains ultras mais nous pourrons rouvrir le moment venu ce dossier en proposant cette place à des gens avec un peu plus d'expérience


La presse a fait état d'un divorce futur entre vous et Jean-Claude Plessis : est-ce justifié ?

Divorce non car entre Jean-Claude et moi, il y a maintenant une véritable amitié.

Par contre, comme il le dit, nous ne pouvons pas être deux à gouverner.

J'ai un profond respect pour lui et je le remercie pour toute l'aide qu'il m a apportée.

Il m'a offert de me proposer d'être mon conseiller ce que je ne peux évidemment pas refuser.

Il a pris beaucoup de coups et a su rester un Gentleman.


N'avez-vous pas peur que la caution tant sportive qu'auprès du milieu (ligue, dncg, autres dirigeants) qu'est Jean-Claude Plessis laisse un vide en cas de départ ?

Non

De la même façon, le journal l'Alsace de ce samedi fait état d'un probable départ de Jean-Luc Witzel à Aston Villa : qu'en est-il ?

Jean-Luc ne compte absolument pas partir. Il s'agit encore des supputations et des approximations de ce journal.


Vous avez relancé l'espoir d'un nouveau stade pour l'Euro 2016 à Strasbourg ? Tant Proisy, que Keller et Ginestet ont échoué dans ce projet par le passé. Comment allez-vous faire pour le mener à bien ? Avez-vous déjà avancé et des partenaires pour le financer ?

Je ne supporte pas le gâchis. Il s'agit pour l'Alsace d'une chance inouïe. Nous croyons évidemment à ce dossier tout en restant prudents.


Notre projet est de faire construire un stade de 40 000 places pour recevoir les quarts de finale de l'euro 2016 et accueillir le RCS entre temps.

C'est un projet simple qui repose sur un projet de stade plus une zone commerciale de 40/50 000 M2.

Evidemment il revient aux associations de commerçants de Strasbourg de décider s'ils acceptent ce nouveau projet.

La ville n'a pas mis son veto sur ce dossier si elle considère que son montage financier n'est pas handicapant pour les finances de Strasbourg.

La LAFA, la Région et le conseil General sont très attentifs à ce dossier et espèrent qu'ils puissent se réaliser.

Dans ce genre de dossier il faut toujours être très prudent surtout quand on voit que les projets précédents ont échoué.

Mais pour le résumer, le budget total sera de 120 millions d'euros dont une partie sera financée par la revente du foncier pour accueillir une zone commerciale où les locomotives peuvent être Auchan, Carrefour avec à leurs côtés des petits commerçants de la ville. Ces enseignes sont très intéressées par ce projet


Des personnes ont été licenciées puis réintégrées alors que Plessis avait garanti qu'il n'y aurait pas de licenciements : pourriez-vous nous raconter comment cela s'est passé s'il vous plaît ? Pourquoi ce retour en arrière ?

Pour ne pas être langue de bois, il faut savoir que la structure actuelle du club a du mal à fonctionner avec autant de salariés. Nous sommes clairement en surnombre. Certains salariés nous ont quittés.

Il a fallu faire revenir certains salariés a cause du coup financier que représentait leur départ.

Nous devons faire avec la législation en place même si au final c'est la qualité de l'équipe pro qui en prend un coup.

Les salariés comprennent parfaitement la situation. Pour beaucoup ce sont des amoureux du club. Nous comprenons et respectons leurs positions.


Flash-back :


Après avoir parlé de l'actualité du club, revenons un peu en arrière pour analyser les 10 derniers mois.


Pouvez-vous nous raconter en détail comment s'est passé le rachat du Racing ?

L'achat s'est fait très simplement. Maitre Isenegger a proposé à ma société Carousel Finance SA ce dossier. Il est très rare de trouver une telle opportunité de développement et nous avons avec Alain Fontenla pris le risque de cet investissement.

L'idée initiale était de sauver ce club de la relégation et d'assainir ses comptes pour lui donner toute ses chances de remonter en ligue 1.

Nous n'avions pas imaginé une seule seconde le cirque qui allait arriver.


Vous vouliez en quelques sortes rester en retrait et être simples partenaires. Mais le retrait de Roman Loban vous a poussé à la lumière. Vous ne le souhaitiez pas ce qui expliquerait les problèmes de communication lors du rachat ?


L'acquisition du Racing s'est faite rapidement mais nous n'avons pas eu le temps de nous retourner pour la communication.

Dès le début, un malaise s'est installé : on doutait de l'origine des fonds : que pouvez-vous dire aux supporters pour les rassurer ?

Ceux qui ont mis un doute dans la tête des gens avaient évidemment une idée derrière la tête. Ils voulaient récupérer le club sans mettre un sou et ont même reconnu avoir utilisé tous les moyens en leur possession pour récupérer ce club.

C'était évidemment du grand n'importe quoi mais d'après ce qu'ils me disent maintenant c'est comme ça dans leurs affaires.......

Comment avez-vous réussi à faire fortune ?

Nos métiers consistent à réduire les risques des entreprises. Nous les protégeons des banquiers et des financiers qui cherchent à profiter de leur manque d'expertise. Nous aidons les caisses de retraites, les pays en voie de développement et certaines grandes fortunes a ne pas investir dans des produits comme Madoff. Evidemment comme les montants se chiffrent à plusieurs milliards et que nous sommes parvenus à éviter des pertes de plusieurs centaines de millions de dollars, nous sommes récompensés par des commissions sur cela.


L'accueil des actionnaires minoritaires a été violent : comment l'avez-vous vécu ?

Sans affect, hallucinant mais sans affect.

Ils avaient un contentieux avec Philippe Ginestet et ont cristallisé leur haine sur nous.

Dans l'absolu ça n'avait aucune importance sur nous jusqu'au jour où ils ont perturbé le groupe de joueurs et nous ont conduit en national.


Vous, via Alain Fontenla, leur avez proposé de racheter le club: coup de bluff ou bien vraie proposition ?

Vraie proposition mais on a compris à ce moment quelles étaient leurs véritables intentions.


Parallèlement, c'est la DNCG qui vous accueille violemment avec la demande de déposer 3 M€ en caisse : comment avez-vous vécu ce passage devant la DNCG ?

Très mal comme une vraie injustice ...avec le temps ça va mieux. La DNCG a eu peur mais j'ai maintenant la certitude qu'ils ont voulu bien faire et j'ai confiance en leur indépendance. Ils ont eux même pu analyser la situation


Pendant ce temps, le mercato est un peu loupé et Pascal Janin n'obtient pas l'attaquant de pointe qu'il attendait : cela a-t-il pesé dans la relégation ?

Pascal Janin a choisi les joueurs qu'ils voulaient pour le mercato ...il n'a peut être pas choisi les bons mais avec l'effectif qu'il avait il avait sans problème les moyens de rester en ligue 2.

Pour nous il a clairement participé au cirque de certains et a oublié de faire son travail ce qui est une erreur très grave. Les joueurs ont répété à plusieurs reprises la différence de niveau et de professionnalisme avec le nouveau coach.


Des banderoles violentes sont déployées à la Meinau à l'attention d'Alain Fontenla et de Ralph Isenegger : comment ont-elles été perçues ?

Nous savions que les supporters se faisaient manipuler par un petit groupe de repreneurs.

Nous avons pour votre information attaqué Dominique Pignatelli qui est passé en jugement la semaine dernière pour les propos honteux et diffamatoires qu'il a tenu contre nous.


La personnalité de Ralph Isenegger a vraiment engendré un climat de suspicion : le comprenez-vous ? Quel a été son rôle lors du rachat et au cours des premiers mois ? Travaille-t-il encore pour le club ?

Il ne fait plus partie de ce projet. Il est comme tous les agents, intéressé par les joueurs.

Il est également avocat et m'a présenté ce dossier. C'est un homme d'affaires.

Pour le bien du Racing il fallait qu'il parte.


Fournier et Dayan se sont succédé avant que Plessis ne prenne le relais : pourquoi cela n'a-t-il pas fonctionné avec les deux premiers ?

Julien Fournier a subi trop de pression de certains repreneurs.

Luc Dayan n'a pas respecté les conditions de son contrat et nous l'avons attaqué pour cela.


Ces deux procès sont encore en cours : le Racing risque-t-il gros ?

Non nous sommes confiants dans ces deux dossiers mais la décision finale revient au juge.

Julien Fournier a un contrat qui n'a à priori aucune valeur légale car il a éé signé par une personne non autorisée à le faire.

Concernant Luc Dayan, n'ayant rempli son contrat nous l'avons dénoncé et justifié par un courrier documenté.

La rumeur veut que Ginestet serait parti en ayant laissé des cadavres dans les placards : qu'avez-vous découvert à votre arrivée et dans quelle situation financière se trouvait le club ?

Philippe Ginestet n'a rien caché.

Le Racing a deux commissaires aux comptes et il ne pouvait rien cacher.

Nous connaissions l'ensemble des dettes et des litiges. C'est la procédure classique lors du rachat d'une société.


En l'achetant 1,6 M€ avez-vous le sentiment de vous être fait avoir ou d'avoir fait une bonne affaire ?
Lors de l'achat une très bonne affaire. Mais suite aux perturbations venue de l'extérieur un peu moins.


Quelles sont vos motivations pour mettre (ou garantir) une somme colossale de 7 M€ en 10 mois dans un club de foot de L2 puis de national ?

La certitude que dans un environnement calme et serein nous pouvons aider ce club à remonter.


Refus de subventionner au début, puis achat du centre de formation à la fin : Comment se sont passé les relations avec la ville de décembre 2009 à juillet 2010 ?

La ville a pris le temps d'étudier réellement les tenants et aboutissants du dossier.

Elle a compris nos intentions et, comme la Région et le Conseil General, a tout fait pour sauver le Racing avec nous.


Le Racing débute bien l'année 2010 puis s'écroule et est relégué en national : quelles sont selon vous les raisons de cet accident industriel ?

L'instabilité permanente.....le sentiment d'impunité de certains...


Quelles sont selon vous les erreurs que vous avez commises tant sportivement qu'extra-sportivement de décembre 2009 à juin 2010 ?

Le choix de certains dirigeants et le maintien de Pascal Janin.

Qui est responsable de cette relégation en national ?

Tout le monde


Sitterlé vous tend la main et est prêt à ouvrir son carnet de chèque cet été pour éviter une relégation en CFA : pourquoi cela a-t-il capoté ?

Sitterlé est un homme d'affaires et les hommes d'affaires ne tendent jamais la main....


Au début Alain Fontenla était seul maître à bord mais on sentait que quelqu'un tirait les ficelles (en l'occurrence vous). Pourquoi être resté caché et comment pouvez vous avoir tant d'influence alors que vous n'êtes qu'actionnaire minoritaire ?

Au départ je suis en partie bailleur de fonds. Ensuite j'ai aidé mon ami et client Alain.


Nous sommes maintenant à 50/50 dans le Racing


Maintenant c'est vous qui êtes au volant du club. Pourquoi mettre les mains dans le cambouis et n'avez-vous pas peur de prendre des coups ?

Je suis insensible aux coups car je crois dans la valeur travail.

Je suis dans le directoire car personne ne veut faire le travail ingrat mais il faut le faire pour sauver le Racing.

Ensuite je veux construire un projet dans la durée aussi bien sportif qu'extra sportif.

Il faut y aller par étapes ...national puis ligue2 ...ensuite nous verrons.

Nous pouvons nous appuyer sur de la compétence, sur le centre et sur nos directeurs sportif et général.

Il faut être patient et ambitieux

Allez-vous être plus présents dans les bureaux du Racing à l'avenir ? Allez-vous assister à des matchs à la Meinau ?
Je suis déjà présent dans les bureaux. Je n'assisterai aux matchs que quand cesseront les insultes contre les actionnaires. J'ai des enfants, je ne supporte pas l'idée qu'ils entendent ces insultes.


Pouvez-vous nous en dire plus sur les raisons de vos négociations pour rompre le contrat avec Sportfive ?

Maintenant que Jean Claude et moi avons trouvé un accord, tout va rentrer dans l'ordre avec Sportfive.


Quels sont vos rapports avec Jacky Kientz ?

Très bons rapports. Il est bénévole, il aime son club et me donne de très bons conseils en s'impliquant dans les projets.

Beaucoup de gens m'appellent et tentent de me donner des conseils mais au final ils n'apportent rien.


On a le sentiment que beaucoup à Strasbourg souhaitent votre échec, voir même un dépôt de bilan du club : que cela vous inspire-t-il ?

6 actionnaires en 13 ans c'est aussi ça la réalité du Racing. Certains tentent de faire croire qu'ils aiment le club mais ils aiment surtout ce que représente le club....

En essayant de tuer le Racing, ils vont tuer le centre de formation, mettre au chômage les salariés et effacer de la carte le football pro en Alsace.


La presse ne vous loupe pas et charge les repreneurs depuis près de 10 mois : pensez-vous que le rôle de la presse est néfaste pour le club ?

Même si le club est une fierté alsacienne, il appartient aux actionnaires actuels.

Comme souvent les supporters et les journalisent sportifs nient cette réalité, d'où certains dérapages qui n'ont au final aucune importance s'ils n'engendrent pas de la violence.


Pensez-vous que les supporters sont manipulés par la presse et certains minoritaires ? Que souhaitez-vous leur dire pour les rassurer ?

Tous les supporters ne sont pas manipulés. Les jeunes le sont toujours c'est bien connu.

Les anciens sont parfaitement conscients de la réalité.


Il vous est reproché de ne jamais avoir exposé votre projet sportif : pouvez-vous nous le détailler ?

S'appuyer sur nos jeunes et nos joueurs d'expérience. Créer en esprit commando, un esprit groupe et alsacien pour remonter et stabiliser l'équipe en ligue 2. Recruter intelligemment ensuite sur une ou deux saisons pour remonter en ligue1.

Parallèlement je souhaite créer les conditions de réussite sportive grâce au nouveau stade et à la compétition de l'Euro2016 qui va favoriser la dynamique de la remontée.


Et votre projet financier pour le Racing : quel est-il ?

Nous avons déjà investi ce que jamais personne n'a investi dans ce club. Si nous remontons en ligue 2 il faudra de nouveau remettre de l'argent sur la table.


Le centre de formation est un coût énorme pour un club de national : garantissez-vous son avenir et comment allez-vous le financer ?

Nous sommes en train de créer un partenariat avec l'Inde pour leur faire bénéficier de notre expertise dans leur pays. Nous sommes sur le point de trouver des partenaires pour financer ce programme et par la même occasion financer notre centre de formation qui est classé 8ème de France.

Mon ami, Jafar...

04/11/2010 21:55
449 lectures
Jafar Hilali – la nouvelle star du Racing

http://2-ufer.com/files/racing-kop-72-dpi.jpg


(KL – photo Remi Boulle) – Décidemment, le Racing Club de Strasbourg ne retrouve plus son calme, même pas au troisième échelon du football français, en National. Hormis les résultats plus que médiocres (le Racing pointe actuellement à la 12e place, loin de toute ambition de retrouver la L2 la saison prochaine), la relation entre les propriétaires du club et ses plus fidèles supporteurs semble définitivement compromise.

L'un des clubs de supporteurs, les Ultra Boys 90, le fameux «kop» qui a toujours soutenu son équipe à travers les périodes les plus difficiles du club, vient d'essuyer une interdiction de stade de trois matchs, suite au déploiement de banderoles lors du match contre Fréjus vendredi dernier à la Meinau. Il est vrai que ces banderoles n'avaient rien pour plaire au grand chef du Racing, Jafar Hilali, puisqu'on pouvait y lire : «Ingérence, Insolence, Incompétence – Plus de raison d'y croire – Hilali – casse-toi». On les comprends. Les actuels propriétaires sont les principaux responsables de la dégringolade du Racing, ayant sacrifié le football professionnel en Alsace sur l'autel de la spéculation financière. Si la manière de s'exprimer ne plait pas à tout le monde, il faut peut être rappeller plusieurs choses. D'abord, Messieurs, nous parlons foot ici. Si le conventions vous importent tellement, il aurait mieux valu investir dans le tennis, le polo ou l'équitation. Dans le football, les gens portent leur coeur sur la main et pratiquent généralement un franc-parler décomplexé. Deuxièmement, en excluant les plus fidèles supporteurs du Racing du stade, Hilali entâme un bras de fer qu'il ne peut pas gagner. Que fera-t-il avec un stade vide ? Qui se déplacera avec le Racing à Plabennec, Pacy-sur-Eure ou Bastia pour soutenir une équipe qui en deux ans et demi est tombé de la L1 dans l'insignifiance la plus absolue du football français ? Qui achètera le nouveau maillot du Racing, même en National ?

Les nouveaux propriétaires du Racing n'ont toujours pas compris qu'un club de football n'est pas une entreprise comme une autre. Ils n'ont toujours pas compris qu'un club de football a besoin d'un ancrage dans sa région, qu'il doit être porté par autre chose que la plus-value des actionnaires. Et finalement, il s'attend à quoi, ce Monsieur Hilali qu'on a d'ailleurs jamais vu à la Mainau lors d'un match ? Il pense que les supporteurs applaudissent le fait qu'un groupe de financeurs parisien ait ainsi malmené le football alsacien ?

Les premières réactions des internautes furent variées. Si les uns expriment leur colère vis-à-vis des nouveaux propriétaires, d'autres approuvent la mesure de suspendre le quart de virage des UB90, arguant «qu'aucun employeur n'accepterait de se faire insulter de la sorte». Erreur : les supporteurs du UB90 ne sont pas des employés du Racing, mais ses clients les plus fidèles ! Des clients mécontents de la prestation qu'ils payent cher. Ce qui soulève aussi la question juridique de la mesure. Quasiment tous les supporteurs du quart de virage sont des abonnés qui ont déjà acheté et payé le droit d'entrée pour tous les matchs de la saison, y compris pour les trois matchs à domicile à venir. Dans la mesure où la loi ne prévoit pas de sanction pour des groupes de personnes, le détenteur d'un billet ne peut se voir interdire l'accès au stade qu'à titre individuel et ce, suite à des manquements individuels au règlement du stade. Mais bannir tout un quart de virage semble juridiquement pour le moins questionnable.

Et après tout – ils veulent en arriver où, ces financeurs parisiens ? Ils ont réussi à faire partir tous les éléments valables du club, ils ont réussi à faire descendre le Racing en troisième division, ils ont réussi à créer une situation dans laquelle la ville de Strasbourg s'est vu contrainte d'abandonner le projet Euro 2016, et maintenant – ils veulent aussi vider le stade de ses supporteurs ? Il serait peut être temps que quelqu'un prenne le soin d'expliquer les rudiments du football à ces gens qui doivent considérer le Racing comme un jouet de luxe que l'on jete dès qu'il commence à les ennuyer.

En attendant, chers supporteurs des UB90, laissez tomber pour ces trois prochains matchs et venez vous régaler en assistant au match du Sportclub Freiburg contre Borussia Dortmund dans deux semaines au badenova-Stadion à Fribourg, en soutenant les «Frenchies» du club badois, qui sont Yacine Abdessadki, Jonathan Jäger et Simon Pouplin, sans oublier l'actuel meilleur buteur de la Bundesliga, le Sénégalais Papiss Cissé. Les actuels propriétaires du Racing ne méritent pas que vous soutenez ce club avec vos tripes.

Coupe de France 1951

12/08/2010 08:03
649 lectures
https://racingstub.com/blogs/k/katzo68/photos/055/51strasbourg-32...

La logique a été respectée en finale, où Strasbourg a largement pris la mesure de son adversaire valenciennois.
Après deux tentatives avortées, la Coupe de France s'envole enfin vers l'Alsace !
Les cigognes retrouvent le sourire.
Fondé en 1907, le Racing Club de Strasbourg est l'un des plus anciens clubs hexagonaux, mais, avant ce dimanche 6 mai 1951, le palmarès de l'équipe fanion est encore désespérément vierge.
En Coupe de France, les Alsaciens ont déjà échoué aux portes du bonheur en 1937 puis en 1947.


https://racingstub.com/blogs/k/katzo68/photos/055/51strasbourgnan...

Cette saison, l'histoire aurait pu s'arrêter dès les trente-deuxièmes de finale : malmenés 0-3 par Nîmes, les Strasbourgeois, en état de grâce, inversèrent complètement la tendance après la pause (5-3). Libérés, les équipiers du capitaine Michel Vavriniac vont ensuite réaliser un parcours sans faute.
Après avoir battu Thaon (2-1), Annecy (3-0), Nice (5-3) puis Nancy (3-1), les "Bleu et Blanc" retrouvent sur leur route l'Union Sportive Valenciennes-Anzin.
Alors pensionnaires de Deuxième Série, les Nordistes accèdent pour la première fois à la finale.
Auparavant, Valenciennes n'avait jamais franchi le cap des huitièmes.


https://racingstub.com/blogs/k/katzo68/photos/055/51strasbourgva3...

Trop insuffisant pour les protégés de "Bimbin le Géant des Flandres", la célèbre mascotte de l'U.S.V.A..
La messe est définitivement dite à deux minutes de la fin du temps réglementaire : Nagy, lex-Marseillais clôturant la marque tout en finesse (3-0).
Vincent Auriol, le Président de la République Française, peut remettre aux vainqueurs le trophée.
Les arrières latéraux René Hauss et René Demaret portent en triomphe René Bihel, auteur d'une brillante prestation.
Après s'être imposé avec Lille (1946), "Bibi" récidive donc avec le Racing Club de Strasbourg.

https://racingstub.com/blogs/k/katzo68/photos/055/51strasbourgva2...


Mais devant les 62.000 spectateurs du Stade de Colombes, le rêve va rapidement tourner au cauchemar.
Dès la première période, les techniciens de l'Est prennent un net avantage (2-0).
Par deux fois, René Bihel (24ème) et Raymond Krug (34ème) trompent l'attention de Félix Wittowski, le dernier rempart adverse. Les dés sont jetés !
En seconde période, les Strasbourgeois gèrent tranquillement leur avance.
La maîtrise du cuir, grâce au quatuor du milieu de terrain Krug-Vanags-Bihel-Nagy, reste alsacienne.
Les Valenciennois subissent et ne réagissent que par intermittence.



https://racingstub.com/blogs/k/katzo68/photos/055/51haan-32a4b_th...


RCS-Bastia

01/12/2009 23:43
280 lectures
Strasbourg- Bastia (2-1)...

http://www.lalsace.fr/fr/images/get.aspx?iMedia=12381243

Le Hold-up parfait pour nos petits bleus, qui une fois de plus prouvent que sans Fauvergue ils ne sont rien...

Des méthodes d'un autre âge...

24/09/2009 16:38
284 lectures
Tellement gros, qu'il me fallait l'immortaliser, cet article-là:))

http://www.lequipe.fr/Medias/Football/200909/430x313/ducrocq-met-...

Dans un article que l'Equipe consacre, ce jeudi à l'été infernal du RC Strasbourg, le milieu Pierre Ducrocq dit avoir compris "au bout de deux ou trois jours" que "les méthodes de Gress étaient d'un autre âge". Nommé entraîneur en juillet, le coach des champions de France 1979 a assez vite braqué son effectif, avec qui il ne s'est jamais compris.

"Avant le premier match amical, il nous a demandé de jouer avec un libéro décroché et un stoppeur qui devait suivre le numéro 9, explique Ducrocq, aujourd'hui à Kavala. En 15 ans de carrière, je n'avais jamais entendu ça. "Autre point d'achoppement, la préparation physique, avec des recettes à l'ancienne mais "rien de tout ce qui se fait aujourd'hui pour individualiser le travail".

Gress, qui n'a jamais assoupli ses certitudes pendant cette période, a été démis de ses fonctions au bout de deux journées. Il prépare un livre, car il ne peut pas "se laisser salir par des crétins". A part ça, Strasbourg est dernier de L2.

L'Equipe.fr












Belghazouani, le bourlingueur.

19/09/2008 08:29
504 lectures
Porto-Vecchio, Toulon, Grenoble, le Dynamo Kiev et maintenant Strasbourg, le nouveau milieu offensif corse, prêté par le club ukrainien pour la saison, a déjà bien voyagé à 21 ans. En Alsace, il espère reussir, forcément.

"J'ai l'impression d'avoir 26 ans mais j'en ai que 21." D'habitude lorsqu'un joueur dit cela, c'est qu'il a déjà pas mal bourlingué, et généralement, ce n'est que rarement positif. Chahir Belghazouani, né en Corse, passé par Toulon, installé ensuite à Grenoble avant de rejoindre l'Ukraine sans réel succès, est de ceux-là. Aujourd'hui à Strasbourg sous la forme d'un prêt avec option d'achat, le Corse de Porto-Vecchio d'origine marocaine espère y poser ses valises. Seulement voilà, le discours paraît un tantinet usé parce que déjà répété maintes fois par d'autres. Les "pourquoi pas reuusir et remonter en Ligue 1 avec Strasbourg" n'ont pas été inventé par Belghazouani.

Chemins biscornus.

Son parcours? On l'a dit, il est passé par de chemins biscornus. Pas toujours intéressé par le football sur son île de Beauté, l'adolescent de Porto-Vecchio rejoint toutefois le centre de formation de Toulon à 16 ans. Il n'y restera qu'un an, en moins de 15 ans, avant de se faire repérer par Grenoble. Première étape. "La première saison je joue en 18 ans, la seconde, signe stagiaire puis professionnel à 17 ans et quelques mois. Il doit son premier bail de trois ans à, Thierry Goudet (entraîneur de Grenoble de juin 2004 à mars 2006) qui n'hésite pas à le faire jouer en Ligue 2.

Tottenham échaudé par la visite médicale.

En juin 2006, il dispute le Festival de Toulon avec l'équipe de France. Tottenham le repère, décide de l'enrôler mais la visite médicale n'est pas concluante et les Spurs abandonnent. "J'ai été recalé à la visite médicale", dit-il sans donner plus d'explications. Le projet était de signer dans le club anglais et d'être immédiatement prêté à Troyes..ou officiait Jean Marc Furlan.

De retour à Grenoble, Belghazouani entame une deuxième saison en L2 cette fois sous la férule d'Yvon Pouliquen. Les débuts sont bons, mais très vite le Breton ne lui fait plus confiance. "C'etait bizarre, j'avais l'impression d'être pris pour un con. Et puis c'était le bordel." Mehmet Bazdarevic remplace l'ancien capitaine strasbourgeois parti à Metz en fin de saison, mais le départ du jeune joueur semble inéluctable.

Kiev comme une surprise.

Dans le noir à Grenoble, la lumière viendra d'Ukraine. Du Dynamo Kiev. Gérard Houllier qui doit prendre l'équipe en main, pilote le recrutement et pense à Chahir Belghazouani. Ce dernier signe un contrat de quatre ans, mais l'ancien sélectionneur des Bleus ne viendra jamais à Kiev. Les problèmes réapparaissent. "Du moment que l'entraîneur en place ne me connaissait pas, même si le président (Grigoris Surkis) m'appréciait, cela devenait compliqué", explique le nouveau numéro 10 alsacien qui se blessera également au genou droit en début de saison. "La saison passée reste comme l'un des passages les plus durs de ma carrière."

"Un projet intéressant"

Suivi par Jean-Marc Furlan depuis l'épisode londonien, mais aussi par Jacky Canosi qui connaissait le joueur corse, le milieu offensif à rejoint Strasbourg pour la saison, voire plus si affinités. Homme de percussion, vif et dribbleur, son profil à séduit les dirigeants alsaciens. Il a inscrit quatre buts en matches amicaux. "Le projet Strasbourgeois est intéressant. L'équipe est jeune et l'entraîneur prône le beau jeu. Je veux jouer le plus possible, vivre une belle saison, et pourquoi pas, remonter avec Strasbourg en Ligue 1". On s'en doutait.

Article tiré de l'Alsace Foot daté du 6 août 2008.

26,5 millions de ventes

02/09/2008 06:38
261 lectures
Voici la liste à priori exhaustive des joueurs vendus par le RCS depuis le départ de Marc Keller en 2006. N'y figurent que ceux recrutés par Jacky Duguépéroux, Philippe Thys, Nasser Larguet ou lui-même. Le transfert de Yacine Abdessadki à Fribourg cet été pour 350 000 euros + 250 000 euros de bonus en cas de montée en Bundesliga, que Thys avait pourtant fait venir en 1998, n'a par exemple pas été comptabilisé. Pas plus que la plus-value récupérée sur la revente d'Amara Diané du PSG au Qatar, estimée à 276 000 euros, ou la cession du Bulgare Dimitar Rangelov, recruté par la famille Ginestet, à Cottbus (700 000 euros).

2006. Karim Haggui (Bayer Leverkusen) : 2,7 millions; Sidi Yaya Keita (Lens): 4,5 millions; Cedric Kanté (Nice) 1 million; Ulrich Le Pen (Lorient) 150 000 euros; Alexander Farnerud (Stuttgart): 1,9 million; Amara Diané (PSG): 3,5 million; Ricardo Faty (AS Roma): 360 000 euros; Arthur Boka (Stuttgart): 2 millions; Hosni (Al-Ahly, Egypte): 700 000 euros. Total: 16,81 millions.

2007. Gaetan Krebs (Hanovre): 350 000 euros; Jean-Christophe Vergerolle (Guingamp): 200 000 euros. Total: 550 000 euros.

2008. Kevin Gameiro (Lorient): 3 millions; Morgan Schneiderlin (Southampton): 1,5 million; Habib Bellaid (Eintracht Francfort): 2,2 millions; Eric Mouloungui (Nice): 2,5 millions. Total: 9,2 millions

Total depuis 2006: 26,56 millions d'euros

L'Alsace



Dropsy, gardien du siècle.

06/05/2008 21:17
373 lectures
En 1973, Valenciennes rejoint la L2 mais Dominique Dropsy choisit de poursuivre sa carrière en élite et rejoint Strasbourg à 21 en compagnie de Jacky Duguépéroux et Joseph Maya Yegba, un attaquant camerounais. Le Racing est promu en première division et vient de s'attacher les services du plus grand gardien de l'histoire du club alsacien. Installé dans le quartier de la Meinau, puis à Illkirch-Graffenstaden, le quinqagénaire, aujourd'hui entraîneur des gardiens à Bordeaux, garde des souvenirs impérissables de ces onze années en Alsace. Parties de pêche à Plobsheim, naissance de ses enfants mais aussi un titre national en 1979. Ils sont aujourd'hui retraités du football et garde les souvenirs d'un passage à Strasbourg.
"J'étais international Espoirs et militaire à l'époque. Je ne me voyais pas poursuivre en deuxième division, Robert Domergue, mon entraîneur à Valenciennes, venait de décider d'aller à Strasbourg, alors je l'ai suivi. Les six premiers mois étaient difficiles. Le changement de vie, l'accueil difficile, une équipe renouvelée, tout ça n'a pas été simple à gérer. Cette saison-là, Gilbert Gress revenait à Strasbourg en tant que joueur. Les gens attendaient monts et merveilles mais les résultats n'ont pas été au rendez-vous puisque nous finirons douzièmes. Il se passe deux saisons jusqu'à la relégation en 1976. Pas mal de clubs me demandent mais je décide de rester avec l'équipe dirigeante. Alain Leoplold en tête. Nous remontrons dans la foulée non sans difficultés puisqu'il faudra l'arrivée d'Alexander Schwartz (N.D.L.R: entraîneur roumain de novembre 1976 à juin 1977 à Strasbourg) à la tête de l'équipe pour qu'elle monte en flèche et remporte le titre national en D2.

"Gress, un meneur d'hommes hors pair"

En D1, nous continuons sur notre lancée avec des jeunes joueurs prometteurs. Gilbert Gress devient l'entraîneur et rapidement un meneur d'hommes hors pair: il marque le club de son empreinte. Tout le monde le suivait les yeux fermés. Le club revit, l'ambiance est excellente. On termine troisième de D1 avant de remporter le titre la saison suivante, en 1979, deux ans après la remontée. Le retour en train de Lyon, ou nous décrochons le titre, est fantastique. A partir de Mulhouse jusqu'à Strasbourg, toutes les gares étaient pleines. Des moments comme ceux-là, je n'en ai jamais revécu, même à Bordeaux!

Les tribunes s'enflamment

La suite est moins glorieuse. La situation va tomber bien bas quinze mois après. André Bord (qui a remplacé Alain Leopold en juin 1979, ndlr) vire Gilbert Gress au début de la saison 80-81. Le club s'est mis en difficultés pour des conneries, des problèmes de personnes, alors que tout allait bien. A nous joueurs, on nous demande de prendre position. Les tribunes s'enflamment à la Meinau contre Nantes, le dernier match de Gilbert Gress. C'était des moments très durs. Malgré tout je reste mais le divorce avec le club survient trois saisons plus tard. En 1984, à 31 ans, je termine ma onzième saison. Jürgen Sundermann prend les commandes de l'équipe. L'entraîneur allemand ne voulait me proposer qu'une saison supplémentaire parce que, selon lui, ça fonctionnait comme cela en Bundesliga.

Le divorce incompréhensible.

Après autant d'années passées en Alsace c'était hors de question je voulais trois ans. Les dirigeants persistaient à refuser croyant que je ne partirais pas mais ils se trompaient. Lorsque je leur ai appris que Bordeaux me voulait ils étaient prêts à me satisfaire. C'était trop tard. Ils ont voulu jouer avec le feu. Dommage. Strasbourg a été une grande partie de ma vie. Mes enfants sont nés là-bas, mon meilleur ami, parrain de mon fils (N.D.L.R: Albert Marson), vit à Strasbourg. A chaque fois que je retourne à la Meinau je suis applaudi".

Simon Zenke, acteur de football

27/04/2008 21:38
548 lectures
Kaduna, en 1995, une centaine de kilomètres au nord d'Abuja capitale du Nigéria. Simon Zenké, du haut de ses 7 ans, rêvait a devenir acteur de cinéma. Douze ans plus tard, l'attaquant international nigérian est devenu footballeur professionnel. Courtisé par de nombreux clubs européens durant son parcours amateur, le fer de lance du CFA (8 buts et 4 passes décisives cette saison) attend son heure chez les pros. Tout pro a été amateur.

"J'ai commencé le foot à sept ans dans ma ville natale à Kaduna. Lorsque j'étais petit, je voulais surtout devenir acteur et pas footballeur. J'aime beaucoup le cinéma. C'est mon grand cousin qui jouait au football en D1 au Nigéria qui m'a donné envie plus tard. Lorsque j'étais petit les gens me connaissaient, les grands joueurs du pays, comme le grand frère de Celestine Babayaro (joueur de Newcastle) me voyaient quelques fois à Kaduna et tous disaient que j'allais faire carrière. Ils m'encourageaient beaucoup. A 15 ans, j'ai rejoint un autre club amateur de a ville: Kaduna professionnal, un club financé par des joueurs pros. Celestine Babayaro et Daniel Amokashi en font partie.

Pisté par le Bétis Séville et Tottenham

Après seulement quelques entraînements, les dirigeants de Niger Tornadoes, un club pro, m'ont proposé de faire un essai. C'est un club comme Strasbourg qui joue régulièrement le maintien au pays et qui donne sa chance aux jeunes. Sauf que cette année il joue le titre. Deux mois après, je signe finalement deux ans et après sept matches, un but et trois passes décisives au poste de milieu droit, je suis sélectionné en equipe nationale - 17 ans. Lors du premier match amical, je marque un triplé et gagne mon billet pour disputer la Coupe d'Afrique des Nations -17 ans en Gambie. Nous sommes éliminés dès le premier tour mais je marque trois buts. Les recruteurs me remarquent. Le Bétis Séville en Espagne, Tottenham et Crystal Palace en Angleterre veulent me faire venir mais sous les conseils de mon grand cousin, je m'engage avec Strasbourg, qui avait également dépêché un recruteur (N.D.L.R : Philippe Thys), en 2005.

La Gambardella pour commencer.

Les débuts étaient difficiles mais heureusement que le Sud-Africain Michaël Nkambule était là pour faciliter mon intégration au centre de formation. Il parlait anglais. Je m'étais préparé à venir en Europe mais ce n'était pas simple. Je démarre avec les 18 ans et me rend compte des gros problèmes techniques et tactiques. J'ai dû beaucoup travailler. La première saison nous remportons la Coupe Gambardella. En quart de finale contre Metz au stade de la Meinau, je rentre pour le dernier quart d'heure et égalise dans les arrêts de jeu. Moi je ne savais ce que représentait cette compétition. Ce n'est qu'après la victoire que j'ai compris. Au Stade de France, en finale, dans les arrêts de jeu une nouvelle fois, je marque le troisième but contre Lyon. Huit ans plus tôt je regardais la finale de la Coupe du Monde France-Brésil devant la télévision à Kaduna. C'était un truc énorme. En 2007, j'ai été retenu avec les moins de 20 ans pour disputer la CAN que nous perdons en finale. A nouveaux des clubs se manifestent: Monaco, Sochaux en France, Tottenham à nouveau, Manchester et le Feynoord Rotterdam. Avec mon agent nous avons réfléchi et finalement décidé que je resterai à Strasbourg. J'étais bien et je venais à peine d'arriver. Dans la foulée, je signais mon premier contrat professionnel".

Remi Garde, des souvenirs mitigés

21/04/2008 21:19
484 lectures
Après quatre saisons pleines à Lyon en D1, le milieu de terrain a besoin de changement et quitte le Rhône pour l'Alsace à 27 ans. Nous sommes en 1993, le promu alsacien vient de se maintenir haut la main sous la houlette de Gilbert Gress. Aujourd'hui, Rémi Garde est à la retraite depuis neuf ans et travaille à l'Olympique Lyonnais. Consultant sur Canal+ de 1999 à 2003, le quadragénaire est devenu ensuite adjoint de Paul Le Guen puis de Gérard Houillier avant de rejoindre cette saison la cellule de recrutement de l'OL. Ils sont aujourd'hui retraités du ballon rond mais chacun garde des souvenirs du Racing.

"A 27 ans, j'avais besoin de changement. Bordeaux, Monaco et Strasbourg étaient intéressés. Les Strasbourgeois ont été les plus prompts à verser une indemnité puisque j'étais encore sous contrat avec l'OL. C'était pour moi un gage de bonne volonté. Et puis, à Lyon, Raymond Domenech, qui était mon entraîneur m'avait recommandé d'y aller. Les six premiers mois étaient difficiles. C'est la première fois que je quitte mon club formateur et ma ville. Gilbert Gress voulait me faire jouer dans un registre offensif alors que j'étais milieu défensif de formation. Je jouais même libéro parfois avec Lyon. Le dialogue n'était pas facile, mais la situation evolua en bien en janvier 1994. J'étais aussi plus libéré. L'équipe termine treizième, se sépare de Gilbert Gress et de Jean Wendling pour qui j'avais beaucoup d'affection. Rolland Weller devient président et enrôle Daniel Jeandupeux. La première moitié de championnat se passe très bien. Les séances d'entraînement de Daniel Jeandupeux font partie des meilleures que j'ai eues. Mais petit à petit le climat va se détériorer. Des tensions apparaissent dans le groupe et aboutissent à l'eviction de Daniel Jeandupeux remplacé par Jacky Duguépéroux. Le ton change, la méthode est plus rigoureuse. On termine dizième et on perd la finale de la Coupe de France contre Paris (1-0 le 13 mai 1995). Un mauvais souvenir.

La concurrence d'Olivier Dacourt.

La dernière saison, je suis blessé. Comme souvent à Strasbourg. La concurrence d'Olivier Dacourt devient également de plus en plus forte. En fait, je n'ai rarement pu apporter ce que les gens attendaient de moi, j'en suis conscient. Je n'ai pas toujours été mis dans les meilleures conditions. On voulait faire de moi un numéro 10 alors que je n'avais jamais joué à ce poste. Comme avec Daniel Jeandupeux, cela ne se finit pas bien avec Jacky Duguépéroux. Mais tout cela est lointain. Je ne veux pas remuer certaines choses et garder que les bons moments passés à Strasbourg. C'est ma philosophie".

Andre Burkhard, de Benfeld au Racing.

18/04/2008 19:46
612 lectures
En 1970, Andre Burkhard, natif de Benfeld, vient de remporter un second titre consécutif de champion de France en troisième division avec Vauban. Il a seulement 19 ans. Cette année-là, les Pierrots et le Racing décident d'unir leurs efforts et fusionnent pour donner naissance au RPSM, au Racing Pierrots Strasbourg Meinau. Les meilleurs Pierrots rejoignent la Meinau. Jean Pierre Stieber, Roland Debs, Richard Wintz, Paul Kohler sont du court voyage à l'instar d'Andre Burkhard. A 58 ans, l'ancien défenseur central aux 286 matches de D1 vit à Obernai. International Espoirs à 20 reprises, il est aujourd'hui chauffeur depuis 15 ans pour une entreprise lorraine. Ils sont aujourd'hui retraités du football mais chacun garde en mémoire un passage au Racing Club de Strasbourg.

"En 1970, fusion ou pas, il était prévu que j'aille au Racing avec un contrat de trois ans. La première saison ne se passe pas bien car nous sommes relégués en deuxième division. Nous perdons (6-3) le dernier match de la saison à Marseille alors que les Marseillais n'avaient pas besoin d'une victoire puisqu'ils étaient déjà certains de remporter le titre. Moi je me souviens bien, je jouais arrière gauche et je couvrais Gilbert Gress! En plus au court de cette première expérience nous avons connu trois entraîneurs (N.D.L.R: Paul Frantz, Paco Mateo et Jeno csaknady). Nous avions une bonne équipe sur le papier mais cela ne fonctionnait pas. C'était catastrophique.

Pas le grand amour.

En fait la fusion n'a pas été une bonne chose, ce n'était pas le grand amour entre les Pierrots et le Racing. La deuxième saison, avec Casimir Novotarski comme entraîneur, était trop facile car nous avons gardé le même effectif en D2. En plus Ivica Osim venait d'arriver et Gérard Hausser. On gagnait tout le temps. Nous avons terminé en tête avec 13 points d'avance. C'était normal car le Racing ne pouvait pas se permettre de ne pas évoluer en D1. Mais la troisième saison ne sera pas terrible. Casimir Novotarski était toujours l'entraîneur. Je me souviens qu'il a été remplacé par Robert Domergue à la fin de saison, un homme réputé dur. Gérard Hausser qui l'avait connu comme entraîneur adjoint de l'équipe de France à la Coupe du onde 1966 me disait: "c'est pas vrai, ils ne vont pas prendre ce type". Bref, on se maintient de justesse.

Finale bastiaise.

A la fin de l'exercice, mon contrat arrive à son terme. On me fait bien comprendre que je ne rentre plus dans les plans. Tout le monde croyait que j'allais faire toute ma carrière à Strasbourg mais je pars à Bastia à 22 ans, sans regrets mais non sans difficulté

Car en 1973, moi qui vient de la campagne ce n'était pas simple partir à 1 000 kilomètres avec deux enfants. J'ai passé sept saisons en Corse et disputé une finale de Coupe UEFA en 1978 avec Bastia contre Eindhoven.

C'est mon plus beau souvenir. Tous les deux ans je retourne sur l'Ile de Beauté voir mes amis de Biguglia près de Bastia. En juillet, nous y allons."

Marc Keller, l'enfant de Balgau.

14/04/2008 21:22
847 lectures
A l'instar de Strasbourg, Monaco, prochain adversaire de Strasbourg ce samedi 5 avril à la Meinau, vit des moments difficiles en championnat.

Directeur général de l'ASM depuis 2006 après avoir été pendant cinq ans celui de Strasbourg, Marc Keller, neuvième la saison passée, ne pensait pas devoir lutter avec son club de coeur pour un maintien en Ligue 1. Pour Alsace Foot, le Haut-Rhinois a bien voulou revenir à ses racines et evoquer son parcours amateur. Celui qui l'a mené au Racing Club de Strasbourg. Tout pro a été un ancien amateur.

"Le football a commencé pour moi à Balgau, mon village natal. Je jouais dans la rue avec mon frère et un voisin. Un jour, le père de mon voisin m'a emmené à Fessenheim ou j'ai signé ma première licence vers cinq ou six ans. J'y suis resté jusqu'à douze ans. Je me souviens bien de cette période. Nous étions une bonne génération et terminions parfois champions du Haut-Rhin. Les dirigeants de l'époque, président et entraîneurs, ont beaucoup compté sur moi.

En 1980, les Sports Reunis de Colmar me sollicitent par l'intermédiaire de Raoul Baechler un educateur important des SRC qui a aussi un peu formé Pascal Johansen, Laurent Weber ou Claude Fichaux. D'un coup je passais de deux à trois ou quatre entraînements. A cette époque mes parents, surtout ma mère, m'emmenait à Colmar. Leur rôle a été capital dans mon développement tout comme celui des éducateurs Colmariens. Sur le terrain, je gravis normalement les échelons: minimes, cadets nationaux et finalement en équipe première. A cette époque beaucoup de clubs voulaient me recruter. Metz et Strasbourg étaient sur les rangs mais j'ai préféré rester à Colmar et poursuivre mes études. En fait, j'avais une sorte de pacte avec mes parents, celui de passer mon bac avant tout. Je l'ai obtenu à 18 ans.

Mulhouse, le bon choix.

La même année, en 1986, les dirigeants mulhousiens sont venus me voir. Raymond Domenech (entraîneur), Max Hild (recruteur) et Andre Goerig (président) m'ont convaincu de venir. Je dois dire que Max Hild a joué un rôle prépondérant dans mon choix sportif. D'ailleurs, dans ma carrière, tous mes choix se sont fait en fonction des hommes. Le prestige ou l'argent n'ont jamais été des éléments déterminants. A Mulhouse, on m'a permis d'eviter un déracinement et de poursuivre mes études en prépa HEC. C'était important à mes yeux. Mais Raymond Domenech me fait toutefois comprendre qu'il serait mieux de m'entraîner tous les jours si je veux envisager une carrière. En 1987-1988, je poursuis en Faculté de Sciences Economiques à Strasbourg, la saison même ou je fais mes débuts en deuxième division et ou nous ratons l'accession en barages (27 matches, 1 but). Ce n'était pas l'ideal pour progresser alors j'ai fini par faire des cours par correspondance et signer professionnel.

Fan des frères Schebacher.

Aujourd'hui je peux dire que mes années de footballeur amateur sont les plus belles. Il n'y avait aucun calcul, mais de l'innocence. Le foot, mêlé aux études, restent des années de bonheur. Lorsque j'étais enfant mes idoles jouaient au FC Hirtzfelden, étaient les frères Schebacher. Je ne rêvais pas de D1. A la maison, on ne faisait pas de plans sur la comète. Moi mon rêve, c'était de jouer à Hirtzfelden!"

Raschke à la bonne époque

14/04/2008 20:38
384 lectures
Le Clermontois a évolué trois saisons à Strasbourg de 1995 à 1998, disputé l'UEFA a deux reprises et remporté son premier trophée à 29 ans: la Coupe de la Ligue. A 40 ans, Philippe Raschke habite Mougins, au Nord de Cannes, il possède avec sa femme un restaurant à Monaco. Aujourd'hui, il nourrit des projets dans le milieu mais il n'y a encore rien de concret. Ils sont aujourd'hui retraités du football mais chacun garde en mémoire un passage au Racing Club de Strasbourg.

"J'ai signé à Strasbourg après trois saisons à Cannes. J'ai eu un premier contact avec Max Hild puis rencontré Rolland Weller et Jacky Duguépéroux. Le challenge m'a convaincu. J'étais également très proche de Paris mais les dirigeants ont tardé à prendre position. La première saison, j'arrive en même temps que Gérald Baticle et David Zitelli. La coupe Intertoto nous permet d'être bien en jambes dès le départ. Nous finissons huitième du championnat mais avec des regrets quand même car je pense que nous avions le potentiel pour faire mieux. Ca restera une frustration au regard de la qualité de l'effectif. Les Auxerrois finissent champions mais sur les deux confrontations nous n'avons rien a leur envier. Néanmoins je suis satisfait et épanoui car ma venue à Strasbourg était une progression dans ma carrière.

Demi-finale contre Monaco.

La deuxième saison démarre difficilement. Beaucoup de joueurs sont partis (Leboeuf, Regis, Garde, Pouliquen, Mostovoi, Sauzee, Keller, Hughes, Gohel) mais cela permet aux jeunes de s'épanouir comme Valérien Ismael et Olivier Dacourt. La saison est ponctuée par une victoire en Coupe de la Ligue, mon premier trophée. C'était une belle aventure humaine. Emotionnellement c'etait fort, intense et collectivement ça fonctionnait. De la Coupe de la Ligue, je garderais surtout à l'esprit la demi-finale contre Monaco qui remporte le titre de champion de France. On se qualifie en finale dans notre stade, c'est quelque chose de très fort.

Glasgow, Liverpool et l'Inter Milan...

Incontestablement la dernière saison est marquée par notre parcours en UEFA. On élimine Glasgow, Liverpool et on tombe avec les honneurs en huitièmes de finale contre l'Inter Milan, futur vainqueur de la compétition. C'était énorme d'enchaîner les trois et un bonheur immense de pouvoir jouer ces grosses équipes. On a vraiment été gâté. Je crois que la victoire contre les Ecossais a été un déclic. Cela nous a permis de croire en nous. Je peux vous dire qu'on avait pas besoin d'être motivé. On se sentait fort, au fond de nous, nous avions le sentiment que le résultat allait venir

...et Patrick Proisy

En championnat nous n'étions pas réguliers mais on a sauvé l'équipe de la relégation. La troisième saison est celle de l'arrivée de Patrick Proisy à la place de Rolland Weller. René Girard remplacera également Jacky Duguépéroux après la trêve. Patrick Proisy est venu en voulant révolutionner le football en Alsace sans s'imprégner de la région. C'était maladroit. Nous, les joueurs, nous avons sauvé l'essentiel. En fin de saison je quitte le club pour Sochaux et démarre une nouvelle aventure. Six ans après je remporte une deuxième Coupe de la Ligue en 2004."

Tritz à mi-chemin

14/04/2008 15:10
402 lectures
Comme beaucoup de jeunes au Racing, Stéphane Tritz, 21 ans, n'a pas echappé à l'oeil de Jacky Duguépéroux, ancien entraîneur et recruteur du Racing. Il y a un peu plus de dix ans, son attention s'est arrêté sur l'enfant d'Erstein. Aujourd'hui les conditions de sa convention amateur sont les mêmes que le contrat pro qu'il a refusé en début de saison.

Il n'est plus stagiaire mais pas encore tout a fait pro. Il est entre deux eaux. Tout pro a été un ancien amateur

"J'ai commencé à Erstein un an avant l'âge requis en débutant. Je ne faisais que les entraînements. Comme tout le monde, j'ai franchi les étapes une à une. C'est en benjamin, vers l'âge de 10-11 ans que les choses ont évolué. Lors d'une finale de Coupe d'Encouragement contre le Racing, j'ai été repéré par Jacky Duguépéroux alors actif chez les jeunes du club. Nous avions perdu 5-1 mais j'avais fait un bon match et marqué le but de mon équipe. A l'époque j'étais attaquant. Après la rencontre Monsieur Duguépéroux a discuté avec mes parents, en leur demandant s'ils seraient intéressés pour que je vienne à Strasbourg

J'ai fait un entraînement dans la foulée et signé au club. Honnêtement je ne m'y attendais pas et ne pensais pas forcément au Racing. Moi je faisais mes matches dans mon village sans me soucier de rien. Lors de cette finale nous étions deux à intéresser l'ancien entraîneur du Racing: moi et mon copain gardien Gilles Meyer aujourd'hui en DH à Reipertswiller.

Repositionné arrière droit

A Strasbourg, je ne vivais pas au centre. Mes parents et ceux de Gilles se relayaient pour nous amener. Je n'ai passé qu'une saison au centre de formation, à 17 ans, l'année ou Gilles a quitté le club. Au départ on me faisait jouer aillier. C'est en 16 ans Nationaux que Claude Fichaux m'a reconverti arrière droit. C'était pour remplacer un blessé mais cela a duré. Cela ne m'a pas dérangé. En 18 ans Nationaux, je remporte la Coupe Gambardella en 2006. Moi et quelques joueurs évoluons déjà en CFA. L'été dernier à la fin de mon contrat stagiaire, j'avais déjà derrière moi presque trois saison en réserve. Le club m'a conservé et proposé de signer une convention amateur pour cette saison. Finalement deux semaines après il me propose de signer un an pro avec une option de deux ans. J'ai refusé car les conditions du contrat étaient les mêmes. Ce n'était qu'une question de statut, le salaire était le même. En juin, je serai en fin de contrat. Cette saison, je m'entraîne avec les pros, et surtout joue en CFA depuis peresque quatre ans. J'ai fait le tour de la question. Dans peu de temps, les discussions vont commencer. On verra bien ce qui va se passer. Peut-être vais-je signer puis être prêté, je ne sais pas encore."

Schneiderlin, un amateur particulier.

04/04/2008 10:10
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L'Alsacien de Zellwiller était à seize ans le plus jeune professionnel de l'histoire du Racing. A 18 ans et quatre mois, le milieu de terrain strasbourgeois vient de disputer contre Metz son premier match en Ligue 1. Son parcours amateur est certainement l'un des plus courts en France mais pas le moins agité.

En beaucoup de points il a même été très surprenant. Tout a commencé à cinq ans, à Zellwiller. Dans ce petit village d'un millier d'habitants à 40 km au sud de Strasbourg, le club de foot local n'a pas de place pour lui. Il y en aura une au Racing. Tout pro a été un ancien amateur.

"A cinq ans je voulais absolument jouer dans un club. A la maison tout le monde jouait au football. Mon père était gardien à Kogenheim. Il jouait à un bon niveau et à même été en équipe d'Alsace. Même ma mère a joué un temps à Meistratzheim. A Zellwiller le club ne pouvait plus m'accueillir. Il y avait trop de monde. Dans les clubs voisins comme Barr, Obernai ou Niedernai, c'était le même constat. Mes parents m'inventaient des prétextes en me disant d'attendre mais j'avais vraiment envie de jouer.

Au Racing à 5 ans.

Mon père a fini par m'emmener au Racing. Il avait su par un ami de Zellwiller que le club organisait des tests. J'ai fait un entraînement puis un match avant de signer une licence. Ensuite à partir de la catégorie poussin, j'ai toujours été surclassé. A partir de la 6e, j'intègre la section Sports Etudes de Jean-Monnet à Strasbourg. Mes parents étaient courageux car cela faisait beaucoup de kilomètres à parcourir. A l'époque je jouais numéro 10, j'étais meneur de jeu. C'est en 13 ans DH que j'ai reculé au poste de milieu défensif. Je me rappelle bien, je n'étais pas content car je voulais toujours le 10. Mon entraîneur m'a fait comprendre qu'avec ma taille, je pouvais plus apporter en milieu défensif. Au club, on me disait souvent que j'étais en avance, que j'avais de l'avenir. J'avais à peine 13 ans et cela me paraissait vague. Même au club tout le monde ne me connaissait pas. L'année suivante je joue en 15 ans DH. Puis en 16 Nationaux. C'est là que j'ai vraiment progressé. A 14-15 ans. C'est venu comme ça du jour au lendemain, les gens me disaient que j'avais pris beaucoup d'assurance. Au jourd'hui encore j'essaye de trouver une explication.

Chelsea le repère à 15 ans.

Durant cette période, j'étais encore sous convention, alors que d'autres avaient dejà des contrats aspirants. En 16 ans je connais ma première sélection en Equipe de France avec qui je remporte le tournoi mondial de Montaigu. Quelques sélections après j'apprend que Chelsea veut me recruter et qu'Arsenal et d'autres grands clubs s'intéressent à moi. C'est extraordinaire, je passe d'une convention avec Strasbourg à une proposition d'un des plus grands clubs au monde. C'est fou, rien que le fait d'en parler je me demande vraiment comment que c'est arrivé. En fait, la proposition de Chelsea est arrivé en pleine négociation avec le Racing qui me proposait un contrat aspirant. On a refléchi en famille et choisi de rester à Strasbourg. J'étais trop jeune. Après cet épisode, je débute à 16 ans une nouvelle saison en 18 ans Nationaux et dispute trois rencontres en CFA. Ce sera la fin de la saison 2005-2006 que le Racing me proposera un contrat pro de trois ans. En novembre 2007, j'ai prolongé jusqu'en 2011".

L'enfant du Belo Horizonte.

26/03/2008 20:41
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De Santa Cruz en passant par Sport Cia et le Venda Nova, Alvaro Santos, l'ataquant carioca du Racing a grandi au pays du football avec le même rêve de gosse: devenir professionnel. C'est au FC America, à 15 ans, que son rêve devient progressivement réalité jusqu'à son dix-huitième anniversaire...Tout pro a été un ancien amateur.

"J'ai commencé par jouer presque tous les jours. Mon premier club était Santa Cruz dans l'Etat du Belo Horizonte ou j'ai grandi. J'avais neuf ans. A cette époque, un homme, il s'appelait Marcelus, travaillait pour Santa Cruz et dirigeait aussi une école de foot, m'a repéré. Le problème, c'est que ma famille n'avait pas les moyens de payer cette formation. Mais j'ai tout de même fait un essai avec plus de trois cent autres enfants. Au final, j'ai commencé à faire les matches tous les samedis. J'étais toujours à Santa Cruz, mais le trajet pour aller au club était long: plus de quarante minutes à pied. Ma mère, qui travaillait beaucoup, était inquiète, elle n'avait pas le temps de me surveiller. Finalement, Santa Cruz n'a duré qu'un an. J'ai suivi Marcelus à Sport Cia puis à Venda Nova. Dans ce club, à treize ans, j'ai pris la décision de tout faire pour reussir. Un jour Marcelus est parti, mais cette fois-ci, je suis resté.

Chaque année nous disputons un tournoi en salle très connu. Beaucoup de recruteurs y assistaient. Les dirigeants du Flamengo voulaient me recruter mais ceux de Venda Nova n'ont pas voulu me laisser partir. Pendant deux mois, je suis parti, vexé. Ma mère me disait:"si tu veux jouer au foot, il faut retourner à Venda Nova", je l'ai écouté et pris mon sac. Mais au même moment les dirigeants du Venda Nova toquaient à notre porte. Ils me proposaient de revenir et de disputer le Championnat d'Etat avec les 14 ans. J'ai accepté. Trente minutes plus tard, Marcelus, que j'ai connu à Santa Cruz, débarque aussi chez nous. Il venait avec un dirigeant du 7 de septembre, un autre club amateur de l'Etat. Eux me proposaient de me surclasser avec de l'argent au bout. J'ai refusé, car je venais de donner ma parole à Venda Nova même si ce club ne m'offrait que le ticket de bus. J'étais déçu mais j'avais donné ma parole. Durant l'année 1994, j'ai fini meilleur buteur avec 16 buts dans le championnat d'Etat. A la fin de la saison, le FC America, l'un des trois plus grands clubs pros de l'Etat me recrute. Les dirigeants ont proposé 300 euros et du matériel au Venda Nova. J'ai quinze ans et me voilà dans une structure professionnelle avec un centre de formation. C'est dans cette région que j'ai connu ma future femme et que j'ai joué en sélection espoirs avec Rodrigo et Ronaldinho. A 17 ans je remporte le Championnat d'Etat et finis a nouveau meilleur buteur. En fin d'année, l'entraîneur m'intègre dans l'équipe pro et en 1998, le jour de mon anniversaire, je dispute mon premier match. Comme à Lens, je suis rentré en cours de jeu et j'ai marqué dans la foulée. J'ai signé mon premier contrat pro peu de temps après.

Molitor, "l'intello" de la Meinau

26/03/2008 16:47
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Buteur émérite du Racing de 1969 à 1972, le Robertsauvien menait de paire ses études et une vie de footballeur professionnel. Aujourd'hui, à 58 ans, il est kinésithérapeute à Nice.

C'était un jour de février comme celui-là. Libéré par le Bataillon de Joinville, en 1969, Marc Molitor est en pleine réflexion sur son futur métier. Il possède son bac, mais ne sait pas encore quelles études choisir. Après avoir été international junior, lorsqu'il jouait à l'AS Strasbourg, puis international militaire, le Strasbourgeois ne se prédestine donc pas forcément à une carrière de footballeur. Sa rencontre avec Paul Frantz va tout changer...Ils sont aujourd'hui retraités du football mais chacun garde en mémoire un passage au Racing Club de Strasbourg.

"En revenant du Bataillon de Joinville, je suis allé voir Paul Frantz au CREPS. Je voulais des renseignements sur le métier de professeur d'éducation physique. Mais il a fini par se demander pourquoi je ne voulais pas devenir footballeur professionnel. Finalement, je me suis intéressé au métier de kinésithérapeute mais le football m'attirait également. Je me suis laissé convaincre par Paul Frantz qui m'a permis de faire mes études en parallèle. J'ai signé un contrat de quatre ans. Le matin j'allais à l'entraînement, l'après-midi à la fac de médecine et le soir je révisais. La première saison s'est très bien déroulée. Je marque 17 buts en 34 matches et l'équipe se classe 5e du championnat. La deuxième saison fut plus compliquée. Le club fusionne avec les Pierrots Vauban. Sur le terrain, le niveau baisse. Je marque le même nombre de buts mais nous sommes relégués en D2 à la dernière journée. Le Racing n'avait plus connu le deuxième échelon national depuis dix ans, ndlr. Il nous fallait récolter un nul à Marseille qui était déjà sacré champion pour nous maintenir. Finalement, Skoblar en course pour le titre de meilleur buteur, à fait gagner son équipe 6-3. Je n'oublierai jamais la joie dans leur vestiaire et les pleurs dans le nôtre. Cette fusion avait tout détruit.

Horaires aménagés.

Cette saison-là, j'avais plus de soucis d'organisation avec les études. En deuxième année de kiné, les stages matinaux en hôpital se déroulaient en même temps que les entraînements. Ca devenait compliqué. Heureusement nous avions reussi à trouver un arrangement en avançant les horaires de stage. J'allais à l'hôpital de sept à neuf heures et prenais ensuite l'entraînement en cours. Paul Frantz restait une heure de plus avec moi, pour que je conserve la même durée d'entraînement que les autres.

L'appel du PSG, le départ à Nice.

La troisième saison nous faisons un carton en D2. Casimir Novotarski arrive comme entraîneur. Ivica Osim signe et Gérard Hausser revient, après trois saisons à Metz. A la fin de la saison nous remontons en D1. Je finis meilleur buteur avec 40 buts. A cette époque le PSG voulait me faire venir, mais je tenais surtout à finir mes études. Il me restait un an avant le diplôme, alors je suis resté. Nous terminons seizième avec seulement deux points d'avance sur le premier relégable. Je décide de partir à Nice avec Dario Grava ou joue déjà Jean Noel Huck, parti l'année de la descente. Nous avons reconstitué un trio. J'arrêterai ma carrière trois saisons plus tard, à 28 ans en 1976, après quelques problèmes internes. Je reconnais, aujourd'hui, avoir agi sur un coup de tête. J'aurai pu prolonger encore deux saisons jusqu'à la Coupe du Monde 1978 en Argentine (N.D.L.R. Il a été international) mais j'ai décidé de m'installer comme kiné à Nice".

Othon, ou l'avenir du Racing.

26/03/2008 08:33
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Il ne compte pour le moment que trois apparitions en Ligue 1. Avec JMF aux commandes, Quentin Othon est devenu, au fil des mois, un sérieux prétendant à l'élite. Milieu défensif de formation, on l'attend sur le flanc gauche de la défense alsacienne dans les années à venir. Il est pro depuis huit mois seulement. Tout pro a été un ancien amateur.

"J'ai commencé le football à l'âge de 5 ans dans mon village du Plessis-Belleville dans l'Oise. J'y ai joué jusqu'à 13 ans. Nous faisions beaucoup de tournois dans la région parisienne et c'est à cette période que les grands clubs de l'Oise se sont intéressés à moi. Je suis d'abord allé à Pont-Sainte-Maxence en 13 ans DH, mais je n'y suis resté qu'une saison. L'année suivante j'étais à Compiègne en 14 ans fédéraux, et en même temps j'étais inscrit aux sports-études de Chantilly. A cette époque un certain monsieur Garat me suivait régulièrement. Cet homme connaît bien Jacky Duguépéroux. Il lui a conseillé de venir me voir jouer. C'est ce qu'il a fait, après avoir envoyé des recruteurs, et tout s'est bien passé. A 15 ans, j'intégrais le centre de formation du Racing.

A Strasbourg, j'ai d'abord évolué avec les 18 ans en DH, mais en moins de deux mois, j'ai changé de vestiaire et rejoint celui des 16 ans Nationaux dirigé par Claude Fichaux. Cette anée-là, je participe aussi à un stage de détection en Equipe de France, ponctué par une première sélection contre l'Allemagne en amical. La deuxième saison je reprends avec les 18 ans Nationaux. Je fais toute la saison avec eux et quelques matches en 16 ans. La troisième saison, j'effectue quelques apparitions en CFA, je ne pensais pas trop jouer la saison dernière car je pouvais encore être aligné en 18 ans, mais c'est finalement allé assez vite. J'ai même fait deux apparitions en L2 contre Bastia et Metz. Je vivais ma première titularisation, mais on perd 4-1. Après, la situation est devenue plus dure, car les jeunes comme moi et Schneiderlin ont été écartés de l'équipe. On ne s'entraînait même plus avec le groupe pro. On a vécu cela comme un choc, mais on s'est dit qu'il fallait continuer à travailler. Cela a payé, puisque j'ai signé mon premier contrat pro en juin dernier. Au jourd'hui, je travaille à l'entraînement pour acquérir de l'expérience et être prêt. L'arrivée de Jean Marc Furlan m'a boosté".

Gurtner, de Rehthal au Racing

22/03/2008 23:15
384 lectures
Regis Gurtner est devenu joueur professionnel en juin 2006 à 19 ans. A cette époque, les dirigeants du Racing ne le font signer qu'une saison mais lui refont confiance en 2007. A l'instar de Nicolas Puydebois, numéro 2 au même poste, le Savernois numéro 3 derrière Stéphane Cassard et l'ancien Lyonnais, arrive à nouveau en fin de contrat en fin de saison. Ses prestations en CFA et son sérieux à l'entraînement lui permettent d'être optimiste pour la suite de sa carrière en Alsace. La première discussion avec Jean Marc Furlan s'est avérée "positive" a-t-il confié. Réponse d'ici un mois. a 21 ans, l'Alsacien surnommé "Schnapzi" dans le groupe pro, nous retrace son parcours amateur qui lui a permis d'être aujourd'hui dans la cour des grands. Tout pro a été un ancien amateur. J'ai commencé à six ans en poussins à Rehthal un club qui regroupait les villages de Eschbourg, Schoenbourg et Grauphthal. A cette époque je voulais jouer dans le champ mais les dirigeants avaient rapidement décelé en moi des qualités de gardien. Je n'aimais pas trop mais je m'y suis finalement habitué. Dans ce club, il y avait egalement Yann Schneider, actuellement pro au Racing, mon père était dirigeant et le sien entraîneur. On gagnait presque tout dans la région avec moi au but et Yann en attaque. Je suis resté trois saisons. En benjamin deuxième année, je rejoins Obermodern avec Yann toujours. C'était bien, c'était un club familial avec une bonne ambiance. Je suis resté deux ans avant d'aller à Haguenau. Yann Schneider n'a fait qu'une saison en 13 ans DH et a ensuite signé au Racing. Au FRH, je suis recruté à l'époque par Albert Stoerckel, l'actuel entraîneur des gardiens du centre de formation. Je passe quatre années la-bas des 13 ans DH au 18 ans DH en passant par les 15 ans nationaux. Après Haguenau, le Racing mle recrute. Au départ je devais jouer en 18 en DH, mais je finis la saison en 18 ans nationaux avec François Keller. La saison suivante je m'entraîne quelques fois avec les pros, et l'année d'après, j'intègre le groupe CFA ou j'alterne les rencontres avec Medhi Sennaoui. En fin de saison, l'année de la descente en Ligue 2, je signe pro. Ca s'est joué entre Medhi et moi. Devenir pro était un rêve pour moi. Lorsque j'étais à Haguenau, je n'y ai pas toujours cru car je jouais déjà en 18 ans. Ce n'est qu'à Strasbourg que j'ai commencé à y croire, même si la première année, j'étais plus préoccupé par l'obtention de mon Bac S que par le football. Reussir l'examen m'a libéré, je pense.


A hurler!!!!!

24/02/2008 23:51
326 lectures
Présent hier soir à la Meinau, pour un derby entre le RCS et le FC Sochaux, que beaucoup décrivaient comme haletant, je suis une fois de plus resté sur ma faim.

- Défense d'une faiblesse affligeante, premier but encaissé comme des minots à l'entraînement. Bellaid, de plus en plus faible, ou alors eventuellement plus concerné par un hypothétique transfert de fin de saison, Lacour, une nullité affligeante hier soir, constamment dans "le vent", Paisley, l'un des 5 meilleurs défenseurs centraux de Ligue 1, permettez-moi d'en rire, du moins jugé sur sa prestation d'hier soir. En fait, seul Manu Dos Santos a essayé en vain de surnager sur son côté gauche, avec plus ou moins de reussite.

- Milieux de terrains, citant Renaud Cohade, certes diminués par ses adducteurs, mais de loin pas à son aise, aucun abattage, aucune relance digne de ce nom, idem pour Rodrigo. Abdessadki et Mouloungui, d'une faiblesse et d'un apport quasi nul, surtout en ce qui concerne le Marocain, pour Mouloungui, il s'agissait d'un retour de blessure, mais le bougre, par ces courses dans le vide, et son peu de poids sur le jeu, me laisse dire que le Gabonais est loin d'être à 100%

-Attaquants, que dire sur eux? Au fait, en avions-nous?:) Alvaro Santos a définitivement prouvé qu'il ne valait rien en étant titularisé d'emblée, comme si le doute était permis...quant à Mulenga, sur la foi de sa copie d'hier soir, je dirai tout simplement que le Champion Zambien de Motocross n'a pas sa place dans une équipe de Foot de L1...


RCS-Valenciennes (0-0)

26/11/2007 21:35
357 lectures
Lors de ma première sortie dans le Kop Strasbourgeois, ravi d'avoir fait la connaissance de vrais supporters,(trices) sur et en dehors du terrain. Expérience, pour ma part à renouveler au plus rapide, merci à tous!




José Cobos.

27/04/2006 22:57
1.152 lectures
Nationalité: Française
Né le 23 Avril 1968 à Strasbourg
Taille: 1,80 - Poids: 76kg
Poste: Défenseur
Clubs successifs: FC Neuhof, RC Strasbourg, Paris SG,
Espanyol Barcelone, Toulouse FC, OGC Nice.
Palmarès: Champion de France en 1994, vainqueur de la coupe de France en 1995 (Paris SG)

"Je sais la chance que j'ai d'evoluer dans le foot tous les jours et, là, j'ai le sentiment d'avoir 20 ans".Plaisir,
jeu, solidarité: telles sont les recettes d'un joueur de 34 ans que le poids des ans ne semble pas effleurer. Né de parents originaires du Sud de l'Espagne, José Javier Cobos Castillo fait ses premières armes de footballeur au FC Neuhof, dans les quartiers chauds de Strasbourg. Son quotidien est rythmé par les entraînements et....les messes, chaque matin à 7h30! José fréquente en effet un collège épiscopal au sein duquel l'enseignement religieux occupe une place de choix. De ces deux univers, Il tire rigueur et force de caractère. Après avoir fréquenté le centre de formation du RC Strasbourg, José intègre l'équipe première à vingt ans. Défenseur polyvalent, il fait admirer son sens du placement, son très bon jeu de tête et son tempérament très offensif. Pour sa première saison de D1, en 1992-93, José inscrit 8 buts. Transféré au PSG, il remporte des titres, et découvre l'Europe. Ses tribulations de joueur professionnel le conduisent en Espagne, sa terre d'origine, puis à Toulouse, et enfin à Nice. Il y devient "le capitaine courage" d'une équipe au formidable état d'esprit. Symbole d'une formation, surprenant leader de L1 après six journées, José savoure simplement le plaisir de jouer. Comme au temps de ses vingt ans...

Portrait de José Cobos tiré de Onze Mondial Octobre 2002.
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